Dimanche 1 mai 2011 7 01 /05 /Mai /2011 17:30

Depuis que mon ordinateur refuse obstinément de me laisser jouer à des VNs japonais, ça commence diablement à me manquer. Pour compenser voilà une petite présentation de quelques jeux amateurs gratuits sortis plus ou moins récemment.

 

Digital : A love Story

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  Digital se déroule en 1988 alors que vous venez d’acheter une « Amie Workbench » et que, tout heureux de cette acquisition, vous visitez différents BBS (l’ancêtre du forum) pour discuter science-fiction ou tout simplement faire connaissance. Afin de rendre l’expérience la plus convaincante possible, le visual novel copie l’interface d’ « Amie » le plus fidèlement possible et nous offre donc une sorte de voyage dans le passé, à la découverte des débuts du net.

 

Digital n’a donc rien d’un jeu ordinaire : ici vous jouez votre propre rôle et les autres personnages sont réduits à des pseudonymes à qui vous pouvez parler via des PMs. Son point fort est avant tout l’immersion. Le fait de donner notre nom en début de partie et d’être contacté sous cette forme donne vraiment l’impression d’être retourné en 1988. Les quelques musiques que l’on peut écouter vont dans ce sens et la liberté accordée par la narration achève l’illusion. Si tant est qu’on veuille se prêter au jeu, il est facile de vite se prendre pour un génie de l’informatique lorsqu’on se retrouve à hacker un BBS nommé Gibson (Edit : visiblement une référence au film Hackers qui fait lui-même hommage à un écrivain de science-fiction) ou à taper tout un tas de c0dez pour détourner les limites de notre connexion et accéder à davantage d’options. Des exploits qui seront bien évidemment remarqués et félicités par d’autres utilisateurs virtuels mais qui possèdent aussi un revers de médaille puisque le joueur mettra vite le doigt sur une grande menace qui pèse sur le net et devra bien évidemment jouer les héros grâce à ses compétences de folie.

 

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Pratique ce logiciel pour forcer les sécurités...même ARPANET ne peut me résister !

 

Au-delà du délire personnel (regardez moi, chuis un hackeur ! je tape des tas de chiffres bizarres et je viole les mots de passe ! trololol 1!1), il y a un certain défi dans le déroulement de Digital puisque le jeu ne nous dit jamais quoi faire pour accéder à la suite de l’histoire. Il n’est donc pas rare d’arpenter tous les BBS débloqués jusqu’alors en quête d’indices, voire de spammer ses contacts de messages (ce qui est exactement la chose à faire en cas de pépin en fait). Il suffit d’avoir oublié de répondre à une personne ou de ne pas lui avoir envoyé de PM à un moment donné pour se retrouver complètement paumé. Dans ce genre de situations, il ne faut pas hésiter à retourner sur un BBS pour flooder ses gentils contacts. Rien d’insurmontable heureusement, mais jeter un coup d’œil sur un walkthrough pourrait vous sortir d’une impasse particulièrement frustrante.

 

Si l’immersion est très bien foutue, la soi-disant romance promise par Digital est à jeter. J’ai beau être archi-sensible à ce genre de thème et pleurer facilement, l’histoire entre ma personne et cette inconnue rencontrée sur le net ne m’a fait ni chaud ni froid. N’en attendez donc pas grand-chose tellement c’est sous-exploité et poussif : j’ai à peine eu le temps de la connaître que hop, c’est trop tard, le visual est terminé, je ne peux donc pas m’attacher décemment au « personnage » et mesurer l’ampleur de la tragédie censée se dérouler sous mes yeux.

 

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Mais carrément vieux, je suis trop une H4CK3U53 de ouf et je...hacke des forums pour pouvoir parler science-fiction ? Wait, what ?

 

Si vous avez envie de tester quelque chose d’original et de sympa avec une heure ou deux de libre, Digital est ce qu’il vous faut, d’autant plus si le récit des débuts du net vous intéresse.

 

Par contre il y a un dernier point que je voudrais aborder et qui pourrait être utile. A un moment, vous devez infiltrer un BBS protégé dont l’administrateur ne cesse de vous envoyer des messages de menace. Un bon conseil : sauvegardez AVANT de lire son PM nommé « You were warned », car il y a un bug (qui se déclenche une fois sur deux chez moi) qui peut survenir quand on l’ouvre. Le problème c’est que, comme le dit message vous déclare « You are blind », vous pouvez penser que les bandes blanches qui vous pourrissent l’écran sont intentionnelles, ce qui n’est pas le cas. Un bug marrant mais dont il faut être au courant parce que les bandes blanches c’est quand même bien casse-pieds.

 

 

My Magical Cosplay Café

 

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Maintenant quelques mots sur le dernier visual novel de Sakevisual sorti à l’occasion du NaNoRenO (le concours organisé par Ren’Py tous les ans au mois de mars) en tant que poisson d’avril. J’étais déjà très reluctante à tester ce jeu pour trois bonnes raisons : 1) le titre, 2) le pitch de départ et 3) les illustrations. Et après avoir glané toutes les fins et les CGs en moins d’une heure, je ne peux que confirmer ce que je pensais déjà.

