20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 15:23

 

Il y a un an, je sortais de mon master 2 d’administration publique pleine de désillusions. Il y a un an, je claquais presque la porte de mon stage de fin d’études dans un cadre pourtant très prometteur, usée. Il y a un an, je me disais qu’il me fallait peut-être du temps pour réfléchir, pour retrouver la foi. J’ai l’impression de reprendre au même point aujourd’hui. Le temps a filé mais rien n’a changé. J’ai fini par comprendre : je crois que ça ne sert plus à rien d’attendre. Il paraît que je suis censée entrer dans le monde des adultes et abandonner toute trace d’individualité. Je trouve ça triste de penser comme ça : pourquoi ne pourrait-on pas rester soi-même quel que soit le chemin choisi (ou subi) ?

 

Bref, c’est la fin. Jusqu’à présent j’étais étudiante et vivais grâce à mes bourses, me voilà diplômée pour de bon. Et il me faut toujours payer le loyer, l’électricité ou la nourriture pour continuer à vivre. Vu les conséquences d’un simple job alimentaire sur ma santé, autant dire que je peux faire une croix sur mes différentes activités créatives (ce blog, la création de visual novel)…à moins qu’il n’y ait une alternative.

 

Si je prends la plume aujourd’hui, ce n’est pas pour fermer définitivement la boutique mais tenter une nouvelle aventure (je suis toujours partante pour les trucs hasardeux, c’est souvent les plus marrants) : ouvrir un compte Patreon. En effet, je suis actuellement en pleine période de transition, avec tout ce que ça implique en termes de difficultés financières, et essayer de sortir de ce bourbier me pompe un temps considérable. J’ai donc besoin d’un coup de pouce, que j’espère temporaire, le temps que ma situation devienne plus stable afin de pouvoir continuer les activités en questions et surtout vous accorder plus de ma personne. Cela fait un moment que je ne réponds plus aux commentaires ou aux mails, que je n’ai même plus assez de temps libre pour regarder des animes comme avant, et donc a fortiori d’écrire des articles. Et ça me bouffe. Passer du temps avec mes lecteurs, même juste pour discuter, me manque. En tentant ce nouveau système, j’espère renouer avec vous tout en sortant la tête de l’eau.

 

 

Comment ça marche

Concrètement, Patreon fonctionne avec des pourboires : en faisant donation d’une petite somme d’argent régulièrement, vous soutenez un créateur et lui permettez donc de continuer plus sereinement son travail. Cette somme est délimitée par des seuils et donne accès à une série de privilèges. C’est-à-dire que personne n’est obligé de donner de l’argent, vous pouvez continuer à profiter du contenu gratuit qui est produit, mais que ceux qui le font auront forcément un plus.

 

L’avantage de Patreon c’est qu’il est possible d’arrêter n’importe quand : c’est-à-dire que si j’estime ne plus avoir besoin d’aide, je fermerais mon compte (sauf s’il y a des objections). De même, si vous ne voulez plus me verser d’argent, vous pouvez stopper à n’importe quel moment. Et revenir plus tard si le cœur vous en dit. Aucune obligation ;).

 

Tipeee vs Patreon

J’ai longuement hésité entre Patreon et Tipeee, son homologue français. Plusieurs facteurs m’ont convaincue de passer du côté obscur de la force :

  • Les créateurs de Tipeee sont tous affichés sur une liste et la majeure partie d’entre eux sont en fait des Youtubeurs (très) connus. Cela semble anodin mais je n’aime pas être exposée comme une bête de foire. Le compte que j’ouvre est là pour faire plaisir à mes lecteurs, je préfère donc que l’on soit dans un coin tranquille de l’internet plutôt que dans une gare, a fortiori quand les voisins sont des TGV.
  • L’écosystème. La vertu de Patreon repose en partie sur l’entraide entre créateurs : je peux très bien allouer 1 ou 2 $ de ce que je recevrais à un autre créateur qui en retour fera une donation à un autre, et ainsi de suite. Les artistes sont souvent fragiles et il me paraît juste de ne pas briser les règles du milieu sans une bonne raison.
  • Tipeee est détenu par My Major Company et dirigé par le fils de Jean Jacques Goldman. Vu que c’est un copié-collé de Patreon, ça m’emmerde de filer mon argent (et le votre) à des gens qui sont déjà riches. M’est avis qu’avec 10 millions d’euros de chiffre d’affaire, il n’a pas besoin de mon aide.

La conséquence directe c’est que l’interface de Patreon est en anglais (je communiquerais donc dans les deux langues) et que la devise sera forcément le dollar.

 

Quel est le rapport entre ce requin et cet article ? Vous le saurez un peu plus bas !

 

Fonctionnement général

Plusieurs possibilités sont offertes par Patreon mais je souhaite aller vers la plus simple possible. Les donations s’effectueront donc par mois pour éviter toute mauvaise surprise. Elles seront retirées le 1e de chaque mois…et c’est tout.

 

Pour ce qui est des seuils, j’ai également souhaité faire simple : les prix iront de 5 à 20$.

  • Minimum : Les Patreons ont généralement un seuil à 1$ mais ce n’était franchement pas intéressant dans la mesure où il faut compter : 1/la conversion en euros, 2/la marge de 5% que se fait Patreon et 3/les éventuels frais bancaires ou Paypal (selon votre mode de paiement). Autant dire qu’il ne reste plus rien. Comme je suis maniaque des chiffres ronds, j’ai sauté directement à 5 en essayant de proposer le plus de choses possibles pour que vous en ayez pour votre argent (plutôt donner beaucoup de contenu pour 5$ que de ne rien donner à 1$, comme c’est parfois le cas).
  • Maximum : Et j’ai préféré ne pas monter très haut. Il y a parfois des Patreons avec des seuils « deluxe » à 100 ou 200$...mais honnêtement, qui irait verser autant ? Je trouve que cela détruit le principe même du pourboire : le but est que chaque patron se débarrasse d’une somme indolore tous les mois et que ce soit l’accumulation de ces petites sommes qui permette à l’artiste de vivre dignement. Donc voilà, pas de récompense à 500€ chez moi…qu’est-ce que vous voulez que je vous propose pour une somme pareille franchement 0_o ? Boire un coup avec moi ? Que je vous fasse cuire un gâteau ? C’est toujours cher payé…

 

Ce que je propose

Comme je l’expliquais plus haut, Patreon est un système de privilèges complètement assumé qui fait que les fans les plus généreux reçoivent une contrepartie spécifique pour leur soutien. Dans mon cas, j’ai décidé de mélanger à la fois mon blog perso et le travail au sein de mon équipe. La raison est assez logique : c’est la même personne derrière. Autant tout regrouper sous mon nom que de se disperser.

 

Pour La Mélancolie

J’ai décidé de créer une contrepartie spécialement pour La Mélancolie (5$) qui consistera à avoir accès à mes articles en avance (ils ne seront visibles que pour les patrons). C’est-à-dire que je posterais en priorité sur Patreon, que vous pourrez me faire des remarques pour les corriger ou les améliorer (si je dois ajouter une partie pour traiter un élément négligé, par exemple), et que ce sera seulement ensuite qu’il sera disponible sur la Mélancolie pour tout le monde. J’en profiterais également pour poster sur Patreon du contenu bonus, par exemple des anecdotes, des annexes ou des idées qui ne seraient pas allées dans l’article en lui-même. Et, comme je sais que vous n’attendez que cela, mes patrons pourront me suggérer des thèmes à traiter (suggestion libre ou vote, selon les cas). Je me réserve bien sûr le droit de refuser si je pense que ce n’est pas possible (il peut m’arriver de ne rien avoir à dire ou de ne pas être à l’aise sur un sujet particulier) mais je ferais de mon mieux pour prendre en compte votre avis. Ce sera peut-être l’occasion de faire de belles découvertes ;).

 

Pour l’équipe Träumendes Mädchen

Etant très présente avec mon équipe, il me paraissait inenvisageable de ne rien proposer en rapport avec la création de visual novel. Le principe sera donc très similaire. Dès le 1e pallier (5$), les patrons auront accès à mon fil d’activité (invisible pour les autres) où je posterais de manière plus informelle que sur le devblog (et plus succincte) des rapports d’avancement sur mes différents projets, le tout assortis d’illustrations en cours ou d’anecdotes diverses et variés sur les coulisse (on dit des fois beaucoup de bêtises). Il est bien entendu qu’il m’arrivera de dévoiler des projets sur le fil Patreon qui ne seront pas annoncés avant plusieurs mois, c’est aussi le but de la manœuvre. J’en profiterais aussi pour réaliser des fonds d’écran de nos jeux que vous pourrez utiliser sur votre ordinateur.

 

Le pallier supérieur (10$) est un peu plus poussé puisque vous pourrez avoir accès à tous les futurs jeux de l’équipe avant tout le monde (encore une fois, le contenu est invisible aux non-patrons). Je viendrais vous sonder pour savoir le stade de complétion que vous préférez. Vous pourrez aussi me suggérer des idées d’articles pour le devblog, si vous voulez me voir évoquer un aspect particulier de la création, par exemple. Last but not least, vous aurez la priorité sur les précommandes de goodies. C’est-à-dire que si je m’apprête à mettre en vente une nouveauté (au hasard l’artbook censé sortir pour la Japan Expo qui arrive) et qu’elle est en nombre limité ou suspecté de vite partir, vous aurez la possibilité de réserver en premier. Pour la réception de la marchandise en question, vous aurez d’ailleurs le choix entre venir la récupérer sur notre stand ou que je vous l’envoie par la poste

 

Le dernier pallier (20$) est un peu spécial mais je pense que ça vaut le coup : il s’agit de me demander conseils pour vos propres projets narratifs. Je reçois régulièrement des questions de personnes qui aimeraient que je lise leur livre ou que je leur donne des astuces pour qu’ils puissent créer un visual novel. Et à chaque fois, j’ai vraiment envie de répondre, d’en discuter, et je me retrouve coincée par d’autres obligations qui sont censées avoir la priorité. Je voudrais remédier à ça en offrant mes services de manière personnalisé (et dans la mesure du raisonnable, je peux conseiller mais la décision vous appartient). Ayant malheureusement trop peu de temps à consacrer à cette activité, je limite cette offre à deux personnes simultanément pour le moment et j’ajouterais des créneaux au fil du temps (les patrons seront de toute façon prévenus dès l’ouverture d’un nouveau créneau).

 

Pour tout le monde

Histoire d’effacer tout doute, il est bien évident que vous pouvez profiter à la fois du contenu relatif à La Mélancolie et à la fois au contenu relatif à Träumendes Mädchen, ce serait trop bête sinon ! Une donation de 5$ vous donne en fait le droit aux deux contreparties à ce prix en même temps, la séparation est là uniquement à des fins d’organisation. Donc, si un patron verse 10$ tous les mois, il a le droit à tout ce qui est en dessous aussi. Et comme je vous adore, vous aurez tous le droit à une photo de remerciement mettant en scène, Same-san le requin en peluche (il me fait trop marrer, désolée). La photo en question sera postée sur le fil Patreon de manière régulière…et ptet bien que je me cacherais derrière Same-san de temps en temps.

Si vous pensez qu’il y a autre chose que je devrais proposer, n’hésitez pas à me le dire ! Les récompenses sont là pour vous faire plaisir, je suis donc ouverte à toute proposition.

 

Mes buts dans la vie

Comme Patreon est visiblement fait par des anglosaxons et qu’ils ont la manie de faire des tas de schémas managériaux en Anglosaxonie, je suis censée me fixer des buts à franchir. J’en ai mis quelques uns mais honnêtement c’est difficile de savoir quel sera son pas de course quand on ne s’est pas encore lancé et je vais probablement ajuster ça progressivement.

