31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 15:00

OAV

 

Pour Halloween je pourrais très bien faire la review d’un anime effrayant. Mais vous savez ce qui est véritablement effrayant ? C’est de croiser la route d’un chef d’œuvre par hasard en se disant qu’on aurait pu ne jamais le connaître. De mourir bête en somme. Un anime sympathique, un anime qui détend, on en a besoin, mais un anime qui bouleverse notre vision du monde, il n’y en a pas des milles et des cents, et c’est une nourriture spirituelle indispensable sur l’échelle d’une vie. Peut-être bien que personne ne lira cet article, peut-être bien que personne n’en a rien à foutre des contes de fées du moment qu’il y a tel truc de ouf qu’on oubliera dans deux mois à regarder, mais c’est un sujet qui me tenait à cœur alors voilà, je me livre à l’indulgence/indifférence générale.

 

La princesse Arete (doublée par Houko Kuwashima : Kirika dans Noir, Tomoyo dans Clannad) est une fillette confinée dans la plus haute tour du château par son père depuis son plus jeune âge. On dit qu’ainsi elle protège sa précieuse personne du monde extérieur et attend paisiblement la venue de son prince, de celui qui devra la sauver. Sauf que la jeune Arete a bien d’autres idées en tête : elle en a assez de rester perchée à sa fenêtre toute la journée et entend bien un jour obtenir sa liberté.

 

Sorti en 2001, Princess Arete est un film d’animation réalisé par Sunao Katabuchi, d’environ deux heures, résolument unique en son genre. Il s’agit ici de l’adaptation assez libre du livre de Diana Coles « The Clever Princess » qui a connu un fort succès au Japon à sa sortie. Les graphismes sont plutôt jolis (surtout les décors) et l’animation de bonne facture, on croirait presque avoir à faire à certains moments à un Ghibli. La musique composée par Senju Akira (Full Metal Alchemist Brotherhood, Red Garden) sied à ravir à l’ambiance médiévale et fantastique, et certaines pistes, même hors contexte, font voyager l’imagination de manière certaine. On a même le droit à Origa (si, si, la chanteuse russe de Ghost in the Shell Stand Alone Complex) pour nous livrer la magnifique chanson-thème, que demander de plus ? Ah oui et les doublages sont impeccables. Côté technique donc, le film est quasiment irréprochable, mais là où il dévoile tout son potentiel c’est, bien sûr, au travers du scénario, qui peut se découper en deux parties.

 

Arete.jpg

 

 

Il était une fois…

 

Dans ce monde médiéval à la lisière entre l’histoire et le fantastique, l’ère des magiciens s’est éteinte depuis longtemps, mais au fond elle vit encore de manière fantasmée dans l’esprit populaire à travers tous les trésors magiques qui sont rapportés des confins de l’univers pour la cagnotte personnelle du roi. Car en effet le père d’Arete a promis sa fille au plus courageux des chevaliers, et sa main ne saurait être obtenue sans une preuve de bravoure exceptionnelle. Aussi tous les valeureux chevaliers se livrent à une immense chasse au trésor pour lui ramener le plus d’objets magiques possibles. Objets dont Arete ne verra jamais la forme puisque toute cette mascarade n’est que le plan des économistes du royaume pour enrichir le pays. Les objets magiques ça paye bien voyez-vous. Et vlan, première claque dans la gueule des contes de fées ou des histoires médiévales traditionnelles.

 

Courte berceuse que l’on entend lorsque quelqu’un touche la boite à musique magique rapportée par l’un des chevaliers, Magic Orgel a quelque chose d’assez ensorcelant, de triste, une petite ritournelle qui ne sort plus de la tête.

