21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 14:55

 

 

Il s'en est passé des choses depuis mon article sur Grisaia no Kajitsu, rédigé en février 2014. La même année, le Sekai Project (une entreprise de localisation de visual novel pour ceux qui n'en auraient pas entendu parler) a annoncé s'occuper officiellement de la traduction anglaise de la trilogie et un Kickstarter a été lancé. Ce dernier remportera un franc enthousiasme (il s'agit du 3e VN le plus financé via cette méthode), ce qui conduira Frontwing à s'intéresser de très près au marché occidental. A l'heure actuelle sont disponibles sur Steam : Grisaia no Kajitsu, Grisaia no Meikyuu, le spinoff Idol Magical Girl Chiru Chiru, ainsi que les bonus Grisaia no Yuukan et Grisaia no Zankou, cette fois localisés directement par Frontwing (qui commence déjà à proposer d'autres titres en simultané). Autant dire que les fans sont plus que gâtés ! Alors, bien sûr, il reste encore Grisaia no Rakuen (épisode final de la trilogie), le dernier bonus Grisaia no Senritsu et la version 18+ du nouvellement sorti Meikyuu, mais l'année n'est pas finie et on s'approche doucement de la conclusion. C'est donc l'occasion de pouvoir enfin se faire une meilleure idée de ce que vaut la trilogie.

 

 

Sauf que, on va donner la couleur directement : Grisaia no Meikyuu / Le Labyrinthe de la Grisaille est probablement l'opus le plus confus concernant sa propre identité. Déjà, parce qu'au moment de sa sortie au Japon en 2012 (un an à peine après Kajitsu) Meikyuu était plutôt vendu comme un fandisc. C'est une pratique relativement courante au Japon de la part des grosses entreprises qui consiste à proposer du contenu supplémentaire d'un eroge. Généralement, un fandisc contient des épilogues pour toutes les héroïnes principales, des routes pour les héroïnes secondaires et éventuellement des scènes bonus (comme un épisode à la plage, par exemple) ou des images promotionnelles supplémentaires (d'ailleurs, les firmes nipponnes spécialisées dans les eroges font souvent des sondages de popularité pour affiner leur offre de goodies). Et, à première vue, Grisaia no Meikyuu correspond tout à fait à ce modèle. Mais il inclut aussi une route spécifique dédiée au héros (!!!) qui est là pour servir de transition vers Grisaia no Rakuen / L’Eden de la Grisaille, annoncé par la même occasion. Fandisc ou suite directe ? Penchons-nous sur le cas Meikyuu pour y voir plus clair ! 

 

A noter que, puisque le jeu reprend la présentation du précédent opus en rajoutant quelques ressources supplémentaires (dont de très belles musiques malheureusement assez peu mises en avant), il n'y a pas besoin de s’appesantir sur le sujet.

 

 

 

 

Pour commencer, Grisaia no Meikyuu se compose de plusieurs scénarii, tous accessibles à partir du menu principal : une After Story dédiée à chaque héroïne d'une durée d'environ 4h, Caprice no Mayu / Le Cocon de Caprice qui est considérée comme la route de Yuuji et dure une bonne dizaine d'heures, ainsi que des tas de petites scènes bonus qui font entre 5 et 10 min. A noter qu'il y avait également des scénarii bonus H dans la version 18+ mais qu'ils ont bien sûr été coupés avec toutes les autres scènes de sexe dans la version Vita qui, comme avec Kajitsu, sert ici de version Tous Public pour Steam.

 

 

Caprice no Mayu

Ecrit par le scénariste principal, Fujisaki Ryuuta, il s'agit probablement de la route la plus intéressante de Meikyuu puisque Caprice no Mayu apporte tous les éclaircissements aux questions que pouvait se poser le lecteur sur Yuuji tout en introduisant de nouveaux personnages importants. On y découvre ainsi Asako, doublée par Mizusawa Kei (sous le pseudonyme Rino Kawashima) : Keea de Sekien no Inganock, Usami Haru de G-senjou no Maou, Yukari et Orihime dans Kara no Shoujo, Margit de Majikoi, Toomi Yuna de Kindred Spririts.

 

 

Asako est le maître dont Yuuji parle si souvent, celle qui lui a tout appris et qui l'a recueilli après la catastrophe qui a détruit sa famille et tué sa sœur Kazuki. Il s'agit de la sniper d'élite d'une organisation gouvernementale et elle est plutôt du genre à bourriner. Elle est toujours flanquée de sa supérieure hiérarchique et meilleure amie, Julia Bardera, qui apparaissait déjà dans Kajitsu. Force est de constater que le duo formé par JB et Asako fonctionne plutôt bien. Asako est par essence un soldat, une femme d'action, et elle a tendance à employer la violence comme solution à tout là où JB est une bureaucrate ambitieuse, intelligente et pragmatique qui passe son temps à la sortir du pétrin (notamment lorsque cela concerne la paperasse administrative). Face à ces deux modèles très différents mais se complétant à merveille, le jeune Yuuji prend le parti, soit de l'une, soit de l'autre, selon les situations et se révèle soudainement assez sympathique. D'une certaine manière, JB et Asako ont tout d'un véritable couple dans leur manière d'élever Yuuji et de se disputer ; la nonchalance dont il fait preuve en réaction est du même coup assez adorable.