 

Dans les trucs que j’aimerais bien faire si vous me donnez plein d’argent (au-delà du fait de rester vivante, ce qui est déjà super chouette) :

  1. écrire plus souvent, que ce soit pour vous ou pour le plaisir, parce que ça me manque cruellement,
  2. me déplacer en convention plus régulièrement pour pouvoir discuter avec vous en live,
  3. m’offrir un site tout neuf pour déménager La Mélancolie parce qu’Overblog m’emmerde profondément et que j’aimerais ranger tout ce bordel (certains articles n’ont plus d’images et j’aimerais en améliorer d’autres). Comme cela va me prendre un temps fou, je ne pourrais me permettre ce dernier but que si vous m’encouragez très fort.

Ce sera tout pour l’instant et c’est déjà pas mal ! Faites-moi savoir s’il y a quelque chose que vous souhaiteriez.

 

 

Tl;dr

Voilà, voilà. En résumé, je me lance dans du financement participatif à petite échelle pour pouvoir reprendre l’écriture et reprendre contact avec vous tous, tout en essayant de stabiliser ma situation financière. Il est bien évidemment que je ne vous en voudrais pas si vous choisissez de ne pas participer (pour une raison X ou Y). Reste que je remercie du fond du cœur tous ceux qui me feront une petite donation et que je leur devrais une gratitude éternelle >___<. Je ferais une annonce sur le devblog de l’équipe dans les jours qui suivent mais je tenais à ce que vous soyez les premiers au courant. C’est ma façon de vous remercier pour ces années de loyauté ^^.

 

Note : Je suis ouverte aux remarques constructives et aux critiques faites dans l’intention de m’aider. Par contre, les avis se limitant à « Le financement participatif c’est le MAAAAAAAL » ne m’intéressent pas, aussi je ne prendrais même pas la peine d’y répondre. Je ne suis pas là pour débattre du bien-fondé d’un système qui heurterait des sensibilités sous prétexte que la nouveauté c’est forcément mal. Merci de votre compréhension.

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 15:30

Je pense qu’il n’aura échappé à personne que je déserte complètement depuis quelques mois. Un peu parce que je suis débordée (on ne change pas les vieilles habitudes) mais en grande partie pour une raison très différente.

 

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Il m’est arrivé bien des déboires depuis mon dernier article, alors même que je pensais avoir atteint un point-clef dans ma vie. Comme quoi, il ne faut jamais dire jamais. Peut-être que j’en parlerai plus en détails un jour, qui sait, en attendant je ne m’en sens guère l’envie. La vérité c’est que suite à une prise de conscience personnelle, je me suis retrouvée dégoûtée non seulement du climat ambiant sur Twitter, mais aussi de la communauté (voire même de notre beau pays tout entier). Beaucoup de petits et de moins petits évènements mis bout à bout font que je ne me sens plus du tout à ma place et que j’ai tout simplement arrêté d’utiliser mon compte Twitter personnel. A la place, j’ai switché pour un autre contexte où la mentalité n’est pas du tout la même et ça me plaît bien plus.

 

J’ai beau savoir que ça n’a rien à voir avec le blog et que mes lecteurs n’y sont vraiment pour rien, j’éprouve désormais un blocage qui fait que je ne sais plus si je vais encore poster sur la Mélancolie. J’ai l’impression de ne plus être libre d’écrire comme je veux et ça me ronge. Je tenais à m’en excuser auprès de ceux qui me lisent et qui attendent toujours avec impatience un prochain article. J’en ai vu certains à la Japan Expo et je me sens désolée de les laisser tomber alors que j’avais promis de me remettre à écrire. Je ne peux pas encore dire si c’est la fin ou non, je pense que j’ai besoin de temps pour y réfléchir et peut-être simplement faire le ménage (à la fois sur Twitter et autour de moi). Je ne peux donc rien promettre et je m’en excuse.

 

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En attendant, sachez que je n’ai pas complètement disparu. J’œuvre toujours avec mon équipe de création à la fois sur notre site flambant neuf et sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook et Tumblr), et je songe même à poster des critiques de visual novel sur notre nouveau devblog si l’occasion se présente. Je vous souhaite le meilleur d'ici là.

 

P.S : La chaîne Nolife diffuse la série Noir tous les lundi soir, je conseille chaudement à tous ceux d’entre vous qui ne connaissent pas encore cet anime à le regarder. Vous connaissez mon amour pour Noir, ça ne changera jamais ;)

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 20:30

3615 My Life

 

Encore une fois je suis trop débordée pour rédiger le moindre billet, ce qui me pousse à délaisser mon blog perso. Cependant, une espèce de caprice curieux me donne envie d’expliquer le pourquoi du comment en détails. Cela fait bien 5 ans que je tiens ce petit coin de l’internet, même s’il vit au ralenti depuis un moment, et je me sens soudainement nostalgique. Je vous propose donc de partir en pèlerinage dans le passé, de la création de ce blog à aujourd’hui. Ce sera un post très « racontage de vie », je vous préviens, vous pouvez donc dès à présent passer aux dernières lignes si vous êtes là pour le contenu !

 

2009-2011

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Je tiens La Mélancolie depuis février 2009, soit maintenant 5 ans. Je m’étais lancée dans l’aventure un peu au hasard alors que j’étais en première année de classe préparatoire littéraire (j’avais tout juste 18 ans).  A l’époque, j’étais très mal. Mes années de collège et de lycée avaient été cauchemardesques, j’étais en dépression et complètement isolée, sans savoir quoi faire de ma vie. Je ne savais pas encore que j’étais née avec un handicap mais je le sentais déjà, tellement le monde entier (y compris ma propre famille) s’acharnait à me faire sentir que j’étais différente et que ce que je pouvais penser ou dire n’avait aucune foutue importance. Je vous épargne les détails larmoyants mais toujours est-il que j’étais venue chercher sur Internet quelque chose qu’on ne m’avait jamais accordé IRL : le droit de m’exprimer. C’était tout ce que je désirais.

 

Néanmoins, avec la faible estime de moi que j’avais, j’observais la blogosphère de l’époque avec une certaine admiration, j’essayais tant bien que mal de me fondre dans la foule et je n’osais pas réellement développer mon avis sur des sujets que je savais sensibles (si tout le monde trouvait tel anime génial, je ne pouvais pas avouer que ce n’était pas mon cas) ou même revendiquer une quelconque pertinence. Je n’étais qu’une poussière parmi d’autres.

 

Mais, ô surprise, il se trouve que l’exercice m’a plu bien au-delà de ce que je pensais. Je me suis rendue compte que j’aimais beaucoup écrire des pavés critiques sur mes animes préférés, j’ai fini par trouver mon style, mon rythme, ma voix, par prendre de l’assurance. Et en parallèle je pouvais discuter avec des inconnus, entrer dans de longs débats théoriques, avoir des contacts humains sans que mon handicap ne soit apparent. C’était vraiment tout bête mais ça m’a fait beaucoup de bien et j’ai commencé à aller mieux, à me dire que je servais un peu à quelque chose. J’ai donc continué à bloguer, plus ou moins régulièrement, de la classe préparatoire à ma 3e année de lettres modernes en essayant de m’améliorer.

 

2012

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L’année 2012 aura vraiment été la charnière pour moi, le pivot, le moment où tout a commencé à changer. La mort dans l’âme, j’ai abandonné mon domaine de prédilection, la littérature, pour m’orienter vers une licence d’administration publique afin de me reconvertir en économie et en droit. Le choix aura été douloureux mais j’avais conscience de ne rien valoir pour le marché du travail et c’était finalement la seule piste que j’avais. Au final, je ne me suis pas si mal débrouillée puisque je suis allée jusqu’au Master 2, mais ce n’était pas non plus anodin.

 

Quelques temps après la rentrée, j’apprenais mon handicap chez un médecin spécialiste et toute ma vie a pris une nouvelle signification. Bien sûr, la nouvelle en soi ne changeait rien mais ce fut comme si on reconnaissait mon existence, comme si j’avais enfin le droit de vivre et de me défendre. Alors j’ai décidé de me battre, de lutter du mieux que je pourrais pour me faire ma place dans ce monde fou et chaotique. A cause du handicap, j’avais d’autant plus le devoir de donner mon avis, de faire entendre ma voix, de ne pas me laisser réduire au silence. Au nom de tous ceux qui n’ont pas eu ma chance, de tous ceux qu’on étouffe encore. C’est pour cela que j’ai redoublé d’efforts, je voulais être capable malgré tout de faire quelque chose.

 

Un peu plus tard, je fis la rencontre de la personne qui allait devenir mon associé dans le crime. J’avais toujours eu l’habitude d’être seule, parce que pas normale, parce que personne ne voudrait d’une handicapée, et cette personne a réussi à me prouver qu’il existait encore quelque part sur cette vaste planète des gens suffisamment tolérants et ouverts d’esprit pour ne pas juger selon la norme. C’était la première fois de toute ma vie que quelqu’un était prêt à me soutenir dans ce que je faisais, que je n’étais plus seule.

 

Dans le même temps, j’ai réussi à constituer une équipe de gens formidables, à me lier d’amitié avec eux et à doucement œuvré pour produire des visual novel, en commençant par un petit kinetic sans prétention. Ce n’était pas grand-chose mais c’était déjà le premier pas vers autre chose.

 

2013 – 2014

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Depuis, ma cadence de travail ne s’est guère améliorée, oh non ! Tout d’abord, je suis mes études de master d’administration publique, je rédige des articles sur mon blog perso de temps en temps et j’essaye de réserver un peu de temps à ma vie sentimentale. En dehors de ce qui est pour l’instant toute somme classique, j’ai des activités plus éprouvantes telles que :

  • Me battre au quotidien avec ce que je suis. Obtenir la reconnaissance de travailleur handicapé a été une petite épreuve et même avec le Saint Graal en poche les opportunités qui s’offrent à moi sont faibles – encore plus faibles que le peu dont disposent les personnes « normales », je vous laisse imaginer ce qui me reste (et la joie de devoir expliquer à ma famille que je ne mets pas de mauvaise volonté à ne pas trouver du travail). Je ne parle pas de la gestion au quotidien qui rend certaines tâches insignifiantes pour des gens normaux très fatigantes pour moi.
  • Essayer de survivre financièrement. Avec mes études, mon handicap et les faibles opportunités de travail à côté, je n’ai que très peu de marge de manœuvre pour subvenir à mes besoins. Et comme ma famille est décidément très tolérante, elle décide que je n’ai qu’à me débrouiller pour avoir un job d’été et préfère dépenser son argent ailleurs (quelle drôle d’idée d’être handicapée aussi). La famille de mon colocataire de fortune, qui est bien plus dans la panade que la mienne, m’aide davantage qu’eux, c’est dire à quel point je peux compter sur mon entourage…
  • Et par-dessus le marché gérer à moi toute seule l’organisation, la gestion et la communication d’une équipe de visual novel comme mentionné plus haut. Quand je ne décide pas de filer un coup de main à d’autres projets en lien avec le VN (rédaction pour le Projet Saya) ou de promouvoir le média un peu partout (récemment je me suis lancée dans quelques critiques sur le forum IndieMag pour essayer de faire découvrir le visual novel à la communauté).

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Les objets vendus à la Japan Expo que vous pouvez précommander sur notre Indiegogo

 

Si vous suivez avec attention les péripéties de mon équipe sur notre devblog, vous aurez peut-être remarqué que le programme que l’on s’est fixé pour l’année 2014 est juste dément : en l’espace de quelques mois nous avons sorti l’épisode 2 de Milk, un petit visual novel bonus à l’occasion du Nanoreno, lancé une campagne Indiegogo, et nous comptons encore sortir l’épisode 3 à l’occasion de la Japan Expo et rester toute la semaine là-bas pour vendre nos produits et discuter avec qui le voudra. Arriver à gérer tous ces paramètres en même temps que mon stage de fin d’études a été mon challenge personnel et je n’en reviens toujours pas de m’en être sortie à si bon compte. Je suis soulagée mais je pense en avoir tiré une bonne leçon : ne jamais se donner autant de choses en même temps au risque de se surmener et de péter un câble…Reste que je suis fière d’avoir pu mener mon équipe aussi loin et j’espère encore que nous pourrons nous améliorer car il nous reste beaucoup de marge de manœuvre !