 

Les graphismes sont bel et bien difficiles à digérer. Pour le background, assez sommaire, ça se comprend et ça se tolère parfaitement, mais pour le design des différents personnages, je suis désolée mais moi je ne peux pas. L’artiste en charge sait visiblement bien dessiner (comme l’atteste sa galerie DeviantArt) mais il n’a clairement pas mis tout son talent à profit. Les personnages ont un côté terriblement plastique : ils ont l’air « plats », comme des poupées de cire, ils ne transpirent en rien la vie. Les musiques sont à peu près correctes et à part une ou deux pas trop moches et la chanson du breakdance, tout est oubliable.

 

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Mais le pire réside sans doute dans le « scénario » et le rôle des protagonistes. Ayu Sakata a beau rappeler sur son blog que rien n’est à prendre au sérieux, il est honnêtement délicat de vraiment apprécier son travail. J’avais déjà tiré de mon visionnage de certains animes ecchis cette conclusion : prétendre parodier le fanservice en exagérant à mort la dose de fanservice d’un anime ne l’a jamais rendu drôle. Dans le cas de My Magical Cosplay Cafe, c’est la même chose. Les jeux de mots dans les prénoms sont bien vus et il y a certaines blagues pas trop mal, mais le reste du jeu (heureusement très court) est plombé par le fait qu’on ne fait que suivre bêtement des clichés d’animes vus et revus et…c’est tout.

 

Il faudra bien souvent attendre la vraie fin de chaque héroïne (car il y en a deux disponibles dont une qui n’est qu’une non-fin et qui ne sert strictement à rien) pour sourire un peu et découvrir la vérité sur nos amies cosplayeuses. La « true end », déblocable une fois toutes les autres atteintes, arrachera également un sourire, mais il n’y a vraiment que la « breakdance end » qui soit marrante, les commentaires métatextuels du héros tombants la plupart du temps à plat.

 

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Elle fait peur Kurokage quand même...

 

My Magical Cosplay Cafe part donc d’une idée louable mais à part quelques moments de bravoure, il n’y a pas grand-chose à sauver. A peine fini, à peine désinstallé… Si les futures productions de Sakevisual sont aussi décevantes que [text]Summer Story et ce poisson d’avril noyé, je crois que je vais arrêter de suivre leurs projets.

 

 

Don’t take it personally, babe, it just ain’t your story

 

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Une galerie CGs, ça manque vraiment par contre...

 

On en vient au jeu dont je voulais vraiment parler. Derrière ce nom à rallonge assez bizarre  se cache le dernier visual novel en date de Christine Love, l’auteur de Digital que j’évoque quelques lignes plus haut. Inutile de dire que pas mal de fans l’attendaient au carrefour. Le résultat est vraiment très surprenant et mérite qu’on s’y attarde.

 

Vous êtes John Rook, trentenaire désabusé et divorcé en pleine crise existentielle. Par une lubie assez inexplicable vous décidez de changer de métier et vous lancez dans le professorat. Le jeu commence dans les années 2027 alors que vous vous apprêtez à prendre en charge votre première classe dans l’établissement de Lake City. La grande nouveauté par rapport à aujourd’hui est que dans ce futur pas si lointain tous les élèves possèdent une tablette Amie, une sorte d’Ipad qui fait office de Facebook et de messagerie. Les professeurs en ont une aussi mais disposent en plus d’un pouvoir considérable : ils peuvent avoir accès à toutes les données de leurs élèves et ce, en vue de limiter les brimades et les possibles débordements. On comprend donc très vite que Rook n’est pas tant le personnage principal de l’histoire qu’un avatar du joueur qui vit les drames de ses élèves par procuration…

 

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Qu'ils sont mignons ces enfoirés...

 

Immersion à fond

Pour un jeu conçu en à peine quelques semaines pour le NaNoRenO, force est de reconnaitre que Don’t take it personally, babe, it just ain’t your story (que j’abrégerai en DTP pour plus de facilité) est visuellement super beau. Le background n’a rien des clichés photoshopés tout moches que certains utilisent, non, il est coloré, soigné, ce qui est suffisamment rare pour être signalé. Le character design est tout aussi nickel, vraiment du bon boulot. A première vue, c’est même du travail de pro ! La bande-son ne casse pas trois pattes à un canard, cependant elle colle parfaitement à l’ambiance (sauf le thème de Taylor qui me paraît un peu hors contexte mais bon pourquoi pas) et reste très écoutable alors qu’il s’agit majoritairement de boucles très courtes, ce qui est généralement assez irritant pour les oreilles mais passe plutôt bien ici. Le petit souci est que les photos de profil « Facebook » des différents étudiants ne ressemble pas vraiment à leur design, puisque c’est un artiste différent qui s’en charge et s’occupe également des rares event CGs présentes (j’en reparlerai).

Ndla : En fait les sprites sont des personnages libres de droit, ce qui explique pourquoi ils étaient prêts si rapidement et pourquoi ça semble être du pro. C'est aussi le cas des décors et de la musique.