 

Mais ce ne serait qu’un détail insignifiant s’il n’y avait pas la princesse elle-même. Cloitrée dans une pièce d’une vingtaine de mètres carrés à tout casser depuis son enfance, elle n’a pour seule compagnie que les livres qu’elle planque sous son lit, son jeu d’échec et éventuellement la nourrice qui passe lui livrer ses repas. Son enfermement est sensé garantir sa « pureté », c’est à dire qu’on attend d’elle qu’elle soit docile, gracieuse, naïve, et surtout éloignée autant que possible de la réalité. Elle n’est plus un être humain mais un trésor, un trésor à garder jalousement dans un coffre fermé à double tour. Or Arete est tout sauf ce genre de princesse. Elle n’a pas envie d’être « sauvée » par un beau et noble chevalier, elle n’a pas envie de se marier pour être enfermée dans une autre pièce du château une fois les noces consommées, et elle n’a pas non plus envie que des gros balourds aillent massacrer des gens juste pour lui rapporter quelques babioles magiques. Non, Arete est avant tout fascinée par la magie, pas celle des sorciers, mais celle des hommes. Elle croit profondément en l’humanité, cette humanité capable de construire tant de belles choses. Le film s’ouvre d’ailleurs sur une scène populaire : on y voit un souffleur de verre, un potier, des tisserands, des artisans, créer à partir de presque rien. Et cette possibilité émerveille la jeune fille qui, en regardant ses propres mains, se demande si elle aussi possède cette magie. Arete a soif de connaissances de découvertes, elle veut voir le monde, de nouveaux paysages, en apprendre toujours plus pour devenir autre chose qu’une admirable potiche. Nouvelle claque dans la gueule des contes de fées ou des histoires médiévales traditionnelles.

 

A des milliers d’années lumières des génériques entrainants de GITS, Origa nous livre ici une balade somptueuse, douce et mélancolique, portée majoritairement par sa voix et des violons ou de la flûte qui émergent de temps en temps de la discrète composition. La traduction des paroles (c’est beau le russe :3) est disponible dans la description de la vidéo.

 

Lorsqu’Arete se confronte avec ses soupirants, des gens qui ne l’ont jamais vu de leur vie, qui prétendent vouloir la rendre heureuse mais bavent surtout devant l’idée d’un jour régner sur les territoires que son père possède, la situation est grotesque, le dialogue impossible. En effet le jour de la fin de la chasse aux trésors, Arete descend en douce dans les passages secrets pour apercevoir les présents qui lui sont destinés mais que personne ne prend la peine de lui montrer, et quand elle remonte dans sa chambre, c’est un véritable festival. Un premier chevalier se présente à elle en déclamant les paroles habituelles, comme quoi il meurt d’amour pour elle, que s’il pense à elle il se sent invincible, etc, et décide de lui raconter le récit de son voyage pour l’impressionner. Mauvaise pioche puisqu’en apprenant qu’il a massacré un éléphant en le prenant pour un monstre, Arete le considère comme un homme égoïste, et elle le renvoie après l’avoir somptueusement battu aux échecs en quelques coups (j’adore cette petite). Et même pas quelques secondes plus tard, voilà que sa seconde fenêtre s’ouvre grand et qu’un blondinet avec une rose dans la main s’amuse à lui conter fleurette. Difficile de ne pas compatir en voyant son visage prendre une teinte blasée tandis que ce chevalier là tente de la séduire de manière caricaturale. Et encore une autre claque dans la gueule des contes de fées ou des histoires médiévales traditionnelles.

 

Arete-02.jpg

 