 

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Au final, nous ne sommes même pas à la moitié de 2014 que je suis déjà pleine de désillusions sur ma vie professionnelle. J’ignore si la fatigue a joué mais je me suis rendue compte que l’administration publique était réellement une maison de fous : les fonctionnaires sont plein de bonnes volontés mais les structures sont tellement contraignantes que ça ne colle vraiment pas à ma personnalité. J’étais venue pour changer les choses et on me répond que d’accord, mais pas trop vite, parce qu’il y a trop de relous qui refusent de changer et qu’il ne faut pas les bousculer, sinon ils vont tout faire foirer. Il faut y aller lentement…très lentement… Trop lentement pour moi… Dommage car la fonction publique est justement l’employeur le plus tolérant en matière de handicap. Ce qui ramène sur le tapis la question qui m’a toujours hanté dès le début de ma scolarité : que vais-je faire de ma vie ?

 

Etrangement, je ne regrette pas tout ce temps passé sur les bancs de la fac. C’était un temps nécessaire pour me permettre d’avancer sur le plan personnel et de faire mûrir mes différents projets. Je crois que je vais utiliser ma dernière année de bourses pour rester étudiante une ultime fois et m’inscrire en préparation concours A, histoire d’accorder à la fonction publique sa dernière chance, avant de sans doute créer ma propre entreprise. Avec mon associé, on se demande si lancer un bar geek ou un manga café dans note ville ne serait pas une bonne idée. Bien sûr, cela demande une grosse somme de travail et il faut avoir conscience des risques et du contexte actuel du marché, mais dans un monde où toutes les portes sont fermées, je crois qu’il n’y a rien de plus fort que de se bâtir un avenir à la force de ses mains (et de son cerveau). Ce n’est pas la motivation qui manque, restera à trouver les sous qui vont bien, mais ce sera pour plus tard

 

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Quelles que soient les opportunités qui se présenteront à moi, je compte poursuivre La Mélancolie aussi longtemps que je le pourrais et j’ai toujours des idées d’articles qui traînent dans les placards. Donc voilà, je suis une éternelle débordée en course contre le temps mais je ne vous oublie pas ;). D’ailleurs, si vous voulez me rencontrer pour discuter, je serais à Japan Expo sur le stand exposant de mon équipe (jetez un œil sur notre page Indiegogo si vous voulez nous soutenir), alors n’hésitez pas. Je promets que je ne mords pas, je suis même plutôt timide X).

 

Concernant les articles que j’ai en tête, est-ce que vous avez une préférence ? Je pense que ça me motiverait d’autant plus si je sais que le sujet est demandé. J’hésitais entre commencer par une analyse des films d’animation Mardock Scramble ou de jeux-vidéo tels que Dark Souls et The Stanley Parable. J’hésite aussi à parler de sexe vanilla dans les eroges suite à ma critique de Grisaia ou même de refaire entièrement mon billet sur Ever17... D’autres suggestions ? Un petit commentaire pour m’aider serait la bienvenue (ou sur Twitter et Facebook pour ceux d'entre vous qui m'y suivent).

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 20:45

Je pense qu’il n’aura échappé à personne ici que je publie de moins en moins ces derniers temps. Il est donc inutile de cacher que La mélancolie d’une otaku agonise un peu et qu’il est grand temps de clarifier la situation. Je savais que le blog finirait par ne plus beaucoup tenir à partir du moment où j’ai arrêté de regarder des animes, faute de temps. Mais je voulais essayer d’aller le plus loin possible quand-même, je continuais à me forcer à mettre à jour régulièrement. Maintenant, ce n’est plus vraiment possible.

 

Vie du blog2

 

La raison principale est intrinsèque : à la base, le blog n’a été crée que dans une optique de transition.

 

Quand en 2009, j’ai démarré sur Gamekult, j’avais une idée très précise en tête. A l’époque, j’étais en première année de classe préparatoire et je passais mes journées à travailler, négligeant ainsi d’achever un roman que j’avais sur le feu. Roman qui par ailleurs était presque terminé. Je me disais que dès que je sortirais de prépa, je ferais de ce projet ma priorité (comme elle l’était au lycée). Sauf que je manquais de lecteurs. A la base, je n’aime guère montrer mon travail, donc ça ne me dérange pas de tout garder pour moi. Cependant, j’ai bien dû me rendre à l’évidence que si je tenais à réaliser mon rêve un jour (un rêve un peu fou), il fallait absolument que d’autres personnes lisent l’ouvrage, maximisation des chances oblige. La question était : qui ? J’ai toujours eu un style un peu particulier et le concept du roman était suffisamment bizarre pour que personne ne s’y intéresse, ce n’est clairement pas le genre de texte qui intéresserait une maison d’édition. Et puis, pour avoir participé à des concours littéraires (« juste pour voir »), je peux vous affirmer que le milieu est sacrément gangréné. A moins d’avoir des amis hauts placés et se livrer à une jolie petite masturbation intellectuelle, il ne pouvait y avoir qu’une seule façon de s’en sortir : écrire pour la masse (si possible en prenant les lecteurs pour des cons, ce que je suis incapable de faire, je ne supporte pas ça). J’ai alors pensé à l’internet, le seul endroit où tout est à peu près possible, le meilleur comme le pire. Mais voilà, ce n’est pas en construisant son joli petit site web et en mettant son texte dessus qu’on va générer de la visite.

 

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Il se trouve qu’en parallèle, je lurkais la sphère otaku parce que j’adorais la japanimation. Pile au moment où s’est déclenchée la vague de la PASSION prônée par Kyouray. Et sous mes yeux ébahis, des tas de gens ont commencé un blog. Et ils avaient des commentateurs. Même quand la qualité de rédaction était discutable (ils n’étaient pas tous mauvais, hein, loin de là, mais, euh, voilà, vous savez que je suis une littéraire exigeante). Du coup, je me suis dit : « J’aime bien écrire, la japanimation est visiblement un créneau porteur et les lecteurs sont pas aussi exigeants que ça concernant la qualité des billets, et si je tentais le coup moi aussi ? ». Dans ma tête, l’équation était simple : un blog peut avoir un bon taux de visite, si tant est qu’on l’entretienne régulièrement sur le long terme. En commençant à l’alimenter en prépa, je m’assurais d’avoir une bonne base en sortant de mon cursus et si je tenais le cap quelques années supplémentaires, eh bien, lorsque mon roman serait achevé, je pourrais le poster sur Internet en proposant aux personnes qui suivent le blog d’y jeter un coup d’œil, si elles sont intéressées. Il ne suffisait que d’une poignée de lecteurs pour que mon objectif soit atteint. A savoir qu’à ce moment-là, je n’avais absolument pas confiance en moi et en mes écrits. Je ne pensais pas avoir un quelconque « truc » qui me démarque des autres. Alors j’ai tout simplement profité de mon sexe pour me cataloguer toute seule « fille qui joue à des eroges ». A mes yeux, il n’y avait que ça qui me donnait une once de personnalité.

 

Ce que je n’avais pas prévu, eh bien, c’est que j’allais finalement beaucoup aimer le tenir ce blog. Au début, j’étais hésitante, je faisais mon mouton, je cherchais à m’intégrer, à rencontrer des gens « comme moi ». Et petit à petit, je me suis débarrassée de ces considérations qui m’entravaient et j’ai développé mon propre style. Débiter des pavasses, ça me plaisait vraiment, beaucoup plus que quand je restais en mode « superficiel ». Je pouvais parler plus librement qu’IRL où je me sentais étouffée (scoop : la prépa n’est pas le meilleur endroit pour causer mangas), des gens répondaient même à mon avis et des discussions sympas pouvaient se lancer. J’aimais vraiment ça et je ne m’attendais pas à avoir des lecteurs si vite, à vrai dire. D’ailleurs, j’aime toujours beaucoup poster mon opinion, ça n’a guère changé.

 

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En 2012, la seule chose qui a changé...c’est que l’objectif du blog a finalement été atteint plus vite que prévu. Mon roman est resté inachevé, supplanté par un nouveau projet qui a pris beaucoup d’ampleur mais qui, au fond, me satisfait bien plus parce qu’il me permet de rêver. Le marché du livre est totalement saturé, j’ai bien conscience de ne pas y avoir ma chance (ne parlons même pas du talent), mais le marché du visual novel n’a pas encore éclos en France. Le marché du visual novel japonais est déjà complètement pourri de l’intérieur par cet attrait pour les scènes de sexe que je ne m’explique pas et on ne peut guère lutter contre une direction solidement établie par le temps. En Occident, tout est encore possible. Et un média aussi malléable peut prendre une direction surprenante. Alors, j’ai encore ma chance, surtout si je profite des débuts balbutiants. C’est pour ça que j’ai décidé de saisir l’opportunité et que mon inspiration, longtemps démotivée, a finalement trouvé un terrain de jeu nouveau qui lui permette de s’amuser, ce qu’elle n’avait plus fait depuis trop longtemps. Cela peut paraître anecdotique mais un écrivain qui n’écrit plus perd un peu sa raison d’être. J’ai eu l’impression de la retrouver. Et tout ceci, je le dois à de biens étranges concours de circonstances. A ces gens qui ont démarré l’appel de la PASSION et entraîné l’idée farfelue initiale ; à ces gens qui ont bien voulu suivre mes billets durant toutes ces années, alors que je n’en comprenais pas moi-même l’intérêt ; à ces gens qui ont discuté avec moi sur le net, donnant ainsi du grain à moudre à mon cerveau en ébullition ; à ces gens qui m’ont fait sortir de ma tanière et que j’ai pu rencontrer IRL ; à ces gens qui se sont montrés curieux envers mes projets et m’ont proposé soit leur aide, soit leurs encouragements ; à tous ces gens que je ne connais même pas, pour la plupart, et qui m’ont influencée sans le savoir.

 

Aujourd’hui, la transition a été effectuée. Grâce à la vitrine que m’offrait mon blog, des artistes ont accepté de m’aider dans mes projets, ce qui n’aurait jamais pu être possible s’ils n’avaient pas déjà eu un aperçu de ma personnalité et de ma façon d’écrire. Projets auxquels je consacre tout mon temps. C’est ma priorité absolue, je désire les mener à bien, ce qui suppose forcément que je néglige mon blog personnel. L’annonce de Milk était le prélude à une fin imminente et à partir du moment où l’équipe a ouvert son dev-blog, ce n’était plus qu’une question de temps avant que je migre définitivement là-bas. Ce qui a achevé la brave bête en sursis, c’est tout simplement un changement dans ma vie IRL. Le peu de temps que je pouvais encore lui accorder a été dévolu à quelque chose d’autre. Ou plutôt quelqu’un.

 

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Le ton de ce billet paraît peut-être définitif mais en réalité je ne compte pas vraiment fermer La mélancolie. Je n’ai certes plus beaucoup de temps à lui accorder mais c’est toujours mon espace personnel, il sert de défouloir quand j’ai envie de parler. Ce sera plutôt un hiatus indéfini. Je ne me forcerai plus à le mettre à jour, je ne passerai que quand j’aurais envie de discuter d’un sujet particulier. Par exemple, le test  de Kara no Shoujo que j’ai récemment terminé, d’autres VNs amateurs, le jeu Ib qu’on me conseille avec tant d’ardeur, ou encore un projet très différent de ce que je propose d’habitude mais qui pourrait être intéressant. Je resterai toutefois active sur Twitter (pour ceux qui ne me suivent pas encore) et de temps en temps sur le dev-blog de l’équipe quand je me sens disposée à faire part des évolutions de Milk et du reste.

 

3 ans avant de basculer en hiatus...c’est pas trop mal, après tout. Et puis, qui sait, le temps et la motivation me reviendront ptet plus tôt que prévu, la vie est parfois mystérieuse

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 01:10

Chose promise, chose due. Après des mois de travail plus ou moins secret, la team Träumendes Mädchen s’officialise enfin en présentant son premier projet achevé : Being Beauteous, un petit kinetic qui reprend le bien connu conte de Cendrillon et le poème éponyme de Rimbaud dans une version très personnelle qui, j’espère, vous plaira autant qu’on s’est amusé à la créer.