 

Si le scénario de départ semble assez bateau (un prof entouré de jeunes filles en fleurs c’est un thème courant dans les eroges donc rien de neuf sous le soleil), il gagne très vite en intérêt quand on s’aperçoit que le héros n’en est pas un : l’intrigue est en effet centrée sur sept de ses élèves, une intrigue qu’on peut suivre « IRL » en laissant traîner ses oreilles, mais surtout sur Amie grâce à la tablette magique. Vous passerez donc votre temps à alterner entre ce qui se passe sous vos yeux et ce qui se dit sur ce réseau social. Aucun état d’âme ne vous sera épargné, au grand dam de Rook qui se reproche régulièrement sa curiosité malsaine (et la votre ?)  sans pouvoir s’empêcher de jouer à Big Brother ; dans tous les sens du terme d’ailleurs puisque chaque étudiant finira invariablement par venir vous voir pour quémander vos sages conseils. Sur les 7 chapitres que compte le VN, 6 sont dédiés à une personne en particulier et le septième à Rook (l’étudiant sur le carreau n’est pas pour autant lésé : on parle de lui tout le temps). Vous aurez donc pas moins de 6 crises existentielles à gérer en plus de la votre, ce qui fait beaucoup pour le même homme et vous ravale souvent au rang d’assistante sociale, voire de paquet de mouchoirs ambulant.

 

Le point fort de DTP est sans aucun doute l’immersion. Le système « facebookien » d’Amie est bien foutu et aiguise sans arrêt notre curiosité. En effet, comment résister à l’envie de découvrir ce que vos élèves pensent de vous (majoritairement que vous êtes « hot » mais chiantissime) ? L’ambiance réaliste fait que les personnages paraissent vivants, que vous vous sentez vraiment responsables d’eux à leurs petits drames quotidiens mais l’auteur joue surtout sur cet aspect voyeur poussé à l’extrême (j’y reviendrai aussi). S’il n’y avait que cela, DTP serait probablement un jeu excellent, or ce visual novel se conclut dans un des plus épouvantables fatras que j’ai jamais vu. Ce n’est même pas une fin incompréhensible ou en queue de poisson, non c’est pire que ça, c’est un sabotage. Comme si Christine Love avait soudain décidé de creuser sous ses pieds pour emporter tous les bons côtés dans un tourbillon ravageur qui laisse coi.

 

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Zéro sur vingt d’office…

Le premier gros problème de DTP est ce qui résulte de vos choix. Il y a trois fins dans le jeu et je parierai gros que 90% des gens tombent toujours sur la même puisque, que vous décidiez de laisser Rook le plus neutre possible ou que vous le poussiez à se mêler de la vie intime de ses élèves, le bilan final sonnera toujours comme injuste : vous êtes un mauvais prof. Pas parce que vous n’êtes pas assez professionnel, comme pourrait penser le joueur, mais parce que vous l’êtes trop ! A mes yeux, c’est une aberration totale qui me laisse un arrière-goût amer.

 

Des parents qui revendiquent être copains avec leurs enfants on n’en voit le plus possible et ça me dégoûte au plus haut point. Lorsqu’une maman ne refuse rien à son chérubin d’amour (faudrait pas le traumatiser, rendez-vous compte), elle ne le fait pas pour le bien du gosse mais pour son bien à elle : elle a peur de ne pas être aimée, elle est obsédée par l’idée d’être aimée. Le rôle d’un parent est de veiller au bonheur de son enfant, quitte à ce que celui-ci vous déteste sur le moment et vous remercie plus tard d’avoir fait le bon choix. Si celui-ci devient « copain » avec le gamin, alors qui va l’éduquer ? La télévision ? Brillante idée… La fin du visual novel entre parfaitement dans ce fantasme, or un prof, tout comme un parent dont il est la continuation, a un rôle à jouer. Il peut évidemment sympathiser avec ses élèves, être à l’écoute (c’est même conseillé) mais il ne doit en aucun cas faire copain-copain avec eux juste pour se faire aimer. Rook a envie de se faire aimer mais en même temps il a peur de se montrer mauvais professeur. Il veut être parfait en somme. Christine Love a précisé sur son blog (à lire une fois le jeu fini pour plus amples informations) qu’il était censé représenter un modèle à ne pas suivre. Le problème c’est qu’il est pointé du doigt quoique vous fassiez !

 

Dans ma première partie j’ai essayé de maintenir une certaine distance tout en étant à l’écoute. Résultat : vous êtes mauvais. Deuxième partie, c’est la fête du slip, je me mêle de ce qui ne me regarde pas en poussant les deux lesbiennes à se remettre ensemble (comme si c’était à moi de le faire, franchement, c’est pas mes oignons bordel !), je leur achète de l’alcool en douce pour leur soirée romantique et je traite Taylor de biatch. Résultat : vous êtes mauvais. Okayyyy, et quand est-ce que j’ai la possibilité de devenir un bon prof moi alors ? Si Christine Love nous obligeait à faire succomber Rook dans cette dérive que j’ai exposée juste au dessus, le verdict me semblerait plus ou moins normal. Plus ou moins puisque vos élèves vous déclarent que vous êtes trop coincé du slip et qu’ils veulent que vous soyez potes…Comment savoir quoi penser avec une fin aussi subversive ?

 

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Acheter de l'alcool à la délurée de la classe, c'est quand même un peu la loose John...

