2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 19:20


On continue sur notre lancée. Par contre, ce sera probablement la dernière chronique hentai avant un moment. Parler d’autre chose c’est bien aussi, hein ? Mon cerveau est en sous-utilisation là et le pauvre n'est pas habitué à être laissé en veille aussi longtemps, il lui faut sa dose de métaphysique pour tenir le coup ! Oui, je sais, généralement c'est le contraire, les gens ont plutôt besoin d'une dose de "lol" régulière, mais je fonctionne à l'envers, moi j'ai besoin de penser sinon je tombe malade (*soupir*).

 



Milk Money

Deux OAVS, 2004

Censure : non

Tiré d’un eroge : ?

 

To relieve herself of the pain of her unsuckled milk, she takes a job as a wet-nurse. But she is abruptly dismissed when she is found to be "too attached" to her young charge...

 

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Je voudrais surtout pas te culpabiliser Kyoko mais porter un enfant en bas âge dans les bras, sans ceinture, sur le siège de devant, c'est un peu une connerie digne d'une démonstration de la sécurité routière ; tu t'attendais à ce qu'il survive combien d'années ton gamin ?


A la vérité je n’ai regardé Milk Money que très récemment parce que j’avais ouïe dire qu’il y avait une histoire sombre là-dessous et en effet c’est loin d’être un récit gentillet même si niveau sexe il n’y a pas grand-chose de choquant.

 

Le scénario est assez tordu donc il faut accepter toutes ses incohérences pour l’apprécier tranquillement. Kyoko a d’énormes problèmes de lactation depuis la mort prématurée de son petit garçon dans un tragique accident de voiture qui lui aura laissé de profonds traumatismes. Pour se débarrasser de ce lait en trop, elle accepte un job de nourrice et allaite un autre enfant du nom de Touji Ide. Très vite elle se montre particulièrement possessive à son égard et leur relation se teinte de sexualité. La mère s’en rend compte et vire immédiatement Kyoko, ce qui plonge Touji dans l’amertume. Depuis ce jour il n’a jamais pu l’oublier et déteste ses parents. De son côté Kyoko non plus ne l’a pas oublié et c’est avec tendresse qu’elle raconte à sa fille Marika, sur le point d’entrer au lycée, qu’elle a un frère de lait dans ce même établissement. La demoiselle est curieuse et décide de rencontrer Touji, en obéissant sans le savoir au plan détraqué de sa mère...

 

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Marika ne savait pas que sa mère était une MAN-EATER

 

Ce qu’il y a d’intéressant avec Milk Money c’est son scénario noir, un peu prévisible parfois, mais assez captivant dans son genre, ainsi que ses personnages féminins : entre Marika, très terre à terre mais touchante dans ses réactions, et la terrible Kyoko complètement psychopathe derrière son sourire aimable et sa voix douce, on y trouve son compte. Touji est bien sûr une sacrée mauviette indécise qui oscille entre son attirance anormale pour la mère et un début de béguin sincère pour la fille. Evidemment chacune le veut pour elle toute seule, ce qui entraîne un bon lot de complications surtout que si Marika opte pour la méthode raisonnable, sa mère est plutôt adepte de l’élimination radicale et des coups de putes. On se surprend à vouloir que le petit couple ait une fin heureuse même si on sent bien que c’est impossible (et la seconde partie du deuxième OAV est là pour dégoûter les plus romantiques).

 

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Je sais pas qui a eu l'idée de souligner les cernes du héros mais il a l'air, à la fois d'avoir une cicatrice sous l'oeil, et à la fois complètement shooté

 

Techniquement le titre est assez mitigé. Si certains passages sont corrects, d’autres sont très mal animés. Toutes les scènes de sexe avec Kyoko notamment souffrent du même problème : ce sont les mêmes images placées dans un ordre différent. L’illusion ne tient pas une seule seconde et on déniche aisément bon nombre d’erreurs techniques. A la fin du premier OAV par exemple, Touji et Kyoko font l’amour dans le sous-sol aménagé et on retrouve les images de leurs ébats précédents dans la chambre à coucher avec un fond noir (alors que les murs du sous-sol ne le sont pas) et même la présence d’une commode à gauche. Alors est-ce un flahback moisi ou nous prennent-ils pour des cons ? Mystère. Une autre erreur amusante : à un moment où le héros est censé la pénétrer on a un plan sur son vagin où l’on aperçoit très nettement qu’il n’y a aucun organe masculin dedans, pourtant la doubleuse continue à vociférer de plaisir et à répéter « Je te sens en moi » et autres billevesées sensuelles. Les plans sur l’immeuble où vit Touji est également identique tout au long de la série, de même pour la maison des demoiselles (même si on a le privilège de voir le jour se lever une seule fois). A contrario les scènes de Marika sont beaucoup mieux.

 

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On ne le voit pas sur cette image mais c'est méga fiesta sous le potager. Y a tellement de cadavres enterrés là-dessous que l'entrée est devenue super sélect : on ne prend plus n'importe quel zombie, il faut un minimim de standing

 

Malgré ces gros soucis techniques et l’ennui total que représentent les moments de coït, Milk Money se révèle étrangement sympathique à regarder. Bien sûr il y a des trous scénaristiques évidents (les motivations de Kyoko sont assez floues, on sait juste qu’elle est tarée, la scène des somnifères n’a JAMAIS aucune conséquence (ils ont dû se tromper de nuit) et la lactation sur commande est impossible), pourtant le récit est suffisamment prenant pour faire fi de ces défauts. Je ne conseillerai certainement pas ces OAVs à quelqu’un qui voudrait du fap pur et simple mais plus à quelqu’un qui a envie de voir du hentai un peu plus rafraichissant qu’à l’ordinaire et une yandere au plus haut de sa forme. Mention spéciale pour le dialogue final entre les malheureuses victimes de Kyoko qui se confient leurs mésaventures dans l’au-delà et dissertent sur la notion d’amour absolu. C’est complètement barré mais j’adore.

 



Princess Lover OAV

Deux OAVS, 2010

Censure :

Tiré d’un eroge : oui

 

Hentai adaptation of Princess Lover - Sylvia van Hossen's Arc.

 

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Les héroïnes du jeu original


L’histoire derrière la série Princess Lover est assez amusante puisqu’à la base il s’agit du premier eroge du studio Ricotta sorti en 2008. Premier titre qui sera adapté l’année suivante en série tous publics, puis en visual novel soft l’année encore après (un personnage semble même avoir été rajouté pour l’occasion). Et enfin sortiront deux OAVs hentai sur l’une des haremettes (d’autres sont en prévision) : Sylvia van Hossen. Bien entendu les seiyuus ont été changés avec un choix très particulier : troquer Terashima Takuya (le Teppei de la série tous publics mais aussi le meilleur pote du héros d’Amagami et plus récemment Ittoki Otoya dans Uta no Prince-sama) contre...Ishida Akira. Qui possède donc une plus grande popularité au vu de ses nombreux rôles charismatiques. Au début je ne l’avais pas reconnu (ou plutôt je ne voulais pas le reconnaître) mais il faut admettre qu’au moins il a des lignes de dialogue relativement tranquilles comparé à Mizushima Takahiro (qui double quand même Roméo dans Romeo X Juliet et Rollo dans la seconde saison de Code Geass) qui a dû jouer Katou dans Kansen Inyoku no Rensa, un hentai bien cool mais qui a la fâcheuse tendance à rajouter des « penis » et des « vagina » partout. Genre : « japonais japonais japonais, penis dans mon vagina, japonais japonais japonais ». Disons que ça fait un peu tâche. Ishida Akira n’a pas non plus de râle orgasmique, je suis donc sauvée d’un nouveau traumatisme du niveau de celui qui m’a secoué quand j’ai compris que c’était Jun Fukuyama qui se faisait « métaphoriquement » violer à l’écran dès le début d’Okane ga nai (et bizarrement ça ne me fait rien de savoir que Yuu Asakawa alias Tsugumi d’Ever17, Nagi Kirima dans Boogiepop Phantom et Motoko dans Love Hina a aussi été la seiyuu de la mère dans Immoral Sisters, va comprendre).

 

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OH MON DIEU, mais c'est horrible ! Teppei a perdu ses yeux entre deux adaptations ! Il faut publier un avis de recherche et vite !

 

Ces considérations techniques mis à part on peut dire que les OAVs de Princess Lover ont mis les petits plats dans les grands avec des graphismes quasi-irréprochables, de la variété dans les plans et une bonne animation (malgré quelques tressautements bizarres). C’est joli, c’est propre, les yeux peuvent être contents. Après il n’y a guère de tension sexuelle malheureusement, c’est même assez plat, les scènes de copulation s’enchaînent et puis c’est tout. Au moins on peut dire qu’elles sont bien réalisées à un détail près : Sylvia ne ferme jamais son putain de clapet. Apparemment les femmes sont bien de fieffées bavardes incapables de se taire plus de cinq minutes, ce n’est pas qu’une légende. On a donc le droit à de longs monologues (du vagin) de Sylvia qui décrit avec précision et exactitude ce qui passe à l’intérieur de ses entrailles ou pourquoi elle a pas envie de coucher mais le fait quand même parce que, parce que, parce que voilà. Elle peut aussi vous réciter le code de l’honneur en pleine levrette, c’est un de ses nombreux hobbies. Pendant ce temps Teppei s’en tamponne le coquillard, il subit patiemment et tire son coup avec sa galanterie habituelle.

 

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Dit la demoiselle déguisée en soubrette qui me renifle les parties génitales. On ne doit pas avoir la même notion de honte...

 

Comme l’intrigue n’est pas bien poussée, Princess Lover a eu le « génie » de faire appel au mécanisme que toutes les œuvres utilisent en cas de failles scénaristiques prononcées (Haruhi et Kara no Kyoukai en tête, ça n’empêche pas les films d’être excellents par ailleurs) : la fragmentation. On a donc une structure temporelle en puzzle tarabiscoté avec des flashbacks qui s’emboîtent pour donner l’impression d’une vague profondeur alors qu’en fait il n’y a juste rien de passionnant à raconter : le père de Sylvia s’absente pendant deux jours et la laisse du coup, ainsi que sa petite sœur, en charge de Teppei qui est son fiancé (et un mâle, c’est bien connu que laisser une femme toute seule plus de 24h entraîne moult catastrophes, elle pourrait genre sortir de la cuisine). Les deux tourtereaux vont donc surfer le poney pendant deux bonnes journées, les nuits en bonus. Laisser les scènes de sexe les unes à la suite des autres sans aucune transition aurait été une solution de faiblesse, je suppose, donc va pour le puzzle...

 

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"C'est pourquoi, après l'avoir juré lors d'une soirée de forte beuverie, je suis obligée d'être ton esclave personnelle jusqu'à ta mort. Une promesse est une promesse et le code de l'honneur paragraphe 503 alinéat 5 stipule que..." "Zzzzzzzz" "Oh, tu m'écoutes ?"

 

Il n’en demeure pas moins que les OAVs de Princess Lover remplissent leur but honorablement, ce serait juste bien plus agréable si la prochaine héroïne pouvait être moins volubile (et l’intrigue comporter des transitions au lieu de foutre des retours dans le passé pour plus de scènes de sexe gratuites sans avoir à lier l’ensemble).

 



Oppai no Ouja 48

Deux OAVS, 2010

Censure : oui

Tiré d’un eroge : oui

 

The other day, when I was reading an adult book, I thought, "I can tell whose breasts they are by just looking at them. Well, am I a king of oppai?" However, there was no way to prove it.... But one day, I receive a letter and it includes a bunch of free sex tickets! Also, the reverse side of each ticket has the photo of someone's breasts. When I'm confused, a girl, Nil, appears in front of me. According to her, I'm qualified to take part in a game. It seems the tickets aren't fake. My mission is to look for a girl who's got the same breasts printed on the ticket. Like this, my search for oppai begins....

 

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Tant que les héroïnes ne débordent pas de l'image tellement il y en a, ce n'est pas un vrai harem

 

Tiré de l’eroge du même nom de OLE-M, cette adaptation réussit quand même le tour de force d’inclure une grosse partie du casting initial composé de 48 demoiselles (quasiment la moitié), ce qui n’est pas rien (le harem de 15 Bishoujo Hyouryuuki à côté c’est de la gnognotte). Le principe du jeu était un peu de satisfaire tous les fantasmes possibles et imaginables avec des jeunes femmes fortement poumonées à la pelle : on y retrouvait du classique comme l’infirmière, la prof, la fille en kimono, la miko, la maid, la femme au foyer, la nonne, la fille à la robe chinoise, la bunny girl, mais aussi la fille en maillot de bain, la motarde, la serveuse de fast-food, la kunoichi, la fille d’ascenseur (c’est un métier ça ?), la seiyuu/chanteuse et même le clone visuel de Yoko de Gurren Lagann.

 

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Naoya détient à présent les clefs du paradis et de grands pouvoirs impliquant de grandes responsabilités, il va derechef en profiter pour apparaître dans un porno (je déconne pas, il le fait VRAIMENT)

 

Le scénario n’a aucun sens et le revendique fièrement sans jamais se prendre au sérieux : le héros, Inatani Naoya, a un fétiche pour les gros seins (et des yeux, c’est important de le signaler). Un jour, Nihru/Nil, une sorte de clone visuel de Suigintou de Rozen Maiden, la personnalité cooldere en bonus, vient le trouver pour lui proposer de participer à un jeu particulier. Non, il ne devra pas risquer sa vie, juste trouver les cinq championnes de la ville en les reconnaissant grâce à la taille de leur poitrine. Pour l’aider dans cette humble tâche, elle lui remet une série de coupons « Free Sex » qu’il peut présenter à n’importe quelle fille qu’il croise afin de s’engager dans des activités torrides avec elle. En outre une de ses professeurs vient d’inventer une machine révolutionnaire qui ressemble à s’y méprendre au détecteur de puissance de Dragon Ball Z (et Oppai no Ouja y fait clairement référence) mais a une utilité bien supérieure : l’engin permet de voir à travers les vêtements et donne des informations sur les seins des demoiselles (avec référence à Matrix au passage).

 

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"WHAT OVER 9000 ?!" "Oui, c'est la taille de ma collection de paires de chaussures !"

 

A partir de ce postulat loufoque, Naoya va donc se la couler douce en couchant un peu partout avec toutes les belles qu’il rencontre. On assiste donc à une série de vignettes à l’intérêt aléatoire. Certaines sont amusantes (la scène où il prend son goûter sur la poitrine d’une étudiante), d’autres touchantes (la miko est assez trognonne en fait), d’autres ennuyeuses (celle avec la maid à couettes, bouarf). On remarquera avec bonheur qu’aucune demoiselle ne fait sa mijaurée en feignant le viol, pour une fois. Au contraire, elles arborent même un large sourire quand elles aperçoivent le coupon Free Sex, avec une moue flattée de surcroît (à se demander si ce concours n’a pas été organisé par toutes les nymphomanes de la ville comme une excuse pour coucher avec quelqu’un). Globalement les deux OAVs sont bourrées d’humour et de bonne humeur, c’est souvent absurde mais tout le monde s’en moque (le protagoniste va d’ailleurs briser le quatrième mur à un moment). On note quand même trois héroïnes principales en la personne de Nihru, la professeure barjo et Matsuri, l’amie d’enfance. Threesome et Foursome en prévision donc.

 

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L'étudiante marrante a comme un faux air de Minorin sauf qu'elle, elle te prête ses seins quand t'as perdu ton assiette

 

Vers la fin du second OAV on bascule soudainement dans un passage plus triste lorsque le héros se rend compte qu’il ne va bientôt plus pouvoir profiter du sexe à gogo vu qu’il a presque trouvé toutes les championnes, et surtout que Nihru va s’en aller. La séparation est un peu étrange au sens où on a très peu eu l’occasion de voir les deux jeunes gens ensemble, mais en même temps ça paraît logique. Je ne dirais pas que j’ai versé des larmes, parce que bon, leur relation était pas assez travaillée pour cela, mais c’était presque adorable de voir un peu d’affection dans un hentai pour changer. Et par affection, je veux dire « amour qui ne se finit pas sur une orgie en moins de dix secondes ». Le happy end est un chouilla difficile à comprendre également : Nihru a soudain perdu sa taille de loli et gagné de la poitrine, ce qu'elle nomme comme étant sa "forme finale"...c’était donc son but depuis le début ? Mais euh, qu’est-ce que cela a à voir avec les championnes ? Pourquoi n’en parle-t-elle jamais ?

 

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Père, je suis enfin devenue Alice. J'ai un abdomen maintenant et même un lance-rockettes intégré !

 

Malgré ces quelques confusions sans doute relative au fait que l’anime a dû rusher comme un malade (les dernières haremettes sont présentées en coup de vent et n’ont le droit qu’à une phrase de description chacune vu que Naoya ne fait qu’énumérer toutes les partenaires qu’il a eu), Oppai no Ouja reste une expérience assez rafraichissante pour tous ceux qui en ont assez du serious buisness. En outre, et je n’ai pas encore abordé le sujet, les graphismes et l’animation sont de très bonne facture, pas exceptionnels en soi mais loin d’être moches. Il n’y a pas des masses de « boucles » par exemple, ce qui est un très bon point. On en voudrait presque plus à vrai dire (vu qu’il manque une moitié de casting et l’approfondissement de la relation avec Nihru).