 

titre_v2.png

 

Pour en savoir plus sur les conditions d’élaboration du projet, sa genèse, et pour le tester, tout simplement, je vous redirige vers notre blog de développement flambant neuf que nous essayerons de mettre à jour le plus régulièrement possible pour donner des nouvelles de nos projets.

 

Crédits :

Scénario et chef de projet 

Helia : Twitter / Blog (Y a vraiment besoin d’un lien ? Vous êtes dessus !)

 

Graphismes 

Morsy : Twitter / Deviant Art

 

Musiques & bruitages

Roganis : Twitter / Soundcloud

 

Programmation

Keul : Twitter / Blog

 

Interface

Faf : Twitter

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 22:59

Je suis un peu trop pressée par le temps pour écrire un article sur d'autres VNs anglophones alors je me contenterai de rédiger une news qui en intéressera peut-être certains.

 

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Un sprite de Kurumi par Hitode. Parce que ça manquait o/

 

Comme vous le savez sans doute, je me rends à la convention Epitanime ce weekend sur Paris et je compte bien y retrouver la plupart des membres de mon équipe, qui se déplacent aussi à l’occasion du concours de visual novel organisé par No-Xice. Et si la team Träumendes Mädchen se réunit IRL ce ne sera pas juste pour festoyer ou engager de passionnants débats sur les loli en sukumizu mais surtout pour un petit projet en marge de Milk (qui nous prend du temps).

 

Notre but est très simple : produire un petit kinétic en l’espace d’une journée. Les raisons à cela sont diverses. Nous avons besoin de nous faire les dents sur un projet très court afin d’engranger plus d’expérience et de motivation (car il est toujours dur de travailler quand on ne voit pas le bout de la tâche qu’on réalise) mais aussi de bénéficier des retours de ceux qui le testeront. Et puis, ça nous permettra surtout de nous prouver qu’on peut terminer un VN de A à Z, nous rassurer.

 

Nous espérons y arriver dans les temps impartis (en gros, le samedi après-midi et soir) mais, quand bien même il nous faudrait un délai supplémentaire, nous mettrons le résultat en ligne dans les jours suivants. Attendez-vous à voir le blog de développement poindre le bout de son nez incessamment sous peu...

 

EDIT 27/05/2012 : Au retour de l'Epitanime, je viens ajouter quelques précisions. L'équipe a bien terminé son travail lors de la journée d'hier mais il y a tout un tas de petites choses au final assez importantes à corriger. Aussi nous comptons faire une version web améliorée en plus de la version "no-xice" rendue hors concours (puisque nous faisions notre propre thème et que nous nous étions un peu préparé, il est normal de ne pas être noté avec les autres). Nous allons donc continuer à travailler un peu sur ce projet avant de le rendre disponible le plus tôt possible. Un peu de patience !

 

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 23:10

Vie du blog2

 

Comme vous le savez sûrement, notre équipe s’est lancée depuis peu dans la création d’un visual novel, une tâche ardue qui demande efforts et patience. Nous avançons à notre rythme mais chaque membre ayant une vie personnelle à gérer, c’est difficile de trouver le temps de tout faire. Aussi je me pose des questions quant à la viabilité du projet. J’aurais aimé être riche pour pouvoir payer chacun de mes merveilleux coéquipiers à la hauteur de son travail et ainsi permettre à certains d’en vivre et de ne plus se préoccuper de jobs de misère pour pouvoir survivre. Sauf que je suis moi-même dans la même situation et que l’euromillions n’a toujours pas décidé de tomber dans ma poche. Du coup j’ai pensé à organiser une campagne de dons pour aider le financement du VN mais un don suppose peu ou pas de contrepartie et c’est très embêtant d’exiger une reconnaissance aveugle. Après des semaines de concertations avec un membre inventif, on en est arrivés à la conclusion suivante : il nous faut organiser une activité lucrative qui permette de financer nos avancées vn-esques tout en fournissant une contrepartie visible et tangible aux gentils donateurs. Cette activité nous l’avons trouvé, ce sera un lunapar.

 

Oui, oui, vous avez bien lus. Les membres de l’équipe et moi-même nous sommes concertés pour former un cercle d’hôtes...à plusieurs niveaux. Nous vous accueillerons dans notre nouveau local (dont l’adresse sera révélée un peu plus tard) à l’ambiance tamisée et feutrée. Pour une modique somme il vous sera permis de discuter, d’offrir à boire (cocktails, champagne et jus de fruits à disposition), de chanter au karaoké (dans la limite des compétences vocales de chacun), de danser et de jouer à divers jeux palpitants (comme le mikado et sa version sexy impliquant une saucisse ou une banane, ou encore le toboggan de yop pour les jours d’été où il fait chaud). Le tout en temps limité, bien sûr.

 

Vers 1 min, exemple type du jeu de la banane (NSFW?)
 

Avec une somme un peu plus élevée, il vous sera possible de monter à l’étage avec le ou les membres de votre choix dans une chambre aménagée et équipée de tout ce qu’il faut. Evidemment selon les demandes, le prix montera. Certains membres étant plus timides que d’autres, il faudra négocier pour obtenir certaines prestations (les threesome dépendant aussi beaucoup des relations entre les membres eux-mêmes). A noter que pour assurer la protection des salariés, nous refuserons tout ce qui est du domaine du hardcore, du moins pour le début. Veuillez laisser vos instruments bondage, vos tentacules et vos animaux apprivoisés à la porte, s’il vous plaît. Hormis ces quelques règles, toutes les combinaisons sont plus ou moins possibles (yuri, yaoi, vanilla, juste regarder ou participer, comme vous le dictent vos goûts personnels).

 

A noter que pour compléter ces prestations et pour ne pas défavoriser les éventuels clients qui ne pourraient se déplacer, nous avons décidé de vendre un certain nombre d’items sur notre futur site web (où vous retrouverez plusieurs photographies de chaque membre afin de fixer votre choix). Seront disponibles : des posters dédicacés (avec baiser rouge à lèvres sur demande), des mugs, des calendriers sexy, des dakimakura (pour les plus câlins d’entre vous) mais aussi des sous-vêtements déjà portés (culottes ou slips, il n’y a pas de raison que ça n’aille que dans un sens). Si vous avez une demande particulière en la matière, il sera également possible de nous acheter les sous-vêtements au préalable (je pense au shimapan, par exemple) afin que nous les portions et vous les renvoyions au bout d’un certain délai.

 

daki-copie.jpg

Essai pour un dakimakura Helia (les autres étant un peu timides, je me dévoue pour servir d'exemple)

 

Mais sans plus attendre, voici la liste des membres de l’équipe afin de vous aider à fixer votre choix. Il y aura de quoi contenter tout le monde :

 

Helia

Scénariste & chef de projet

Cheveux longs, lunettes et goût prononcé pour les vêtements légèrement gothiques. Malgré le fait que ce soit la tenancière officielle du cercle d’hôtes, elle est dotée d’une timidité maladive qui rend la communication souvent délicate. Mais une fois à l’aise, la carapace de dandere se brise et elle s’arrête jamais de parler de trucs complètement incompréhensibles...ce qui rend la communication toujours délicate en fait. On raconte qu’en vrai c’est une grosse perverse et qu’elle regarde du H (notamment du netorare) en cachette

 

Hitode

Graphiste principal

Taille de géant, chapeau sophistiqué et charme électromagnétique. Au premier abord c’est un espèce de nounours géant qui adore les chansons choupi, les idoles, les gauffres maison et plus généralement tout ce qui est mignon. Son humeur joyeuse est d’ailleurs communicative et on le charrie pour son innocence aggravée. Mais quand il enlève ses lunettes, il dévoile une seconde personnalité sombre et sadique qui aime manipuler les gens. S’entend bien avec Helia à cause de ça.

 

Morsy

Graphiste

Benjamine du groupe, loli à couettes pas encore légale et amatrice de yuri. Mascotte officieuse à cause de son jeune âge, elle est farouchement protégée par Helia qui aime pas qu’on lui montre des trucs pervers (mais qui est la première à participer quand-même) alors que ça ne dérange absolument pas Morsy. Petite sœur idéale un peu timide quand elle ne connaît pas bien les gens mais qui s’ouvre progressivement pour montrer un côté choupi qu'on en mangerait bien.

 

Faf

Responsable du web-design & correcteur

Physiquement il a tout du cooldere à lunettes, froid et indifférent, et réalise son travail avec sérieux et discrétion mais en vrai il est surtout très timide et a tendance à se planquer en réunion, ce qui ne manque pas d’agacer Helia parce qu’il y a pas de raison qu’elle soit la seule à se jeter à l’eau. A du coup tendance à jouer le rôle de punching ball et supporte les crises de random de cette dernière sans broncher.

 

Roganis

Compositeur

Electron libre par excellence, c’est le spécialiste de la déconne et souvent celui qui met le plus d’ambiance dans l’équipe (surtout quand il lâche des liens pas nets en réunion), ce qui fait qu’il est viscéralement impossible de le détester. A un côté un peu pervers et surtout un fétiche inexplicable pour les sukumizu (même Helia cherche encore pourquoi). Par contre dès qu’il s’agit de musique, il entre temporairement en mode serious buisness.

 

Keul

Programmeur

Pour les autres membres de l’équipe, il fait figure de vénérable sage qui, fort de son statut d’aîné, répond à toutes les questions. Mais derrière les lunettes et le faciès sérieux d’un nerd se cache en réalité un super héros : Battle Programmer Keul, spécialisé dans les gadgets technologiques (outillages USB, SAV informatique, recherches de documentation avancée sur internet) et capable de trouver les réponses optimales à n'importe quel besoin en quelques secondes. Enfin, c’est un peu l’impression qu’on a quand on le voit travailler...

 

Orfaen

Assistant programmeur & correcteur

Souvent aussi espiègle que Roganis, il aime rebondir sur ses blagues et faire semblant de flatter la chef de projet pour l’embêter. Souvent sujet à des excès de zèle remarquables, il fait office de bras droit à Helia pour la soulager dès qu’elle fait une crise de timidité surprise (et qu’elle se planque sous une table parce que « Je suis pas une assez bonne chef, hein, hein, HEIN ? »). Toujours calme et serviable, il possède une résistance hors du commun aux monologues philosophiques de cette dernière.

 

Dream C Club, notre modèle

Voilà. Je tiens à rajouter que si le cercle d’hôtes a du succès, non seulement nous pourrons vous sortir le visual novel Milk plus vite mais nous envisagerons également de créer un eroge mettant en scène les membres de l’équipe afin de satisfaire nos plus fidèles clients. Soutenez notre entreprise et venez nous voir !

 


 

Edit 03/04/12 : SPOILERS

Evidemment, c’était un poisson d’avril.

 

Mon esprit fatigué a dérapé sur le terme de lupanar (maison close) en inversant les lettres, ce qui donne lunapar (de lunapark...qui est un parc d’attraction) mais le lapsus était d’autant plus marrant.

 

La blague en elle-même était facilement détectable pour qui avait saisi les références : les cercles d’hôtes avec cocktails et champagne existent bien au Japon, le trip de la saucisse/banane était inspiré de mini-jeux présents dans certains titres vidéoludiques se tournant du côté de l’érotisme (l’opening que j’ai inséré est d’ailleurs tiré d’un eroge, ça donnait le ton), le toboggan de yop était un clin d’œil à Eiken et sa fameuse épreuve graveleuse impliquant des gros seins en suspension et une substance blanchâtre présentée comme du yaourt, et le coup des sous-vêtements reflète un traffic qui existe bel et bien au pays du Soleil Levant aussi. Ils sont fous ces japonais... Et puis Dream C Club, quoi...manquait plus que Gal Gun et j'avais atteint le niveau -30 de la crédibilité !