 

Les hommes sont de dégoûtants animaux qu’il paraît…

Face à ce final frustrant, il n’y a qu’une alternative tout aussi dégueulasse : sortir avec une de ses élèves. Car, et je n’en ai pas encore parlé (et pour cause), le premier chapitre nous présente la crise existentielle d’une certaine Arianna Bell-Essai qui…essaye de se taper son prof. Oui, la douce demoiselle ne cesse de répéter sur Amie que vous êtes « hot » et qu’accessoirement elle aimerait bien vous sucer (je ne déconne pas, elle le dit vraiment !) tout en se rapprochant dangereusement de vous sous des prétextes futiles. John Rook est mal à l’aise (qui ne le serait pas ?) mais le plus étrange c’est la tournure que prennent les choses. Vous oubliez votre parapluie et il tombe des cordes. Elle vous propose donc ingénument de venir sous le sien. Si vous acceptez, la mort dans l’âme ou pas, vous vous retrouvez inévitablement à subir sa déclaration tandis qu’elle vous tient la main. Et là vous commencez à avoir une érection… Rassurez-moi les gars et dites moi que vous sauriez vous maîtriser dans ce genre de situation, pitié. Le sentiment de malaise qui émane des scènes avec Arianna est juste insupportable et les event CGs liés à votre relation avec elle sont tout simplement écœurantes. On en vient à se demander si c’est l’artiste qui dessine mal ou si la personne a consciemment représenté les personnages de manière à nous donner la nausée. Le souci majeur est qu’on ne sait plus très bien si on est toujours dans le cadre réaliste du départ ou si on a basculé dans le fantasme (parce que des histoires comme ça j’en vois à la truelle dans les eroges, ça ne me traumatise pas plus que ça). Le discours même de Rook est ambigu : il ne peut pas s’empêcher de monologuer sur combien ce qu’il fait est mal. C’est terriblement déconcertant.

 

Les deux autres fins du jeu sont directement liées à votre relation avec Arianna et déblocables si vous acceptez d’emblée de l’embrasser à pleine bouche et si vous la repoussez mais finissez par la consoler quelques chapitres plus loin. On nage donc dans une confusion assez énorme puisque, même si elle vous raconte pas mal de conneries la petite et que Christine Love affirme que la route de la jeune fille est censée être malsaine, les fins avec elles sont les seules qui semblent heureuses ! Donc coucher avec son élève c’est pas bien mais comme John a besoin de baiser un coup pour se détendre ça devient acceptable ? Euh…WTF ?

 

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Mon Dieu, on dirait qu'Arianna a été droguée par son professeur...je...ce regard rempli de luxure ne me dit rien qui vaille 0.o

 

 

Suicide, intimité et réseaux sociaux

\!/ Attention Major Spoilers \!/


On en vient au cœur du véritable problème qui fait de DTP une expérience éminemment traumatisante (en tout cas pour moi).

 

Le chapitre 7 nous présente une énorme révélation complètement téléphoné. Dans son chapitre Isabella avait disparu sans laisser de traces avec juste un message d’adieu sur son mur Amie. Tous ses camarades avaient répondus sur le même support en indiquant qu’elle s’était suicidée (passage émouvant) mais continuaient à vivre normalement IRL. Et là surprise ! C’était une blague monsieur =D ! En fait Isabella n’est pas morte, elle a juste déménagé en catastrophe sans laisser de nouvelles ni d’adresse à son école (moui, mais bien sûr). Les messages de menace et la folle qu’on a engagé pour qu’elle vienne vous harceler dans la rue et vous faire croire que tout était de votre faute c’était aussi nous ! Et pourquoi ces charmants chérubins vous ont-ils ainsi pourris la vie ? Mais pour vous sortir de votre dépression, m’sieur !

PARDON ? C’est le foutage de gueule le plus incroyable que j’ai jamais subi de toute mon existence. Que quelqu’un m’explique en quoi s’acharner sur un pauvre homme déjà pas très stable en termes de confiance en soi est censé l’aider à remonter la pente. Sur ce coup là, je trouve que Christine Love a absolument merdé. Elle aurait dû se rappeler du message de Digital qui dit « La science-fiction ne provoque pas juste pour provoquer, elle va beaucoup plus loin ». Choquer pour choquer est totalement vide de sens et me ramène à ma lassitude concernant l’utilisation de plus en plus poussive de cliffhangers (par exemple les auteurs de séries semblent désormais obligés d’inclure des passages à suspens à tout bout de champs, quitte à joyeusement piétiner le scénario au passage). 

 