 


 

Marine A Go-Go

Trois OAVS, 2001

Censure : non

Tiré d’un eroge : non

 

This 3 part hentai bishoujo OVA series is about an evil doctor that tries to collect the sperm of 100 guys, and the woman, Marin, that tries to stop her evil sister from accomplishing this. Based on the hentai manga of the same name.
"For the bright future of Japan, I shall take your semen!"

 

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Notre magical-girl en herbe qui va apporter le bonheur à tous les hommes grâce à son talent inné pour la fellation, très beau choix de carrière

 

Marine A Go-Go ou Soreyuke Marin-chan est un hentai au titre obtus réalisé par Masami Obari que j’ai déniché par hasard et c’est un peu un plaisir coupable digne d’une série B ou Z, un concentré de clichés tellement exagérés que ça en devient hilarant au trente-sixième degré. L’intrigue est la suivante : un scientifique fou et complètement badass du nom de Narutaki (qui a une voix semblable à celle de Gendô dans Evangelion, je veux pas savoir si c’est le même doubleur ou non...) s’allie avec le gouvernement pour redorer l’avenir du Japon. Et pour cela il a un plan ultra top secret que ne renierait pas un méchant de cartoon, puisqu’il compte prélever la semence d’une centaine des mâles les plus énergiques du pays et la congeler. On ne comprend pas trop ce qu’il compte en faire mais au fond on s’en fout un peu, it’s SCIIIIIIENCE, comme dirait l’autre. Mais évidemment les cobayes risquent de ne pas être très d’accord et notre clone du docteur Willy ne va pas s’amuser à les violenter lui-même (urgh, les images mentales), c’est pourquoi il préfère recruter une charmante demoiselle pour s’en charger à sa place. La candidate idéale se nomme Marine et elle étudie dans une école réservée aux filles...juste à côté du manoir de Narutaki. On ne peut pas dire qu’il est allé la chercher très loin. Toujours est-il qu’avec ses gros seins et sa stupidité naturelle, Marine paraît un choix stratégique efficace, c’est pourquoi il envoie Pon, l’une de ses créations, piéger la belle. Pon est une sorte de tortue parlante aux propriétés diverses et variées mais on en reparlera plus tard. Il offre une zoulie bague à Marine qui se révèle être ensorcelée. Dès que le docteur joue de la « flûte de Naru » (on dirait une référence à Ocarina of Time), cette dernière se voit cosplayée de divers costumes plus courts et plus sexys les uns que les autres. Et malheureusement elle ne peut pas enlever cet anneau magique (demandez pas comment ça marche, it’s SCIIIIIIENCE), du moins pas toute seule. Après une entrée fracassante, Narutaki se lance dans un monologue dans lequel il explique que si elle ne veut pas se trimballer la culotte à l’air toute la journée et finir sa vie dans la honte et le déshonneur, elle est obligée de participer à son plan génial en l’aidant à collecter le sperme de cent hommes, après quoi elle sera délivrée. Quel scénario époustouflant, pas vrai ?

 

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"Maman, y a un scientifique fou et une tortue parlante qui veulent faire de moi une esclave sexuelle, je fais quoi ?" "Ecris un scénario de hentai ma chérie. Ou arrête la coke."

 

Evidemment Marine A Go-Go est complètement over the top et part souvent dans le n’importe quoi, pour notre grand plaisir. C’est ainsi qu’on découvre que Pon peut s’incruster dans le vagin de Marine et aspirer toute la semence, ce qui lui permet de rester vierge et de ne pas tomber enceinte. Car la demoiselle a peur de ne plus être bonne pour le mariage, voyez-vous. C’est vrai que c’est beaucoup moins traumatisant d’avoir une tortue parlante coincée dans les parties qui se met à parler de temps en temps (les monologues du vagin, le retour). Bizarrement la jeune fille s’y fait assez vite et c’est avec beaucoup d’entrain qu’elle prend sa tâche à cœur et considère le scientifique fou comme son allié et mentor. Notamment parce que celui-ci lui apprend toutes les techniques nécessaires en direct live avec son assistante, la très poumonée docteur Marilyn (à prononcer Maririn).

 

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Dr Marilyn a une tenue tellement indécente que je peux pas vous la montrer, c'est une incitation à la copulation à elle toute seule. Pareil pour South Pole One.

 

Ce qui est bien avec le premier OAV c’est qu’au moins cette fois on nous balance pas une scène de sexe dans les premières secondes juste pour contenter notre impatience, je trouve ça moins insultant pour l’intelligence du spectateur que considérer qu’il peut attendre dix petites minutes. A partir de là les ébats s’enchaineront car telle est la dure mission de Marine : satisfaire les hommes. Tout un programme. Heureusement divers retournements de situations viendront pimenter tout cela : après un apprentissage WTF comme il se doit, elle s’attaque à un strip-teaser capable de faire mouiller une fille rien qu’en la regardant (et qui s’est incrusté des perles dans le pénis, ce qui lui donne des pouvoirs du tonnerre...non en fait, ça amplifie juste la tension sexuelle) avant de se rendre compte qu’elle possède une rivale en la personne d’un « Sexroid » crée par Marilyn, jalouse de leur succès. Un Sexroid blond avec des barrettes représentant le drapeau américain, conçu pour parler anglais à grand coup de « Yes, yes, come on » (on se croirait dans un épisode de Panty & Stocking) et qui a la fâcheuse tendance de transformer ses partenaires sexuels en momies à force d’aspirer leur énergie. South Pole One (c’est son charmant petit nom) va donc s’engager dans une terrible bataille contre Marine et a lieu un gigantesque concours de qui va faire jouir le plus de mecs. POUR L’HONNEUR. Et on déguise à peine le fait que c’est Japon contre Etats-Unis (révélation d’intensité maximale mais South Pole One travaillerait pour...le Pentagone, oh mon Dieu, je ne l’avais vraiment pas vu venir). Du grand naouak en prévision légèrement assombri par le fait que la fin est un gros cliffhanger. Car bizarrement oui, on a envie de savoir la suite. Ce truc est assez captivant en son genre.

 

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En toute modestie

 

Pour un hentai relativement ancien (commencé en 2001 et terminé en 2003), il s’en sort plutôt bien du point de vue de l’animation. C’est bien meilleur qu’un Ane to Boin ou un Stepmother’s Sin (pas des très bons éléments de comparaison mais tant pis). Les graphismes sont tout à fait corrects et les doublages collent parfaitement : Marine sonne totalement comme une demoiselle affreusement naïve mais ne l’est pas suffisamment pour ennuyer l’audience, celui qui double Narutaki est convainquant en scientifique taré, Pon sonne comme une mascotte, le côté kawai-choupi en moins, Marilyn a un rire de diva stéréotypé comme il faut et South Pole One a faussement l’air d’une américaine tentant de parler japonais. On a même le droit à un opening reprenant la plupart des images de cosplay des OAVs qui n’est pas trop mal même si on peut déplorer le choix des paroles (une chanson d’amour dans un hentai avec une « sex sailor », euh, ok). Les scènes de sexe ne sont pas particulièrement attirantes à vrai dire mais l’aspect comique surpasse aisément ce point pour peu qu’on apprécie l’ironie de la situation, cela dépend vraiment de vos goûts personnels.

 

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Tous dans la Narutaki Mobile !

 

Je ne pense pas qu’il faille prendre Marine A Go-Go au sérieux, pas quand les premières minutes du plan maléfique sont parsemées d’effets sonores cartoonesques et que des éléments absurdes pleuvent de partout (le docteur Marilyn est offensée par Narutaki parce qu’il a confondu sa lettre d’amour avec un mouchoir un jour où il était enrhumé) ainsi que quelques possibles références (impossible de ne pas faire le rapprochement avec Sailor Moon quand l’héroïne déclare te prendre ton sperme au nom de l’amour et du futur du Japon). Pas non plus quand on voit que South Pole One peut tirer des roquettes avec son genou et des missiles avec sa poitrine. Ces OAVs sont vraiment à prendre au même titre qu’une série B mais avec du sexe dedans : c’est ridicule, complètement cliché et over the top mais c’est difficile de ne pas avoir un faible envers ce genre de titres.

 



Et c'est tout pour cette fois. Je n'ai pas encore songé à ce que sera le prochain article mais j'ai quelques atouts dans la manche au cas où (Millenium Princess m'attend toujours, par exemple) et une folle envie de parler musique. Par exemple, ça me tenterait bien de proposer tous les mois un "mix" d'une bande-son obscure que je vous ferais découvrir (et par obscure, je veux bien évidemment parler d'OSTs d'eroges, j'en ai trouvé quelques unes très intéressantes ces derniers temps). Genre je mettrais ça sur la colonne de droite et j'essayerai de trouver régulièrement de nouveaux albums à montrer. Est-ce qu'il y en a que ça intéresserait comme initiative ? Et tant que j'y suis je pourrais peut-être poster les résultats du blindtest eroge vu que personne n'a rien trouvé. J'attends vos commentaires sur le sujet .

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 20:00

Pour ceux qui l’auraient loupé, la première partie des chroniques hentai se trouve ici et j’y explique pourquoi il y aura très peu de critiques sérieuses ce mois-ci.

 

Et encore une fois, pas de bannière Not Safe For Work, pas besoin, j’essayerai d’être soft dans les images. Par contre je spoile les « intrigues », j’avais oublié de le mentionner la dernière fois.

 



Stepmother’s Sin

Deux OAVS, 2001

Censure : non

Tiré d’un eroge : oui

 

Yusuke's been very naughty. He's seduced his father's fiancee; transforming her into a debased slave to his own twisted desires. But as his hold on her tightens, his sanity slips, and the forbidden family fun descends into a nightmare of lust! Trapped in madness of their own creation, they will pay the ultimate price for a stepmother's sin!

 

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Petit rappel de ce à quoi sont censés ressembler les personnages


La dernière fois j’avais débuté mon article avec le hentai que je trouvais le plus soporifique, en suivant la même logique cette fois je commencerai par le plus mauvais (pas horrible, mauvais, retenez bien la différence) : Stepmother’s Sin. En réalité je n’avais jamais entendu parler de ces OAVs auparavant, en tout cas pas avant ma critique de l’eroge du même nom. Un charmant lecteur m’avait alors déclaré qu’une adaptation animée avait vu le jour. Par curiosité, j’ai voulu voir de quoi il retournait. Après tout, vu le contenu du jeu, ça ne pouvait pas être pire, pas vrai ? Je ne pouvais pas imaginer combien j’avais faux…

 

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Misako est terrifiée à l'idée de devoir apparaître dans une oeuvre encore plus atroce que la précédente

 

L’original Stepmother’s Sin était un eroge médiocre avec des graphismes assez moches et une histoire pas bien poussée mais ce n’était pas un mauvais produit pour autant et il y avait quelques éléments marrants (sans compter l’universalité du thème abordé : la dépravation d’une femme naïve et innocente). L’adaptation élève cette laideur visuelle à un tout autre niveau ! L’animation est juste ATROCE. Vous ne pouvez pas l’imaginer, même en essayant très fort. Pour vous donner un petit exemple, l’introduction (qui dure près d’une minute trente) est constituée d’une alternance de plans entre une femme qui se déshabille trèèèèèès lentement (mais on peut dire que ses vêtements se détachent tous seuls en fait) et un zoom sur le visage d’un mec à lunettes et moustaches qui a un regard pervers. Et non, on ne vous dit pas qui sont ces deux personnages pas beaux qui s’emboîtent. Excitant, pas vrai ? J’avoue, rien de plus attirant pour le spectateur qu’une animation pourrie et des inconnus qui font à-dada sans aucune raison, contexte ou enjeu préétabli. Sérieusement, qui a cru que c’était ce que l’on voulait voir ? Dans le jeu, l’adultère de la mère du héros (car oui, c’est ce qui défile à l’écran) durait quelques minutes et on passait à la suite. Ici, la scène est juste interminable. Et complètement soporifique. Et d’une difformité innommable. Lors de la première scène de fellation, t'as l'impression qu'elle bouffe une saucisse tellement l'organe est mal dessiné. Je suis censée mouiller devant cette vision apocalyptique ? Est-ce que les producteurs prennent le spectateur pour un obsédé sexuel capable de se lustrer le manche devant n’importe quoi ? Et qui a pensé que cette musique pseudo-dramatique allait être prise au sérieux rien que deux petites secondes ? Je n’ai pas pu m’empêcher de pouffer tellement c’était pas crédible.

 

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Une scène totalement nécessaire car c'est évident que les spectateurs de Stepmother's Sin ont un fétiche pour les moustachus à lunettes

 

Je pourrais m’étendre des heures afin de vous décrire pourquoi Stepmother’s Sin me sort par les narines, à la place je me contenterai de mentionner un problème majeur et très récurent lors des deux OAVs : la séparation de l’écran. QUI. A. EU. CETTE. IDEE ? Je veux des noms. Maintenant.

Dans certains cas on peut utiliser ce procédé, je ne le nie pas, mais généralement l’écran est découpé en plusieurs morceaux qui montrent tous une partie de l’action, donc quelque chose de potentiellement pertinent. Dans ce hentai, nope, ce serait trop facile de, par exemple, montrer le visage de la demoiselle en plein acte, ses seins, puis ses hanches ou ses fesses, à la place on vous met un gros zoom sur les testicules de son partenaire (pas beau), un gros zoom sur son visage de gros pervers, et un plan sur…je sais pas, un morceau du coude ? Ou du genou, comme vous préférez.  Ou mieux, on vous coupe la partie de l’écran où se passait l’action, comme ça vous ne voyez plus rien. Ou alors, summum de la créativité, l’écran divisé en deux…vous montre la même chose deux fois avec un petit effet miroir (facultatif). Au cas où on serait trop bête pour comprendre ce qu’il se passe, va savoir.

 

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Je sais pas vous les gars mais moi je trouve que cette image du héros pensif manque d'intensité dramatique. HEY, ET SI ON RAJOUTAIT UN POMMEAU DE DOUCHE A DROITE DE L'ECRAN ?

 

Maintenant que c’est fait, je suppose que je peux revenir au « scénario ». La longue introduction nous présente donc l’adultère de la mère de Yusuke, le héros. L’acte est entrecoupé d’images du protagoniste adulte qui se retourne dans son lit. Malheureusement c’est mal fichu. Et le passage du « climax » de la mère à la vie de son fils est juste ultime grâce à un…siège de toilettes. Oui, tirer la chasse, avoir un orgasme, du pareil au même. Très sexy. Après multiples minutes de confusion et de transitions foireuses, l’intrigue se révèle maladroitement telle qu’elle était dans le jeu : Yusuke déteste sa mère depuis qu’il l’a surpris en pleins ébats avec un autre, et depuis il considère que toutes les femmes sont des putains qui cachent bien leur jeu. Son père s’étant remarié à une autre, elle-même ayant une fille de son âge, il apprécie mal l’intrusion de deux inconnues dans sa maison et décide donc de se venger. Le pauvre, la procrastination a eu raison de lui =O.

 

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En réalité ceci est un message subliminal pour vous signifier où doit partir le DVD de Stepmother's Sin une fois visionné

 

C’est là qu’on découvre que le chara-design a été complètement foiré. Misako ressemble à peu près à quelque chose mais Shiina… C’était une loli aux cheveux courts et bleus, à présent elle a deux couettes brunes et des lunettes. Totalement ressemblant donc. Et elle n’est pas « fantasmable », c'est-à-dire qu’elle n’a pas de véritables qualités physiques. C’est une fille, au mieux quelconque, au pire disgracieuse. Ce qui n’empêche pas les meilleurs amis du héros (créés pour l’occasion) de se comporter en véritables hommes des cavernes en grognant « Houba, houba, elle très très bonne, moi vouloir enfoncer mon bâtonnet dans son cornet de glace » et autres « Elle vierge, moi être premier à défoncer son intérieur jusqu’à ce que ça saigne » « Non moi être premier » « Non moi ». A ce point de l’OAV c’est difficile de ne pas sympathiser avec le héros : c’est le seul mâle doté d’un cerveau fonctionnel du quartier. Destin lourd à porter, je suppose.

 

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Parce que cela faisait longtemps qu'on avait pas séparé l'écran en deux tiens...

 

Autre « petit » détail : le traitement sonore et les « effets spéciaux ». Oui, effets spéciaux, je crois que le terme est on ne peut plus adapté. Lorsque Yusuke se brosse les dents, on a le droit à un bruitage « épique », lorsque Yusuke éjacule, il y a un bruitage épique et des éclairs en bonus. Je ne plaisante pas. Il y a même un son semblable à un coup de feu qui retentit lors de la pénétration. Oh et les bulles de savon sont magiques. Parce que c’était nécessaire à l’intrigue, évidemment !

