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Vu que ma présentation datait de 2009-2010, je me suis dit qu’il était grand temps de la mettre à jour 

 


 

Donc, pour les petits curieux qui se demandent qui se cache derrière le pseudonyme, je suis une jeune femme ayant fait des études de lettres, ce qui transparait sans doute déjà de mon amour pour les pavés de texte et les réflexions philosophiques.

 

Mon entrée dans la japanimation a été longtemps contrariée : étant née en 1991 (je vous laisse faire le calcul), je n’ai jamais connu tous les classiques dont les plus vieux fans chantent les louanges, mais je n’ai jamais pu profiter du club Dorothée non plus car ma mère considérait ça comme une émission violente que je n’avais pas le droit de regarder. A la place de Sailor Moon je me suis donc tournée vers Batman et les Tortues Ninjas qui sont, comme tout le monde le sait, beaucoup moins VIOLENTS…wait 8D.

 

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Je devais avoir 9-10 ans quand j’ai découvert Card Captor Sakura sur M6 Kids, j’avais même acheté tous les volumes et j’y tenais comme à la prunelle de mes yeux (ce qui me plaisait le plus c’était les graphismes, d’où un attachement particulier aux CLAMP). Et je ne vous explique même pas ma surprise quand j’ai vu les noms des personnages en VO. Passer de Mattieu à Yukito, c’était presque changer de culture.

 

A l’époque j’étais déjà fan de Pokémon et Digimon et je rêvais d’obtenir une console de jeux vidéo. J’ai débuté modestement avec une Game Boy Color et 2-3 jeux tout en squattant régulièrement chez un camarade de classe qui avait le Saint Graal : une Nintendo 64. Mes parents ne voudront jamais m’en prendre une mais ils finiront par céder beaucoup plus tard…pour me procurer une Playstation 2 (la N64 n’étant plus très à la mode). Et comme les parents qu’ils étaient, ils tentaient de me foutre dehors à la moindre occasion en prétextant la beauté du sport et du vélo alors que je voulais juste rester tranquille à jouer à Adi ou Rayman sur mon ordinateur ou à finaliser mon Pokédex sur ma partie de Pokémon Cristal achetée avec mes économies. Echec total.

 

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Le passage au collège m’a salement refroidie de mes passions puisque je faisais de mon possible pour me fondre dans la norme et interagir normalement avec mes camarades de classe qui eux n’en avaient cure de Sakura et de Digimon. Eventuellement je regardais de temps en temps Midi les Zouzous où de « vieux dessins animés » comme Jeanne et Serge ou Lady Oscar passaient parfois mais je n’attrapais jamais que quelques épisodes au passage. Ma priorité était ailleurs : je devais comprendre les rudiments de la mode, des gloussements devant les garçons et l’intérêt fortement intellectuel de la téléréalité. Malheureusement ce monde étrange m’était impossible à décrypter. Echec de nouveau.

 

Il a fallu attendre la 3e pour que je sois enfin au contact de la japanimation. Je zappais ça et là, sans trop de conviction, quand je suis tombée sur la Kaz’, émission défunte mais pleine de promesses. Enfin des animes, et pas n’importe lesquels : quelques épisodes de GTO que je jugeais intéressant sans plus, un peu d’Excel Saga dont les délires m’enthousiasmaient, Noir dont je reparlerai en détail dans quelques lignes, Fullmetal Alchemist et Samourai Champloo. Ma vocation était née : j’aimais les animes \o/ ! Surtout grâce à Noir en fait. Dès le premier épisode (en fait le deuxième si on suit l’ordre chronologique), je suis devenue fan. Une sombre histoire de tueuses à gages dans la capitale parisienne avec une amnésique à la classe inouïe et une mise en scène de folie ? Mais je suis née pour regarder ce truc ! Et puis à peine avais-je entendue Canta per Me et Salva Nos que je tombais sous le charme de cette étrange musique.

 

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Les meilleurs persos de Noir : Kirika et Chloé FTW o/

 

Pendant longtemps, croyant naïvement que chaque anime avait son manga (je sais pas pourquoi je pensais ça et je me rends compte aujourd’hui combien c’était con), j’ai cherché le manga issu de Noir, en vain. Et puis, doucement mais sûrement je me suis acheté les DVDs (26 épisodes avec mon argent de poche de l’époque c’était assez colossal mais je les voulais vraiment) et surtout la bande-son. Ah, la bande-son. J’étais en seconde quand j’ai enfin eu dans les oreilles cette merveille tant attendue. Grâce à une salle informatique un peu spéciale en libre accès, j’avais enfin trouvé le nom qui allait changer ma culture musical : Yuki Kajiura. D’où un attachement très fort encore aujourd’hui à sa musique. Pourquoi tout a changé ? Eh bien jusque là je n’écoutais que de la merde. Je veux dire, toute petite déjà ma mère me faisait regarder le Hit Machine avec elle, ça laisse des traces particulièrement coriaces  =/. J’ai longtemps cherché mon style en essayant d’imiter les goûts de ceux qui m’entouraient : de Lorie au rock, au rap/rnb, puis à la techno/électro, naviguant sans but précis. Mes parents n’écoutaient quasiment pas de musique et, ni la radio, ni la télévision ne m’offrait réellement ce que je voulais. Si on m’avait donné autre chose, j’aurais pris volontiers (ils ont bon dos, ceux qui disent qu’il suffit d’un peu de volonté pour trouver des trésors). Tout ça pour dire que grâce à la découverte de Yuki Kajiura je me suis enfoncé dans le territoire des OST et j’ai abandonné Skyrock et compagnie. Avouez que ce n’est pas un mal 8D.