 

Caprice no Mayu m'a vraiment fait redécouvrir JB que j'apprécie beaucoup plus maintenant

 

Mais la grande force de Caprice no Mayu reste sa concision. Là où Kajitsu se contentait de diluer des bribes d'intérêt ça et là, la « grand route » de Meikyuu va à l'essentiel sans faire de fioriture, ce qui rend toutes les scènes importantes pour la construction du personnage de Yuuji. Il n'y a donc jamais le temps de s'ennuyer. Même les scènes comiques arrivent à divertir puisqu'elles s'inscrivent dans un nouveau contexte et ont le bon goût de ne jamais s'imposer trop longtemps. C'est par exemple le cas de la partie sur les camarades fort attachants de Yuuji du bataillon « Bush Dog ». Le changement de contexte en « tranche de vie dans l'armée » avec ces nouveaux personnages haut en couleur apporte beaucoup de fraîcheur dans les gags (ceux de Kajitsu étant vraiment trop répétitifs) et on ne peut s'empêcher de vouloir quelques scènes supplémentaires en leur compagnie, ce qui est toujours bon signe.

 

Caprice no Mayu n'est cependant pas exempt de défaut, notamment le tout début. La route de Yuuji est en effet à la fois une séquelle et une préquelle : elle se passe après les événements de la route commune de Kajitsu mais revient sur son passé par le biais de flashbacks. Sans mentionner l'excuse scénaristique grosse comme un camion qui les justifie (le héros doit soumettre son autobiographie complète à son employeur dans l'espoir d'obtenir une promotion...hunhun), l'enfance de Yuuji se révèle affreusement forcée : il y a des méchants très méchants qui le font souffrir et le cast entier s'apitoie en lisant son histoire tout en ne blaguant qu'à moitié sur le fait que Yuuji est décidément le mec le plus à plaindre du monde. C'est très agaçant parce que les routes individuelles de Kajitsu brossent le portrait psychologique de chaque héroïne et qu'elles ont bien sûr toutes vécu des choses douloureuses. Ce « concours de bite » sur qui est le plus malheureux est d'autant moins bienvenu qu'il y avait moyen de faire quelque chose de plus subtil sur l'empathie que ressent chaque héroïne vis-à-vis des pans précis de l'histoire de Yuuji qui se rapprochent de leurs expériences personnelles. La suite même de Caprice no Mayu contredit cette idée en essayant de présenter un monde non-manichéen. Aussi, c'est dans cette partie qu'on voit le plus Kazuki (qui apparaît heureusement très peu) et je l'ai toujours trouvé insupportable, ça n'aide pas.

 

Des nouveaux personnages vraiment cools !

 

Un autre défaut plus mineur est que Caprice no Mayu peine à rendre compréhensible la chronologie de la saga puisque le scénariste fait comme si toutes les routes des héroïnes avaient simultanément eu lieu sans qu'aucune relation romantique n’ait été formée. Il vaut donc mieux ne pas trop essayer de situer les événements. A noter que la route se termine sur un gros cliffhanger, elle sert donc surtout à faire le pont avec Rakuen. Ce qui ne fait qu'accentuer mes interrogations sur le fait qu'il n'y ait pas de transition entre Kajitsu et Meikyuu : il aurait été facile de transvaser un petit bout des dernières scènes de Caprice no Mayu dans Kajitsu sous forme de bonus déblocable...

 

Verdict : Essentiel à lire ! Préférablement en dernier ou avant l'After Story de Makina.

 

 

Yumiko After Story

Depuis mon dernier article, on dispose de davantage d'informations sur les différents scénaristes responsables de Grisaia, je sais donc que la route de Yumiko est écrite par Kio Nachi, un freelance qui fait surtout du design. Il est surtout connu par son travail de scénariste sur Ao no Kanata no Four Rhythm et, plus récemment, KARAKARA en étroite collaboration avec le Sekai Project.

 

Le côté "dere" de Yumiko est redoutable

 

L'After Story de Yumiko se situe peu de temps après la victoire de Yuuji et Yumiko, alors qu'ils sont revenus à Mihama, bien décidés à passer leur dernière d'étude paisiblement. On est donc plutôt dans du tranche de vie avec des passages censés mettre en valeur le côté mignon de Yumiko. L'histoire est d'ailleurs assez sommairement structurée : la jeune fille veut se perfectionner dans des domaines qu'elle ne maîtrise pas (comme le ménage ou la cuisine) pour plaire à son petit ami et devenir une épouse modèle. Elle demande donc le concours de ses camarades de classe avant de mettre en pratique ses nouveaux talents à l'occasion de rendez-vous romantiques. Le tout se finissant sur une scène censée être le point d'orgue de la relation entre les deux tourtereaux.