 

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"Tu as une lumière rouge dans l'oeil, mon chou" "C'est rien, ça m'arrive à chaque fois que j'élabore un plan maléfique"

 

En parlant du loup, il faut décidément que j’arrête de brailler sur les pauvres résultats techniques et que je m’empêche de vous décrire toutes les autres joyeusetés qui me hérissent le poil (par exemple l’abus de l’anti-climatique ultime, j’ai nommé le gros plan sur les testicules qui pendent pendant que le vagin se fait hum-hum. Le spectateur avait FORCEMENT besoin de voir ça le plus possible, pas vrai ?)

 

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L’histoire en elle-même a pas mal de hauts et de bas. Si la scène du bain reprend à peu près fidèlement l’eroge, la débauche de Misako est assez prématurée, trop pour être crédible. Ainsi elle dira non, puis oui, puis non, en l’espace de trois minutes sans jamais que ses sautes d’humeur soient expliquées. Elle supplie Yusuke de ne surtout pas toucher à Shiina, en échange de quoi elle fera n’importe quoi, mais quand celui-ci désobéit sous ses yeux, elle va chialer cinq secondes avant de réclamer son pénis et ne mentionnera plus jamais ses griefs. Va comprendre. Shiina en elle-même est tout aussi mal maîtrisée. On a le droit à sa scène de masturbation, comme dans le jeu, mais elle semble totalement gratuite et déconnectée (et surtout, elle se tripote le clitoris devant une peluche que son « frère » lui a offert…j’ai envie de dire quelque chose mais je crois que ça serait superflu). Un travail très mauvais pendant un OAV et demi donc. Oh et la cousine qui servait de complice de débauche dans le jeu est juste là pour des scènes de sexe supplémentaires maintenant.

 

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"Tiens Shiina, je t'offre une nouvelle peluche pour tes activités masturbatoires" "Merci, t'es un vrai frangin !"

 

Par contre, ce qui rattrape légèrement Stepmother’s Sin c’est sa fin. Les producteurs ont décidé d’inclure une sorte de morale et de partir dans leur propre délire. Et c’est juste admirablement drôle (involontairement ?). Yusuke se rend soudainement compte qu’il éprouve des sentiments pour Misako et au cours de leurs ébats, il lui avoue ce qu’il a sur le cœur. Sa déclaration est presque touchante, il demande à être pardonné, tout penaud. Et il s’en prend plein la gueule. Mais vraiment. Car tout ce qu’elle trouve à répondre c’est « Des sentiments ? Qu’est-ce que j’en ai à foutre ? Tu m’as transformée en nymphomane obsédée par le sexe, tu assumes ! Allez, maintenant sois sympa de la fermer et pénètre moi un peu plus fort s’il te plaît ». L’amour est complètement atrophié au profit du plaisir sexuel, c’est si beau… Bien évidemment Yusuke le prend très mal et il devient complètement instable. Shiina de son côté est sous le choc depuis son viol, on dirait qu’elle a perdu son âme, et elle se laisse entraîner par des mecs qu’elle ne connaît pas. Et Misako organise une grande orgie dans sa maison. J’adore =D.

 

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Shiina est traumatisée en découvrant qu'elle n'est pas née dans une rose

 

On note tout de même que lorsque le héros abuse de Shiina et de la demoiselle du parc (qui hurle à la mort et appelle les flics, première fois que je vois quelqu’un avoir une réaction cohérente dans un hentai), toutes deux sont traumatisées. En revanche, lorsque Misako, en manque dès la seconde où son sextoy sur pattes s’enfuit, appelles à la rescousse des gens dans la rue pour qu’ils insèrent leurs clés dans sa serrure (c’est la seule explication que je trouve au fait qu’elle réussisse à réunir une dizaine d’hommes en moins d’une heure, je la vois mal entretenir des sex friends), ils y vont direct. Bilan : les garçons sont tous des pervers. Jolie morale, merci. Heureusement il y a plus que cela et les dernières secondes sont assez intenses (les flics frappent à ma porte, est-ce que j’arrête mon orgie ? BIEN SUR QUE NON) avec un gros mystère final lors du coup de revolver hors écran : Yusuke s’est-il suicidé ou a-t-il tué sa belle-mère ? La fin est vraiment ironique au point où on se demande si ce n’est pas prémédité par Misako vu qu’elle s’est laissé faire assez facilement. Si c’est le cas, je l’érige illico au rang de meilleur personnage ayant jamais existé dans un hentai.

 

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Quand t'es énervé, va tabasser des inconnus dans la rue et viole leur copine sous leurs yeux  !

 

En conclusion, Stepmother’s Sin est vraisemblablement l’exemple-type d’une réalisation douteuse qui ne peut que rebuter le spectateur et écrase du même coup toutes les bonnes idées du scénario. La première fois que je suis tombée sur la série, j’ai tout simplement « ragequité » dès le début du premier OAV tellement c’était atroce. Je n’ai pu contempler la fin qu’à l’occasion de cet article en voulant ne rien manquer. Mon jugement s’est probablement un tantinet radouci depuis mais je ne peux décemment pas pardonner des graphismes aussi repoussants, des effets sonores absurdes, des incohérences scénaristiques à la pelle et une animation aussi craignos. Même pour une fin lolesque. Car oui, les gens qui regardent du hentai ont aussi des standards…

 



Renketsu Houshiki

Trois OAVS, 2008

Censure : oui

Tiré d’un eroge : non

 

Je ne mettrais pas de résumé global pour celui-là vu qu’il a la particularité d’avoir une histoire différente à chaque OAV. Renketsu Houshiki est à la base un manga pornographique de Karino Hasumi composé de différents récits assez courts. Les graphismes originaux ne sont pas franchement extraordinaires mais l’adaptation animée s’en sort plutôt bien de ce point de vue là. L’animation n’est pas trop mal non plus. Mis à part quelques incohérences techniques ça et là (une demoiselle dégrafe son soutien-gorge par l’avant et les bretelles se décrochent toutes seules comme par magie), aucun problème particulier à mentionner. J’aime assez cette série vu qu’elle a quelques qualités (au niveau de l’histoire, de l’humour) et surtout des chutes bien amenées.

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 Comment résister à l'appel de la chair si c'est si bien demandé ?

 

Le premier OAV, Hold, est une classique histoire d’inceste entre Keisuke et sa petite sœur Misaki (qui porte admirablement bien le zettai ryouiki). Mais contrairement à Samayou Midara na Lunatics, cette fois-ci l’intrigue est bien mieux maîtrisée. Keisuke, suite au cancer de son père, se voit remettre comme responsabilité de reprendre la boutique familiale et de se marier avec la fille d’un collègue. On a donc un gros dilemme bien juteux qui fait tout le sel de la relation perturbée du héros avec Misaki. Ils s’aiment mais en même temps se repoussent sans y arriver. Le protagoniste va demander à sa sœur, après une scène d’amour, de se trouver un petit ami, mais dès qu’il apprend qu’elle a obéi pour maintenir une façade, il devient jaloux. On a donc une sorte de va et vient constant entre le « Non, on ne doit pas » et le « Roh mais si, j’en ai trop envie ». De plus la dernière scène (qui est très longue) est particulièrement bien foutue : le mariage est prévu pour bientôt et le lendemain doit avoir lieu la rencontre avec le futur beau-père, les amoureux veulent alors passer une dernière nuit ensemble, sauf que Misaki refuse d’accepter le départ de son frère, du coup elle fait tout pour le retenir. On voit l’heure défiler jusqu’à ce que le retard de Keisuke soit de plus en plus problématique. On croit qu’il va y aller, et Misaki trouve un autre argument pour l’empêcher de s’en aller. Il y a  une réelle tension dramatique qui fait qu’on se retrouve vraiment sur sa faim lorsque l’OAV se conclut vu qu’elle débouche sur une sorte de cliffhanger. Le manga lui-même n’allant pas plus loin, on ne saura jamais ce qui est advenu de ces personnages, ce qui est bien dommage parce que, aussi surprenant que cela puisse paraître, on finit par s’attacher un peu à eux, à sympathiser avec leur destin. En ce sens, Renketsu Houshiki prouve que même avec un scénario lambda, on peut obtenir un résultat agréable. Bizarrement ce n’est même pas mon préféré du lot.

 

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Notez le regard libidineux de la nouvelle mariée. On sait déjà qui sera le dominant dans le couple.

 

Le second OAV, School, démarre dans un contexte complètement différent, ce qui fait que ceux qui ont cliqué sur la suite en espérant retrouver Keisuke et Misaki vont être bien déçus. Cette fois nous sommes dans un lycée ordinaire tandis qu’une fille se dirige vers le labo de sciences naturelles en compagnie du clone de Yuki Sôma dans Fruits Basket. D’habitude, dans un hentai, on a plutôt un mâle alpha en guise de héros, donc il faut un petit temps d’adaptation avant de réaliser que le mec androgyne à la voix douce sera ledit héros. Et il y a une raison à ce choix. En attendant la demoiselle se confie à Hirayama en avouant qu’elle ne supporte pas les garçons mais qu’avec lui ça va parce qu’il ressemble à une fille. Cette phrase plutôt insultante va heurter la corde sensible et le gentil androgyne révèle sa véritable personnalité avant de se jeter sur elle. Hirayama est assez ‘marrant’ en soi vu qu’il n’a de cesse d’insulter ses partenaires sexuelles mais qu’elles ne l’aiment que d’autant plus, ce qui l’énerve inexorablement, preuve d’une certaine note d’humour. Il va donc violer la demoiselle naïve et reloue qui était vierge et l’humilie en lui enfonçant une éprouvette dans l’anus. Si vous avez une curiosité aussi malsaine que la mienne, vous ne pouvez pas ne pas avoir une certaine image plantée dans la tête à cette évocation. Je m’attendais à ce que l’éprouvette se brise et que la jeune fille ait des éclats de verres dans les parties mais heureusement pour elle, le tube va juste se fendre. Enfin ‘heureusement’, façon de parler. De toute façon, Hirayama va encore l’insulter et l’enfermer à clé dans le laboratoire (il s’est procuré un trousseau de toutes les clés du lycée visiblement). Et là, que va-t-elle hurler à travers la porte ? « Rends-moi ma virginité » Hum, je crois que c’est foutue petite…

 

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Tu sais Yuki, c'est pas sympa d'enfermer Ayame dans un flacon, je sais qu'il est un peu pervers mais quand même...

 

Mais notre protagoniste n’a pas fait quelques pas qu’il se retrouve nez-à-nez avec deux camarades de classe visiblement populaires (façon de parler minaudière, loose socks, gal à la peau bronzée et aux cheveux blonds, rires de peste, tout y est) qui ne trouvent rien de mieux que de lui faire porter un uniforme féminin parce que « ça lui va bien ». Encore une fois, la corde sensible est frottée et après une coupure, on retrouve les trois étudiants en plein threesome avec un peu de yuri pour bien débuter. Moi je dis : meilleure transition du monde ! Visiblement Hirayama n’apprécie guère la dénommée Misa qui n’arrête pas de geindre d’une voix aiguë et a le mauvais goût de s’appeler par son propre nom. En plus elle a la peau mate, c’est moche, donc pas de pénis pour toi, mistinguette ! Pas de bras, pas de chocolats ! Oui, le héros fait de l’élitisme, il n’y a que la fille à la peau blanche qui a le droit à la pénétration, l’autre est juste bonne à lui faire une fellation et elle a intérêt à fermer sa gueule si elle est pas contente. Ce qui est très ironique c’est que les deux demoiselles ont appréciés le traitement ordurier (« Ta gueule connasse, bouffe ma teub et fais pas chier ») et donnent donc leur numéro de téléphone dans l’espoir de faire des trucs cochons une autre fois. Et ça agace notre ami androgyne qui les enferme à clé. Leur réaction : « Avant j’étais fan du club d’hôtes mais maintenant y a plus que toi qui m’intéresse ! ». Je crois qu’on tient un gimmick…

 

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En voyant qu'elle posait nonchalamment la main sur la poitrine de sa copine j'aurais dû me douter qu'il y aurait du yuri dans l'air

                                                                                                                        

Et qui vient ennuyer Hirayama cette fois ? Sa professeur qui lui demande quelques minutes. On apprend alors que cet anti-héros sèche les cours et que ses notes sont en chute libre. Il serait donc sympa de se manifester s’il rencontre des problèmes. Silence. La professeur insiste : tu sais, je suis au courant pour l’ijime, que dans ton ancien établissement tu en as bavé à cause de ton apparence androgyne et qu’on t’en faisait voir de toutes les couleurs en t’appelant « monstre ». Quelques images traumatisantes en flashback laissent alors suggérer qu’Hirayama a été…violé par des camarades de classe. Mon dieu, ce hentai semble avoir un début de morale ! On n’en saura pas bien plus vu que la description très détaillée de l’institutrice énerve légèrement son élève (quel manque de tact aussi, à sa place je n’aurais pas aimé l’énumération d’insultes) et on comprend qu’il ne faut vraiment pas le comparer à une fille. A aucune occasion ! Le voilà qui viole sa professeur sur son bureau (m’enfin elle aime ça à la fin) et qui l’enferme à son tour. Réaction ? « Si c’est les notes le problème, je peux t’arranger ça ! » Elles sont toutes pourries jusqu’à l’os dans cet établissement ou quoi ?

 

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Pour une partie de jambes en l'air j'aurais toujours du temps...euh je veux dire, j'arrive madame Fujimori !

 

Le pire dans cette histoire c’est qu’on compatit presque avec le violeur, à cause de son passé traumatique bien sûr, mais surtout à cause du comportement de ses victimes. Entre la première qui fait sa mijaurée (« Oh oui, j’ai besoin d’un mâle pour ranger un bocal dans un putain de laboratoire, je ne saurais le faire toute seule, protège-moi mon prince charmant ! Au fait, toi je t’aime juste parce que tu ressembles à un travelo »), les deux pouffes insupportables (Misa notamment mérite une bonne claque avec ses gémissements d’enfant capricieux façon « Je veuuuuuuux un pénis, je le veuuuuuuuuuuux maintenant ») et la professeur pas douée qui se laisse corrompre par une partie de jambes en l’air, on se retrouve avec une belle brochette de gens détestables. Mais l’histoire ne s’arrête pas là puisqu’on a le droit à une chute à la fois cocasse et ironique. Hirayama se retrouve enfermé dans une salle dans laquelle un mec lui avoue son amour et essaye de le violer (dans un sens il se retrouve bien puni de sa mégalomanie) et le générique est cartoonesque au possible : il est sans caleçon et poursuivi par son agresseur.

Superficiellement, School est le récit d’un serial violeur mais on dénote de l’humour noir là-dessous, ce qui est assez rafraîchissant et rend le visionnage bien plus intéressant.

 

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Attention, nous entrons de plein pied dans la DANGER ZONE ! Du BL dans mon hentai ? No way !

 

Cependant, des trois OAVs, c’est Blind que je préfère. Notamment parce que sa chute se révèle encore plus tonitruante que les deux précédentes. L’histoire est assez simple : l’héroïne est belle, intelligente, mais n’a aucune amie dans son école. On la regarde avec méfiance à cause de ses bons résultats et ça la désespère. Que faire pour obtenir des amis ? Le sexe bien sûr ! Mais pas tout de suite, voyons. Non, d’abord l’héroïne va, en se baladant dans les couloirs, assister à une scène étrange. Je ne sais pas si celle-ci a été ajoutée pour l’anime ou si c’est un collage d’une autre histoire courte du manga original mais c’était bien vu puisqu’il s’agit d’une sorte de mise en abîme. Une demoiselle à nattes et lunettes (et gros seins, c’était vraiment pas la peine de demander :p) se fait agresser par trois garçons parce qu’elle n’a pas d’amies. On lui reproche son air hautain. Immédiatement l’héroïne se reconnaît dans ce portrait et elle reste bêtement à les espionner au lieu d’aller chercher du secours. Et la nouvelle venue se fait violer, évidemment (vous vous attendiez à quoi ?). La particularité de cette scène c’est qu’elle réussit assez bien à montrer la transition entre le refus de la victime et sa nymphomanie soudaine (n’oubliez pas que dans un hentai une fille qui se fait violer finit toujours par aimer ça). Ce que je veux dire c’est que contrairement à Stepmother’s Sin où Misako enchaîne les oui et les non sans aucune cohérence, on peut ici déceler les étapes progressives à la fois dans les images (les yeux se resserrent, rougeurs, la bouche laisse échapper un sourire) et dans la voix de la doubleuse (au début tu entends la douleur et tout doucement, paf, plaisir). Personnellement je trouve que c’est un modèle du genre et qu’on devrait la libeller « Comment réussir sa scène de viol ». Mais je digresse.