La première partie du film présente d’ors et déjà le caractère très particulier d’Arete de façon presque féministe. Au fond, la petite fille, réifiée, se bat contre les traditions ancrées dans les esprits de manière tenace, et dès que la cour apprend que leur belle et pure princesse (de dix ans) refuse d’être leur jouet, tous les sujets deviennent persuadés qu’elle est ensorcelée par un maléfice. Une scène qui m’a beaucoup marqué, à la fin de cette longue présentation, est le moment où Arete doit expliquer son comportement. Les sujets sont tellement peu habitués à ce qu’une demoiselle leur tienne tête qu’ils la regardent partir (pas bien loin, hélas) sans oser la rattraper. Les gardes pourraient la choper en moins de deux, mais non, ils ne le font pas, parce qu’une princesse se doit d’être docile, et que la créature qu’ils ont devant eux ose prétendre à choisir sa destinée, ce qui est une telle aberration qu’ils sont trop abasourdis pour bouger. Par ce côté un peu féministe, Princess Arete arrive à rester moderne sans verser dans l’excès et le pathos pur et dur, c’est juste ce qu’il faut, et ça ne peut pas ne pas nous parler, vu les conneries qu’on peut lire quelques fois sur les femmes (nous sommes toutes des yuccas, cool, on passe de potiche à arbuste, du minéral au végétal, mais c’est une super amélioration en fait !).

 

Piste simple mais efficace jouée au piano qui évoque une certaine lourdeur, une souffrance lancinante. Rien qu’à l’écouter on compatit tout de suite avec l’ennui de la petite Arete.


En fait ce féminisme léger est en grande partie dû au fait que le réalisateur, Sunao Katabuchi, en tant que mâle se sentait un peu mal à l’aise avec le conte initial, qui lui présente les hommes d’un point de vue beaucoup plus manichéen (toutes les femmes de l’histoire sont décrites comme des personnes attentionnées, courageuses et compatissantes, et tous les hommes comme des êtres stupides et égoïstes), et qu’il a préféré aborder des sujets plus généraux, comme la raison de vivre. Honnêtement, je n’ai pas lu le livre de Diana Coles mais je me suis renseigné dessus et je pense qu’il a fait le bon choix. C’est justement par ce que cet aspect d’Arete n’est que frôlé, presque sous-jacent, qu’il montre toute sa force quand on met le doigt dessus. De plus le « méchant » de l’histoire (dont je n’ai pas encore parlé) gagne en profondeur, en sympathie même. C’est donc une adaptation très intelligente à mon sens.

 

Arete 01

 

Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enf…oh wait, what ?

(Attention, à partir d’ici je vais volontairement spoiler une grande partie de l’intrigue, je ne pense pas que ce soit particulièrement gênant pour ce type de film qui n’est guère basé sur les rebondissements mais je préfère prévenir)

 

Alors qu’Arete s’apprête à s’enfuir vers le monde extérieur, Boax, un sorcier débarqué de nulle part, demande sa main. Il profite de la panique entrainée par la déclaration surprenante de la jeune fille pour se présenter comme le seul pouvant lever la « malédiction » (car oui être intelligente est une malédiction) qui pèse sur elle. Grâce à son cristal magique il la transforme en la belle princesse obéissante que décrivent tous les contes de fées, ce qui ne manque pas d’émerveiller tous les conseillers du roi qui finissent par se débarrasser d’elle en la lui livrant. Il promet de prendre soin d’elle et s’aventure même à jurer retrouver sa beauté originelle pour lui plaire. La foule en liesse célèbre le mariage tandis que Boax s’éloigne avec Arete dans un engin volant tout droit sorti des carnets de Léonard de Vinci. Or bien sûr, tout était trop beau pour être vrai. Boax n’est pas du tout amoureux d’Arete, tout ce qu’il veut c’est l’enfermer dans son donjon pour être certain que la prophétie annoncé par son cristal ne se réalise jamais. Celui-ci a en effet prédit qu’elle mettrait fin à sa vie éternelle. On sent bien sûr venir la suite à grands pas, car c’est toujours en voulant éviter un évènement qu’on finit par le provoquer.

 

L’OST de Princess Arete comprend un certain nombre de motifs récurrents qui sont déclinés sous plusieurs formes. Himitsu no ishidan 3 est mon préféré : un calme morceau de harpe mêlé à quelques accords de guitare et de violons.