 

C'est assez ironique de voir que le développement de la relation entre Yuuji et Yumiko a complètement été zappé dans Kajitsu (rappelez-vous, ils couchaient ensemble à la seconde où ils se déclaraient leur amour et pouf, plusieurs mois plus tard...) pour être placé ici. Vaut mieux tard que jamais comme on dit ! Cet aspect est plutôt bien mis en valeur dans Meikyuu, même si je ne suis pas fan du côté ultra-traditionaliste dont font preuve les personnages : genre Yumiko fait de son mieux pour être la parfaite petite femme au foyer alors que, comme la bonne fin de Kajitsu le montrait, elle s'apprête à hériter de l'empire financier de son père. J'ai hâte de voir comment elle va mener de front les deux en même temps ET garder une vie sexuelle active... on me souffle dans l'oreillette qu'on ne verra jamais un tel dilemme dans un eroge car pas assez glamour 8).

 

T'es sûre que tu veux pas apprendre la compta en priorité ? Ca pourrait t'être utile...

 

Sur le plan technique, il n'y a ici rien de fondamentalement mauvais, c'est juste qu'il n'y a rien de particulièrement intéressant non plus. De ce point de vue là, Kio Nachi est le plus régulier de tous les scénaristes : que ce soit dans Kajitsu ou dans Meikyuu, la route de Yumiko est constamment moyenne. Mais bizarrement, c'est probablement lui qui semble le mieux cerner les attentes des joueurs japonais puisqu'il donne tout ce que l'on peut attendre d'un épilogue de fandisc : du sexe dès les premières minutes, beaucoup de preuves d'affection du couple, la participation de toutes les autres héroïnes qui deviennent un peu des adjuvantes et un final simple mais efficace. Si vous êtes fans de Yumiko, son After Story s'impose. Les autres ne manqueront pas grand-chose.

 

Verdict : Dispensable

 

 

Amane After Story

Toujours rédigée par Fujisaki Ryuuta, l’After Story d’Amane se déroule un an après Kajitsu, alors que Yuuji est encore à Mihama. Dans la mesure où la majeure partie de la route originale était partagée entre Angelic Howl (qui est avant tout l’histoire de Kazuki) et un déluge de scènes de sexe, il était difficile d’imaginer à quoi s’attendre. Au final, un peu comme avec l’After Story de Yumiko, c’est ici l’occasion de vraiment assister au développement de la relation entre Amane et Yuuji, notamment après les révélations d’Angelic Howl (qui ne changent certes pas grand-chose) et de faire la transition avec les scènes se déroulant dans le futur (la naissance de leur enfant).

 

Et globalement, cet After Story se débrouille plutôt bien à esquisser les contours de ce que peut être une relation amoureuse. J’ai particulièrement apprécié la description des insécurités d’Amane parce qu’elles sont aussi réalistes que touchantes : le fait qu’elle désire être la meilleure petite amie possible pour satisfaire Yuuji est, je pense, une angoisse répandue chez les femmes puisque la société met la pression pour « garder son homme ». Avec l’idée sous-jacente qu’un mari insatisfait ira forcément voir ailleurs et que la séduction est un milieu ultra compétitif dans lequel toutes les femmes sont des ennemies. Face à de telles injonctions, je pense que nous avons toutes tendance à inconsciemment faire de notre mieux pour être serviables. Cet aspect d’Amane apparaît donc sous une lumière un peu plus « naturelle » que dans Kajitsu où servir Yuuji semblait plus une obsession malsaine qu’un souhait.

 

Diable, une relation sexuelle décrite de manière humaine et réaliste ?!?

 

L’After Story d’Amane possède également le grand avantage d’être reliée à Caprice no Mayu à grands renforts d’anecdotes et de considérations pratiques, ce qui contribue à renforcer l’impression que Yuuji apprend à surmonter son passé par amour. C’est ainsi qu’on le voit amener sa promise au même zoo qu’Asako lui avait fait découvrir étant petit ou encore débattre des répercussions que pourrait avoir son métier sur sa vie de famille. Du coup certains des autres épilogues pâtissent un peu en comparaison (ils n’ont pas ce côté « canon ») et le petit cliffhanger final vient en remettre une couche sur le mystère autour de la mort de Kazuki. Par contre, la structure de cette route est vraiment hasardeuse : on passe d’une scène à l’autre sans objectif précis et le seul élément dramatique (la rencontre avec le père d’Amane) est finalement vite expédié. Le rythme en prend un coup dans l’aile, ce qui donne l’impression que l’After Story est plus longue que les autres…alors que ce n’est pas du tout le cas !

 

Difficile de ne pas mentionner non plus les tentatives de comédie extrêmement douteuses. Une des premières scènes nous montre ainsi toutes les héroïnes se liguer contre Amane sous couvert d’humour : Makina et Sachi y insistent très lourdement sur leur envie de sauter Yuuji et du manque total de scrupules qu’elles auraient à mener à bien leurs pulsions dans le dos de leur amie. J’ai personnellement trouvé cette vignette déplorable parce qu’elle détruit complètement la relation positive qui est censée exister entre les filles de Mihama. Et je ne parle même pas des insinuations injurieuses (« Ahah, Yuuji ne t’a choisi que parce que tu as des gros seins »). En plus de justifier les angoisses d’Amane, ces scènes n’ont absolument aucun intérêt. Si j’étais mauvaise langue, je dirais que c’est la manière qu’a trouvé l’auteur pour remplacer le gag « Amane est une salope » de Kajitsu. Et Dieu sait que ça n’a JAMAIS été drôle.