 

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Hanhan, je ne l'avais vraiment pas vu venir

 

Après s’être copieusement tripotée devant le viol de sa copine (dans le couloir…toi t’as peut-être des bonnes notes mais t’as pas l’air très futée), l’héroïne prend sa décision. Et on passe au scénario, le vrai, le marrant, avec de grandes tranches de naouak dedans. Car la demoiselle veut des amis, elle en veut vraiment. Et pour cela, que fait-elle ? S’inscrire à un forum de discussion ? A un club d’activités extrascolaires ? Se rendre dans un bar ? En discothèque ? Bien sûr que non, voyons, dans un terrain vague en pleine nuit ! Suis-je bête ? Quel lieu charmant pour faire des rencontres ! Ais-je précisée qu’elle était aussi à poil, les yeux bandés et qu’elle tenait une paire de menottes à la main ? Voilà son plan… Elle va donc aborder un jeune homme devant un distributeur de boissons et lui propose de coucher avec elle. Sauf que tous les autres ouvriers travaillant sur le chantier d’à côté se ramènent et que ça finit en orgie totale. Et elle est contente parce qu’elle s’est fait pleins d’amis d’un coup. Clap, clap, félicitations. C’est là qu’intervient la chute la plus WTF que j’ai jamais vue dans un hentai (il doit y en avoir d’autres du même acabit, je ne me fais pas de soucis). Un attroupement de jeunes filles se presse devant la classe de l’héroïne. On ne voit pas bien ce qu’elle fait mais toutes ont l’air choquées par son comportement. Soudain, on voit tout. Elle s’est enfoncée un vibro dans le vagin et se tripote assise sur le bureau du prof devant tout le monde. Et là résonnent ses pensées : « J’ai réussi à avoir pleins de potes mais aucune amie…je me demande pourquoi ». OH VRAIMENT ? J’en pleure encore de rire…

 

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Y a Kaname Chidori de Full Metal Panic et Haruhi Suzumiya qui me regardent bizarrement, je me demande pourquoi. Serait-ce cette fameuse paire de menottes que je trimballe partout qui me rendrait suspecte ?

 

En conclusion, Renketsu Houshiki est une série assez sympa dans son genre. Techniquement bien foutue, elle a le mérite d’apporter de la diversité à chaque épisode et d’osciller entre du drama classique, du comique et du WTF comme on les aime, tout en maintenant un bon équilibre sexe/’scénario’. Que demande le peuple ?

 



Miyazaki Maya Daizukan

Deux OAVS, En cours, 2010

Censure : oui

Tiré d’un eroge : non

 

Adapté du manga du même nom de Miyazaki Maya ces OAVs m’ont surtout attirées à cause de leur potentiel WTF. Et je n’ai pas été déçue du voyage. Les deux OAVs sont découpées en quatre chapitres dont deux concernent La légende des 800 trous (non, c’est même pas pervers) dans laquelle erre Takehiko, un adolescent ordinaire, transporté dans un autre monde médiéval par erreur via un procédé qui fait clairement référence à Alice au pays des merveilles. Il y rencontre la charmante princesse Tsubaki avec lequel il couche sans savoir qui elle est…pour mieux découvrir qu’il a intérêt à l’épouser s’il ne veut pas que le beau-père lui crève les yeux. C’est la vignette la plus mignonne à mon sens. Il y a du sexe bien sûr, mais il n’est guère intéressant à regarder et c’est surtout la relation amoureuse entre les deux jeunes gens qui prend de la place. Tsubaki est assez adorable dans son genre, il est difficile de ne pas fondre devant ses mimiques et sa façon assez unique de parler.

 

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Takehiko ! Takehiko ! Takehiko ! Takehiko ! Takehiko !

 

Les deux autres chapitres sont complètement différents. A la fin du second OAV on découvre Ootsuka Jinpachi, un professeur de sciences naturelles peu séduisant qui doit subir les moqueries de sa collègue, l’enseignante en musique. Qui bien sûr est vêtue d’un tailleur sexy qui couvre peu ses charmes. Pour se venger, il décide de créer un aphrodisiaque surpuissant et de la violer en lui enfonçant des ballons de chimie au niveau des tétons. Ce qui ressort de cet épisode reste la chute, d’une ironie assez cruelle puisqu’on se rend compte que Jinpachi a tout fait foirer (eh oui, enfin une victime qui se barre en pleurant au lieu de devenir soudainement nymphomane) dans une relation pas forcément hostile (mauvaise pioche mec, c’était une tsundere) et aussi un passage assez comique où le protagoniste se planque de manière pas crédible du tout (coucou, je suis derrière la vitre !).

 

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La meilleure cachette du monde

 

Mais le clou du spectacle reste le chapitre à la fin du premier OAV avec…la fée des bicyclettes. Non, je n’ai pas ingurgité d’alcool, c’est bel et bien le scénario. Une demoiselle en tenue d’EPS a une technique de masturbation bizarre impliquant la selle de son vélo lancé à pleine vitesse. Sauf qu’un jour un garçon aperçoit la scène et ça lui donne une idée délirante : il se déguise en fée des bicyclettes (en fait il est à poil avec des roues et un guidon) et approche la belle qui est d’une naïveté telle qu’elle le croit immédiatement. S’en suit des ébats en plein mouvement que vous n’imagineriez même pas dans vos plus grands moments de beuverie. C’est juste unique : la fille pédale sur le monsieur-vélo tout en étant emboités. Le pire c’est qu’ils se font surprendre par des amis qui se gaussent de la situation (moi j’aurais trouvé effrayant de croiser un collègue de travail déguisé comme ça) mais que la nana ne capte jamais qu’elle vient de se faire entuber (et c’est le cas de le dire). Bref du grand n’importe quoi bien gratiné qui pose une question cruciale : quelle est la chose que je viens de regarder ?

 

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Tsubaki, largue ce plouc de Takehiko et viens dans les animes tous publics avec un show à ta gloire !

 

Miyazaki Maya Daizukan aurait pu être un hentai sympa s’il n’y avait un défaut intraitable qui gâche l’intégralité du visionnage : les producteurs ont voulus coller au plus près des graphismes du manga (et présente fièrement la comparaison des deux), ce qui fait que l’animation est presque nulle. On croirait voir gigoter des bouts de papier tous plats, il n’y a aucun dynamisme. Esthétiquement c’est très beau, j’en conviens, mais quel est l’intérêt d’adapter un manga en ANIME s’il n’y a pas d’ANIMATION ? C’est juste stupide. Les scènes de sexe n’étant guère palpitantes (et surtout très fixes), il ne reste que quelques bonnes idées scénaristiques et une pointe d’humour. Dommage.

 



Ane to Boin

Deux OAVS, 2005

Censure : non

Tiré d’un eroge : oui

 

Keisuke lives in with 10 sisters, they all have great bodies and boobs, but he can't touch them because they're relatives... or can he, follow him on his quest to have sex with all of his sisters.

 

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Le cast original


Ane to Boin est l’adaptation de l’eroge du même nom conçu par le studio G.J qui a tendance à ne proposer que des castings de nénettes à gros seins (voire énormes, pour varier les plaisirs) dessinées par Toshihide Sano. Le maître a un style bien reconnaissable et agréable à l’œil à l’instar d’un Tony Taka même s’il a tendance à se spécialiser en obus. Et il faut dire que ces deux OAVs ne font pas vraiment honneur à son travail. Les personnages sont toujours aisément identifiables mais les graphismes sont assez pauvres, on est bien loin d’un Sora no Iro, Mizu no Iro qui avait le mérite de conserver la patte de Tony Taka. A l’inverse l’adaptation a pris des libertés sur l’eroge puisque quasiment rien ne sera repris du support initial, ce qui est assez étonnant mais plutôt bien venu vu le maigre intérêt que représentaient les scènes de sexe originales (deux-trois émergeaient du lot, et encore).

 

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C'est assez dur de prendre des images "soft" de l'anime alors je remets une illustration de l'eroge, vous m'en voudrez pas, hein ?

 

Le résultat est assez mitigé. Les deux OAVs sont composées de vignettes très courtes où le protagoniste devra s’amuser avec une soeur différente. Le scénario tient sur une miette de papier et se résume fréquemment à « Oh tiens, j’ai envie de te lécher » quand ce n’est pas « Oh tiens, je m’ennuie, je vais te violer ». L’avantage c’est qu’on explore un peu tous les fantasmes possibles et imaginables comme le tripotage dans le train, dans la voiture, une scène de bain ou pousser sa partenaire sur une vitre ; tous les types de personnages (sauf les lolis) comme une androïde, une artiste doujinshi (Role Play maître-esclave en prévision) ou la traditionaliste avec son bâton de bois ; ce qui fait qu’il y a forcément quelque chose qui vous intéressera dans le lot. L’inconvénient c’est que l’animation n’est pas toujours au top (l’introduction consiste en une poignée d’images immobiles réutilisées la fois suivante), il y a pas mal de moments fixes, de boucles un peu trop reprises, et les graphismes font assez « sales ». La façon dont les filles ont la bouche pleine lors des scènes de fellation notamment n’est pas très jolie à regarder et le membre du héros de ce harem n’étant pas censuré, on peut admirer à loisir combien il est mal dessiné (le retour de la saucisse).

 

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Je sais qu'ils sont une dizaine à vivre dans la même maison mais quand même : ce n'est plus une salle de bain, c'est une piscine !

 

Il y a quelques passages forts, souvent involontairement comiques comme lorsque Biwa s’élance sur son frère pour « faire de lui un homme » (elle veut lui apprendre à se battre)…et se vautre lamentablement sur une marche (au final elle fait bien de lui un homme mais pas de cette manière). Sacrée guerrière ! Il y a aussi la scène où Tokiko, l’androïde bronzée prétendant venir du futur, se met en tête de vérifier la bonne santé du protagoniste. Elle appuie donc sur ses tétons et on voit soudain sa bouche s’agrandir d’un coup tandis qu’une voix mécanique lance « Fellatio Mode ». La première fois ça surprend, après ça en devient drôle. Notez aussi que lors de la dernière scène de sexe dans les bains, le garçon se fait tranquillement peloter par sa charmante grande sœur lorsque des éclats de voix retentissent. Ils regardent. Oh c’est rien, juste Anne qui est retenue de force par quelques plaisantines qui lui enfoncent un vibro où il faut. Et ils retournent à leur besogne dans leur coin. C’était totalement inutile, gratuit et ça sortait de nulle part (et puis mince, je me vois mal entraver ma sœur comme ça juste pour le plaisir de placer dans ses parties intimes divers objets sexuels, ça serait malvenu et elle risque un peu de m’en vouloir à vie).

 

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Franchement Biwa, elle était juste devant toi la marche, me dis pas que tu ne l'as pas vu !

 

Difficile de dire lequel vaut mieux que l’autre. L’eroge a des graphismes bien supérieurs mais les HCGs sont d’une platitude assez incroyable. Sauf peut-être la scène où Kotona est en train de bosser sur son bureau pendant que son frère bourrine son vagin. Je la trouve hilarante tellement son attitude est en décalage avec la situation (« Bordel t’es chiant à me marteler la croupe, j’essaye de faire mes devoirs moi, va taquiner une des autres pour changer »). L’anime n’est techniquement pas terrible mais il remplit honorablement son office. Un concentré des deux serait le bienvenu.

 



Ce sera tout pour aujourd'hui. Comme j'ai abordé les titres les plus intéressants, je n'en ai plus beaucoup en stock. Une dernière partie est peut-être en prévision mais je pense m'arrêter très vite, à moins de trouver des merveilles en chemin.

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 20:00

 

Comme les plus perspicaces d’entre vous l’auront remarqué, c’est l’été -incroyable, je sais- et la venue de l’été signifie que je vais profiter de mes vacances pour bosser un maximum (cherchez pas, logique shadok), notamment sur le scénario de mon visual novel. Or voilà, je ne peux pas être partout à la fois -et si je planche toute la journée sur l’écriture de l’histoire, je n’ai absolument pas le temps de regarder de nouveaux animes ou de les analyser en profondeur. Ce qui fait que je me retrouve bien embêtée vu que je n’ai pas envie de laisser mourir le blog pendant deux mois (et je m’étais promis de finaliser les dossiers entamés l’été dernier). J’ai donc sorti de mon chapeau une idée de sauvetage en partant d’un concept que j’avais voulu tester auparavant et qui ne s’était pas réalisé pour des raisons diverses et variées.

 

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Brigade de sauvetage de blog, bonjour

 

Je déclare donc juillet, le mois du hentai. Parce que je pars de trucs que j’ai déjà vu, qu’il y a généralement très peu d’épisodes et que la profondeur inouïe du scénario ne me demandera pas trop d’efforts. Bon et aussi parce que ça m’attriste de ne trouver presque aucun site safe sur la toile qui conseille du hentai en pesant les qualités et les défauts.

 

Personnellement je préfère m’en tenir à du « vanilla », du consensuel, du gentillet –dans la mesure du possible. Les horreurs comme Boku no Pico, je me les inflige à titre exceptionnel et préparée mentalement. Du coup, ça m’embête de me lancer dans de nouveaux titres sans savoir exactement ce qu’ils contiennent, je n’ai pas envie de me recevoir un truc traumatisant dans la tronche par surprise (pour les doujins, c’est différent). Ce sera donc l’occasion de constituer une petite banque de données sur quelques titres sur lesquels j’ai des choses à dire.

 

Et non, il n'y aura pas de bannière Not Safe For Work parce que les images ne sont pas si audacieuses que ça

 


 

Samayou Midara no Lunatics

Deux OAVS, 2009

Censure : oui

Tiré d’un eroge : oui

 

Eifa loves her brother, Alois, but due to their status as royalty they are unable to express their love. One day Eifa was tricked and cursed by a witch seeking to become the new queen. Due to the curse Eifa can only exist at night and when it is day, her body is replaced by Alois. Their incestuous love is also exposed, and together they are banished from the kingdom.

In desperation to break the curse, Alois decides to seek the help of another witch, named Yorandel.

 

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Eifa dans l'eroge


Mon parti pris sera de commencer par le hentai le plus chiant que j’ai jamais vu. Samayou Midara no Lunatics est une adaptation d’un eroge assez moche de Lilith Mist. Si d’un point de vue graphique on appréciera la transformation, le support animé se veut très proche de l’original au niveau des expressions faciales et notamment de la taille des yeux, ce qui a pour effet peu plaisant d’accentuer l’air de débilité qu’arbore Eifa en permanence. La demoiselle étant déjà dotée d’une voix très aiguë à la base, on obtient donc un personnage très désagréable. Malheureusement ceci est censé être notre héroïne, il va donc falloir s’y faire. Le doublage en soi n’a rien d’extraordinaire mais il possède son petit moment de bravoure au cours du premier OAV puisque les comédiens se lâchent tout d’un coup pour surjouer allègrement le plaisir en haletant comme des cachalots en rut. Moment de bravoure donc puisqu’on a la nette impression qu’Alois est en pleine séance d’haltérophilie avec Eifa.

 

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Quel merveilleux conte de fées...

 

L’histoire en elle-même est un classique récit d’inceste entre un prince charmant blond et sa petite sœur brune à gros seins. Mais l’intrigue a beau se montrer porteuse d’opportunités, aucune n’est réellement saisie : il n’y a juste aucun enjeu, aucun piquant. Eifa mentionne vaguement à un moment son mariage prochain avec un prince qu’elle ne connaît pas mais cette annonce doit se situer toute à la fin du 1e OAV et elle est prononcée avec tellement de légèreté qu’on ne saisit pas très bien la portée émotionnelles de la chose (Est-ce que le mariage est imminent ? Est-ce qu’elle le vit mal ? Est-ce qu’elle en a quelque chose à foutre, bordel de dieu ?). Un tel bâclage a forcément un effet secondaire : on s’ennuie, on s’ennuie ferme. Eifa se rend en nuisette transparente dans la chambre de son frère en pleine nuit, elle couche avec lui, il lui dit qu’il l’aime, ils couchent, elle lui dit qu’elle l’aime, ils couchent, il lui dit qu’il l’aime, ils couchent et ainsi de suite pendant une bonne vingtaine de minutes. Au début on peut trouver la situation excitante –vaguement- mais voilà, ça n’en finit pas. On croit que les amoureux s’arrêtent, qu’il va se passer quelque chose et non, ils remettent ça invariablement. En outre, les plans sont dénués d’intérêt ce qui est un comble.

 

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Ils sont tellement discrets aussi, pas étonnant qu'ils se fassent choper...

 

Un élément étrange du « scénario » est qu’Eifa se voit remettre un philtre d’amour de la part d’une femme d’âge mûr en tenue sexy et gros seins qui semble approuver son amour incestueux. Le problème c’est que si la jeune fille désire tant le corps de son frère, elle n’a vraiment pas besoin de le droguer, il ne devrait pas dire non à la proposition d’une partie de jambes en l’air. Et si c’est son amour qu’elle veut, alors ce n’est pas clairement un breuvage magique qui lui donnera satisfaction. C’est donc une sacrée cruche ! Et je ne parle même pas des soupçons que doivent avoir leurs parents vu la couche de sperme qui recouvre les draps d’Alois après une nuit d’amour (peut-être pensent-ils qu’il s’est payé une prostituée pour la soirée, va savoir).