La deuxième partie du film nous montre donc Arete, de nouveau enfermée, mais cette fois sous sa forme adulte, tout au fond d’un donjon insalubre, au milieu des rats et de la poussière (il y aurait un rapprochement opportun à établir entre la plus haute tour du château et le plus sombre cachot du donjon, rien que par le changement de lieu, une déchéance se met en place). Son seul salut pourrait provenir de la bague magique qu’une vieille sorcière lui a confié avant de disparaître, et qui exaucerait trois de ses souhaits, mais elle est devenue bien trop passive et les utilise à des choses aussi futiles que repeindre/nettoyer son cachot ou tisser en attendant qu’un beau prince charmant vienne la sauver. Prisonnière de son propre esprit, la voilà figée dans ce stéréotype auquel elle avait toujours voulu échapper. Ce qui est intéressant ici c’est que pendant qu’Arete joue les damoiselles en détresse, on nous montre Boax toujours immobile dans la même pièce, qui apparaît être sa chambre, attendant en vain que son peuple vienne le chercher un jour. Lorsqu’il regarde par la fenêtre, Arete reste assise sur sa chaise devant la fenêtre en trompe-l’œil qu’elle a peinte sur le mur et représente un paysage verdoyant, une illusion lointaine. Lorsqu’il consulte le vieux grimoire volé à la princesse, elle-même l’ayant dérobé du trésor royal (mais après tout il lui était destiné et trouve bien meilleur usage entre ses mains je crois), qui conte les merveilles de cette ancienne civilisation dont il fait partie, Arete coud des tapisseries représentant des motifs traditionnels, poussant même le vice jusqu’à reproduire celle qui ornait le mur de son ancienne chambre. Ce parallèle est d’autant plus intéressant qu’il permet de placer le vilain sorcier comme un double de l’héroïne. Tous les deux sont deux êtres enfermés dans des cages, visibles ou non, prêts à patienter l’éternité durant pour une folie qui ne se réalisera jamais. La civilisation détruite ne se reconstruira pas, elle ne viendra pas déterrer Boax de son vieux manoir en ruines ; de preux chevaliers ne se rendront jamais dans ce désert humain, personne n’ira cueillir Arete avec un doux baiser. Ce parallèle, le sorcier s’en rend compte au fur et à mesure, notamment avec les interventions de Grovel, son serviteur, grenouille changée en être humain bavard et rustre, qui tout en se moquant ouvertement de la princesse décrit la condition pitoyable de son maitre sous ses yeux. Quand Boax comprend qu’il ne vaut pas mieux qu’une damoiselle en détresse à l’affut de son sauveur, il enrage, sans avoir le courage de prendre son destin entre ses mains.

 

Des chœurs s’élevant gracieusement sur des notes de harpe qui font de ce morceau une pièce sublime.

C’est tout doucement qu’Arete reprendra finalement le contrôle de son esprit, sans même se servir de l’anneau de la sorcière. Mais cela n’aura pu être possible qu’avec l’intervention d’Ample, humble villageoise forcée de nourrir le vieux sorcier en échange de l’eau qu’il produit pour eux, qui en discutant avec elle, va attiser le feu qui couve en elle. La princesse essaye, pour passer l’ennui, de s’imaginer quelque chose par elle-même, ce qu’interdit la magie de Boax, et l’histoire qui lui vient en tête, comme inconnue, est la sienne propre, racontée comme si elle ne l’avait jamais vécue. En se souvenant de cette Arete là, elle redevient la jeune fille débrouillarde qu’elle a toujours été et sort de cette espèce de passivité irritante, de cette voix en porte-à-faux, trainante et dénuée d’émotions, cette voix de théâtre mal joué à laquelle Houko Kuwashima a très bien su donner corps.

 

J’aurais très bien pu sélectionner la festive Konrei no matsuri mais c’est sur celle-là que mon choix s’est porté non pas parce qu’elle reprend l’air du générique de fin, mais pour ses dernières secondes de 1:30 à 1:50 à la guitare qui clôturent le film en beauté.