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Mais le pire, ce qui m’a cloué au fond de mon lit (oui je travaille dans mon lit quasi en permanence), c’est le speech final d’Ichigo sur l’intimité. Selon ses dires, c’est un concept périmé qui n’a plus aucune raison d’être dans le présent de 2027 et que les jeunes ne comprennent même plus. Son argument de choc étant Akira (« C’est quoi l’intimité ? ») et le fait que les jeunes contrôlent parfaitement ce qu’ils font sur les réseaux sociaux. Rook, qui venait s’excuser pour son voyeurisme, se retrouve donc traité de vieux plouc et apprend que tout le monde dans la classe était au courant qu’il pouvait lire les messages, ce qui en soi est bardé d’incohérences. Le message du proviseur au tout début du jeu est clair à ce sujet : il faut éviter que les élèves sachent que le personnel administratif les espionne. En outre, nos chères têtes blondes ne se lassent pas de venir demander à Rook des entrevues personnelles dans son bureau. Si les étudiants n’ont vraiment plus aucun sens d’intimité, alors toute l’histoire flanche. Arianna avoue à la fin vouloir que le prof lise ses messages privés. Oh, vraiment ? Ceux qui disent que tu kifferais grave de lui sucer la bite ? Bonne pioche, miss, je suis sûreeee qu’il a dû apprécier. Et elle dit aussi qu’elle a bien gardé le secret (elle a donc une notion d’intimité ?) mais a en réalité tout déballé à la bitch de la classe, aka Taylor, qui en a profité pour faire du chantage quand elle était en mauvaise position. On nage donc dans un torrent de contradictions. Certes les élèves sont plutôt ouverts quant à leur vie intime et n’hésitent pas à balancer des anecdotes saugrenues en classe, mais de là à affirmer qu’ils contrôlent tout est totalement illusoire. Ichigo semble passer à côté du fait que l’on peut très facilement oublier être dans un endroit « public » et se laisser aller à quelques confessions sans penser qu’un tiers nous lira. L’intimité comme concept « obsolète » ne passe donc pas, d’autant plus que Charlotte, la lesbienne intello, a bien mis un mot de passe lorsqu’elle a envoyé ses photos de camwhores à sa copine (photos que vous pouvez regarder en visitant le blog de Christine Love qui indique le-dit mot de passe aux curieux) : n’est-ce pas la preuve qu’elle a conscience qu’il serait malsain que quelqu’un d’autre que Kendall y ait accès ?

 

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Allez Charlotte montre nous tes seins, allez Charlotte montre nous tes seins !

 

Un speech qui m’a hautement traumatisé quand je me suis rendu compte que la plupart des jeunes joueurs se rangeaient du côté de l’auteur (qui doit avoir 21 ou 22 ans) et ne voyaient aucun problème à cette disparition. J’ai eu comme l’impression d’avoir pris un millénaire d’un coup en me rendant compte que j’étais bien plus proche de John Rook et ses 38 balais (mais si, vous savez, le mauvais prof, le vieux plouc) que des véritables héros de l’histoire (mais si, vous savez, les jeun’s trop cools et trop drôles et quasiment tous homosexuels pour une raison que je ne m’explique pas). Merci jeu, tu viens gentiment de me faire comprendre qu’à l’ère Facebook mes valeurs sont totalement archaïques et qu’à même pas 20 ans je suis déjà grand-mère dans ma tête…Tu sais quoi jeu…JE T’EMMERDE.

 

\!/ Fin Spoilers \!/

 


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Merci Arianna, genre j'avais pas assez d'excuses pour te larguer...

 

We are the Internet

DTP possède quelques défauts subsidiaires comme le fait qu’on soit forcé de lire les posts de 12chan à certains moments clés (posts qui se font l’écho de l’intrigue mais n’apportent rien de véritablement intéressant) ou l’abus de langage internet. C’est bien simple, on bouffe du « bro », du « u mad ? » et du « lol » à tous les râteliers. Kendall et Akira en particulier, sont des otakus pur souche, et font pas mal de références mais toujours sur le mode du « Hey bro, tu sais quoi ? » « Non, lololol », ce qui devient vraiment lassant au bout d’un moment.

 

A part ça, le visual novel est quand même très intéressant et s’offre le luxe de nous présenter le quotidien de jeunes homosexuels de manière attendrissante (c’est bien la première fois que je supporte un couple « yaoi » tiens), même si cela s’effectue au détriment des autres personnages : sur sept élèves seuls 3 sont hétéro dont une qui disparaît assez vite de l’histoire. Je soupçonne Christine Love d’être bien plus à l’aise sur ce terrain, ce qui expliquerait pourquoi la relation de Rook avec Arianna est aussi difficile à accepter.

 

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C'est un jour ordinaire sur 12chan...et pour une fois on ne parle pas de bondage

 

Si Digital était plutôt un jeu original sans grande prétention, Don’t take it personally, babe, it just ain’t your story fait véritablement figure d’OVNI dans le milieu des VNs amateurs. D’un côté il serait d’une sacrée mauvaise foi de nier ses qualités évidentes et l’atmosphère géniale qui s’en dégage, mais de l’autre il est presque impossible de cerner tout à fait cette œuvre. Bon nombre de réflexions se bousculent une fois la première partie achevée, qui dure facilement trois heures je crois (c’est donc un jeu plutôt costaud par rapport aux autres productions du NaNoRenO qui dépassent rarement la demi-heure) et on a très vite envie de recommencer pour voir comment on peut influer sur l’avenir de nos élèves, en remettant ou non ensemble Charlotte et Kendall par exemple (le chapitre de cette dernière étant dédié à Akira le cas échéant). Mais la frustration demeure et une seule question se révèle persistante : Que voulait vraiment nous faire partager Christine Love ?

 

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Argh, dites moi que c'est un fanart raté je vous en prie é__è

 

Au final, je crois que le contexte joue beaucoup. Pour nous français, l'éducation est en périls. Aussi est-il difficile de ne pas compatir au sort de John Rook lâché devant une classe de gros branleurs qui ne l'écoutent jamais, passent leur temps à s'envoyer des messages en cours ou à causer crûment de leur sexualité, voire juste causer crûment tout court (pas le moindre respect pour le prof donc). En plus il se fait harcelé par une dingue, une de ses élèves en a après son cul et la meilleure élève de la classe est trop occupée à faire sa camwhore pour bosser (c'est aussi pour ça que j'ai pas envie que Charlotte se remette avec Kendall), ce qui fait que le niveau global est assez désastreux. A tel point que Rook se sent obligé de donner les questions de l'examen à l'avance pour pas qu'ils ne se plantent, c'est dire si le pauvre vieux est dépressif. Moi je veux bien admettre que c'est un mauvais prof mais alors il faut ajouter que les étudiants sont  de mauvais élèves aussi ! A vous dégoûter de l'éducation nationale X).