 

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Voyons Eifa, si le hentai m'a bien appris quelque chose c'est qu'il ne faut jamais accepter d'objet de forme phallique de la part d'une femme fatale vêtue de résille !

 

Le 2e OAV s’offre le luxe de nous remettre les scènes de sexe chiantes de la première fois en guise de flashback et copie le rythme du précédent opus à l’identique. Eifa, toujours aussi stupide, trouve naturel que la MILF en capuchon noir s’introduise dans sa chambre pour lui refiler sa potion bas de gamme et la pousser à coucher avec son frère une seconde nuit. Et donc, elle le fait. Sauf qu’évidemment, la pute à gros seins se révèle être…une pute (révélation d’intensité maximale). On ne l’avait vraiment pas vu venir avec ses vêtements de femme fatale et son rictus maléfique, non, vraiment. La particularité de cet opus là c’est que la sorcière s’ennuie tellement qu’elle se joint à la fête, c’est donc un peu moins  plat que la fois précédente. Mais le schéma reste le même : aucun enjeu, même décor, seules les positions changent (et encore). On aurait presque pu tomber dans le cadre du dévergondage d’une demoiselle naïve par une femme plus expérimentée mais Samayou Midara no Lunatics prend un malin plaisir à ne jamais se focaliser sur les détails intéressants. Exemple ? A un moment la vilaine magicienne « punit » Eifa en lui mettant une anti-ceinture de chasteté (en gros elle lui enfonce un truc dans l’orifice et elle ferme à clé pour que la gourde ne puisse pas le retirer), item magique censé lui procurer toutes sortes de sensations quand elle pense à son frère. On peut donc légitimement s’attendre à un peu de teasing avec Eifa qui se balade dans le château tout en devant résister à la tentation. Mais en fait non, la ceinture est enlevée cinq minutes plus tard sans avoir servi. C’était donc une idée totalement inutile, félicitations.

 

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Une femme en capuchon noir en train de m'espionner en plein milieu de la nuit m'offre de la drogue ? NORMAL.

 

La sorcière est le seul élément intéressant et il faut croire qu’elle s’ennuie en même temps que le spectateur puisqu’elle s’essaye à deux-trois tours de magie noire pour égayer un peu la comédie : langue élastique pendant trente secondes, rabbit magique éjaculateur (oui le truc en plastique émet du liquide) qu’elle fixe sur Eifa pour qu’elle comprenne la sensation d’être un homme (cela dit, même doté d’un engin, elle continue à être la dominée/pénétrée, donc non, elle n’a pas vraiment l’occasion d’appréhender la virilité). Ce dernier jeu dure toute la fin de l’OAV et se montre clairement rébarbatif (moi je m’attendais à ce que la chose reste coincée pour humilier la jeune fille mais non, déception). En désespoir de cause, on a donc le droit, dans les dernières minutes à un mindfuck complet avec une dimension parallèle multicolore, des tentacules-serpents et une chenille à six seins (la magicienne en fait). Et puis tout redevient normal (les amoureux ont l’air d’avoir apprécié le voyage alors que bon, leur intimité a un peu été violée par une étrangère) et le scénario évoqué dans le synopsis se lance. Oui, il faut attendre la toute fin de Samayou Midara no Lunatics pour qu’il se passe quelque chose et on te tease gravement la tronche puisqu’il n’y a plus rien après. Fantastique. En plus, j’ai rien compris à cette histoire de breuvage magique et de changements de corps.

 

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Le nombre d'anachronismes est assez ahurissant : le château est moyen-ageux, la salle de bal renaissance, Aloïs porte un costume plutôt XIXe siècle et les filles des robes contemporaines.  Bordel mais décidez-vous une fois pour toutes !

 

Le hentai semble plus constituer une sorte de prélude à l’eroge qu’autre chose et les changements de l’un à l’autre sont assez conséquents : un personnage a disparu en chemin et tous les éléments un peu gores ont été supprimé, probablement par volonté de faire du récit de magie noire une histoire un peu plus soft. Manque donc à l’appel (oui, j’ai vérifié pour vous, ne me remerciez pas), des passages de bestialité avec un loup-garou chevelu (enceinte ou non), une scène où les demoiselles semblent se faire arracher le cœur en live par un sortilège mais vivre quand même, une scène où le héros se dessèche sur place (trop d’efforts sexuels sans doute), une scène où la sorcière change de tête en plein acte amoureux pour ressembler à Eifa et une scène où Alois hérite d’une double verge et où l’on voit la tête de la sorcière brûler dans un coin. De la part d’un studio qui produit un an plus tard un jeu nommé « Tentacle and Witches », ça ne devrait pas être étonnant. On peut donc estimer avoir gagné au change, je suppose.

 

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Si seulement on pouvait les sacrifier à la fin, ça serait tellement plus jouissif que de les voir copuler =/

 

En conclusion, malgré une adaptation visiblement pas trop mauvaise d’un support original déjà pas bien élevé, Samayou Midara no Lunatics est absolument chiant à regarder. On s’y ennuie ferme au point de prêter plus d’attention à la musique de fond qu’à ce qu’il se passe à l’écran, et ça, ça veut tout dire. Le second OAV remonte légèrement le niveau mais les tours de magie bizarres finissent dans une cacophonie générale tout juste bonne à maintenir le spectateur éveillé. Eifa est une héroïne d’une stupidité affligeante et les dialogues tournent en rond jusqu’à parfois s’autodétruire (« Eifa » « Nii-sama » « Eifa » « Nii-sama » « Eifa » « Nii-sama » et soudain trois minutes de blanc avec juste des gémissements, comme si les doubleurs eux-mêmes ne savaient plus quoi dire). Ce serait mentir que de prétendre qu’il n’y ait pas quelques passages « attrayants » mais c’est quand même un beau gâchis. Pas le pire hentai du monde mais quand même à éviter. Pour ceux qui voudraient vraiment voir de l’inceste frère/sœur, regarder plutôt le 1e OAV de Renketsu Houshiki, dont je reparlerai plus tard.

 


15 Bishoujo Hyouryuuki

Trois OAVs (en cours), 2009

Censure : oui

Tiré d’un eroge : ?

 

Centers on 15 young students who are stranded on a deserted Pacific island by a tumultuous storm.

 

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Un harem ça se construit petit à petit : commençons donc par quatre jeunettes, c'est un chiffre raisonnable


Si je parle de ce hentai là, ce n’est pas par hasard mais bien parce qu’il possède le défaut inverse de Samayou Midara no Lunatics !

 

Contrairement à ce que laisse entendre le titre, vous n’avez pas tout de suite accès à 15 jolies demoiselles, en réalité on introduit de nouveaux personnages à chaque épisode et tous les autres (à une exception près) se volatilisent complètement dans la nature, pas un caméo, rien, c’est comme si elles étaient mortes. Un parti-pris particulier mais compréhensible puisque le but n’est pas vraiment de nous montrer du tranche de vie sur les survivants d’un naufrage (En fait qu’est-ce qu’ils foutent échoués sur cette île ?). Graphiquement c’est assez joli, le haut du panier actuellement, et l’animation est plutôt correcte. Il n’y a pas réellement d’histoire à proprement parler, on suit juste les pérégrinations du seul mâle de l’île, Kazuma (né sans visage, le pauvre), et de son fidèle caméscope à travers des vignettes, chacune attribuée à une ou deux héroïnes qu’il se fera un plaisir de tripoter. Chaque épisode comporte un opening sensiblement différent qui nous présente les fantasmes sur pattes du jour (car vous vous doutez bien qu’avec 15 donzelle au programme, il y aura des fantasmes pour tout le monde !), toutes doublées par des seiyuus relativement connues dans le domaine.

 

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Nos créateurs ont un peu déconné niveau fantasme quand même : maid-robot-infirmière-zettai ryouiki-cooldere-shinigami ça fait beaucoup pour une seule personne vous savez

 

Pour le 1e OAV, nous avons quatre héroïnes et que du sexe consensuel qui tourne autour d’un thème relativement simple : Kazuma veut utiliser son caméscope pour faire de l’ART, c'est-à-dire filmer des jolies filles à poil. Passe à la casserole, Kotoko, l’amie d’enfance, Saori, la genki-girl en tenue sportive, Espresso Sabbatini la masochiste aux couettes blondes issue d’une famille de mafieux italiens et Lee MonMon, la chinoise vénale (car évidemment les japonaises sont pures et ne vendent jamais leur corps pour des fringues de marque…oups :p). Le souci de ces vignettes c’est qu’elles sont un peu courtes : 6 minutes environ dont la moitié sert bien sûr à l’exposition et à la montée de la tension sexuelle. Du coup, ça passe vraiment vite. Rien de vraiment extraordinaire à remarquer sinon un bref et pur moment de WTF avec Saori, censée s’exposer dans son short sportif pour l’ART, qui finit par spontanément se frotter le kiki contre une bûche parce qu’il faut évidemment des images de masturbation en short sportif pour passer à la postérité. No comment. Le passage dédié à Sabbatini (et à ses délires) aurait tout à fait pu rester safe for work vu qu’il apporte un peu de comédie bienvenue et semble un peu « forcé » en comparaison des autres. Et puis était-ce bien nécessaire de lui enfoncer un champignon là où je pense é_è ?

 

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La masturbation c'est de l'ART

 

Le 2e OAV exploite une idée intéressante puisque toutes les scènes de sexe sont composées de deux filles, ce qui laisse faussement penser qu’il y en a aura trois pour le 3e OAV alors que non. Le problème c’est que le fait d’avoir plus de filles dans un temps toujours plus court laisse une sensation de « précipité » permanente. Des bonnes idées tournent rapidement au bâclé au point où l’on se demande « C’est tout ? ». En dehors de ça, la qualité est toujours au rendez-vous et les nouveaux fantasmes proposés tapent dans la sécurité : scène de yuri entre une déesse renarde du nom de Nanashi et Chiba, une lycéenne voyou, threesome avec des jumelles qui perçoivent ce que ressent l’autre, Hikari et Kage (lumière et ténèbres) et pour finir, retour de Kotoko qui accompagne Kazuma dans sa séance de leçons privées avec une prof en porte-jarretelles qui ne connaît rien à l’acte charnel (inversion des rôles un peu bizarre si vous voulez mon avis). A noter que c’est de cet opus que provient une réplique tout simplement culte puisque, lorsqu’elle violente Nanashi, Chiba déclare « Ah mais non, je suis pas lesbienne, j’aime juste les animaux mignons ».

 

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Je ne suis pas lesbienne, je suis zoophile, c'est beaucoup moins grave !

 

Bien que le 3e OAV nous présente les dernières donzelles de l’île, il tourne assez vite au vinaigre puisque les vignettes semblent plus rushées que jamais. Avec de grosses promesses comme le threesome « la MILF accompagnée de sa loli fille à l’âge incertain » ou « les deux sœurs robots infirmières dont l’une est cooldere munie d’une faux » (ils y vont un peu fort en combo là…) tout semble totalement précipité. Au final le role-play s’éternise et on a rien le temps d’apprécier, c’est encore pire que pour les deux précédents OAVs ! Mention spéciale à la toute dernière vignette qui bat des records : une loli en maillot de bain scolaire et blouse de scientifique fait des expériences ratés et crée du pudding géant tentaculaire qui la capture elle et la déléguée de classe tsundere et évidemment il faut du sperme pour dissoudre ce fichu blob ; l’acte charnel dure à peine une minute pour chacune. A ce rythme, ce n’est plus du sexe mais un marathon =/.

 

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Il prend forme ce harem, dis donc

 

Le point qui démarque 15 Bishoujo Hyouryuuki des autres hentais est de manière assez surprenante, en plus de sa non-prise de tête, sa musique. Pas qu’elle soit d’un intérêt transcendantal non plus, on note par exemple un emploi à outrance du même air lent à la guitare qui se veut sexy. Mais il y a quelques bonnes pistes comme celle qui se veut exotique (on est sur une île tropicale après tout) mais surtout celle qu’on entend dans le passage dédié à la chinoise, probablement une des rares mélodies qui m’a donné envie de débusquer l’OST (évidemment inexistante). Les sonorités « orientales » sont sympathiques et bien rythmées.

 

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Les filles, quand on envoie un signal de détresse généralement on met un point d'exclamation pour montrer que c'est vraiment urgent, pas un petit coeur ! Et puis, il est si mauvais coup que ça, Kazuma ?

 

En conclusion, 15 Bishoujo Hyouryuuki est plutôt attrayant dans le genre avec ses petites touches de comédie et ses vignettes faisant office d’usine à fantasmes et l’emballage technique suffisamment bien foutu. Reste que l’enchaînement est très inégal et qu’on a trop de personnages et de situations potentiellement intéressantes pour pleinement profiter de tout à la fois. Par exemple, virer la plupart des héroïnes peu intéressantes du premier épisode aurait permis de gonfler un peu les passages des autres. Mais voilà, les producteurs ont visiblement eu les yeux plus gros que le ventre, dommage.

 


 

Cafe Junkie

Deux OAVS, 2009

Censure : oui

Tiré d’un eroge : oui

 

Even though Masaru is about to graduate from a technical college pretty soon he still has no job. One and only pleasure for him is to spend time at a cafe called "Hidamari". The cafe is owned by his childhood friend's Nanami and Kurumi's parents and they are working there too. One day, he learns another one of his childhood friends is coming back to his town. He says "I wanna meet her soon.". Triggered by his word, Nanami and Kurumi start to approach him in a very different way than they ever did before...

 

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Cafe Junkie, l'eroge...beuh, pas attirant du tout


Encore une adaptation d’un eroge moche et sans intérêt, cette fois de Blue Gale ON DEMAND. Je suis sincèrement intriguée par les moyens de sélection d’un scénario dans le milieu du hentai à force de constater un phénomène aussi récurrent. La bonne nouvelle c’est que l’on passe de graphismes assez affreux à relativement chouettes et que les amies d’enfance sont maintenant des sœurs (ce qui est un bonus non négligeable). Les uniformes de serveuse ont aussi été modifiés et vu la gueule des originaux, ce n’est franchement pas de trop. On écope donc d’un scénario classique : Masaru est amoureux de son amie d’enfance Kaede mais elle est loin de lui et il n’arrive pas à lui déclarer son amour. Pour compliquer le tout, Nanami et Kurumi, les sœurs de cette dernière, sont aussi très intéressées par Masaru et elles ne veulent surtout pas que l’aînée revienne au bercail. Elles vont donc tout faire pour éviter qu’ils ne se retrouvent. Le « tout faire » désignant bien sûr le sport de chambre (l’assassinat n’a pas été envisagé).

 

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Quand Masaru emmène une demoiselle dans son pieu, il a un regard de serial killer. Je me demande ce qu'il cache sous le lit...

 

[La première fois que je suis tombée sur ces OAVs, j’ai été un peu vexée de voir que le prénom que j’avais choisi pour un de mes personnages était le même que celui d’une héroïne de hentai à la voix particulièrement horripilante. Ce sont des choses qui arrivent, comme dirait l’autre]

 

Il ne faut pas se fier aux premières minutes de Cafe Junkie, qui sont tout simplement risibles. Nanami change une ampoule et c’est Masaru qui tient l’escabeau au moment où Kurumi lui saute dessus juste pour le plaisir de l’assommer avec ses arguments mammaires au risque de blesser celle qui est en équilibre instable (moi je dis qu’elle fait semblant d’être stupide et qu’elle voulait juste se débarrasser de sa rivale en faisant passer ça pour un accident). Les dialogues sont alors complètement étranges, comme si les doubleuses venaient de se prendre une barre de coke : elles ont une voix traînante au possible qui ne colle absolument pas à la dangerosité de la situation (je sais que c’est juste un escabeau mais bon, elle peut vraiment se faire mal). Le « Abunaaaaaaaaaaaaaaaai-yo » de Nanami est juste complètement perché et Kurumi ne tarde pas à renchérir. Un début un peu con-con de surcroît : « Hello je suis sur une échelle en mini-jupe et je t’engueule parce que je me rends soudain compte que tu as une vue plongeante sur ma culotte, comme c’est étonnant ». Heureusement, ça va beaucoup mieux après (les doubleuses ont finies d’ingérer leur drogue probablement).