La voilà la quête de Princess Arete : il ne s’agit pas de sauver le monde ou d’accomplir des actions grandioses, mais d’une longue escalade vers la liberté, la prise de son destin en main. Elle part à la découverte de sa propre magie intérieure à travers la magie du monde extérieur.

 

Le traitement réservé à Boax est touchant en ce que les souvenirs qu’on voit de lui et sa véritable identité enfin dévoilée nous le présente sous un jour assez misérable, non plus comme le bourreau mais la victime, victime de lui-même au fond, de son aveuglement obstiné. Arete est bien celle qui réalisera sa prophétie, mais probablement pas de la manière qu’il imaginait. Son salut est encore possible, il est là entre ses mains, et il est légèrement frustrant de ne pas savoir quelle sera sa décision, ni s’il empruntera la même voie que la princesse. Mais la fin du film est belle, tout le monde ne finit pas heureux jusqu’à la fin des temps mais qu’importe, le voyage de l’héroïne ne fait en fait que commencer…

 

Arete 03

 

Une princesse pas comme les autres

Princess Arete est une œuvre vraiment unique, à la fois un conte de fée merveilleux et un anti-conte qui fait un pied de nez à tous les archétypes du genre, une fable regardable par tous, grands et petits, qui s’interroge sur la magie insoupçonnée qui dort dans l’humanité. Pas d’action trépidante au programme ni de rebondissements de folie, mais si vous vous engagez à retomber en enfance ne serait-ce que deux heures, je pense que vous trouverez dans ce film d’animation matière à rêver pour longtemps. Chef d’œuvre inconnu il y a quelques jours encore, je place aujourd’hui Princess Arete parmi mes animes préférés et son héroïne comme un modèle de jeune femme qui n’est pas sans rappeler Utena la fillette révolutionnaire.

 

Arete 04

Hey, ça vous dirait pas de remplacer vos poupées Barbies par ces adorables petites choses =D ?

 


 

*Il n’est pas dans mes habitudes, quand je commente un anime, de citer des ouvrages critiques, comme je suis sensée le faire en cours de lettres mais le fait qu’une étude ait été faite sur le sujet me semble tellement rare et bienvenue qu’il faut bien le mentionner.

 

Source : The Reception and the Adaptation of Diana Coles’ The Clever Princess in Japan de Hideko Taniguchi

 

Virtuel.jpg

 

J’avoue que la possibilité de faire des articles sur des animes en s’appuyant sur des ouvrages sérieux et documentés sur le sujet me fait rêver. Comme je le disais sur Twitter, je m’imagine déjà dans un univers utopique. Imaginez un peu une immense bibliothèque pleine de livres interactifs (qui font DVDs en même temps, tant qu’à faire) sur le thème des animes. On déambulerait dans les rayons et on trouverait des ouvrages critiques jouxtant les séries elles-mêmes. Des trucs du genre « Le voyage de Chihiro : métaphore de la prostitution ? » (rigolez pas, ça existe), « La folie dans l’oeuvre de Satoshi Kon », ou encore « L’image de la femme dans les animes ». Je…je…gaah, *béatitude*. Si quelqu’un ici connaît un multimilliardaire sympa, qu’il me le présente et je jure que je viendrais foutre des coups de pieds dans le derrière de l’éducation nationale pour créer la première filière « Etude de la culture visuelle moderne » au monde =D ! Oh et puis tant qu’à faire je me présenterais en 2012, ça n’arrangera pas les chiffres du chômage (j’allais écrire fromage) mais au moins les études de lettres deviendront un peu plus funs.