 

Quand battre sa fiancée est présenté comme quelque chose de rigolo ET sexy -__-

 

Mais la palme du pire revient très certainement à la manière dont la sexualité d’Amane et Yuuji est dépeinte hors des scènes de sexe. Globalement, c’est relativement intéressant et bien construit, suffisamment pour donner l’impression d’un vrai couple. Mais voilà, le scénariste tient à faire de l’héroïne une masochiste et nous livre donc une vision complètement aberrante du SM où Amane aime se faire traiter comme de la merde en toutes circonstances et où Yuuji a un comportement complètement borderline. En témoigne la scène du zoo : après une sieste romantique sur les genoux de sa promise, le jeune homme se relève et la chambre parce qu’elle refuse d’admettre qu’elle ne sent plus ses jambes et a du mal à tenir debout. Et pour bien nous prouver l’hilarité de la situation, Yuuji va donc frapper Amane à de multiples reprises. Même lorsqu’elle s’écroule à terre, il lui donne des coups de pieds. Comme avec la scène du « Ku Klux Klan de Mihama », une grande violence (ici même plus symbolique) est représentée par une petite image chibi mignonne. J’ai personnellement été très choquée qu’on me décrive un homme battre sa compagne de manière comique alors qu’il s’agit bien d’une relation abusive. Mais bien sûr, Amane finit par geindre de plaisir parce que c’est tellement agréable d’être dominée par un mâle, un vrai ! Il faut vraiment que je rédige cet article pour démonter toutes les mythes concernant la sexualité présents dans les eroges japonais…

 

Verdict : Il est plus que souhaitable de lire ce scénario même s’il ne contient pas d’informations supplémentaires.

 

 

Michiru After Story

L’After Story de Michiru, écrite par Kuwashima Yoshikazu, est un peu un mélange des épilogues de Yumiko et Amane. Vu que, comme avec Kio Nachi, le scénariste semble être freelance, il ne prend pas de risque et se concentre sur du tranche de vie. S’il est bien fait mention d’Asako à la toute fin, on sent bien que la route n’est pas du tout intégrée à la vision globale proposée par Caprice no Mayu et l’After d’Amane. C’est donc encore un scénario qui se conforme à ce qu’on peut attendre d’un épilogue de fandisc. Ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose, attention ! Le postulat est simple puisqu’on est plongé quelques semaines à peine après la fin de la route de Michiru dans Kajitsu et que le nouveau couple essaye de mieux se connaître. L’After Story est donc structurée autour de deux rendez-vous : un qui se passe affreusement mal et un prévu à la volée pour remonter le niveau du précédent. S’il est très appréciable de voir une relation qui démarre de manière imparfaite, on ne va pas tergiverser : le résultat fonctionne très mal.

 

Le fantasme...

 

Comme je l’avais mentionné dans mon précédent article, le plus gros défaut de la route de Michiru dans Kajitsu était bien la romance. Or son After Story repose entièrement là-dessus ! Même si l’auteur semble en avoir conscience, le premier rendez-vous galant du couple reste une torture à lire : Michiru est dans une telle dépendance émotionnelle vis-à-vis de son petit ami qu’elle en devient véritablement insupportable. Et évidemment, Yuuji la traite de manière glaciale au point qu’on se demande vraiment pourquoi il a accepté de sortir avec elle. D’habitude, le processus même de la comédie repose sur le fait de prendre une situation et de la rendre tellement extrême qu’elle en devient drôle. Mais là, les frasques de notre tsundere sont extrêmes au point qu’elles en deviennent tristes. Je dirais même qu’il est dur de ne pas compatir quand on voit qu’elle s’embarque dans un délire pas possible tout simplement parce qu’elle est dans le déni et ne veut pas voir que Yuuji la néglige. Qu’elle poursuit le délire dans sa tête juste pour s’imaginer un monde où il lui témoigne un tant soit peu d’affection. Personnellement je ne trouve pas ça drôle, je trouve ça lamentable.

 