Par Helia - Publié dans : Visual Novel
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Commentaires

Gibson, c'est le pape du mouvement cyberpunk (avec Bruce Sterling).
C'est un écrivain, pas un film.
Il a pour ainsi dire inventé le cyberespace et la matrice.
Je crois qu'il y eu des adaptations directes de certaines de ses nouvelles, mais rien qui vaille la peine d'être signalé.
Commentaire n°1 posté par Iznogoud le 01/05/2011 à 23h34

J’ai fais quelques recherches et je crois que j’ai la réponse à ce mystère ^^. En fait, comme je l’ai lu quelque part (je ne sais plus où malheureusement) « hack the gibson » fait bien référence à un film sorti en 1995 (Hackers) dont l’ordinateur central est nommé Gibson en hommage à un auteur de science-fiction : William Gibson. Je suppose qu’on peut considérer que Digital fait une double-référence du coup =O.

Réponse de Helia le 01/05/2011 à 23h45
Le NaNoRenO, c'est censé durer un mois, n'est-ce pas ? Au début de l'article, tu parles d'un travail de plusieurs mois... Ca me semble un peu contradictoire.


Concernant l'érection à la demande, j'ai ri ^^
Mais soyons honnête, ça ne se commande (malheureusement) pas. Donc ouip, ce qui arrive au vieux plouc peut arriver, mais encore faut-il qu'il ait envie de la fille. S'il en n'a pas du tout envie, ça ne bougera pas, ou s'il sait se raisonner un peu, il pourra totalement tuer le schmilblick dans l'oeuf. Mais des fois, ça peut prendre de court, faut bien le reconnaître.

Blague à part, tu as découvert le niveau du monde du skyblog dans les coms de Christine Love. Maintenant, tu peux pleurer toutes les larmes de ton corps sur l'humanité :D
Commentaire n°2 posté par Corti le 02/05/2011 à 16h57

« Le NaNoRenO, c'est censé durer un mois, n'est-ce pas ? Au début de l'article, tu parles d'un travail de plusieurs mois » = Je voulais probablement dire « semaines » et mon admiration pour le résultat final m’aura laissé échapper un lapsus ^^’. Je vais corriger ça, merci.

 

Je pense bien que ça peut arriver les érections imprévues, maintenant la manière dont Christine Love présentait le passage ressemblait un peu à une sorte de cerise sur le gâteau. Déjà que les scènes avec Arianna sont totalement malsaines (genre si t’avais pas compris que c’était MAL on te le répète une bonne dizaine de fois), là j’avais vraiment l’impression de toucher le fond. Mais tu confirmes quand même qu’on peut se raisonner dans ce genre de situations donc ? (Parce qu’à ce moment précis de l’histoire c’est limite si je ne m’attendais pas à voir débouler une scène pornographique tellement il avait l’air en chaleur le John Rook)

 

« Blague à part, tu as découvert le niveau du monde du skyblog dans les coms de Christine Love. Maintenant, tu peux pleurer toutes les larmes de ton corps sur l'humanité :D » = Ouep, je crois que c’est ce que je vais faire =/.

Sérieux, j’ai déjà regardé du hentai, des doujins gores, joué à des eroges, zoné sur 4chan, mais c’est la première fois que je me sens aussi humiliée. Le pire c’est que j’arrêtais pas de répéter « Non ! Mais non ! » devant mon écran sans arriver à définir précisément pourquoi la perte d’une notion aussi vitale que l’intimité me choquait…

Réponse de Helia le 02/05/2011 à 18h55
Pour le 'contrôle', tout est question de situation. Des fois oui, des fois non. C'est pas automatique ;)
Commentaire n°3 posté par Corti le 02/05/2011 à 23h57

Merci pour ces sages précisions :p.

Réponse de Helia le 04/05/2011 à 21h12
Le charadesign de My Magical Cosplay Café fait peur en effet, et pas seulement parce que le dessin n'a aucun volume, j'ai aussi l'impression que les poses des personnages restent strictement identiques et qu'il n'y a qu'une infime variation du visage qui permet de discerner leur humeur. J'ai déjà vu mieux niveau expressivité (genre le mini-moe blob nous fait toujours son V lorsqu'elle tire la tronche).