 

Les descriptions des membres collent en revanche très près de la réalité avec juste quelques exagérations en plus pour faire bonne mesure. C’est une manière non-conventionnelle de les présenter mais visiblement ça ne les a pas traumatisés plus que ça, ça veut sûrement dire que je peux recommencer à balancer des bêtises quand je veux 8).

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 22:10

Vie du blog2

 

Avec une bonne grosse semaine de retard, voici enfin l’article dédié à l’anniversaire du blog, ma petite tradition à moi. Vu le nombre de billets que je commence à laisser dans mon sillage, il serait peut-être bon de constituer un vrai bilan digne de ce nom, et pas de botter en touche comme je le fais à chaque fois. Petit rappel des épisodes précédents après le jingle pub !

 

Et parce que je suis dans un jour de bonté, cet article sera entièrement illustré par des croquis d'Hitode, notre étoile de mer nationale, qui remplace Plumy au poste de graphiste sur le VN Milk.

 

2009-2010

Ma première année de blogging a surtout été l’occasion de pas mal d’expérimentations, d’essais. Je testais un peu le média, ses possibilités, ses limites, et le peu de temps que m’accordait la prépa m’a un peu poussé à compenser en écrivant des tas de petits billets inutiles ou superficiels. Il n’empêche que j’ai commencé à apprendre à rédiger des analyses de plus en plus fournies et que c’est devenu finalement très enrichissant, me conduisant à privilégier les gros articles aux impressions sur des épisodes isolés.

 

Mes premiers posts auront été dédiés à Avenger (l’anime le plus soporifique qui soit), la saga Mai Otome sous toutes ses formes (manga, anime, OAV) et aux deux Come See Me Tonight, des eroges pas bien captivants avant d’embarquer en mars sur un yaoi, Haru wo Daiteita (je voulais tester, j’ai été servie) et un autre eroge encore plus dépourvu de scénario, Gibo : Stepother Sin. En avril, je commençais à développer un peu plus ma réflexion sur Romeo X Juliet, la très surprenante adaptation de Shakespeare, El Cazador de la Bruja (le raté de la trilogie Bee Train) et le merveilleux Haibane Renmei et sa cité des anges. Je testais aussi Moonshine, un petit visual novel un peu bizarre, puis le fameux Narcissu et la démo de Katawa Shoujo en mai. C’est aussi à cette date que remonte ma découverte du groupe Sound Horizon dont j’ai parlé récemment. Ayant évoqué Haibane Renmei, c’est tout naturellement que je me suis penchée sur Serial Experiments Lain en juin, un anime culte, ainsi que sur le début d’un petit manga mettant en scène une héroïne perverse, Bousou Shoujou. En juillet ce fut le tour du très controversé Earth Girl Arjuna qui dispose d’une bande-son absolument sublime, de l’onirique Tenshi no Tamago (un film quasiment muet),  du jeu Myst IV et du célèbre eroge Saya no Uta, qui me sert toujours de bannière. Un dernier article que j’ai remanié depuis peu en faisant un parallèle avec la Reine des Neiges. En août, je découvrais Perfect Blue, le chef d’œuvre angoissant  de Satoshi Kon et en septembre, je grognais contre Doubt de Yoshiki Tonogai. C’est vers novembre que j’ai arrêté mes impressions éparses pour m’éprouver sur les premiers OAVs de Kiss X Sis. Dès décembre je déménageais sur Overblog, n’étant plus trop à l’aise sur Gamekult. J’évoquais alors un manga un peu chiant, 100% Doubt !!, le livre de Werber, Les Thanatonautes, qui m’a traumatisé à vie, et l’incroyable Ever17, un visual novel très long mais captivant et complexe. En janvier, je découvrais les OAVs dynamiques de Read or Die avec son héroïne atypique et attachante, et en février, le très beau Yume Miru Kusuri, un eroge pour lequel j’éprouve toujours un certain attachement.

 

Si on se concentre sur les articles les plus importants, on peut constater que je parle majoritairement d’animes mais que les VN/eroge ne sont pas loin derrière.

 

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Quelques essais d'expressions pour Miruku

 

 

2010-2011

La seconde année de blogging, j’étais entre la prépa et la fac, je suis donc passé d’un emploi du temps extrêmement chargé à une plus large liberté qui m’a permis d’écrire plus régulièrement qu’auparavant. Entre temps, je pense avoir fait un certain nombre de progrès au niveau du style et de la présentation des articles. Ils deviennent aussi de plus en plus épais au fil du temps...

 

Fin février, je testais les étranges OAVs Iria : Zeiram the Animation et toujours dans la thématique des extraterrestres, j’évoquais Alien 9 début mars, un gros concentré de mindfuck derrière les graphismes enfantins. Je parlais aussi du joli album Square Enix Music Presents Music for Art avant de flooder comme un porc en présentant tous les jours pendant une semaine des passages du livre 26, 5 auteurs qui n'existent pas mais qu'il faut absolument avoir lus. En avril je découvrais le film adapté de Clannad par la Toei Animation et le trouvais bien plus intéressant que la série du même nom avant de braver Colorful, un concentré de culottes et de naouak qui ne fait franchement pas sens. Avril-mai aura aussi été l’occasion de débuter un tryptique toujours incomplet sur les films Kara no Kyoukai. Je me demande si j’arriverai à le finir un jour... En mai j’ai aussi fini Narcissu 2, la préquelle à Narcissu, Planetarian, un petit kinetic du studio Key, le mystérieux manga God Save the Queen / Le Labyrinthe de Morphée et présenté une compositrice intéressante en la personne de Missa Johnouchi. Bon, et j’ai surtout pourri les yeux des lecteurs de Néant Vert en ressortant cette immondice d’Eiken du placard. L’été a été plus calme. En juin je faisais des comparaisons entre Final Fantasy X et Final Fantasy XII tout en étalant ma déception envers Paprika, un autre film de Satoshi Kon, et puis je me décidais à présenter de juillet à août toutes sortes de petits courts-métrages. Là aussi, il manque un épisode à l’appel... Juillet a également été l’occasion de découvrir l’enchanteur Petshop of Horrors tandis qu’en août j’ai réalisé un blindtest et péché en analysant une autre immondice, Boku no Pico. En septembre, mois chamboulé, j’aurais surtout montré les différents visual novel du studio indie Sakevisual. En octobre je parlais de Yurumates, cette ode à la procrastination, de Majokko Tsukune-chan, un petit anime parodique hilarant, et de Princess Arete, un merveilleux conte de fée très différent de ce que l’on peut voir habituellement. En novembre, je formulais une théorie sur Denpateki na Kanojo et je listais des tas d’eroges bizarres pour m’amuser. Dans la même veine, j’ai commencé décembre en établissant un top remis au goût du jour des openings d’eroges possédant la plus belle musique. J’ai des goûts bizarres, je sais. Et puis, après, je me suis surtout moqué du mièvre Candy Boy et du ubuesque Abunai Sisters. 2min à pleurer de rire. Janvier a été plutôt le mois du jeu vidéo puisque j’ai partagé quelques impressions sur plusieurs jeux et entamé un diptyque sur Yume Nikki, une expérience étrange qui en traumatisera plus d’un. Bon, et j’ai aussi évoqué la version soft d’un film porno qui était très marrant sans les scènes de sexe, si, si, je vous jure. Début février je découvrais l’onirique Please Save My Earth qui aurait été parfait si la dernière partie du manga avait été adapté aussi et je rédigeais un second article musical sur des OSTs m’ayant marquée.

 

Cette année-là, j’ai bien plus parlé d’animes que de VNs (largement K.O) suite à des difficultés techniques de ma part. Le nombre de posts divers n’a pas diminué pour autant mais ils sont désormais plus centrés sur des trucs ecchi que sur ma vie en prépa.

 

Milk-006.jpg

 

2011-2012

L’année qui vient de passer a cette fois été partagée entre la fac et mon nouveau cursus en administration publique, moins sévère que la prépa mais qui ne me laisse pas non plus autant de temps qu’en lettres modernes pour écrire, d’où une baisse progressive du nombre d’articles et l’impossibilité pour ma part de regarder des animes, ce qui conduit à un épuisement progressif du nombre de sujets disponibles.  On remarque par ailleurs que les billets sont toujours de plus en plus longs et que certains atteignent désormais très facilement les 8 pages Word.

 

Une année que j’ai attaqué en livrant une quasi lettre d’amour à Noir, mon anime chouchou que je suis limite la seule à aimer, puis à Madlax, sa suite spirituelle. Et puis j’ai vu que Judge, le nouveau manga de Yoshiki Tonogai allait sortit, alors j’ai déchanté...En avril j’ai testé Interstella 5555, le film d’animation issu de l’album Discovery des Daft Punk, qui s’est révélé une très bonne surprise. En mai, j’ai été plutôt productive en livrant quelques impressions sur les visual novel de Christine Love, une autre indie, le très bizarre Alexander Senki, ses strings et ses serpents, et puis surtout le complexe Boogiepop Phantom, sorte de Serial Experiments Lain sans Lain, et l’angoissant Portrait de Petit Cosette qui faisait écho à la sortie récente de Puella Magi Madoka Magika. Et j'ai aussi pondu un billet sur une série québécoise sur le blog du Concombre. En juin, je faisais la promotion d’American McGee Alice, un très vieux jeu sorti en 2001, dont la suite débarquait (occasion rêvée pour se le procurer donc) et théorisait la romance dans les visual novel. Le nouveau Sakevisual sortant en juillet, j’y dédiais un petit post au milieu d’un été plus que chaud vu que je le dédicaçais à des critiques de hentai. Cette interruption des programmes se solda par le visionnage de l’OAV raté Shamshir Dance qui m’a conduit à parler de Masinowa, le nouvel album de Zektbach. Et enfin, je testais Red Shift, un petit VN amateur traduit en français, pas bien folichon, avant d’entamer la rentrée. Septembre fut alors l’occasion d’analyser les samples de chœurs grégoriens qu’on trouve dans les bandes-sons d’animes et de jeux-vidéo et d’en comprendre le fonctionnement et de rebondir sur l’OST de Drakengard, qui est à son image : violente et pleine de surprises. En octobre j’eus la nostalgie de Yume Nikki et m’essayais à un jeu qui en était inspiré, .flow, très différent, mais à l’ambiance très similaire. Je testais aussi X-Note, un VN sous flash du studio indie Zeiva Inc qui s’est révélé extrêmement frustrant. Et puis j’ai aussi parlé de Kite, une série de 2 OAVs érotiques mais possédant un scénario noir et intriguant. Novembre fut plutôt dédié aux VNs avec ma liste des jeux à venir pour 2012 qu’il faudrait surveiller de près et l’analyse de Tokyo Alice, une autre œuvre amateure inspiré d’Alice au Pays des Merveilles et très bien réalisée. Et puis en décembre, c’était le tour de cette grosse farce qu’est Hatoful Boyfriend, un VN où on sort avec des pigeons. Et puis, en janvier ce fut la farandole des pavés les plus costauds avec, coup sur coup, un approfondissement de ce qui se passait avec le projet Milk, une critique plutôt acerbe de Katawa Shoujo (j’entends comme un murmure d’indignement dans la foule tout à coup) et une éloge de l’album Märchen de Sound Horizon, qui surpasse beaucoup de limites musicales. Et pour ne pas briser le combo, en février, paf, j’ai ressorti le dossier contes de fées qui traînait sur mon PC depuis près d’un an et qui faisait bien le lien avec Märchen.

 

L’année qui vient de passer a donc vu le sujet des VNs prendre peu à peu le pas sur les animes, que je ne regarde plus (c’était donc inévitable), mais aussi la disparition des articles divers. J’ai été très sage en n’évoquant quasiment pas de trucs « cochons » en dehors de mon été du hentai. Moins de billets mais des billets de plus en plus démesurés, j’ai peur pour l’année qui va suivre (si ça continue).