 

(Et j’ai encore Paysages Humains de Nazim Hikmet à me farcir avant décembre, dooh. Pitié pourquoi ? En échange je boufferai la collection complète des Chrétien de Troyes et je l’apprendrais par cœur, mais épargnez moi la poésie turque é__è)


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commentaires

Me Myself and I 19/10/2011 18:03


Je viens de terminer ce film. C'était magnifique!
L'héroïne est vraiment attachante, j'ai eu un peu de peine de la quitter à la fin du film!
Les musiques sont superbes, surtout la chanson de fin!
Et puis, c'est la première fois que je vois une princesse qui n'est pas une sale enfant gâtée!
Si t'as d'autres films comme celui-là, fais moi signe! ^^


Helia 19/10/2011 20:35



Contente de constater que ça t’as plu ^^. Princess Arete a été un vrai coup de cœur pour moi.


 


« Et puis, c'est la première fois que je vois une princesse qui n'est pas une sale enfant gâtée! » = Et c’est diablement rafraichissant XD. La Blanche-Neige de Disney peut aller se
rhabiller !



« Si t'as d'autres films comme celui-là, fais-moi signe! » = Des comme ça, il n’y en a pas d’autres, c’est ce qui rend l’œuvre unique :p. Mais je suis toujours en quête
d’expériences nouvelles, bizarres et novatrices, donc si je tombe sur des perles, j’en parlerai très certainement ici =).



Gen' 07/11/2010 17:11


Vu ! Effectivement, certains aspects du film dont tu parlais m'ont semblé évidents, comme le féminisme de l'oeuvre, même si je n'aime pas trop ce terme (ça renvoie à une image un peu trop extrême
de al femme à mon goût, pas égale mais supérieure à l'homme). Voir cette princesse se débattre avec sa "condition" a quelque chose de touchant, de lancinant, même si le thème n'est pas trop
ouvertement imposé c'est surtout ce que j'ai retenu du film.

La second partie arrive comme un poing dans l'estomac, puisque juste lorsqu'on se dit "la voilà enfin libérée, son aventure commence", elle se retrouve brusquement enfermée dans ce clichait qu'elle
fuyait, pour la simple raison qu'elle voulait vivre sa vie comme tout le monde. La diversité des points de vue, ça fait aussi partie des éléments importants du film, avec ni bon ni méchants, juste
des personnes qui cherchent à fuir leur situation (je pense aussi à la soumission d'Ample et de son village, ce qui ne l'empêche pas de faire preuve de bonté avec Arete alors que même cette
dernière semble se complaire dans son état d'attente passive). Tous les personnages incarnent un peu une manière d'appréhender un même combat : Ample n'hésite pas à se mouiller, Boax se berce
d'illusions, et Arete se débat dans sa cage (avec le parallèle en miroir évident de ces derniers), c'est la rencontre de tous ces personnages qui est à l'origine de leur libération commune, et la
fin du film s'impose presque comme un soulagement après une progression plutôt statique. On a l'impression que le spectateur se débat aussi tout au long du film pour que les choses bougent
enfin.

Quelques éléments m'ont tout de même un peu échappé : le troisième vœu, à quoi servait-il, pourquoi le coup de l'éclair n'a pas fonctionné lorsqu'elle n'a pas tenu parole ? Pourquoi un sorcier
géant les bras en croix en guise de pic d'intensité pas vraiment indispensable avant la conclusion ? Qui était vraiment cette sorcière qui abandonne son immortalité et offre sa bague à Arete,
pourquoi lui rend-elle visite ? Je trouve que le film a parfois tendance à s'encombrer d'éléments inutiles à son déroulement et sa compréhension. J'ai cependant beaucoup apprécié la vision de la
"magie" humaine d'Arete (qui fait écho à celle de Boax), la manière dont elle s'en sert pour mettre fin à cette situation, et le doublage vraiment très réussi d'Houko Kuwashima. Une belle
découverte cela dit, dont je garderai un bon souvenir :)


Helia 10/11/2010 00:33



La seconde partie m’a un peu fait le même effet : pendant tout ce temps je pensais que Boax était sincère et qu’Arete allait être heureuse avec lui et puis la durée du film ne collait
pas ; j’ai eu du mal à accepter la révélation X). Mais la seconde partie, bien que plus lente, n’en reste pas moins très poétique et chargée en symboles. Le parallèle entre Arete et Boax m’a
fait sourire.