Heureusement le second rendez-vous se passe beaucoup mieux grâce à l’intervention de l’autre « Michiru » qui souhaite l’aider mais le message projeté me laisse un goût amer dans la bouche : pour que la relation fonctionne, les deux amoureux doivent agir de manière plus « normale ». Ils vont donc tous les deux se retenir très fort d’être eux-mêmes pour que le couple marche. Certes, dans le cas de Yuuji, ça veut dire faire attention à sa petite amie, ce qui n’est pas plus mal, mais ça reste une morale pernicieuse. N’y avait-il donc pas moyen qu’ils s’aiment non pas malgré leurs imperfections mais à cause de leurs imperfections ? La conclusion de l’After Story est d’ailleurs assez froidement réaliste puisque Michiru sous-entend très clairement qu’elle a conscience que leur relation est sans espoir et que Yuuji va aller voir ailleurs. Ce qu’il dénie de toutes ses forces en clamant qu’il l’aimera toujours. Cette déclaration est d’autant plus hypocrite que leur relation est complètement abusive : la jeune fille possède une confiance en soi extrêmement basse, passe son temps à chercher sa validation et de son côté il la manipule « pour son bien » et lui fait faire tout ce qui lui plaît. Un summum du romantisme ! Les bases du couple sont tellement dysfonctionnelles qu’entre cette dépendance émotionnelle et la situation de la mère de Yuuji dans Caprice no Mayu (dont le scénariste se plaisait à nous répéter qu’elle était stupide et méritait presque d’être battue), il n’y a qu’un pas aisément franchissable…

 

Et la dure réalité...

 

Dans la mesure où la route de Michiru dans Kajitsu était ma préférée et que j’avais beaucoup aimé le spinoff Idol Mahou Shoujo Chiruchiru, j’ai forcément été très déçue même si pas totalement surprise. La romance désastreuse était déjà là, tout comme les problèmes éthiques balayés d’un revers de la main. Le happy end nous promettait du triangle amoureux, Meikyuu a répondu présent en donnant une scène de sexe dédiée à l’autre Michiru. Est-ce que cela règle le problème ? Absolument pas. Est-ce nécessaire ? Non plus. Mais il ne faudrait pas qu’un seul personnage féminin échappe à la machine sexuelle Yuuji ! Même pour les fans inconditionnels de Michiru, je ne suis pas sûre que lire son After Story soit une bonne idée ou alors il faut s’attendre à la catastrophe décrite ci-dessus. Vous êtes prévenus…

 

Verdict : Dispensable

 

 

Makina After Story

Tout comme l’After Story d’Amane, celle de Makina est rédigée par Fujisaki Ryuuta et se déroule un an après Kajitsu. Sauf que là Yuuji revient à Mihama après une longue absence expliquée par les évènements chaotiques de la route de Makina. Il n’y a jamais eu de secret sur le fait que j’ai détesté la route de Makina dans Kajitsu. La sienne, comme celle d’Amane d’ailleurs, était juste interminable. Pourtant, c’est sans doute l’After Story de Meikyuu que j’ai préférée ! Tout simplement parce que ce scénario se concentre sur ce qui rendait Caprice no Mayu intéressant : la relation particulière qui unit un maître et son disciple, avec toutes les aventures que leur métier dangereux entraîne. Cette fois ce n’est plus Asako qui redonne à Yuuji le goût de vivre mais Yuuji qui se retrouve le mentor et le partenaire de Makina, vouée à lui succéder depuis sa blessure. On a donc le droit à de nombreuses comparaisons qui donnent l’impression que la boucle est bouclée : devenu le maître infirme, Yuuji analyse les progrès de sa protégée avec les mêmes yeux qu’Asako, ce qui lui permet de mieux comprendre ce qu’elle a pu ressentir. A l’inverse, Makina s’approprie l’héritage de sniper qui lui est léguée. Ainsi son comportement envers sa supérieure Chiara (qui apparaît uniquement dans cette route) n’est pas sans rappeler celui de Yuuji envers Julia, même si elle appose bien sûr sa propre personnalité.

 

Chiara a tellement peu de scènes, c'est à se demander  à quoi elle sert

 

Si l’After Story d’Amane semblait être la version définitive de ce que serait la vie de Yuuji s’il tombait amoureux, celle de Makina nous montre ce que serait sa vie s’il avait un enfant tentant de marcher dans ses pas. La chronologie semble presque tordue : il ne s’est écoulé qu’une seule année et l’écriture emprunte tellement à la nostalgie que c’est tout comme si dix ans s’étaient passés, renforçant cette interprétation. De plus, le parcours de la jeune fille est l’occasion à la fois de reprendre le même humour « tranche de vie militaire » que dans Caprice no Mayu, et à la fois de raconter le sort des différents personnages qu’a pu croiser Yuuji dans son passé. On découvre donc avec plaisir ce qu’est devenu le fameux bataillon Bush Dog. Ce scénario reprend vraiment en tout point les forces de Caprice no Mayu en livrant quelques scènes plutôt poignantes (la joie de Makina qui « rentre au bercail » après une longue période d’exil) tout en allant à l’essentiel.

 

Visiblement ça ne leur pose aucun problème de prétendre être père et fille...tout en étant dans une relation romantique

 

Je ne dirais pas que l’After Story de Makina est parfaite pour autant. On retrouve par exemple le même problème que dans Kajitsu de manière exacerbée : la romance est absolument déplacée. Du début jusqu’à la fin, la relation de Yuuji et Makina donne un feeling père et fille extrêmement intéressant que le scénariste détourne en relation amoureuse lolicon bancale. Non seulement les personnages mentent en public en prétendant être père et fille mais Makina appelle bien toujours Yuuji « papa » et toute l’intrigue de ce scénario est que le héros doit amener sa « fille » à l’école (militaire) pour quelques jours et angoisse sur son avenir. Fort heureusement, les scènes romantiques entre les deux personnages sont très rares. D’ailleurs, de manière générale, Makina n’est guère présente dans sa propre route (vu qu’elle est à l’armée), ce qui n’est pas plus mal vu sa personnalité horripilante. Même si on n’échappera pas à quelques scènes discutables, genre quand la loli agresse physiquement Sachi (elle la frappe et la maintient au sol pour l’empêcher de se défendre) et lui arrache sa culotte en guise de trophée. Très classe… Reste que l’After Story de Makina est une des meilleures et que j’en recommande chaudement la lecture !