 

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Différents essais de colorisation, toujours pour Miruku

 

Ce constat n’est pas innocent puisqu’il me permet de faire la transition : 3 ans, c’est une durée de vie honnête pour un blog, je ne suis même pas sûre que l’aventure dure encore longtemps vu que je commence à ne plus trop savoir quoi dire, ne plus trop commenter les blogs des copains (que je lis de moins en moins, j’espère qu’ils me pardonneront). Si je n’ai plus l’occasion de regarder des animes, je n’ai fatalement plus énormément de matière à disposition, donc moins envie d’écrire. En revanche, il y a énormément de visual novel que j’ai envie de tester, cela n’étonnera donc personne si je me laisse tenter par une reconversion. Mais, plus profondément, c’est surtout qu’il y a quelque chose qui m’occupe désormais davantage l’esprit, et vous savez quoi. Cela fait à peine plus d’un mois mais il ne me semble pas si idiot de donner quand-même des nouvelles du projet Milk, même si lancer un blog de développement va vraiment commencer à devenir une urgence.

 

 

C’est un peu ça, la vie d’aventurier, et on y va, y a des squelettes à poutrer !

Actuellement, nous sommes entrés dans la phase de production, c’est-à-dire de création de ressources. La base (listings, organisation, scénario) est déjà là et on commence à avoir des morceaux de musique. Sans surprise, les graphismes sont à la traîne, il faut dire que je n’ai trouvé d’aimables volontaires que depuis peu et que les débuts sont toujours très flottants parce qu’il faut apprendre « le métier », en quelques sortes. Du coup, ça prend un peu plus de temps, mais je pense qu’on est en bonne voie et on ne devrait pas tarder à avoir notre premier set de sprite. Je suis donc davantage cantonnée à un rôle de soutien, et c’est dur XD. En bonne grosse bourrin que je suis, j’ai tendance à me lancer corps et âme dans une tâche pour la finir le plus vite possible et empiler les trucs à faire comme des cannettes de bière vides. Sauf que maintenant ça ne sert plus à rien de foncer dans le tas, il faut coordonner les uns et les autres, vérifier que tout va bien, et établir des dealines (ma Némésis, je ne sais pas encore comment fixer des délais qui soient raisonnables et justes, ça me rend dingue). Je suis d’autant plus perdue que je ne sais jamais trop sur quel pied danser : dois-je leur laisser de l’espace, les secouer plus souvent, me montrer compréhensive ou plus stricte ? Je pars un peu du principe que j’ai tout à prouver, donc je me défonce pour essayer de mériter leur confiance et de me montrer digne de l’ampleur de la tâche. Pour l’instant, je suis assez surprise de voir qu’ils ont tous l’air de supporter assez bien leur « chef », je crois que c’est justement à cause de ce type de comportement. Moralité : faire de votre mieux encourage vos partenaires à vous imiter.

 

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Croquis de Mika, Mizuho (que tout le monde prend pour une psychopathe ;__;) et Kurumi

 

A l’inverse, la procrastination est aussi terriblement contagieuse, il suffit que quelques uns se relâchent pour que soudain tout le groupe soit touché. Cela m’est arrivé une fois de me dire en consultant le carnet de bord (on a une nouvelle méthode de partage de fichiers plutôt efficace qui fait que quand quelqu’un ajoute une musique, une image ou un document à la boîte commune, tout le monde le reçoit immédiatement, ce qui est plutôt pratique pour savoir où les autres en sont et comment ça avance) : « Il n’y a que moi qui ait mis à jour ces derniers temps, à quoi bon me presser pour finir cette tâche aujourd’hui, je peux la reporter à la semaine prochaine, ça revient au même ». Et c’était pas bien, je me suis auto-flagellé depuis, je vous rassure 8). J’estime que ce serait pire sur un chan IRC parce qu’on finirait par se connecter pour s’amuser entre nous et qu’on avancerait moins vite tout en ayant l’impression de travailler. Ce que je veux dire, c’est qu’une ou deux personnes très motivées, qui participent beaucoup, peuvent encourager les autres à tenir la cadence, et qu’en tant que chef de projet, il serait de bon augure que j’en fasse partie pour ne pas plomber la motivation générale...alors même que je suis cantonnée à un rôle de conseil et de coordination. Rôle de conseil pas toujours facile non plus, soit dit en passant, parce qu’on ne sait pas forcément quel commentaire fournir à celui qui vous présente son travail. Quelques fois il manque des petits trucs, des détails, est-ce que tu demandes à ton coéquipier de tout refaire de A jusqu’à Z ou est-ce que tu laisses couler ? En sachant que si tu lui fais cette requête trop souvent, il va peut-être finir par en avoir marre. D’autres fois, je suis tout simplement incompétente dans le domaine concerné. En un sens, je dois apprendre chaque matière avec eux pour pouvoir les aiguiller, être polyvalente, disponible, humble, impartiale.

 

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Croquis de Miruku

 

Invisible Invaders

Pour compenser mes lacunes, j’ai tendance à lurker vers la communauté Lemmasoft de création de VNs amateurs, sur les sites spécialisés en critiques d’eroges japonais ou sur VNDB. Et le plus souvent, ça me fait douter plutôt qu’autre chose. Je me demande si je ne devrais pas avoir un projet plus stéréotypé, plus en accord avec les normes du genre. Je veux dire, ça enlèverait un grand nombre de difficultés techniques et « marketing ».

 

Pour économiser le nombre de backgrounds, il serait plus simple de miser sur un cadre répétitif, au hasard, une ville moderne avec 1) la maison du héros, 2) l’école et 3) quelques points stratégiques pour des rendez-vous galants. Et pour économiser aussi les sprites, un uniforme quelconque (seifuku ou tenue de serveuse, par exemple). Je comprends soudain beaucoup mieux pourquoi tant de jeux se déroulent dans ce genre d’environnement, il n’y a pas des masses de cadres répétitifs à disposition qui soient suffisamment glamour, je suppose, d’où l’afflux d’eroges en milieu scolaire ou se déroulant dans un café/restaurant. C’est là que je réalise qu’Ever17 a admirablement su contourner le problème en enfermant ses personnages dans un parc d’attraction sous-marin : ils n’ont pas l’occasion de voyager ou de changer de vêtements. Le visual novel est un média intéressant mais quand on débute, on ne peut pas vraiment en exploiter les possibilités immédiatement. Certains genres, comme les road movies, sont plus difficiles à représenter et ça se comprend.

 

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Croquis de Kurumi

 

Pour attirer de potentiels lecteurs, il semblerait même qu’il existe des règles tacites. Par exemple le fait d’écrire au présent et à la première personne du singulier est un point rarement remis en question. Sauf que, personnellement, ça ne me plaît pas du tout. Je préfère alterner la 3e personne du singulier avec point de vue omniscient et focalisation interne et la 1e personne du singulier avec différents personnages. Rester trop longtemps en mode « je » m’est difficile. De même, je n’aime pas écrire au présent quand je raconte une histoire. La plupart du temps je garde le présent pour les phases de dialogue (élémentaire, mon cher Watson) et j’écris au passé : majoritairement l’imparfait, le passé simple pour des phases d’action et le plus que parfait pour un temps encore antérieur. Je trouve que cela me permet une plus large marge de manœuvre que n’autorise que peu le présent, qui est un temps de l’immédiat.

 

Même du point de vue du contenu, je me demande si ça va coller. Je me suis rendue compte, avec l’exemple flagrant de Katawa Shoujo mais aussi des moe-ge en général, qu’au fond, les joueurs plaçaient souvent les personnages devant l’intrigue. Si un personnage leur plaît, peu importe qu’il y ait un scénario (du tranche de vie suffit en général), ils seront contents. Je ne fonctionne pas du tout ainsi parce que, pour moi, les personnages font partie du scénario (d’ailleurs j’ai la bizarre manie de monter mes histoires à partir de la création de personnages et de la combinaison de leurs histoires respectives de manière à ce que cela s’accorde) donc je privilégie toujours la cohérence globale du puzzle et non le polissage des pièces à part. Je ne comprends même pas le but de n’achever qu’une seule route d’un visual novel parce que ça serait comme s’arrêter au tiers d’un livre, je me sens obligée d’aller jusqu’au bout pour ne rien manquer et souvent, je ne suis pas contre l’inclusion d’une true end qui fasse le lien entre les différents fragments. De tels joueurs y trouveront-ils leur compte ou seront-ils déçus de ne pas retrouver leur archétype préféré ?

 

Et puis, j’ai aussi remarqué, toujours avec Katawa Shoujo, que les gens tenaient finalement beaucoup aux choix « factices », c’est-à-dire qu’ils appréciaient qu’on leur demande énormément leur avis parce qu’ils avaient l’impression de peser sur le déroulement de l’histoire. Or, si on regarde bien les mécanismes cachés derrière les choix, on se rend compte que les combinaisons sont souvent limitées et que les choix n’apportent pas forcément grand-chose à l’intrigue, c’est presque de la poudre aux yeux. De mon côté j’avais bien apprécié la route de Shizune parce qu’en un seul choix, elle arrivait à introduire un sérieux dilemme dans l’esprit du lecteur (même si celui-ci est malheureusement sous-exploité) mais je sais qu’elle en a frustré plus d’un. En somme, les choix servent de sucrerie qu’on tend au joueur pour le faire avancer le long de l’histoire, ce que je trouve fondamentalement dommage. L’autre problème qui se pose simultanément est que l’interactivité bouscule le scénario : il est nettement plus difficile de monter un ensemble cohérent lorsqu’il y a énormément de choix parce qu’un scénario n’est pas élastique à l’infini. Alors, est-ce qu’un lecteur pourra supporter un nombre relativement réduit de choix si l’histoire est longue ?

 

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Croquis de Makuro

 

Limit Break

Ces questionnements me taraudent parfois, mais comme dit le proverbe : « Qui ne tente rien n’a rien » ! Ce projet me tient énormément à cœur et je ferai de mon mieux pour arriver jusqu’au bout malgré l’adversité (et Dieu sait que c’est dur !). Même si ça ne plaît pas à tout le monde (ce qui ne manquera pas d’arriver avec mes partis-pris particuliers :p), le plus important pour moi sera de le mener à bien, de lui donner vie. Je suis déjà satisfaite d’avoir pu aborder dans le scénario un certain nombre de thèmes qui me sont chers, parfois de manière approfondie, parfois simplement effleurés, comme le mariage arrangé, la dépression, la recherche du danger, le viol, le suicide, le bizutage, la délinquance, les problèmes de personnalité, la guerre, l’héritage d’une civilisation perdue, la difficulté d’exprimer ses sentiments ou le destin. Je me suis aussi inspirée en partie de la mythologie celte, de la légende de Mélusine, d’un conte d’Andersen et de beaucoup d’autres choses diverses et variées... Le thème général pourrait être résumé à une recherche d’identité, la recherche de soi, même si ça ne se limite pas qu’à ça et qu’il y a aussi beaucoup de passages « light » à vocation comique qui soutiennent l’ambiance parce que j’ai besoin des deux aspects pour établir un contraste, de moments chaleureux et de moments plus froids. Ne reste plus qu’à mixer tout cela et servir frais, ou du moins partager avec ceux qui veulent.

 

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Un dessin de Miruku spécial Saint Valentin

 

De toute façon il y a encore beaucoup d’autres thèmes que je voudrais aborder à l’avenir, dans d’éventuelles suites (j’ai toujours envie d’écrire) comme la famille, l’inceste, l’héroïsme, le déclin d’une civilisation, l’altération de la mémoire, le sacrifice, la drogue, les organisations inter-dimensionnelles, la recherche de l’identité sexuelle ou la légende de Médusa. J’aimerai aussi beaucoup jouer sur la chronologie et varier les décors : comme retourner dans le passé proche à une époque où la technologie était moins avancée ou le passé lointain, dans une tribu primitive, dans des contrées équatoriales ou en classe préparatoire (quoi, c’est exotique aussi d’une certain manière et je vois peu d’œuvres qui parlent de ce bout de Mordor français =D). Mon inspiration étant vivace, autant en profiter !