 

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C’est à partir de là que commence la véritable « intrigue » puisque les deux serveuses espionnent le héros de manière à peine visible au moment où il s’apprête à avouer son amour à Kaede au téléphone (à sa place je leur aurais foutu un coup de pied bien placé pour qu’elles me fichent la paix) et comme cette dernière arrive bientôt, elles passent à l’attaque (enfin, surtout Kurumi). S’en suit tout un tas de scènes de rapprochements physiques plutôt attrayantes malgré la voix criarde de la demoiselle. Tout l’OAV semble d’ailleurs être dédié à la rouquine, Nanami n’ayant le droit qu’à un unique acte charnel, ce qui est grandement déséquilibré. A noter que le premier épisode comporte quand même un beau moment de comique involontaire (c’était censé être dramatique) lorsque Masaru, la trompette dehors, s’apprête à se jeter sur Kurumi, toute excitée, au moment exact où son téléphone portable sonne. Bien sûr c’est Kaede, dont il est dingue, du coup il range immédiatement son sifflet et oublie complètement la demoiselle genre elle existe plus. A croire qu’il faisait des trucs salaces avec elle juste parce qu’il s’emmerdait profond. Et contrairement à ce que l’on peut croire, une fois la conversation finie, ils ne reprennent pas où ils en étaient restés. Globalement un bon 1e OAV, malgré la scène dans les toilettes où on voit Kurumi uriner qui est quand même complètement inutile et sortie de nulle part =/.

 

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Dans un hentai, la notion d'intimité n'existe VRAIMENT pas

 

On pourrait s’attendre à ce que l’épisode suivant soit centré autour de Nanami alors qu’en réalité il y a une alternance de scènes entre les trois filles. Très vite elle se fait de nouveau dépasser par sa sœur et on finit sur du Kaede (fétiche des pieds, bonsoir). L’élément un peu plus subtil c’est qu’on ne tombe pas tout de suite dans le cliché habituel du « Oh, on aime le même homme, tant pis, on a qu’à se le partager » en ce que Kurumi se montre un peu plus manipulatrice vers la fin, ce qui réveille un peu l’intrigue. Ce n’est pas énorme mais disons que ça fait du bien de voir des filles ne pas jouer fair-play et être un peu exclusives. Par contre ça n’empêche pas l’OAV de se terminer en beauté avec un harem totalement prévisible. Il est toutefois dommage que le fait que les trois demoiselles soient amoureuses de Masaru ne conduise pas à une scène d’orgie finale, ça aurait été logique en contexte et ça aurait permis de profiter au maximum du potentiel des trois soeurs. La série se termine sur une remarque terriblement sexiste quand même : « Bon les filles, on est toutes les trois en train de lui lécher la grape mais faut surtout pas qu’on pense à nous, hein, ce qui compte c’est son plaisir et uniquement son plaisir ».Ben voyons...

 

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Pendant que le héros prend du bon temps avec Kurumi, un complot se forme. Le sidekick puceau et les demoiselles négligées font une réunion top-secrète avec comme thème principal "Castrons-le, ce sale fumier".

 

Parenthèse : toutes les héroïnes perdent leur virginité à un moment mais globalement ça va, le filet de sang est assez discret (même si dans le cas de Kaede on entend comme le bruit d’une bouteille de champagne qui se débouche 0_o).

 

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Au fait, ai-je déjà mentionné le PROBLEME DE L'INTIMITE dans les hentai ? Nanami peut même pas préparer le repas normalement, il faut que ça copule derrière...

 

En conclusion, Cafe Junkie est un hentai sympathique sans frôler l’excellence. Le scénario classique des sœurs jalouses a toujours fait ses preuves et fonctionne une fois de plus. Mis à part la fin qui est assez décevante, il n’y a rien de particulier à lui reprocher ; c’est même l’exemple type que d’un eroge médiocre et sans intérêt on peut produire du hentai agréable. Bonus supplémentaire si vous aimez les uniformes de serveuse.

 


 

Sono Hanabira ni Kuchizuke wo : Anata to Koibito Tsunagi

Un OAV, En cours, 2010

Censure : oui

Tiré d’un eroge : oui

 

My name is Sawaguchi Mai. I always get myself involved with my classmate, Kawamura Reo. Reo is pretty short and has silky hair... In short, she's cute. But sometimes, she can be really obstinate. I'm trying to do my best to get her to get along with the rest of the class, but since we're both headstrong we always end up fighting. It's so frustrating, especially since she can't do anything without me around!

But whenever I talk to her, Reo always acts like I'm bothering her. I wonder if she hates me... But then, just when I got all depressed Reo came up to me and told me : "You've got it all wrong! I love you, Mai! I love you so much!" Her confession completely took me by surprise. Could it be that I'm in love with Reo too!?

 

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La scène de la confession dans le jeu. Les graphismes sont plutôt jolis =O


Changement total de registre puisque ce hentai est tiré de la « célèbre » série d’eroges 100% yuri Sono Hanabira ni Kuchizuke wo du studio Fuguriya dont tous les titres se focalisent exclusivement sur des couples féminins composés de deux personnalités radicalement opposées. Il s’agit ici du troisième jeu mettant en scène une loli tsundere plate à cheveux longs, ainsi qu’une demoiselle attentionnée à cheveux courts possédant une honorable poitrine. Les amateurs de shoujo ai seront clairement ravis de l’aubaine.

 

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Que serait une tsundere sans son éternel "B-baka !" ?

 

Ce qui est un peu ennuyeux avec l’OAV sorti jusqu’à ce jour c’est qu’il n’adapte qu’une scène du jeu, le passage où Reo attrape froid et où Mai doit s’occuper d’elle, avec un bref flashback pour nous montrer la confession. Il n’y a donc pas de véritable continuité, on entre vraiment in media res dans l’intrigue et on en sort tout aussi brusquement sans avoir trop profité de la construction de la relation entre Reo et Mai, ce qui est un peu dommage. Le bon point c’est que les graphismes sont très fidèles à l’eroge d’origine et font plutôt plaisir aux yeux. Les doubleuses ne sont visiblement pas les mêmes mais elles se débrouillent assez bien.

 

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Spoil : partager sa salive avec une malade n'est pas la meilleure des idées

 

Là où cette adaptation du 3e Sono Hanabira ni Kuchizuke wo tache un peu en tant que « hentai » c’est qu’elle est terriblement soft. La grosse partie du scénario (en réalité il n’y en a pas et il est aussi prévisible que convenu) est centrée autour de deux scènes de sexe donc on ne peut pas dire que ce ne soit pas orienté, le problème c’est que la relation physique n’est pas « excitante », elle est über kawaii. Les expressions faciales des personnages, leurs voix, leurs mimiques, tout tend vers cette sensation de choupi, un peu comme si on regardait un dessin animé pour enfants ou une série tranche de vie relaxante. C’est tout simplement trop mignon pour qu’on puisse sérieusement considérer cet OAV comme du matériel pornographique (et pourtant). Je ne vois honnêtement pas comment un garçon pourrait fapper devant ce genre de choses : il serait plus occupé à faire cette tête « :3 » qu’à ouvrir sa braguette. Après je suppose que ça n’empêchera pas certains de se servir de leurs mains quand même.

 

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Désolée Réo, on retiendra juste tes expressions kawaii-trognonnes. Sans rancune, hein ?

 

En conclusion, si vous cherchez un hentai, Sono Hanabira ni Kuchizuke wo : Anata to Koibito Tsunagi n’est pas fait pour vous. En revanche si vous êtes amateurs de yuri et que vous avez un petit faible pour les tsundere, je ne peux que vous recommander chaudement d’y jeter un coup d’œil pour éventuellement tester le jeu après coup. De toute façon, si le couple Reo/Mai ne vous convient pas, il y en a d’autres en stock qui seront plus à votre goût ;).

 


Ce sera tout pour aujourd’hui. Je ne sais pas encore combien d’articles je ferais sur le sujet (au moins un supplémentaire, je pense) ni combien d’OAVs passeront à la casserole. Je suppose que ça dépendra de mon avancée dans mon scénario et du temps qui me sera alloué à la rédaction. Et accessoirement de l’endurance de ma matière grise : je vais vite avoir envie de parler de quelque chose de plus sérieux, à mon avis X).

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 22:10

 

Interruption de votre programme habituel. Ici Satan, en personne, qui vous parle. Comme faire pleuvoir les catastrophes naturelles et la famine sur les pays pauvres et les récessions économiques sur les pays riches, ça commence un peu à me barber, je suis devenu réalisateur de hentai à mi-temps et je vous présente aujourd’hui en exclusivité ma collection de DVDs. Faites bien attention que personne ne vous voie lire cet article, vos yeux et votre intégrité mentale risquent de piquer un peu, mouhahahaha.

 

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Oui je sais, j’ai pleins de dossiers en cours en ce moment et laisser mes séries d’articles inachevées, c’est franchement pas malin, mais cette fois-ci j’ai une bonne excuse de parler d’autre chose ! L’autre jour que je me baladais sur Sankaku Complex (site pas tout à fait SFW non plus), je suis tombée sur cette vidéo qui a fait revenir un vieux traumatisme enfoui au plus profond de ma mémoire. Poussée par la curiosité je n’ai rien trouvé de mieux à faire que de vérifier si c’était bien aussi immonde que dans mon souvenir. Rectification : c’est cent fois plus immonde que dans mon souvenir. Fermez vite cette page si vous voulez gardez votre âme (et ne pas vous spoiler), parce que, très loin devant Eiken ou Papa to kiss in the dark, voici la série la plus glauque jamais vue : Boku no Pico (agrémenté de ses suites s’il vous plaît).

 


 

Boku no Pico ou le prélude à la catastrophe

 

Soulignons tout d’abord comment ce shota-hentai commence bien puisque l’opening est une succession de fanservice graveleux sur le thème « Pico te fait l’amour des yeux » ou « Pico est encore travestie en fille avec tous les costumes qui vont bien » sur un fond sonore des plus vomitifs à base de paroles bien niaiseuses (Oh oui, je t’aime, blablabla, soyons heureux tous les deux, vive les parties de jambes en l’air dans les bois, blablabla) et de voix haut perchée. Et en plus l’opening te spoile méchamment la gueule parce que tu n’es pas sensé savoir au début que Pico a un pénis (ni qu’il sait faire de la guitare avec d’ailleurs 0_o).

 

 

 

Bon c'est pas vraiment l'opening mais un AMV de l'anime avec la musique de l'opening

 

Nous sommes dans un hentai, la première scène est donc obligatoirement une scène de sexe avec musique d’ascenseur, ruse très utilisée pour te faire patienter le temps que le scénario se mette en place. Une scène de sexe où l’on croit voir un brave type sans visage coucher avec une fillette habillée en froufrous roses et lui enfoncer un gros cube de glace là où le soleil ne brille jamais…Mais dis donc, ça commence fort bien, je me demande quelle va être cette histoire palpitante ! Sûrement un conte torturé à base d’un amour impossible se passant au Mexique sur fond de guérilla, ce qui expliquerait la présence d’un cactus dans la pièce.

 

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J’y étais presque puisque la prochaine scène nous présente Tamotsu, un homme qui se prélasse au soleil en plein été et passe son temps à regarder les fesses des nanas qui passent. Comme il n’a rien de croustillant à se mettre sous la dent, le voilà qui utilise les lunettes télescopiques pour touristes qu’on trouve partout du moment qu’il y a un panorama à observer quelque part, et il en profite pour faire son voyeur et mate les nanas sur la plage. Soudain, une belle jeune fille aux cheveux blonds nage nue dans un lagon et semble le regarder. Ce qui est bien sûr totalement impossible puisqu’elle est au moins à 20 putain de kilomètres de là. Oh, ais-je mentionné le fait que cette inconnue nage nue à quelques mètres des bancs de touristes ? Quel merveilleux hobby. Moi aussi quand je vais à la plage j’aime sentir les algues voguer sur mes parties génitales, ça me donne l’impression de faire corps avec la nature.

 

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Ensuite Tamotsu va dans un café auquel il est visiblement accoutumé et rencontre pour la première fois la petite-fille du patron, timide et peureuse, la belle inconnue de tout à l’heure ! Qui a réussi à rentrer à la nage trois fois plus vite que Tamotsu avec sa voiture, mais ça c’est un détail, c’est sûrement une sirène ! D’ailleurs le patron est quand même super sympa puisqu’il jette Pico (oui c’est son nom) dans les bras d’un parfait inconnu pour que celle-ci se fasse un « ami » (il a presque l’âge d’être son père mais bon). Mais oui, mais bien sûr, moi aussi je vais interpeller le premier gars qui passe pour garder mes enfants, surtout s’il y a marqué « Free Candy » sur son van, ça ne peut être que bon signe.

 

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Bon la suite est aussi étonnante que la présence d’un panty shot dans un anime ecchi : Pico fait sa petite fille innocente de sa voix trainante et finit par vendre son corps pour une glace. Je serais toi j’aurais plutôt réclamé une Mercedes ou des actions chez Total, mais une glace c’est bien aussi pour s’initier à la prostitution. Bref Pico fait l’amour des yeux à son cône à la vanille, s’installe dans la voiture de Tamotsu placée en pleine forêt (hum-hum, rien de louche non vraiment), en met partout sur le tee-shirt de son nouveau copain et se retrouve obligé de le sucer parce que quand même quel gâchis, une si bonne glace ! C’est en pleine partie de « Joue avec moi au gynécologue » que le grand dadais inexpressif découvre que la jolie petite Pico qui ressemble à une gamine de 8 ans a un drôle de truc dans sa culotte. Il reste coincé deux minutes devant l’objet du crime et finit par se dire « A boy is fine too ». Ah oui, sans oublier de balancer à Pico « Tiens bien ta glace pendant que je te lèche hein, ma voiture est toute neuve, j’ai pas envie que tu me cradosse ma banquette arrière ». Ce qu’il finit par faire en éjaculant trois litres sur le plafond de l’auto.

 

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Et puis s’en suit une série de jeux sexuels tout à fait passionnants, dont le travestissement de Pico en fille, puisque Tamotsu a du mal à laisser tomber son hétérosexualité visiblement. Le comble de l’ironie est atteint quand la victime déclare « Hein ? Une jupe ? Mais je suis un garçon moi ! » alors qu’il porte des vêtements féminins à longueur de journée…

 

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L’OAV s’éternise, alors pour dynamiser un peu, Pico décide de voler au secours du scénario et de s’enfuir à poil dans l’ascenseur parce que Tamotsu le considère comme un objet sexuel. Et de se couper les cheveux pour ressembler à un homme. Quand l’hétéro refoulé retrouve sa trace (dans un…cimetière 0_o ?) Pico a vraiment l’air d’un garçon cette fois. Et il s’écrie qu’il ne laissera plus jamais un adulte jouer avec son corps sous prétexte de lui offrir des glaces et que dorénavant il agira comme un homme, et non une gamine effarouchée. The end.

 

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Ah si seulement ! Si seulement ! Non, en fait Pico ne dit rien du tout et se laisse sodomiser sur la plage en suggérant simplement qu’on pourrait les voir mais sans faire de chichis pour autant. Et Tamotsu n’a pas l’air de tilter que si on le voit faire ce genre de choses avec un mineur, ça pourrait mal tourner, non, car dans le monde fabuleux du hentai, on jouit des litres de chantilly faite maison dos à la lune comme un loup crierait sa solitude, et surtout on peut coucher n’importe où avec n’importe qui et n’importe quoi, un garçon de huit ans, un chien, un concombre, une tentacule, who cares ; un orifice plein apporte toujours le bonheur et la joie et il n’y a jamais besoin de lubrifiant ou de tact quand on pratique certaines positions, non, on peut y aller comme un bourrin, le partenaire ne sentira que de l’amour.

 

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Beuh...j'ai besoin d'un seau...

 

Rien qu’après le visionnage de Boku no Pico, ses personnages vides et creux, ses trois musiques d’une pauvreté inimaginable qui passent en boucle, son scénario écrit après la prise de trois barres de coke, on se dit que quelque chose ne va pas, que la relation décrite est non seulement totalement incohérente mais en plus immorale. Mais c’est tellement exagéré qu’on en redemande, soit parce qu’on a un faible pour notre protagoniste éponyme et son apparence kawai, soit parce qu’on est fan du genre et qu’il n’y a que ça comme shota-hentai de disponible ou alors juste parce qu’on est masochiste.

 

Avec le second OAV, Pico X Chico (tout un programme), on pousse encore plus loin dans le WTF et le viol de conscience.

 


 

Pico X Chico : YOOOOOOOOOOO

 

Avec un opening aussi graveleux et pourri que le précédent, yeah.

 

 

 

 

Pas de scène de sexe pour commencer, serait-ce un bon présage ? Hélas non, Tamotsu a disparut comme par magie, Pico a retrouvé sa coupe kawaiiiii et perdu dans la forêt, il mate un petit garçon tout nu qui pêche dans la rivière. Ils deviennent vite copains et s’amusent comme des petits fous…nus…ben oui, comment peut-on être enfant, aller près d’un point d’eau et rester habillés plus de trente secondes, c’est vrai ça ? Je n’ai visiblement rien compris à la vie. Ni à la natation il semblerait puisque Pico et Chico (son nouveau copain qui lui ressemble vaguement à un garçon, pas trop tôt) nagent sous l’eau la bouche grande ouverte. Hum. Je ne suis pas experte en anatomie mais je crois que les humains ne peuvent pas respirer dans de l’hydrogène, je crois. Ne nous arrêtons pas à ce menu détail et continuons cette formidable histoire d’amitié virile entre deux hommes virils qui sont nus dans la rivière, nus dans la paille, nus en haut d’un arbre et… Pardon 0__o ? Depuis quand on grimpe dans les arbres à poil ? Tu pourrais faire une chute et retomber sur ton pénis abruti de Pico, au moins ça te castrerai et abrégerai du coup nos souffrances, m’enfin. Même ça mis à part, l’écorce ça doit piquer le cul, c’est super désagréable, comment tu peux faire la sieste 5m au dessus du sol, dans le plus simple appareil. Activité très virile que la sieste naturiste.