 

Verdict : Essentiel à lire ! Préférablement juste avant ou juste après Caprice no Mayu.

 

 

Sachi After Story

Jusqu’à maintenant, il régnait une différence assez nette entre les scénarii rédigé par le scénariste principal (plus fournis au niveau de l’intrigue) et ceux rédigés par des freelance (plus vagues et orientés romance). L’After Story de Sachi réussit le tour de force de réunir ces deux mondes dans une sorte de compromis assez intéressant. Ecrite par Kazuya, qui travaille manifestement pour Frontwing, cet épilogue reprend quelques grands éléments établis par Fujisaki Ryuuta, notamment la chronologie et des éléments du passé de Yuuji. Il se situe donc dans la même temporalité que les routes d’Amane et de Makina (c’est-à-dire un an après Kajitsu, lorsqu’Amane devient provisoirement la logeuse de Mihama).

 

La plus belle preuve d'amour que Yuuji puisse apporter

 

La force de l’After Story de Sachi est qu’il s’agit probablement de celle qui réussit le mieux à développer le couple. Comparé aux autres, Yuuji se comporte réellement comme quelqu’un qui aurait des sentiments et il y a une bonne alchimie entre lui et l’héroïne. L’essentiel de cette route est basée sur la préparation de leur mariage approchant et se conclut sur la cérémonie en elle-même. On suit donc les tourtereaux dans leurs angoisses de futurs jeunes mariés mais aussi leur bonheur. Le tout avec quelques pastilles de réalisme ci et là, notamment la scène du quizz qui est assez significative puisque cela force le couple à affronter leurs différentes visions de la vie à deux. C’est d’ailleurs dommage que l’histoire ne s’arrête pas un peu plus sur cet aspect : cela aurait fait un bon ressort dramatique et un bon obstacle à surmonter. Par contre, j’ai beaucoup aimé les flashbacks de Caprice no Mayu qui permettent vraiment de comprendre la portée du mariage sur la vie de Yuuji, ainsi que le fait de montrer Julia l’escorter à la place d’Asako.

 

 

C’est également la seule After Story à contenir une bonne dose d’action puisqu’on y voit Yuuji entraîner Sachi dans le maniement des explosifs, point scénaristique qui aura bien entendu une importance sur la fin. Et cerise sur le gâteau, c’est en tant que couple qu’ils combattent la menace, ce qui change vraiment de toutes les fois où le héros joue au cowboy solitaire. Il est un tout petit peu dommage que l’action en elle-même soit totalement gratuite (ou plutôt que la justification scénaristique paraisse frivole) mais vu qu’il s’agit de fanservice, on pardonne aisément. Les fans de Sachi seront ravis de voir que c’est elle qui a le droit à une CG « robe de mariée ».

 

Verdict : Intéressant mais pas indispensable pour autant.

 

 

Les scènes bonus

 

En plus de Caprice no Mayu et des différentes After Story, Grisaia no Meikyuu propose un panel de petites vignettes extrêmement courtes dont l’intérêt est extrêmement variable. On y trouve pêle-mêle : une scène à la chute incroyablement ironique se déroulant durant Angelic Howl, une réécriture de Cendrillon, un aperçu de la relation qu’entretenait Michiru avec sa meilleure amie, une vision délicieusement absurde ce que pourrait être la révolte des machines, ainsi que pléthore de blagounettes parfois réussies et parfois affligeantes (devinons quels sous-vêtements porte Yumiko, cinq minutes sur Amane qui dort). Rien de bien indispensable. Ceux qui apprécient l’humour de la série en général seront heureux d’y trouver du rab, les autres n’auront aucun scrupule à passer leur chemin. A noter que les trois dernières vignettes se débloquent une fois le jeu achevé à 100% et que la version Tous Public a bien sûr coupé les scénarii alternatifs uniquement sexuels.

 

 

Les scènes H

En parlant de cela et parce que je suis sûre que certains se posent la question, parlons des scènes à caractère sexuel de Grisaia no Meikyuu, ou plutôt de leur absence.

 

J’ai personnellement testé la version Tous Public de Grisaia no Kajitsu après la 18+ et j’ai été globalement satisfaite du changement. Dans l’original, le moindre signe d’affection envers une héroïne était brutalement coupé par une scène de sexe aussi longue que dispensable. Aucun, je dis bien aucun, de ces passages n’était nécessaire à l’intrigue. Le contenu H apportait donc plus de frustrations qu’autre chose. La version Vita remplace ces mêmes scènes par des CGs plutôt jolies et un simple fondu au noir. Et on y gagne finalement beaucoup à la fois en fluidité et en développement puisque les personnages ne se contentent pas de copuler en permanence pour montrer leur amour. Les rares illustrations érotiques montrant des bouts de tétons ont également été censurées mais on n’y perd franchement pas grand-chose.