Pour ce qui est du dernier, un tel élan d'incompréhension de ta part donne envie d'y jeter un oeil même si la tentative de coller une morale bancale à tout ça me fait un peu peur. Et pour les érections, sachez mesdames que ça ne vient ni ne part sur commande, ça tient plus du réflexe inconscient du corps que de la pensée sexuelle ouverte irrépressible (d'où les problèmes inconvenants qu'on peut connaître à partir d'un certain âge, ça ne se fait pas comme on lève le petit doigt). On aurait évité bien des guerres et des problèmes de fossés sexuels si on avait d'emblée compris que l'érection du matin n'est qu'un réflexe naturel du corps en éveil, pas un contrat signé pour la copulation :')
Commentaire n°4 posté par Gen' le 03/05/2011 à 20h09

« j'ai aussi l'impression que les poses des personnages restent strictement identiques et qu'il n'y a qu'une infime variation du visage qui permet de discerner leur humeur » = Je crois que c’est plus qu’une impression ^^’. Effectivement l’expressivité des personnages est quasi-nulle, c’est d’autant plus dérangeant. Même en essayant de le dire diplomatiquement j’en arrive toujours à dire que je trouve ça moche…

 

« Pour ce qui est du dernier, un tel élan d'incompréhension de ta part donne envie d'y jeter un œil » = Ben écoute, si tu essayes le VN (et ça ne devrait pas te prendre trop de temps), je viendrais te solliciter pour recueillir ton avis final sur cette chose bizarre et intrigante.

 

« Et pour les érections, sachez mesdames que ça ne vient ni ne part sur commande, ça tient plus du réflexe inconscient du corps que de la pensée sexuelle ouverte irrépressible » = Personnellement j’ai assimilé cette notion de base, c’est juste que Christine Love instrumentalise la gêne occasionnée par ce genre de phénomènes d’une manière qui ne me plaît franchement pas.

D’ailleurs je remarque qu’on ridiculise souvent les garçons en les représentant avec des érections imprévues et très peu les filles avec des écoulements de fluide tout aussi désagréables (mais plus discrets, je l’accorde), c’est ptet moins glamour X).

Réponse de Helia le 04/05/2011 à 21h13
Attention, tu dis que John Rook doit donner à l'avance les questions de l'examen, mais ça n'a pas été le cas dans ma partie. Apparemment, toute ces histoires influent sur leurs résultats. Et non, la dernière image n'est pas un fanart raté. C'est une image du jeu.
Commentaire n°5 posté par Aquasys le 04/05/2011 à 20h40

« Attention, tu dis que John Rook doit donner à l'avance les questions de l'examen, mais ça n'a pas été le cas dans ma partie » = Hunhun, ça doit dépendre de son niveau de déprime X’). Pauvre John.

 

« Et non, la dernière image n'est pas un fanart raté. C'est une image du jeu » = Thanks Capitaine Obvious, je ne m’en étais pas rendue compte en prenant le screenshot du VN dis donc -_-‘.

Réponse de Helia le 04/05/2011 à 21h13
Pour ce qui est de "Don't take it personally, babe", il ne faut pas oublier un truc : ça se passe en 2027.
Et que les gens (et en particulier les intégristes de la SF) le veuillent ou non, ça en fait un récit de Science-Fiction.

A partir de là, rien n'interdit de penser qu'en 2027, le concept d'intimité n'ait aucun sens pour la jeunesse, que ce soit un des derniers bastions pour les vieux séniles, et donc que le discours d'Ichigo fasse sens.
Mais je te rassure, j'ai été tout aussi choqué que toi en lisant ces discours ! Simplement, il faut garder en tête que ça se passe dans un futur pas si lointain, et que l'on s'en rapproche dangereusement - après tout, les gens postent leur vie privée sur leurs blogs et leur Facebook et ça ne choque pas grand-monde, à part moi on dirait...

Par contre, je suis d'accord, les dessins sont franchement moches !
Commentaire n°6 posté par Tama le 10/05/2011 à 12h20

« Pour ce qui est de "Don't take it personally, babe", il ne faut pas oublier un truc : ça se passe en 2027. A partir de là, rien n'interdit de penser qu'en 2027, le concept d'intimité n'ait aucun sens pour la jeunesse » = Ta remarque n’est pas bête mais elle ne sabote en rien mes commentaires, voire donne l’impression que tu ne les as pas lu :p. En effet, si l’idée en elle-même est tout à fait possible (c’est même ce qui va arriver dans le futur), son exécution est assez maladroite. Déjà parce que le discours de Christine Love ne fait au fond que choquer pour choquer, il n’y a rien derrière (c’est donc assez creux), et surtout à cause des très nombreuses incohérences (que je vais répéter une nouvelle fois).

 

Imaginons que oui il n’y a plus d’intimité en 2027. Pourquoi le proviseur défend les profs de dire aux élèves qu’on les espionne ? Pourquoi les élèves disposent d’un système de messagerie PRIVEE  (c’est bien qu’ils n’ont pas envie que telle personne lise ce qu’ils disent à telle autre ? Pourquoi Charlotte donne-t-elle un mot de passe pour planquer ses photos de camwhore ? Pourquoi les élèves demandent à leur prof de parler de leurs petits problèmes dans son bureau ?

On voit bien à travers ces détails que Christine Love n’arrive pas tout à fait à se débarrasser de ses réflexes de fille vivant en 2011, ce qui montre qu’il y a quand même une réserve à adopter. Je sais que ça peut paraître insignifiant mais un bon auteur se doit de faire gaffe à ce genre de choses.

 

« Mais je te rassure, j'ai été tout aussi choqué que toi en lisant ces discours ! » = Au moins je ne suis pas tout à fait seule dans le clan des vieilles peaux archaïques =’). T’as quel âge, voire ? Histoire de déterminer à partir de quelle génération l’intimité a commencé à se dissoudre de manière évidente (en prenant en compte le fait que je suis moi-même une exception parmi mes pairs...).