 

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Là où ça commence vraiment à devenir glauque c’est quand Chico montre à Pico sa cachette secrète, une chambre mansardée pleine de jouets dont un pénis à ressort (très subliminal le message). C’est la nuit, pyjama party au programme j’imagine ? Ah non, à la place, Chico propose de regarder par le trou du plancher sa grande sœur aux gros seins (dont le lit est pile en dessous, ça alors), qui est en pleine expérimentation botanique/culinaire et s’essaye à la greffe de banane en milieu humide. Je ne sais pas combien de douzaines de fruits sont plantés là mais ça a l’air très rigolo comme hobby. Chico pense pareil mais ne comprend pas trop la signification des cris de sa grande sœur. Heureusement Pico est là pour lui apprendre la vie. Grand prince, il lui propose de faire pareil et tous deux commencent un concours de celui qui a l’engin le plus gros pour des gosses de huit ans. Ah et Pico passe sous la table. Sans table, mais le principe reste le même, il se sacrifie bravement à l’apprentissage sexuel de son copain. Là déjà c’est grave. Regarder un adulte pervertir un enfant avec une sexualité précoce est une chose hideuse, mais voir deux enfants (du même sexe tant qu’à faire) faire des choses pour adultes l’est tout autant, voire même plus. Et ça ne s’arrête pas là !

 

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En vrac : Pico finit sa gâterie par un câlin placé un peu bas, le lendemain la sœur ressort ses bananes à l’heure du repas (pas étonnant qu’elle soit seule si elle donne ses sextoys à manger après utilisation, beuh) et les deux enfants se planquent dans la grange pour s’adonner à la sodomie.

 

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A peine la grande sœur sortie faire les courses que Pico et Chico courent se travestir en lui piquant ses fringues. D’où une grande réflexion de ma part sur le fait qu’un gamin de huit ans et une femme d’une vingtaine peuvent porter les mêmes vêtements…ce qui est impossiiiiiible ! Mais ce n’est pas fini ! Pico et Chico, toujours dans la chambre de la demoiselle, et toujours habillées en filles, sortent un sextoy en forme de patte de chien du placard et jouent avec. Je déglutis péniblement, à deux doigts de fondre en larme. Un garçon de huit ans cosplayé en maid qui masturbe son copain du même âge en mini jupe avant de lui fourrer une patte de chien en plastique dans la culotte…Je me sens pas bien tout à coup é___è.

 

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Mais quand la grande sœur, tout juste rentrée, les surprend dans leur manège et commence à se toucher en les espionnant, c’en est juste trop pour ma pauvre cervelle. Mais. Non. C’est NON. On ne se touche pas en regardant son petit frère mineur se faire sodomiser par un copain. Tu peux partir vomir dans les chiottes, recracher tes yeux et te casser vite fait, traumatisée à vie, mais tu ne restes pas là à te tripoter la culotte ! Mais quel genre de sœur tu es bordel de merde ? Il a ton sextoy dans le postérieur et c’est tout ce que tu trouves à faire ? Sors toi les doigts du vagin et appelle plutôt un pédopsychiatre mince quoi. Moi je tombe sur mon petit frère en pleine fellation, mais je dors plus la nuit 0___o.

 

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Et c’est sur une succession de plan plus gerbant les uns que les autres que se finit ce 2e OAV.

Je ne sais même pas quoi dire tellement ce truc est atroce et immoral. Le pire c’est qu’après Pico X Chico, Boku no Pico parait presque normal, et ça c’est grave parce que ça veut dire qu’à chaque OAV on intègre un niveau de normalité supplémentaire alors que très concrètement, aucune des deux histoires n’est normale. Un adulte ne doit pas se servir d’un petit garçon comme sextoy même si celui-ci lèche sa glace et s’habille de manière provocante et deux enfants ne doivent pas faire ce genre de choses avant un âge un peu plus avancé. En tout cas ça me parait la base. Mais le pire c’est que le calvaire est loin d’être terminé…

 


 

Pico X Chico X Coco : YOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

 

 Cette fois l’opening est musicalement un peu moins mauvais mais c’est visuellement toujours aussi atroce de fanservice shota-esque. Sans compter la diversité des paroles : « Plus de blabla, prend moi, prend moi grand fou ».

 


 

Et ça commence par les préliminaires à une scène de sexe. Même qu’on dirait que Pico s’est laissé séduire par…par une…une FILLE. Incroyable, ça existe ça ? Bon l’opening nous spoile aussi sur le fait que c’est pas vraiment une fille mais chut, faut pas dire. Petite anecdote, cette scène d’ouverture est en réalité complètement déconnectée du reste de l’intrigue et il est super difficile d’arriver à replacer cette pièce dans le puzzle. Elle ne sert qu’à mettre l’eau à la bouche du spectateur qui s’attend forcément à ce que quelque chose se passe.

 

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L’OAV commence directement avec l’arrivée de Pico dans ce qui semble être Tokyo. Un peu perdu il cherche son ami Chico qui le guide par téléphone mais comme celui-ci n’est pas très malin, il lui sort des énormités comme « Alors pour me trouver, c’est super simple, tu dois voir une grande tour rouge » « On la voit dans un périmètre d’une dizaine de kilomètres je te signale ». Soudain la conversation est interrompue par une coupure d’électricité et toutes les lumières s’éteignent comme par enchantement. Pico aperçoit alors au loin, en haut d’un building, une belle jeune fille qui jette sa robe dans le vide et saute dans une piscine située sur le toit. Cinq minutes ne se sont pas encore écoulés qu’on nage déjà en pleine incohérence… Déjà comment l’électricité peut-elle partir comme ça à l’exception d’UN endroit précis ? Et comment Pico peut-il distinguer ce qui se passe du haut de ce fameux building ? Et pourquoi y a-t-il une piscine en haut de ce foutu immeuble ? Et pourquoi l’autre abruti jette sa robe ? Mais c’est n’importe quoi ! Et qu’est-ce que les scénaristes ont à copier la rencontre entre les divers protagonistes à tort et à travers ? Dans le 1 c’est Tamotsu qui voit Pico se baigner à poil dans la mer, dans le 2 c’est Pico qui rencontre Chico à poil dans une rivière au beau milieu de la forêt et là c’est Pico qui voit Coco (c’est son nom) sauter du haut d’un immeuble à poil pour faire trempette. Sérieux, les maillots de bain c’est pas pour les manchots, sortez couverts quoi, merde…

 

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Bref, on retrouve donc Pico, toujours habillé avec des pantalons moulants, et Chico qui n’a qu’une salopette sur le dos pour couvrir sa peau (n’oubliez pas que Chico est le seul personnage à ressembler à un garçon alors il faut en faire des tonnes niveau virilité, sinon ça risquerait de nous échapper, sait-on jamais). Le premier encourage le deuxième tandis qu’ils jouent devant un distributeur de pins. Chico en attrape un mais c’est pas celui qu’il voulait alors il le refourgue à son pote. Débarque alors la jeune fille aux cheveux longs que Pico avait entraperçut. Comme elle n’a pas l’air de bien comprendre les règles élémentaires de civilité, elle s’incruste, se fait offrir un premier pins avant d’en réclamer deux autres, histoire que le premier ne se sente pas seul. Hum. Y aurait-il une symbolique pas du tout subtile là-dessous ? Je vois déjà comment la suite va se passer, c’est même pas drôle…

 

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Pour les remercier de ce cadeau hyper trop cool, la fille se présente sous le doux nom de Coco et emmène ses nouveaux copains chez elle…dans une rame de métro. Non, rien d’anormal, vraiment. Un gosse qui vit seul sous terre et rentre chez lui en marchant sur la voie ferrée c’est super courant voyons. Surtout au Japon. Bizarrement la maison de Coco n’est pas insalubre, ça sent l’arnaque quelque part. En plus dans son frigo y a que des bonbons ! Et les cinq fruits et légumes par jour, hein è_é ? Bon Coco est plus qu’aimable puisqu’elle invite carrément ses amis à rester dormir autant de temps qu’ils le désirent. Hum, ça sent définitivement l’arnaque !

 

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Cette nuit là Pico n’arrive pas à dormir. On dirait qu’il a besoin d’aller aux toilettes vu comment il se tortille mais visiblement ce n’est pas ce qu’il recherche puisqu’il se retrouve à espionner Coco qui se touche sur son lit, en nuisette sexy (très cohérent pour quelqu’un d’aussi jeune). Evidemment Pico pourrait lui laisser un peu d’intimité mais non, il préfère l’imiter, planqué derrière le rideau, sauf qu’il est tellement pas malin qu’il se casse la figure et se retrouve les fesses à l’air devant son nouveau copain (car c’est à ce moment là qu’on voit que la fille aux cheveux longs a AUSSI un pénis). Coco lui fait alors gentiment remarquer que ça fait trois plombes qu’il a vu qu’il était là et donc ils couchent ensemble. Je SAVAIS que cette histoire d’hospitalité était louche.

 

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Le lendemain Chico baisse son froc devant les plantes du salon…Euh oui, ok, d’accord, tout à fait. Puis les trois amis piochent dans la penderie de Coco, se travestissent tous en filles et partent en ville… Mais c’est quoi ce passe-temps de merde ? La situation est d’autant plus risible que Chico, vêtu en gothic lolita, marche sur les mains la culotte à l’air et que même s’ils sont tous habillés en femme, ils vont tous les trois pisser dans la nature comme des mecs. Dérangeant mélange. Pendant leur promenade Coco raconte des histoires bizarres à base de tortues, de chats qui dansent la samba et de fées (véridique). Et quand les deux gars lui demandent son numéro de téléphone, vision d’horreur.

Au milieu des dizaines de portables (il fait la collection ‘comprenez), la patte de chien en plastique du 2e OAV ! Mais que, que…

 

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Alors qu’ils se baladent, Chico décide de jouer dans un distributeur pour avoir le pins qui lui plait. Pendant ce temps Pico devient tout dur parce que Coco s’est fait éclabousser. Du coup ils vont faire des trucs pas nets derrière un buisson à la vue de tous. De plus en plus glauque. Moi je surprend deux garçonnets d’une dizaine d’années déguisés en filles se sucer dans les fourrés, pas sûr que mon cerveau s’en sorte sans dommages collatéraux…

 

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Le soir suivant, Pico n’arrive toujours pas à dormir, alors il se promène…et tombe sur Chico et Coco en train de faire des trucs très humides. Du coup il est super vexé et il boude un peu tout le lendemain. Coco s’en aperçoit et se dit qu’il a ptet merdé quelque part. Et il disparaît comme ça, paf, en plein milieu de la rue, en jupette, comme à son habitude. Tout tristounets, les deux autres tentent de le retrouver en disant « Mais en fait c’était peut être une fée ». Pis tout le monde se rencontre à nouveau à la tour rouge (Tokyo Tower) pour une gigantesque orgie à base de threesome. C’est à ce moment là que j’ai dû me pencher pour ramasser mes yeux tombés à terre entre temps. Pas d’explication, pas de dialogue, non, juste du sexe. On ne saura jamais qui est Coco et pourquoi les lumières s’éteignent tout le temps, ni pourquoi il porte des robes et des boucles d’oreille à longueur de journée. Ni pourquoi nos héros ont tendance à jeter leurs vêtements dans le vide. Je veux dire, ils les ont ptet achetés d’occaz, mais la moindre des choses quand on fait un threesome en haut d’un lieu touristique, c’est quand même de garder son slip dans le coin au cas où.

 

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Et l’OAV se finit alors que des litres de sperme giclent dans l’air en parfaite harmonie avec le feu d’artifice prévu par la mairie ce soir là. C’était bien programmé, bravo les gars. Et Pico qui sourit en brisant le quatrième mur pour la troisième fois consécutive « On se reverra, hein ? ». Dans mes pires cauchemars oui 0__o.

 


 

La série des Boku no Pico est d’un goût tellement douteux que je ne vois pas comment on peut honnêtement être excité par ce genre de choses, c’est juste immonde. Après visionnage, on se sent sale à l’intérieur, et le premier réflexe est de prendre une douche d’eau de javel pour récurer la souillure en profondeur. En fait il y a plusieurs aspect à aborder. D’abord techniquement les OAVs restent très moyens : la musique (générique y compris) est répétitive et fade et les graphismes corrects sans plus, pareil pour l’animation. Du point de vue de l’émotion, certaines seiyuus (celle de Pico a une voix irritante) n’aident clairement pas à aimer des personnages déjà vidés de toute substance (ce sont juste des « fantasmes » ambulants), et le scénario est juste un gouffre sans fond rempli d’incohérences et mal construit. Moralement c’est même tellement glauque que l’équipe de traduction passe dès le début un message indiquant qu’elle ne cautionne en aucune manière la pédophilie et qu’on doit voir ça comme de l’expression artistique. Ahem.

 

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Alors pourquoi ? Pourquoi avoir créé cette chose sans nom ? Parce qu’il y a un marché pour ça bien sûr (et malheureusement). Je ne sais pas s’il existe beaucoup de shota-hentai mais je présume qu’il y en a beaucoup moins que de hentai normal, enfin j’espère. Le pire c’est qu’il existe des personnes qui vont aimer ce genre de productions et ça, ça dépasse mon entendement parce qu’il y a vraiment quelque chose de pourri jusqu’à la moelle dans Boku no Pico, comme un malaise…

 

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Ici Satan. Je vous ai bien cramé le cervelet, hein ? Un vrai tsunami cérébral ! Pour mon prochain métrage j’hésite encore, je suis demandé sur tellement de projets vous savez. Un mélange d’Isshoni Sleeping et d’Endless Eight peut être, mouhahahaha. Vous pouvez reprendre une activité normale à présent…si vous en êtes capables.

 



Reprise de la saga d'été la semaine prochaine. Je rapelle qu'il vous reste un peu moins de 15 jours pour participer au blindtest =).

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 19:35

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Inutile de préciser que cet article n’a été écrit que dans le but d’attirer les vieux pervers de base et comprendra donc un quota de 1 paragraphe/1 plan culotte ou un plan sein obligatoire.

 



Hentai07.jpgUtilité fille de gauche : prétexte à la nudité de sa copine. Utilité fille de droit : quota de loli DFC. Utilité fille du centre : montrer ses seins avec un air embarrassé mais elle ne va surtout pas se bouger le cul pour aller chercher son maillot de bain. Logique.

 

Qu’on aime ou qu’on déteste, l’ecchi s’est creusé sa place dans la japanimation. Depuis des années fleurissent des séries harem qui se clonent les unes les autres. On y retrouve toujours les mêmes ingrédients, soigneusement concoctés pour plaire à un public masculin quémandant principalement ce que la vie réelle ne peut pas lui apporter.

 

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Fille de droite : aime se balader en culotte dans une maison qui n'est peut être même pas la sienne. Fille de gauche : est tellement embarrassée par sa tenue indécente qu'elle reste immobile de façon à ce qu'on la reluque bien comme il faut. Logique.

 

Premièrement nous avons notre héros lambda, d’une banalité si affligeante qu’on se demande souvent pourquoi Dieu l’a pointé du doigt en beuglant « C’est LUI qui aura le droit à un harem de nénettes ultra canons à poil ! » Il se distingue souvent par sa malvoyance intellectuelle (il ne comprend jamais rien) qui se mue parfois en handicap intellectuel (il bosse mais c’est toujours le dernier donc il faut l’aider pour ses exos de maths, en profitant de l’occasion pour essayer de le violer, blablabla, routine), voire même en handicap sentimental (youhou, la fille qui bégaye là, elle est amoureuse de toi ; tu sais, l’amour, a-mour, répète après moi, a-mour). Ses défauts, en dehors de sa transparence, sont probablement ses qualités : en fait il est souvent trop gentil, défendant la veuve et l’orphelin en détriment du bon sens, mais comme à chaque fois qu’il croit faire une bonne action en protégeant une demoiselle sans défense elle rejoint son harem, eh bien il recommence.

 

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Notez que la blonde est tellement embarrassée par le fait de montrer sa peau qu'elle ouvre grand son décolleté pour qu'on puisse mieux admirer sa lingerie. Logique.

 

Son portrait  n’est de toutes façons flatteur qu’à l’apparition du sidekick, sensé le mettre en valeur (le pire, c’est que ça marche). Le sidekick est souvent un ami, un camarade de classe, d’une perversité sans égale. Il ne pense qu’à ça, tant et si bien qu’en comparaison, s’il fait bien son boulot, le héros parait sage et on se prend presque à le trouver sympathique. Sauf que si on réfléchit bien, à un ratio de un mec normal pour 30 sidekicks pervers par lycée, l’univers a tôt fait de sombrer dans une joyeuse orgie… Evidement le sidekick est aussi là pour faire tout un tas de blagues pas drôles. Si ce n’était pas le cas, il serait plus intéressant que notre héros insignifiant, ce qui n’est pas, mais alors pas du tout profitable pour lui.