 

Scène de sexe - image figurative

 

Grisaia no Meikyuu emprunte une voie similaire, ce qui fait qu’on ressent à peine la disparition du contenu à caractère sexuel. S’il y a des passages où on devine aisément ce qui s’est passé durant le fondu au noir, d’autres coupent suffisamment au bon moment pour qu’on ne sache même pas qu’il y avait une scène H. De même, la version Vita occulte totalement les scénarii additionnels qui n’avaient pour visée que de contenter les fans japonais en mettant en scène des personnages secondaires comme Chizuru, Chiara, JB, Kazuki en plein acte lesbien avec Amane, ainsi que…la mère de Makina. Dans la mesure où rien de tout cela n’est canon et qu’il n’y a aucun élément scénaristique particulier dedans, la perte est plus que minime pour ceux qui lisent la saga pour son histoire et les autres attendront juste patiemment la version 18+.

 

J’irais même plus loin : je pense qu’avec Meikyuu, la version censurée est de très loin préférable à l’original à cause de Caprice no Mayu. En effet, la « grand route » contient en réalité du contenu potentiellement très énervant. Là où les scènes sexuelles de Kajitsu sont relativement innocentes (on y voit simplement des couples d’étudiants faire des trucs de couples), Meikyuu s’aventure dans des eaux très discutables. On y voit entre autres Kazuki profiter de Yuuji alors qu’il n’est qu’un enfant, Asako s’offrir à lui pour fêter ses 15 ans, puis lui ordonner un peu plus tard de dépuceler JB contre son gré. Ces scènes sont non seulement choquantes d’un point de vue moral (de la pédophilie et du viol, charmant) mais également destructrices du simple point de vue scénaristique. L’auteur s’est efforcé de créer une relation filiale émouvante entre Yuuji et ses mères adoptives (particulièrement Asako) et d’un claquement de doigts, il est prêt à tout faire s’effondrer par pure gratuité. Au diable le thème du disciple devant surpasser son maître ou de la reconstitution d’une famille après des événements traumatiques, au diable toute profondeur, il y a des femmes et le peuple demandent à les voir se faire baiser ! Toutes ! Et encore, Meikyuu ne fait que tracer la voie à Rakuen car d’ici là, Yuuji aura officiellement couché de manière canon ou non-canon avec toutes les filles du cast…à l’exception de celles qui sont mortes avant qu’il n’ait pu leur mettre la main dessus.

 

Lorsque Yuuji visite la tombe d'Asako, il a une vision d'elle à poil...logique

 

Pour moi, Caprice no Mayu est le symbole même de la maladie qui ronge les eroges depuis des années : les scénaristes japonais ont sincèrement l’air d’avoir des histoires à raconter mais les impératifs du marché sont tels qu’ils sont obligés d’imaginer des scènes de sexe pour tous les personnages féminins, aussi absurdes soient-elles. C’est pour cela que je préfère largement la version Vita qui a le bon goût de passer rapidement sur les éléments les plus problématiques pour permettre au lecteur de se concentrer sur le plus important.

 

 

Conclusion

En conclusion, Grisaia no Meikyuu est vraiment un sacré casse-tête puisqu’il s’apparente à une suite directe qui se serait déguisée en fandisc. Etait-ce pour s’attirer les bonnes grâces des joueurs japonais ? Nous ne le saurons jamais. Quoi qu’il en soit, cet opus bizarre est un vrai patchwork de bon et de moins bon : d’un côté, les scenarii bonus et certaines After Story donnent vraiment une impression de remplissage, et de l’autre tout ce qui a été écrit par Fujisaki Ryuuta (notamment Caprice no Mayu) révèle une profondeur insoupçonnée à une série qui ne sait toujours pas vraiment ce qu’elle veut être. Si Kajitsu était essentiellement un chara-ge dont les rares éléments scénaristiques faisaient finalement plus figure d’anomalie, Meikyuu tient plus de l’œuvre poignante et épique promise à l’origine dans lequel les éléments romantiques sont devenus les anomalies. Seul Rakuen, le dernier opus, saura nous dire laquelle des deux visions va prévaloir en fin de compte…

 

 

Si vous êtes venus à bout des 50h de Kajitsu, il n’y a aucune raison de faire l’impasse sur Meikyuu. D’ailleurs, ceux qui ont lu plusieurs routes sans arriver au bout y trouveront quand-même de l’intérêt grâce au format éclaté très pratique pour une lecture plus espacée et le cliffhanger qui conclut Caprice no Mayu (qui se situe essentiellement dans le passé, rappelons-le) pourrait même leur donner la motivation de finir. Quant aux sceptiques, le ratio intrigue/temps de jeu leur étant très défavorable (environ une vingtaine d’heures réellement prenantes sur cent dix, tous opus confondus), ils n’y trouveront guère de raison de s’y mettre puisque les scènes dites tranche de vie dominent toujours l’essentiel de la lecture.