 

« Par contre, je suis d'accord, les dessins sont franchement moches ! » = Les event CGs oui, sinon c’est très honorable :3.

Réponse de Helia le 11/05/2011 à 15h46
Attention, j"ai dit qu'il était possible qu'en 2027, le concept d'intimité ne signifie plus rien POUR LA JEUNESSE. Ce qui peut expliquer pourquoi le proviseur, et le corps enseignant en général, met un point d'honneur à défendre la vie privée des élèves : il y aurait une scission (une de plus...) entre les générations, entre les adultes qui tiennent à la défense de l'intimité et les jeunes qui ne comprennent pas parce que le concept d'intimité ne signifie plus rien pour eux.

Là, tu dois avoir l'impression que je brode, et tu n'auras pas tout à fait tort ;) Tu as raison, ça n'empêche pas que le récit de C.Love est bourré d'approximations.

Après, j'ai 24 ans, donc tu as déjà une donnée si tu veux calculer la moyenne d'âge à partir de laquelle on se sent devenir vieux rabat-joie...

(Le CG où Rook embrasse Arianna me fait penser à la scène dans laquelle Ace Ventura donne la becquée à un oiseau...je n'y peux rien, ça me donne envie de gerber !)
Commentaire n°7 posté par Tama le 12/05/2011 à 20h39

« Là, tu dois avoir l'impression que je brode, et tu n'auras pas tout à fait tort ;) » = En effet : tu ne contredis que ma première infirmation mais le reste est encore valable :p. D’ailleurs je suis tombée sur un article très intéressant récemment qui enfonce encore davantage les approximations de Christine Love :  http://owni.fr/2011/05/13/la-vie-secrete-des-adolescents-dans-les-reseaux-sociaux/

 

Où tu apprends que les ados comprennent bel et bien la notion d’intimité mais qu’elle est tout simplement différente pour eux. Si on met ça en relation avec Don’t take it personnally on voit bien que même pour un environnement futuriste il y a des choses qui ne collent pas. Moi je mettrais ma main à couper (voire mon corps à brûler) que l’intimité perdurera encore longtemps (mais pas forcément sous cette forme) ou alors on basculera dans un récit contre-utopiste du type 1984, je ne vois pas d’autre alternative =/.

 

« Après, j'ai 24 ans, donc tu as déjà une donnée si tu veux calculer la moyenne d'âge à partir de laquelle on se sent devenir vieux rabat-joie » = Je ne sais pas comment je pourrais calculer ça mais ça me donne déjà une indication XD. Du haut de mes 20ans je me sens bien précoce niveau vieille rabat-joie (surtout que j’étais déjà comme ça à 18 ou 16 ans).

 

« Le CG où Rook embrasse Arianna me fait penser à la scène dans laquelle Ace Ventura donne la becquée à un oiseau...je n'y peux rien, ça me donne envie de gerber ! » = Jamais vu cette scène mais j’imagine bien ce que ça doit donner =x.

Réponse de Helia le 14/05/2011 à 14h01
Digital m'a vraiment plu, si bien que je vais faire la traduction en Français.
Commentaire n°8 posté par coyoyann le 20/06/2011 à 19h07
Je viens de finir une première fois DTP et... ça m'a bien plu. Je suis d'accord avec toi sur les approximations, mais dans l'ensemble j'ai trouvé l'univers crédible et le côté voyeuriste très bien exploité (l'échange Kendall-Charlotte avec les photos est malsain au possible)et on se retrouve pris dedans à regarder malgré qu'on sache que c'est au final pas super.
Après ta critique je m'attendais à une fin horrible avec tout qui part en vrille mais en fait ma fin était cool, tout le monde allait bien, bon j'ai dit oui à Arianna pour aller manger avec elle mais voilà une fois le contexte du jeu bien établi l'idée qu'ils aillent une relation ne me choquait plus autant que ça ^^
Et les personnages m'ont vraiment plu, la relation Akira-Nolan part de quelque chose de pas très sain (je sors avec lui par défaut parce que c'est mon seul ami) mais ça s'avère bien finir comme la relation entre les deux filles. J'ai même réussi à apprécier Taylor vers la fin c'est dire...
Commentaire n°9 posté par OverHeatingMyMind le 19/08/2012 à 14h28

Hum, personnellement j’ai trouvé ce « drama lycéen » assez insipide mais c’est probablement parce que ça n’a jamais été mon truc, c’est différent quand on a encore cet âge, je suppose ^^’.

 

Pour ce qui est de la fin, tu es visiblement tombé sur la seule qui ait une note d’espoir...mais il faut garder à l’esprit que le héros est un prof ayant la quarantaine. Imaginer qu’il sorte avec une de ses élèves ne me choque que parce que le jeu a établi un contexte très malsain : jamais la relation qu’il entretient avec Adrianna n’a été présentée comme sincère et viable, à partir de là, je ne peux pas y souscrire.

 

A l’inverse, j’ai trouvé les rapports entre Akira et Nolan bien plus intéressants et « naturels ». Et Taylor...nan, j’arrive toujours pas à l’apprécier X).

Réponse de Helia le 08/09/2012 à 23h50

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