 

Donc voilà, je sais que je m’avance un peu, voire beaucoup, vu que tout cela n’apparaîtra pas avant un long moment, mais c’était important pour moi. Il me semble qu’on m’a déjà demandé de discuter de mes motivations et c’est ce qui s’en rapproche le plus. Je n’ai pas de raison particulière de me lancer dans cette aventure, j’aime juste écrire, j’ai une histoire qui me démange le crâne et la sensation que je ne reposerai pas en paix avant de l’avoir couché sur papier virtuel. Je dois, c’est CHAMBALALAMALAMALALA, le dieu des chamallows, qui m’a demandé ! Et quand le dieu des chamallows te touche de son doigt boudiné sacré, tu ne refuses pas la mission qu’il t’offre, non mais ho !

 

Quittons-nous en musique avec cette fabuleuse piste d'un fan de Persona très doué

Cette dernière partie était une spéciale dédicace aux membres de l’équipe, je sais qu’ils me lisent, les adorables filous, et qu’ils comprendront la private joke :p. Et puisqu’ils me surveillent d’un œil inquisiteur, je m’empresse de rajouter que ce sont les meilleurs coéquipiers du monde !

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 13:10

Comme promis précédemment, voilà enfin le post censé donner des nouvelles du projet Milk.

 

Vie du blog2

 

Si l’histoire avait une forme claire dans mon esprit, la coucher sur papier, même virtuel, m’aura pris un temps fou. Il y a un peu plus d’un an j’achevais la branche principale, puis une ou deux routes (ironiquement les plus courtes) en cours d’années pour enfin carburer à fond pendant les vacances d’été où la quasi-totalité des routes fut rédigée. Il m’aura fallu jongler avec mon nouveau cursus scolaire, mon job occasionnel, des articles publiés sur le blog et mes nouvelles responsabilités de chef de projet, ce qui ne fut pas facile, pour achever la toute dernière route (ironiquement la plus longue) et le petit chapitre final. Aujourd’hui ça y est, c’est fini, le gros du travail de scénariste est fait, ne reste plus que la correction en profondeur et le remaniement pour le jet définitif, mais cela paraît presque superflu en comparaison. En tout et pour tout j’aurais pondu 803 pages et 495 727 mots (on arrondira à 800 et 500 000 pour plus de commodité).

 

Les véritables difficultés qui auront croisé mon chemin étaient toutes de l’ordre de l’emploi du temps puisque j’ai la particularité de n’être à fond que sur le long terme, je dois donc réserver plusieurs jours d’affilée, patiner le premier et partir en apnée pour le reste pour espérer avancer, écrire trois lignes chaque jour étant fortement déconseillé. Le récit en lui-même s’est éclairci avec le temps et les « coups de génie » imprévus ; au fur et à mesure il a perdu son côté « assemblage brouillon » pour devenir un bloc que j’espère cohérent pour un esprit moins allumé que le mien. Au final j’aurais mis de côté assez peu de choses. Les idées ridicules et certains clichés dispensables sont partis tout seul, un protagoniste à qui je prévoyais une route s’est bien gentiment rangé parmi les personnages secondaires ; au contraire, j’ai presque eu du mal à m’arrêter et à ne pas partir trop loin. Avec le recul j’ai l’impression de ne pas avoir développé tel ou tel aspect mais si je le faisais, on atteindrait un niveau encyclopédique donc non, stop, ça suffit.

 

Ces considérations mises à part, rentrons dans le vif du sujet.


Le nom complet du projet sera donc : Milk ~La légende des étoiles. Et comme le titre le trahit peut-être il y aura plusieurs intrigues fortement imbriquées les unes aux autres. La partie « Milk » (le choix du mot sera expliqué bien plus tard) se présente comme l’histoire d’un adolescent asocial, vivant dans un monde semblable au nôtre, qui croise plein de jolies filles (vaches sinon ça serait moins drôle), blablabla, vous connaissez la musique et c’est normal (comme je le dis toujours, pour donner un coup de pioche dans les stéréotypes, il faut d’abord les établir). La partie « La légende des étoiles » (que je ne spoilerai pas) est orientée autour d’une civilisation et se passe dans un cadre très différent. Entre les deux, il y a la partie « Khzi » qui a l’air de sortir de n’importe où avec de l’action, de l’aventure et des extraterrestres. Sans compter le méta-monde qui vient rajouter une couche supérieure dans la narration. Evidemment mon but est de lier ces parties en un énorme tout (« Genre Shift » en prévision). La subtilité, et quelque chose que j’avais constamment en tête au moment de l’écriture, c’est que toutes les réponses ne seront pas données dans le jeu, certaines viendront après (je suis bien partie pour une trilogie là). De plus, parfois, c’est encore plus fourbe, les personnages affirmeront quelque chose paraissant sûr et certain mais qui sera peut-être complètement remis en question et démantelé en pièces lors du prochain visual novel, voire celui d’après. Il y a donc un tas d’indices disséminés un peu partout qui ne feront sens qu’à la fin. C’est un véritable challenge pour moi que de constituer ce puzzle et j’espère qu’il vous plaira.

 

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De toute façon, que ça plaise ou pas, Dieu s'en branle, il va quand-même mettre le bordel

 

Un autre point que je voudrais aborder, toujours au sujet de la structure, c’est que, comme c’est mon premier gros projet et que je ne suis pas encore familière des visual novel, j’ai préféré m’appuyer sur une base qui existe déjà au Japon et simplement l’adapter à ma sauce et de ne faire des expérimentations que quand je serais plus à l’aise. Cette base c’est celle des « moe-ge » ou « chara-ge ». Je vois déjà des dents frémir. Pour ceux qui ne connaissent pas, les deux termes désignent des eroges orientés, non pas autour de la consommation de chair fraîche, mais de romance sucrée pour hommes, c’est-à-dire qu’il y a des scènes de sexe mais qu’elles sont surtout là pour apporter une sorte de consécration à la relation avec l’héroïne, l’accent étant plutôt porté sur les interactions entre personnages. Les filles à séduire sont donc fréquemment de gros moeblobs qui attisent l’affection par leur look et leur comportement.

Il y a donc souvent le schéma suivant : route commune en milieu lycéen comique + routes à penchant dramatique pour chacune des prétendantes et fortement centrées sur leur histoire personnelle. La formule est très nettement empruntée au nakige (attrape-larmes) de Key mais en plus édulcorée. Vu que je lis pas mal de choses sur les moe-ge/chara-ge, c’est assez naturellement que j’ai repris cette base.

 

Sauf que, je vous rassure, dans les restaurants d’Helia-land on préfère éviter les plats bourrés de sucre. Milk possède donc une route commune plutôt comique mais on passe plus de temps dans la ferme d’un village paumé que dans l’école (la vie en province n’est pas aussi morne qu’on voudrait bien le croire) et il n’y a certainement pas que cela (Dois-je répéter le mot magique ? Extraterrestre, dépaysement). De surcroît, si les interactions entre personnages dominent bien, j’ose espérer qu’elles sortent un tant soit peu de l’ordinaire (litote). Mon intention n’était pas non plus de forcer le lecteur à chialer comme un veau donc je me suis bornée à raconter l’histoire que j’avais à raconter en essayant de ne pas verser dans l’excessivité (du genre la pauvre petite fille contre qui le destin s’acharne et qui est dans le coma/une illusion/va mourir incessamment sous peu) parce que j’estime qu’une psychologie approfondie vaut mieux qu’un panneau géant « Cry now » (on est plus près de Serial Experiments Lain que de Clannad dans la démarche). Même les happy end, ma Némésis habituelle, ont une signification particulière (sinon j’aurais pas pu, mon côté sadique aurait repris le contrôle). A l’inverse je me suis étrangement calmée sur les bad end : aucun massacre à la tronçonneuse, très peu de sang, et pas de scène violemment grotesque. On croirait presque à des histoires d’amour banales tiens.

 

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Appâter les lecteurs avec du shoujo-ai, check. Il faut bien compenser l'absence de fanservice !

 


 

Petit rappel de ce à quoi ressemble l’histoire :

 

Enfermé pour l’éternité dans le Monde Qui N’existe Pas, Dieu s’ennuie, et pour s’extraire du vide, décide de se divertir en jouant un peu avec les mortels. Son choix se porte sur un adolescent marginal en mal d’avenir, Tarô Caligula, fils unique d’un humble fermier vivant dans un monde où les vaches ont une apparence humanoïdes. Le jeune homme passe des vacances moroses à s’abrutir devant la télévision jusqu’à ce que son père, inquiet par ce comportement un poil dépressif, lui propose de travailler avec lui en menant à bien les entretiens d’embauche pour engager la future vache de l’exploitation afin de remplacer celle qui va partir en retraite. Une tâche en apparence toute simple…si Dieu n’avait pas décidé de s’en mêler et de faire de la vie du pauvre Tarô une suite d’évènements étranges, loufoques et absurdes. Ainsi les candidates au poste sont toutes des cas sociaux passablement inquiétants avec qui il lui faudra bientôt cohabiter dans la bonne humeur générale, bonne humeur renforcée par la venue imprévue d’une extraterrestre squatteuse en panne de carburant et par les apparitions régulières du meilleur ami millionnaire lassé par les dîners chics, accompagné de son robot à tout-faire, qui a décidément beaucoup de choses à raconter.

 

Tarô va-t-il mettre de côté ses tendances misanthropes pour aider ces vaches un peu folles ayant vécus des choses pas toujours très rigolotes et retrouver l’envie d’avancer ? Va-t-il enfin réaliser que son amie Najimi  recherche désespérément son soutien ? Ou peut-être même percer le secret de l’existence des vaches humanoïdes ? Tout ceci ne relève pas de son choix, mais du vôtre. Mais veillez bien à ne pas contrarier le Dieu de ce monde ou vous pourriez bien percer à jour une étrange supercherie…

 

 

Voici donc les charmantes demoiselles qui postulent à un emploi de vache (car oui, c’est un métier) :

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Nom : (Meushi) Miruku

 

Age : 19 ans

 

Fleur : liseron

 

Moeblob / too-shy-shy girl ?

 

Benjamine d’une série de quatre enfants, Miruku complexe beaucoup à cause de son statut de « petite dernière ». Ses sœurs ayant une réussite plutôt éclatante, elle a l’impression de ne pas faire le poids et en a reçu une timidité maladive et une forte tendance à se dévaloriser, ce qui se traduit souvent par un certain nombre de maladresses et d’échecs. Elle veut vraiment décrocher ce poste, notamment vu les problèmes rencontrés lors de son dernier emploi, mais part vaincue d’avance.

 

Miruku est aussi très proche de sa cousine Kurumi avec qui elle est amie depuis l’enfance et qui représente son plus gros soutien psychologique.

 

 

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Nom : (Meushi) Kurumi

 

Age : 20 ans

 

Fleur : perce-neige

 

Cooldere / emotionless girl ?

 

Kurumi aurait dû être une vache mais suite à une malformation étrange, elle est venue au monde avec des cheveux-oreilles bizarres et aucun attribut bovin, ce qui lui vaut régulièrement les moqueries et des humains et des « vraies » vaches. La vie pas facile qu’elle mène lui a appris à s’endurcir et même si elle cache ses faiblesses en protégeant excessivement sa cousine, qui est par ailleurs sa seule véritable amie, elle n’est pas beaucoup plus confiante. Les deux jeunes filles ont pour habitude de s’encourager l’une l’autre, aussi quand Miruku a annoncé vouloir passer cet entretien, Kurumi est bien évidemment accouru pour la soutenir, d’où sa présence.

 

 

 

 

 

 

 

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Nom :  (Ishidatami) Makuro

 

Age : 22 ans

 

Fleur : bouton d’or

 

Barbare des steppes ?