 

 

Pss, sinon pendant ce temps je vais lancer un Kickstarter pour Chronotopia, mon premier visual novel commercial, la semaine prochaine. Si vous avez un peu d'argent à donner, c'est le moment ou jamais~

 

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commentaires

Bourgit 24/09/2016 03:05

Alors après avoir lu tout ton article (je m'étais arrêté au début de l'after story d'Amane pour éviter les spoils, mais en fait y en a pas ^^) je ne pense pas lire meikyuu, ou alors si je le fais je suivrais tes conseils en lisant vraiment que les routes à histoires. Déjà que j'avais mal supporté le fait que mon héroïne préférée se fasse maltraitée sentimentalement, je suis dégoûté de voir qu'ici son after story est pourrie. Pour ton kickstarter, je pense que tu devrais plus faire la pub, heureusement malgré l'heure j'étais toujours concentré sur ma lecture donc je n'ai rien loupé, mais ce blog étant le tien je vois pas le mal à ce que tu fasses un gros coup de pub avec un bon gros bandeau qui tâche ^^ En tout cas, autant je t'avais dit que le patronage c'était pas trop mon truc (un don mensuel et non ponctuel) autant je vais te soutenir sur ce projet ;D Je vais lire tout ça

Helia 24/09/2016 17:16

Je ne l’ai pas précisé mais j’ai effectivement essayé de garder les spoilers au minimum donc il n’y a pas trop de risque à lire l’article avant de s’engager dans Meikyuu ;). Au pire, tu apprends juste que Yuuji a couché avec Asako…

Dans la mesure où Meikyuu a une structure très éclatée, ce serait dommage de ne pas en profiter : il n’y a pas de honte à ne piocher que dans ce qui t’intéresse et d’ignorer le reste ! De toute façon, Caprice no Mayu rend les routes des personnages de Kajitsu « non-canon » (ce qui est confirmé par Rakuen par la suite) donc certaines After Story en deviennent encore plus inutiles ^^’. Frontwing se saborde un peu tout seul sur ce coup là. Et malheureusement l’After Story de Michiru fait partie du lot : déjà que Yuuji était un sacré connard dans sa route, ça ne s’est vraiment pas amélioré depuis. Si tu veux une série qui lui donne plus d’amour, le spinoff Idol Magical Girl Chiru Chiru sera probablement un meilleur choix =’).

J’avoue que je suis toujours un peu timide quand il s’agit de faire de la pub. Mais si tu dis que ça ne dérange pas, j’ajouterais peut-être une bannière alors. Et merci, ça me touche beaucoup !

Bourgit 23/09/2016 01:16

Woah ça fait vraiment plaisir de voir un nouvel article sur ton blog ça y a pas à dire. Je vais me dépêcher de finir Kajitsu, Il me manque plus que la fin de la route d'Amane, c'est ouf, j'aurai lu ce vn sur 3 ans, je suis vraiment pas très efficace ^^

Helia 25/09/2016 11:47

Merci, je suis contente que Chronotopia te plaise =).

Alors, par temps, est-ce que tu veux parler du temps de jeu ou du temps de développement ? Dans le premier cas, je dirais que le VN s’annonce comme un 10-30h (après c’est dur de faire des estimations de ce genre de choses !), et dans le second je dirais que ça va nous prendre entre 6 mois et 1 an pour finir le jeu.

Pour ce qui est des copies physiques, le prix dépend de la contrepartie que tu choisis mais comme tu es normalement en France, ça devrait osciller entre 5 et 10€ de frais de port. De toute façon ça sera indiqué sur le Kickstarter ! Et oui, ça va partir de France vu que j’y suis ^^.

Bourgit 24/09/2016 23:58

Depuis j'ai lu du coup la page, j'aime beaucoup le design des persos/environnement, il m'intéresse beaucoup pour le coup ce Vn. J'ai quelques questions, il me semble pas avoir vu de réponses mais j'ai peut être zappé : Le temps estimé serait de combien pour le jeu prévu sans ajout de route avec les stretch goals, et pour la version hard copy, quel serait un peu la tronche et d'où ça ship, parce qu'on parle de shipping fees, je pense que ça part de France mais je veux quand même m'assurer ^^

Helia 23/09/2016 15:37

Ahah, merci :3. Je voulais écrire un article depuis un moment mais j’avais vraiment ni le temps ni l’inspiration. J’espère que le prochain prendra moins de temps !

A ta décharge, Grisaia no Kajitsu est vraiment trèèès long. Le secret avec les VNs c’est de ne jamais s’arrêter (genre lire un petit peu tous les jours) : à partir du moment où tu fais une pause un peu trop longue, c’est foutu, tu n’as plus envie de t’y remettre XD.

Mais s’il ne te reste que la fin de la route d’Amane, tu n’es vraiment pas très loin. Si jamais tu finis, je serais curieuse d’avoir ton avis ^^. Heureusement que Meikyuu est bien plus fluide !

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