 

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Yuki Kajiura reste dans mon coeur :3

 

Mais la véritable explosion aura été en première quand on m’a enfin octroyé le droit d’accéder librement à Internet. Il était temps. A partir de là ça a été une véritable initiation et petit à petit j’ai découvert beaucoup de choses par moi-même avec une soif grandissante. Internet c’était un peu comme un rêve réalisé, un flot d’informations en continu, une liberté totale et une quantité d’informations pharamineuse pour épancher ma curiosité. J’ai ainsi découvert quelques animes qui resteront longtemps mes bibles, comme Haibane Renmei, Serial Experiments Lain, Madlax, Tsubasa Reservoir Chronicle (bon celui là n’est pas une grande référence mais c’était sympa) ou Monster et bien d'autres encore. Dès la terminale j’ai englouti, dans une sorte d’immense boulimie et en une seule année, un nombre gargantuesque de séries. Parallèlement à ça j’ai lurké et découvert des blogs otaks (à l’époque la communauté Blogchan) et pleins d’autres trucs encore.

 

Après l’euphorie, la retombée. J’ai signé de mon sang un contrat fou faisant de moi étudiante de classe préparatoire pendant deux ans. Et pourtant, ça a été dans cette période que j’ai décidé d’ouvrir mon blog et de débuter l’écriture d’un projet de visual novel (média dont je découvrais alors l’existence) alors que j’étais en continuelle course contre le temps. Débuter un blog m’a pas mal ouvert les yeux, ça m’a permis de voir les choses différemment et d’avoir un regard beaucoup plus lucide sur ce qu’était alors la blogosphère (aujourd’hui mourante). Profitant d’une année de battement à la fac, j’ai continué à animer mon petit espace personnel et à regarder quelques séries par-ci, par-là jusqu’à ce que mon temps libre se raréfie comme peau de chagrin.

 

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Le visionnage de Lain, moment important du lycée

 

A l’issue de ma licence de lettres modernes, j’ai dû faire un choix difficile et changer complètement de cursus pour me diriger vers l’administration publique, ne sachant guère si ça allait me plaire ou si j’allais seulement supporter la remise à niveau en droit et en économie. Ca a également été un moment de remise en question personnelle avec la découverte de mon handicap, quelque chose dont je soupçonnais l’existence sans jamais trouver d’interlocuteur compétent pour m’éclairer et me dire la vérité. A ma grande surprise, j’ai non seulement survécu mais en plus j’ai réussi et ai continué la formation universitaire jusqu’au Master 2. Dans le même temps, mon activité de création de visual novel a vraiment décollé avec la fondation d’une équipe et la sortie de plusieurs projets (pas tous finis) et je n’ai quasiment pas pu poursuivre mes loisirs attenants à la japanimation. Il aura fallu une rencontre aussi étrange qu’imprévisible pour me remettre de force le nez dedans de temps en temps mais aussi tuer peu à peu toute activité sur le blog pendant près d’un an.

 

Aujourd’hui, je m’apprête à me lancer sur le marché du travail en postulant auprès de collectivités pour exercer je ne sais quel métier. J’espère simplement faire mentir la détermination sociale et arriver à gravir les échelles malgré mes contraintes personnelles tout en poursuivant ma passion de création de visual novel. C’est un combat de tous les instants mais j’ai la certitude que ces longues années m’ont toutes apprise quelque chose et que je ne cesserai jamais d’apprendre et de faire mûrir mes réflexions. C’est même un souhait. Après tout, il y a tant de choses à voir et à découvrir, ce serait bête de s’enfermer dans une vision du monde étroite et réductrice ^_^.

 

Yume Nikki 16

Yume Nikki, un jeu unique en son genre

 

Je désire plus que tout arriver à transmettre quelque chose à ceux qui me lisent, aussi j’espère que la lecture de mon blog vous plaira

 


En 2011, quelqu’un m’avait demandé de répondre à une poignée de questions donc je garde le lien ici au cas où des stalkers éventuels voudraient un complément d’informations sur ma fantastique existence (désolée pour eux, toujours rien de personnel)

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