 

Bourrine et franche du collier, Makuro fait peur à tout le monde avec ses yeux perçants. Il faut dire que ses hobbies ne l’aident pas à se faire des amis : les gens ordinaires apprécient moyennement la chasse au sanglier et l’entretien d’armes à feu. Elle n’en a pas moins bon cœur. Ce poste c’est surtout pour affirmer son indépendance qu’elle le veut, cela fait trop longtemps que sa grand-mère l’héberge et que tous ses entretiens d’embauche se concluent par des échecs cuisants. Mais en voulant renverser la vapeur, elle en fait inévitablement un peu trop !

 

On raconte qu’elle aurait fait de grosses conneries dans sa jeunesse...

 

 

 

 

 

 

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Nom : (Kanna) Mizuho

 

Age : 28 ans

 

Fleur : lys rouge

 

Invisible ?

 

Avant de postuler en tant que vache, Mizuho était enseignante, paraît-il. Aujourd’hui elle n’évoque ces années qu’en jurant et en vociférant, tant et si bien qu’on n’ose plus trop lui poser de questions sur son passé. Au chômage depuis plusieurs longs mois, elle déprime et force un peu trop sur la bouteille, aussi n’est-il pas rare de la retrouver endormie par terre à toute heure de la journée. A vrai dire, on sait peu de choses à son sujet tant elle se montre invisible au quotidien (sauf quand elle est bourrée). Et ne dit-on pas que les plus silencieux sont les plus dangereux ?

 

 

 

 

 

 

 

 

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Nom : (Nishima) Mika

 

Age supposé :  17 ans (sauf contradiction du rapport de police)

 

Fleur : la rose

 

Loli hyperactive-pléonasme ?

 

Quand on la voit pour la première fois on croit avoir affaire à une enfant tant elle paraît jeune et Mika fait tout pour maintenir l’illusion. Son truc c’est la magie, tout ce qui sort de l’ordinaire l’intéresse, le paranormal, le fantastique. Elle refuse de grandir et se complaît dans son univers enfantin. Malgré sa jovialité à toute épreuve, elle reste étrangement lucide et mature, c’est d’ailleurs pour cela qu’elle a présenté sa candidature, un peu comme pour amorcer un premier pas dans la vie d’adulte.

 

Ironiquement, sa propre histoire est finalement plus incroyable que ce que raconte n’importe lequel de ses livres préférés...

 

 

 


 

Et maintenant, chers amis, c’est serious business. Parce que si jusque là tout paraissait aller comme sur des roulettes, il se trouve que c’est loin d’être le cas. En effet, la délicieuse Plumy qui a réalisé pour moi ces croquis ne pourra pas prendre le rôle de dessinatrice pour des raisons qui la regardent et que je comprends fort bien. Les personnages sont donc orphelins jusqu’à nouvel ordre et j’ose espérer que tu es d’accord avec moi, cher lecteur, pour dire qu’un personnage orphelin, c’est moche. Il me faut donc un ou plusieurs graphistes motivés pour reprendre le flambeau et rentrer dans l’équipe (qui pour l’instant comprend un programmeur/correcteur, un web-designer, un compositeur et moi-même en tant que fourmi travailleuse euh chef de projet). Si personne ne se présente je me verrais dans l’obligation de réaliser un jeu aveugle sans image. Et un visual novel sans visuel, c’est un peu con, tu me l’accorderas.

 

On passe maintenant à la phase de recrutement.

 

Ce dont j’ai besoin :

Une ou plusieurs personnes motivées et j’insiste sur la motivation parce j’apprécierai moyen qu’un gus se pointe, fasse trois gribouillis, soupire que c’est trop dur et se barre au bout de cinq jours, ou pire en milieu de chemin (d’ailleurs lisez ceci si besoin, ça vous éclairera l’esprit).

Une ou plusieurs personnes motivées, disais-je, sachant dessiner un minimum (c’est pas grave si vous n’êtes pas Gustave Courbet ou Jérôme Bosch) et maitrisant à peu près des logiciels graphiques comme Photoshop (vous n’allez pas réaliser les paper-doll/sprite à la chaine non plus). Avoir du temps libre me paraît aussi un must, vous n’allez pas non plus dessiner dans votre sommeil (ou si c’est le cas et que vous disposez de ce fabuleux don, je vous embauche direct)

 

Ce que je propose :

  • participer à un projet ambitieux : il n’y a pas des masses de visual novel made in France donc c’est toujours agréable de se dire qu’on fait avancer le mouvement à sa manière et à son échelle
  • participer à un projet qui ne part pas dans tous les sens : la scénariste sait où elle va et le support écrit est déjà fini, donc les personnages ne vont pas changer de rôle du jour au lendemain au gré de ses humeurs
  • entrer dans une team motivée (c’est un peu le mot d’ordre) : les membres s’activent tous du mieux qu’ils peuvent et j’ai pour ma part la farouche détermination d’aller jusqu’au bout, donc rejoindre le groupe c’est s’inscrire sur du long-terme
  • entrer sur un tapis rouge : certes le travail que je nomme invisible n’a pas été totalement terminé (c’est impossible à ce stade-là d’avancement) mais j’ai déjà préparé la liste des images qui seront nécessaires pour au moins une démo et réalisé les gribouillis « concept art » pour une grande partie des personnages, « il n’y a plus qu’à » prendre ses crayons et ajouter sa touche perso

Pour me contacter, c’est fort simple, il suffit de m’envoyer un mail via le formulaire de contact d’Overblog. Mail qui contiendra en lien des exemples de ce que vous savez faire et idéalement une petite esquisse d’un des cinq personnages ci-dessus si vous en avez le courage.

 


 

En attendant la programmation d’une future démo a bien avancé, donc il suffit qu’un graphiste motivé rejoigne rapidement l’équipe pour qu’un petit quelque chose sorte dans les prochains mois. Auquel cas on restera sur un très cosy fond noir sur les dizaines d’heures de lecture que durera probablement le scénario. On a vu plus réjouissant...

Pour que vous puissiez continuer à suivre l’avancement, je continuerai à mettre à jour le module à la droite du blog mais un blog de développement est d’ors et déjà en préparation pour plus de confort.

 

Le jour de la sortie officielle de Katawa Shoujo que vous attendez avec autant d’impatience que moi je l’espère, aka le 4 janvier, j’aurais mes partiels mais je compte bien profiter du reste de la semaine pour remplir mon rôle de chef de projet et peut-être réaliser un beau logo pour la team maintenant qu’elle a un nom (si je ne l’ai pas donné auparavant c’est que j’ai jugé qu’il s’agissait d’un détail) : Träumendes Mädchen

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 00:10

Il y a quelques mois on annonçait la création des Sama Awards, concours visant à élire les meilleurs et les plus originaux articles de la blogosphère. Sur le coup la possibilité d’être évaluée qualitativement m’a paru une excellente idée et je m’étais promis de participer avec la rédaction d’un article sur un anime que je venais de voir : Boogiepop Phantom. Sauf que comme j’ai tendance à ne pas respecter de schéma très cadré pour l’écriture de mes billets, celui-là n’a toujours pas pointé le bout de son nez. J’ai toujours envie de le faire, et je le ferai, mais l’échéance du concours approchant et vu que je suis débordée de travail en ce moment, je pense que je ne parviendrai pas à le réaliser en temps et en heure. Ce qui soulève un immeeeeeeeense problème métaphysique qui, j’en suis sûre, fait trembler toute la galaxie d’effroi : quel article présenter ? Sachant que j’exclue d’office tous ceux portant sur des séries atroces et écris "pour le lulz " (ce qui ne retire pas grand chose, il faut croire que j'ai été productive cette année).

 

Madoka-Magica.jpg

  'tention, c'est un combat à mort dans le sang et la souffrance qui s'engage !

 

N’étant décidément pas une fille douée pour faire des décisions, je m’en remets lâchement au vote du public en vous présentant les candidats à la Star Academy. Choisissez celui qui restera en envoyant son numéro au 81212, appel surtaxé, 78euros par minute...ou juste en cliquant sur ce bête bidule qui apparaît plus bas 

 

Certains articles me plaisant plus, j’ai quand même effectué un classement mais il est loin d’être absolu donc n’hésitez pas à ouvrir votre gueule si vous estimez que untel aurait plus sa place dans le sondage que tel autre.

 

Mes favoris :


petshop 04

Petshop of horrors

 

J’adore Petshop of horrors, son ambiance très particulière et sa façon de revisiter des mythes connus tels que celui de la sirène ou de Medusa en y apportant originalité et fascination alors je pense qu’il mérite amplement de figurer en tant que challenger.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Arete

 

Princess Arete

 

Princess Arete a été une excellente découverte sachant avec justesse nous emporter dans un univers de conte de fées à la fois totalement subverti et enchanteur. C’est en outre un très bon terrain d’études pour tout un tas de réflexions sociales et psychologiques.

 

 

 


 

 

Tsukune 01

Majokko Tsukune-chan


Petit anime méconnu au budget serré, Majokko Tsukune-chan est hilarant sur bien des points et apporte une petite touche de folie au genre « magical girl ». Et puis il fallait bien un candidat comique pour contrebalancer un peu X).

 

 

 

 

 

 


 

 

Denpateki 007

Denpateki no kanojo


Plutôt que de faire une présentation, je me suis surtout penchée sur le 2e et dernier OAV de cette série trop courte et en livrant toutes sortes d’hypothèses que l’univers m’inspirait. L’analyse des Hapiness Points vaut-elle le coup ?

 

 

 

 


 

 

PSME 002

Please save my earth


Autre représentant de l’onirisme, Please save my earth va puiser sa force dans la dualité originale et bien mise en scène de son intrigue atypique mais terriblement attirante. Encore un titre qui vaut le coup donc.

 

 

 

 

 

 

 


 

noir kirika0716

Noir

 

Evidemment quand on sait qu’il s’agit de mon anime fétiche et que j’ai dépensé près d’une dizaine de pages Word juste pour constituer un article tentant vainement d’expliquer le coup de cœur qui a été le mien, il était évident que Noir fasse parti des candidats.

 

 

 


MADLAX 007-copie-1

Madlax

 

Il en va de même pour Madlax dans une moindre mesure même si c’est toujours une série qui m’a inspiré pas mal de choses (dont mon pseudonyme tiens, ce qui assez intéressant pour être soulevé).

 

 

 

 

 

 


Sur la touche :

 

Clannad le film

Comme c’est un comparatif, on perd un peu en qualité à mon avis

 

God save the Queen & Le Labyrinthe de Morphée

Je me souviens avoir eu beaucoup de mal à commenter ce manga, je ne suis donc pas très fière du résultat

 

Paprika

Paprika n’a pas vraiment été une si bonne expérience donc ça ne m’emballe pas trop d’en faire ma vitrine

 

Yurumates

Article un peu trop anecdotique peut-être ?

 

Candy Boy

Article convenable mais tant qu’à choisir un sujet, autant en choisir un bon et Candy Boy, voilà quoi…

 

Kara no Kyoukai partie 1 & 2

J’aime bien ces articles mais comme le dossier est inachevé, ça m’embête un peu de le présenter

 


 

Voilà, voilà. Vous remarquerez que je ne vise pas du tout l'originalité contrairement à ce que j'ai pu voir de la part d'autres potentiels candidats aux Sama Awards, je préfère un bon vieux pavé "académique" ^_^.

 

Oh, sinon, notez que j'ai déjà un article sur Judge tout prêt (il n'y a plus qu'à programmer une date de sortie) et que je compte enfin m'atteler à Boogiepop Phantom après cela. Ensuite il y a une série trèèèèèèès spéciale et très WTF (si je vous dis : cache-sexe, ninjas philosophes et femme qui couche avec des serpents; vous me repondez ?) que j'ai envie d'aborder...peut être bientôt.

 


 

EDIT 26/03 : Résultats du sondage

 

Noir   38%  (18 votes)

Princess Arete  23%  (11 votes)

Please save my earth  13%  (6 votes)

Denpateki na kanojo  11%  (5 votes)

Majokko Tsukune-chan  9%  (4 votes)

Petshop of horrors  6% (3 votes)

Madlax  0%  (0 votes)

 

Merci à tous pour votre participation =)

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