 


« Quelques éléments m'ont tout de même un peu échappé : le troisième vœu, à quoi servait-il, pourquoi le coup de l'éclair n'a pas fonctionné lorsqu'elle n'a pas tenu parole ? » = Déjà
la subversion ici est que les trois vœux que la princesse possédait pour se sauver…n’auront servis à rien. Le premier elle l’utilise pour décorer sa chambre, le deuxième pour broder et comme elle
arrive à vaincre la magie par elle-même, son troisième n’est là que pour garantir sa liberté. Si l’éclair n’a pas fonctionné c’est parce qu’Arete a triché, elle a juré en tant que princesse
qu’elle n’était plus, donc forcément si celle qui devait être foudroyée n’existait pas, le coup de l’éclair n’était plus que de la poudre aux yeux. Pari risqué de sa part mais elle n’avait pas
trop le choix je suppose ^^.


 


« Pourquoi un sorcier géant les bras en croix en guise de pic d'intensité pas vraiment indispensable avant la conclusion ? » = Boax dit à Arete qu’il va faire la chose la plus inutile
du monde. Une statue géante toute moche pour soi-disant tout détruire remplit visiblement ces critères

Gen' 03/11/2010 12:55


J'ai zappé la seconde moitié du billet (et donc une partie de l'intérêt du biller sans doute) pour éviter de me spoiler, mais tu m'as tout de même donné bien envie de m'intéresser au film. Je suis
très friand de films d'animation méconnus en ce moment, mais dur dur de savoir vers quelle oeuvre se tourner. Et le côté conte de fées engagé, j'aime cette approche :)


Helia 03/11/2010 20:54



 L’avertissement était fait pour ça donc y a pas de mal, il faut bien garder un peu de surprise quand même ^^. Je pense que le film a de grandes chances de te plaire (rien qu’au
niveau musical…hop, le mot « magique » est lâché :p), y a comme un petit côté Haibane Renmei au niveau de l’ambiance, mais avec une histoire de conte de fées…le féminisme en plus
\o/.


 


« Je suis très friand de films d'animation méconnus en ce moment, mais dur-dur de savoir vers quelle œuvre se tourner » = J’suis un peu pareille en fait, mais c’est pas facile de tomber
sur des trésors, il faut beaucoup creuser XD.



Acanthe 02/11/2010 11:40


Je me lasse du français par moments. Même si c'est une jolie langue bien sûr. =D
Mais comme toutes les langues sont belles, autant en utiliser le maximum, ahahah.


Helia 03/11/2010 20:54



Ton espérance de vie face à mon ancien professeur de français (en croisade contre les british depuis pfiou, un moment) est approximativement de 3 minutes et 10 secondes. J’espère que tu feras
bonne usage de cette information =D.



Sirius 02/11/2010 07:37


"Tu n’as jamais été trompé par ce procédé"
-> En fait ça dépend. Si t'avais présenté une série de quarante épisodes j'aurais été au bout de ma lecture (et d'autres même) avant de me lancer. Mais là, un petit film de 2 heures, c'est pas
comme si je prenais de gros risques non plus. Et lire le paragraphe "Une princesse pas comme les autres" suffisait à me mettre en appétit : je savais à quoi m'attendre et je n'ai pas été déçu =)


Helia 02/11/2010 10:23



« Si t'avais présenté une série de quarante épisodes j'aurais été au bout de ma lecture (et d'autres même) avant de me lancer. Mais là, un petit film de 2 heures, c'est pas comme si je
prenais de gros risques non plus » = Hum, c’est pas faux XD. C’est vrai que comme en ce moment je présente surtout des séries courtes, le risque de perte de temps est moindre ^^.


 


Enfin je suis contente d’arriver à convertir des gens pour regarder ce genre d’animes. Je me sens un peu missionnaire sur les bords :p.



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