 

Tous les openings de cet article ont un point commu...Raccolage !

 

Ensuite tout un paquet de jolies filles stéréotypés pas farouches finissent par toutes tomber amoureuses  du dit personnage principal pour diverses raisons (souvent parce que le héros leur a tendu la main quand elles sont tombées dans les escaliers ou parce qu'il leur a tenu la porte à la bibliothèque ; ben putain, elles doivent être souvent amoureuses les nanas...) et font des activités qui peuvent varier selon le degré d’insipidité du scénario (dans certains cas on rajoute un peu de baston pour meubler le vide, dans d’autres on rajoute encore plus de scènes de plage, c’est au choix, la scène de plage en maillot de bain on n’y coupe de toutes façons jamais). Et évidemment à la fin c’est toujours la fille que le héros avait rencontré dans le 1e épisode qu’il choisit. L’amie d’enfance et les allumeuses arrivées plus tardivement partent donc avec que dalle, et même pas un paquet de mouchoir en lot de consolation. Mais dans ce cas, il y a deux variantes possibles : soit le héros a choisi la cruche à gros seins mais il se sent obligé de conserver son petit harem perso quand même (c’est qu’il y prend goût finalement), soit on était dans le cas d’un triangle amoureux et là c’est bien connu qu’il choisira les deux, au cas où la première tomberait malade, sait-on jamais.

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Ceci est donc la peinture de notre anime harem ecchi lambda. L’opening est mignon, frais,coloré, complètement dénué de personnalité dans 95% du temps ; ça permet de débrancher son cerveau quand on est fatigué et de se foutre de la gueule du scénario. Sauf que voilà, depuis le temps, la peinture elle commence à s’effriter, ça en devient lassant. Que faire pour redonner un second souffle à ce genre juteux et hautement profitable ? On ne peut pas changer les personnages sinon l’otaku japonais ne peut plus ni s’identifier au héros ni fantasmer sur ses stéréotypes préférés. On ne peut pas se permettre une trop grosse marge de manœuvre au niveau du scénario non plus : si les personnages ne sont plus de jeunes et beaux lycéens qui passent leur journée à rien branler, ça ne va plus ! Il faut donc conserver ce moule en changeant de temps en temps les décors, les coiffures ou les détails mais globalement c’est assez immuable.

 

Raccolage !

 

La seule solution pour attirer l’attention dans ce genre de production, quand on a autant de concurrence, c’est de faire dans le sensationnel. C’est bien connu que les gens tiquent plus souvent devant les faits divers les plus glauques possibles que devant les discours électoraux. Plus l’anime ira loin dans le sensationnel, plus les spectateurs vont en parler, sans forcément en dire du bien certes, mais en parler c’est déjà faire de la publicité. Alors les producteurs/réalisateurs/qui vous voulez n’hésitent pas à miser toujours un peu plus haut : « Regardez là on vous montre des seins qui font boing-boing et du panty-shot » « Pff, nous on vous montre un ersatz de scène de sexe…sans sexe » « Ben nous on vous montre une fille qui se masturbe sans la montrer » « Et nous on vous montre deux filles qui avalent des substances étranges en se roulant des pelles » « Oui mais nous on vous montre… », et ainsi de suite. A noter qu'il existe une, et une seule limite, à ce déferlement de chair : les filles peuvent être à poil ou se masturber, elles ne doivent sous aucun prétexte perdre leur pureté et leur virginité. Sinon ce sont des fantasmes "de seconde main" et on ne peut plus vendre de goodies convenablement. De plus les héroïnes ne sont des chattes en chaleur qu'avec le héros et avec nul autre. On peut dire que ce sont ses putes privées en somme (et c'est gratuit, normal, elles passent jamais à l'acte !).

 

Hentai01.jpg

 

Le problème c’est qu’à force la limite entre le hentai et le ecchi devient de plus en plus floue et on en vient parfois à se demander ce qu’on est exactement en train de regarder. D’un point de vue pratique le hentai (copulation) serait « montrer une scène de sexe avec tous les détails explicites que cela comporte » et le ecchi (nuditié) « sous-entendre le sexe sans vraiment le montrer ». Mais alors quand on montre une scène de sexe mais qu’on fait en sorte de cacher juste la parcelle stratégique, de quoi s’agit-il ? De hentai censuré ? D'ecchi particulièrement osé ?

 

Hentai02.jpg

 

A mes yeux, le ecchi, en repoussant chaque année, chaque saison, un peu plus les limites, finit par faire concurrence au hentai. Pourquoi regarde-t-on un porno ? Pour fapper. Pourquoi regardait-on un anime ecchi ? Pour se détendre et éteindre son cerveau (en ce qui me concerne). Mais pourquoi regarde-t-on un anime ecchi maintenant ? Pour fapper ? Si c’est le cas, alors bientôt on n’aura plus du tout besoin du hentai. Par ce que montrer du sexe sans jamais vraiment le montrer exerce une sorte de tension sexuelle que n’exercera jamais une scène explicite. Cette tension, ce côté « ils sont chaque fois à deux doigts de coucher ensemble…mais ils ne le feront jamais », attise l’envie du spectateur d’en savoir plus, parfois un peu malgré lui. Mais comme chaque fétiche, chaque fantasme possible et imaginable, se déroule sous ses yeux (parfois de manière saugrenue), il n’a pas besoin d’explicite pour occuper ses mains.

 

Hentai03.jpg

 

Il me semble que le hentai a un avenir un peu incertain devant lui. Il ne saurait tarder avant qu’une production ecchi aille plus loin que n’importe quel porno lambda, et avec leur qualité graphique largement supérieure (sans compter la présence de doubleurs connus qui plaisent aux fans ou encore de références obligatoires visant à faire juter l’otaku derrière son écran), nul doute que de telles séries ne se taillent une place considérable dans le marché, reléguant le hentai aux eroges, qui, misant plus sur le côté interactif, devraient beaucoup plus tenir la route.

 

Non, ceci n'est pas un gros troll véreux. J'ai juste choisi l'opening de K-ON !! parce que, sans montrer un seul bout de sein ou de fesses, il se montre incroyablement raccoleur à sa façon. Il te crie de l'aimer et ça se voit.

 

Mais en sexualisant tout, on délaisse complètement l’érotisation. Parce que des produits comme Aki-Sora (du hentai sans penis si vous voulez mon avis) ne sont pas des produits érotiques mais pornographiques. L’érotique a complètement disparu de nos écrans, ou presque. A croire que les gens sont devenus tellement cons que leur suggérer les choses dépasserait leurs capacités intellectuelles… Pour moi, la scène du cinquième film de Kara no Kyoukai où, alors qu’elle se bat (contre les voyous qui attaquent Enjou Tomoe je crois), Shiki dévoile une parcelle de chair, une partie de ses jambes, ou celle où Motoko plonge dans le vide dans le film de Ghost in the shell, sont cent fois plus érotiques que n’importe laquelle des indécences de Kiss X Sis. Mais il faut croire que je suis vieux jeu...

 

Hentai05.jpg

Cette image illustre parfaitement mon idée : on te montre tout...sauf la parcelle stratégique qu'on repousse toujours un peu plus loin, ici le mince filet qui leur sert de string et un cheveu/une main pour planquer les tétons

 

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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 17:05
Warning : Très long article d'une mauvaise foi totale !


Je suis une sale prétentieuse. Pensez-vous, j'ai toujours critiqué le yaoi en disant que c'était nul et que raconter des histoires homosexuelles n'exemptait pas d'avoir du talent alors qu'en réalité je n'avais jamais vu de manga yaoi ni regardé d'anime yaoi ! Quel comble ! Quelle abomination ! Comment critiquer quelque chose dont on n'a que de vagues retours ? Alors à l'instar de certains otakus courageux, je me suis lancé dans l'aventure avec pour seul compagnon d'infortune mon cerveau, débranché pour l'occasion. Et alors ? Qu'en ressort-il ? Avais-je raison  ou avais-je commis la plus grosse erreur de ma vie ? Pour le savoir, restez avec nous après cette petite page de pub : Interlude musical sponsorisé par Captain Obvious

Toujours là ? Parfait ! Je me disais donc qu'il fallait que je vois du yaoi au moins une fois dans ma vie si je voulais continuer de cracher dessus avec fierté, je me suis donc mise en quête d'une perle, et je suis tombée sur ça :
Kyosuke Iwaki et de Yoji Kato, sont deux acteurs pour films pour adultes. Ils se retrouvent sur le casting pour l'adaptation d'un roman au cinéma et ce casting déterminera qui détiendra le rôle principal. Tous les deux vivent une relation, très particulière et fusionnelle.
Ok, je prends ! Et c'est ainsi que je rencontrais Haru wo Daiteita. Au début j'avais prévu de lire le manga mais comme j'ai bien vite décroché par ce que je ne voyais plus l'horizon, je me suis rabattu sur les deux OAVs, beaucoup plus courts.

\!/ Spoilers en vue capitaine ! \!/



Haru wo Dateita commence par montrer la foule d'une ville que je suppute être Tokyo et un homme blond tranchant sur ces bêtes anonymes de manière toute philosophique, montrant que derrière une apparence commune, cet homme n'était pas comme les autres, qu'il ne va pas dans le même sens que les autres, que les convenances. Cela transparaît dans ses manières et ses lunettes de soleil américaines über classes qui montrent un refus de la conformité et un désir de s'imposer en tant qu'être unique.

Cet homme entre dans un cinéma bondée de jeunes femmes qui sont captivées par ce qui se passe à l'écran. Sous une musique mélancolique Luky Luke un homme brun marche seul sous la pluie, accrochant le regard ému des spectatrices qui voient en lui l'emblème de leur solitude tandis que le blondinet aux lunettes de soleil le toise de manière ambigu, montrant à la fois un mépris et une fascination ; mépris envers des poses exagérément clichés et ridicules, et fascination envers une si belle veste violette trop vite éclipsée...sans doute.

On retrouve ces deux hommes dans un parking souterrain. La caméra tourne, tourne, tourne, pendant que les deux rivaux se crêpent le chignon à la cool :
« _C'est moi qui vais gagner...
_....
_C'est moi qui vais gagner...
_.... »

Bon en fait ça servait à rien par ce qu'ils sont pris tous les deux dans le casting de la série télé Haru wo Dateita. Nous voyons donc ici, par ce manque d'originalité dans le titre, une mise en abîme pertinente qui pose la question de la place de l'artiste et qui, par ses jeux de miroirs, s'adresse directement au spectateur, rompant ainsi l'illusion théâtrale habituelle ! On peut donc s'attendre à une oeuvre de grande audace !

Une tapette aux boucles d'oreilles moches bardée de rouge à lèvres l'auteur du film précédemment montré entre en scène et explique aux journalistes pourquoi il désire faire une série de son film et présente les acteurs : Iwaki, le cooldere brun, et Katou, le blondinet über sexy, tous deux acteurs pornos. Par ce choix, l'auteur virtuel montre encore une fois combien il désire se détacher des productions habituelles et son souci du réalisme, ce qui fait écho à l'auteur véritable qui, on le présume, n'a pas du tout fait ce choix par solution de facilité.



On retrouve ensuite Iwaki l'alcoolique qui déprime en se rappelant comment il avait été choisi pour le film original : son désir d'indépendance avec le monde cruel et dangereux de la pornographie l'avait obligé, pour saisir sa chance, à coucher avec Katou sous l'oeil de l'auteur pervers et des caméras, quelque chose dont il n'a que trop l'habitude. Iwaki est ainsi dépeint comme un héros tourmenté et tragique qui tente de prendre en main son destin en se détournant d'un passé honteux. Iwaki déprime par ce qu'il s'est fait insulté par Katou, traité de « pathétique », lui qui ne rêve que de s'en sortir. Complètement bourré il appelle son rival et se disputent. Décidant de lui montrer combien il passe à côté du plus important, Katou lui propose de se détendre et de « répéter » un peu. Répéter ? Ah oui, il le viole sur son propre canapé avec amour et dévotion. Une scène véritablement superbe qui montre bien le caractère emporté de Katou qui désire posséder sans penser aux conséquences de ses actions. Et il a bien raison car il n'y en a pas \o/ ! RAEP is not a crime...



Les deux « amants ? » se retrouvent à jouer une scène de lit et Katou, emporté par sa fougue, n'arrive plus à se retenir lorsqu'il entend Iwaki répéter ses lignes et lui avouer son amour. Il est alors évident que leur relation n'a plus rien de conventionnel et par cette audace mainte fois employée l'auteur nous montre par petites touches se dessiner quelque chose qui ressemble fort à de la passion et qui plus est, sujet tabou, entre deux hommes anciennement acteurs pornos ! Quelle prise de position considérable !

Oh put***, le slibard ridicule mouhaha !


L'auteur virtuel, Sawa-san, invite nos deux tourtereaux chez lui pour une mission délicate : une séance d'échangisme à but littéraire. En effet Sawa écrit une histoire autour de quatre homosexuels échangistes et a besoin de tester la scène en vrai pour donner à son oeuvre plus de réalisme (hun-hun, très vraisemblable). Iwaki doit donc s'occuper de Yukihito, l'amant de Sawa et ce dernier hériter de Katou. Tout se passe bien pour Iwaki et Yukihito quand soudain c'est le drame : Sawa et Katou, qui les fixaient depuis un bon paquet de temps déjà, s'écrient en coeur « Bas les pattes, c'est mon mien ! » et s'accaparent leurs copains respectifs. Katou essaye de convaincre Iwaki qu'il crève d'amour pour lui et l'OAV finit par des paroles douces et tendres...et des scènes de cul à la limite du viol, censurées.

Ouah, sont deux à la fois dans la boîboîte \o/ !


Le deuxième OAV commence dramatiquement : Katou tromperait Iwaki avec une fille ! Nooon ? Siiii ! Kya, j'le crois pas ! Bon en fait cette histoire n'étant surtout pas un prétexte à montrer les amants se disputer pour mieux se réconcilier dans des parties de jambes en l'air sauvages, l'auteur peint ici les tourments du doute et de la jalousie propre à toute histoire d'amour classique et la modernise en la teintant d'homosexualité. Les clichés sont évacués de manière magistrale et la fameuse scène humide de larmes ne nous est pas plus épargnée que les déclarations volontairement creuses, véritables étendards dévoilant l'ineptie de la jalousie et incitant tous les couples à plus de confiance envers leurs partenaires ! Encore une fois Haru wo Daiteita se révèle porteur de messages battants et n'hésite pas à faire pleurer de rire ses spectatrices pour donner plus de force aux émotions qu'il désire partager.



Ensuite c'est au tour d'Iwaki de rendre Katou jaloux en se retrouvant kidnappé par son idole de toujours et violenté par lui. Les deux amants se disputent alors de nouveau et Iwaki finit par avouer à son copain qu'il l'aime à la folie et prend enfin l'initiative pour la première fois alors que d'habitude il reste immobile sous les baisers de son compagnon. C'est un grand pas en avant qui se fait et l'OAV se termine peu après cette scène d'amour absolument magnifique qui en arrachera des larmes à plus d'une !



En conclusion, je n'ai eu que ce à quoi je m'attendais : une daube immonde à mourir de rire. Les graphismes ne sont franchement pas très beaux, la musique assez quelconque, l'histoire en elle-même n'est qu'un prétexte au fantasme de plus en plus courant qui est de voir deux mecs se sodomiser avec violence et *aimant* cela. Les scènes de cul (heureusement censurés dans les OAVs, ce qui n'est pas le cas dans le manga, ouch mes pauvres yeux) sont légions et n'apporte strictement rien à une romance déjà pourrie de l'intérieur par des clichés ultra conventionnels. L'amour des protagonistes se résume à ces scènes affligeantes et à des disputes puériles. Aucune psychologie, aucune explication, l'homosexualité est devenu la seule religion ici puisque nulle part il et question d'hétérosexualité, à croire que c'est vraiment trop démodé ! Les deux héros ne sont même pas touchants  puisqu'en plus d'être inintéressants, tous les passages pseudos sentimentaux se finissent en  pénétration anale, ce qui n'aide pas vraiment.

Quel...hum...romantisme...voilà c'est ça. Tu le sens mon gros romantisme ?


Pour résumé Haru wo Daiteita et le yaoi en général, je dirai que c'est du viol sentimental et des mecs au design et à la personnalité identique qui se battent pour savoir lequel sera sur l'autre, ni plus ni moins. Je m'excuse donc auprès des fans de yaoi du monde entier de ne pas faire partie de leur communauté par souci de préservation du peu de matière grise qui me reste (c'est-à-dire pas beaucoup) mais le yaoi et moi, c'est pas pour demain X).

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