22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 07:05

 

En ce moment je n’ai toujours pas le temps de regarder des animes, ça me manque un peu. En rangeant ma chambre samedi je suis tombée sur un DVD d’Utena que je croyais rayé. En fait non il a l’air de marcher très bien. Faute de temps je n’ai pas pu regarder un épisode mais je me suis rabattu sur les trailers. Et que vois-je dans ce tas de noms inconnus au bataillon ? Iria, Zeiram the Animation. 6 OAVs de 35 minutes c’est assez court pour avoir sa dose animesque malgré la pagaille, en plus ça a l'air cool, ok je prends, vendu !

 

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Iria est donc une série sortie en 1994 (ça commence à dater) et qui servirait, parait-il, de prologue à un film (en chair et en os) du nom de Zeram. Ne l’ayant jamais vu, je ne risque pas de pouvoir en parler mais il semblerait que son visionnage ne change rien à l’intrigue (et son affiche donne vraiment pas envie).

 

Sur la futuriste planète Myce, Glen est un chasseur de prime reconnu qui participe à toutes sortes de missions dangereuses en compagnie de Bob, son équipier, sous les ordres du bourru Fujikuro. Or Iria, la sœur de Glen, qui, bien qu’elle ne soit encore qu’une apprentie, rêve de faire ses preuves et de suivre ses pas, décide de les suivre pour un contrat particulièrement étrange. Le trio doit secourir les passagers du Karma, un vaisseau capturé par des pirates, mais lorsqu’ils arrivent, ceux-ci sont été massacrés par une puissance mystérieuse. Ils se retrouvent alors face à face avec Zeiram, une entité extraterrestre soit-disant invincible…

 


 

Graphismes

Malgré son côté un peu vieillot, Zeiram the Animation m’avait beaucoup attiré, notamment avec le chara-design d’Iria, fait par Masakazu Katsura (d’ailleurs le costume classe d’Iria ressemble fortement à celui de la voyageuse temporelle de DNA²), et le fait que sa doubleuse soit Aya Hisakawa :3. Je suis une sale fangirl, je sais. D’ailleurs, en ce qui concerne les graphismes, je n’ai personnellement pas de problèmes, pour l’époque ils sont honorables sans être transcendentaux, mais c’est sûr que de sortir d’un anime de 2010 pour regarder ça est assez dépaysant.

 

Iria3.jpg

 

Musique

Niveau sonore on a le droit à une bande-son plutôt jolie mais malheureusement trop discrète. A part quelques pistes comme Strong Wind, Fragrant Wind ou Courageous Attack (version instrumentale de l’opening à peu de choses près), rien de vraiment croustillant à se mettre sous la dent. Parlons-en de l’opening tiens ! Sur une ambiance résolument étrange et un peu psychédélique sur les bords, Iria y est omniprésente (c’est à en oublier l’existence des autre personnages) et on a le droit, à la fois à quelques séquences dynamiques (lorsqu’elle court et que tout semble se rembobiner) et à la fois à une touche de mélancolie (scène baignant dans la couleur orange). Normalement si vous avez aimé l’ending de RahXephon, Yume no Tamago, qui est un peu dans la même veine, vous devriez apprécier At the end of the melting Dream (ou Tokete Iku Yume No Hate Ni). L’ending me semble oubliable.

 

 

 

Univers et personnages

L’atout principal de Zeiram the Animation reste son univers et ses personnages.

 

La planète Myce est par exemple un joyeux mélange : on y trouve un désert un peu apocalyptique, la maison d’Iria me rappelle le Mexique, le dempadan (sorte de machine volante à parasol, si je pouvais je commanderai ça pour Noël !) la Chine, la ville est tout aussi unique avec son architecture (et ses paravents partout), le système de voyages à travers l’espace et de bouclier de même, et je souligne particulièrement la présence de tanks-pompons assez rigolos. Bref toute une tripotée de gadgets qu’on se plaît à admirer comme si l’on était redevenu gosse. Un anime intéressant à regarder pour les amateurs de science-fiction donc.

 

Iria1.jpg

 

Les personnages sont relativement bien travaillés également. Iria, l’héroïne incontestée et un peu rebelle sur les bords (elle porte une coiffe typiquement masculine sur Myce), est la fille forte type, parfois tête brûlée, parfois réfléchie, malgré ses formidables capacités au combat, elle passe pourtant son temps à être déconsidérée parce qu’elle est une femme et apprentie de surcroît. C’en est même frustrant pour le spectateur qui, après l’avoir vu faire quelques acrobaties et remplir son travail de manière propre et nette, entend des moqueries du genre « Trop dangereux pour toi, retourne à tes fourneaux ». Heureusement le rieur se retrouve quelques minutes plus tard avec un canon pointé vers le bide, Iria n’ayant pas particulièrement apprécié la blagounette  =D.

 

Le relou en question, Fujikuro, est une sorte de tsundere virile assez comique quand il s’y met. Refusant d’admettre qu’il tient à Iria, il passe son temps à l’aider en douce tout en la dévalorisant.

 

Kei est un garnement qui arrive un peu plus tard dans l’histoire. Orphelin vivant dans la rue, il a acquis une envie d’indépendance très forte qui le pousse à ressembler à Iria qu’il finit très vite par aduler. Du coup la relation très forte qui s’était établie entre Glen et sa sœur se décale peu à peu sur Kei et sa « grande sœur d’adoption », apprenant ainsi à Iria ce que cela fait de se retrouver de l’autre côté.

 

Iria5

 

Ajoutez à ces quelques personnages des seiyuus plus que compétents et quelques noms connus comme, je l’ai déjà mentionné, Aya Hisakawa (Chloe dans Noir, Sailor Mercury, Kerberos dans Card Captor Sakura, Yuki dans Fruits Basket, c’est bon là, je vous ai convaincu XD ?) ou Mika Kainai (Nei dans Avenger, Satoko dans Higurashi,  Kaguya Sumeragi dans Code Geass) et vous obtenez des doublages respectables.

 

Scénario

Iria2

 

L’histoire est par contre beaucoup plus ambiguë, certains éléments étant, format oblige, un peu passés sous silence. Pour résumer grossièrement, Iria, séparée de son frère depuis l’incident du Karma, cherche à retrouver sa trace pour confirmer s’il est en vie ou non et ce tout en traquant le Zeiram, son seul indice. A programme : paysages exotiques, séquences d’action et petits passages mélancoliques (quand Iria est sous la douche et qu’elle explose la vitre d’un coup de poing). Mais entre temps il y a parfois quelques points un peu confus : par exemple on ne sait pas ce qui arrive à Bob, le coéquipier de Glen (qui, sans vouloir trop spoiler se fait quand même à moitié manger vivant par un alien) avant un bon moment et ce n’est que Wikipédia qui m’a appris qu’il [spoil] avait téléchargé son esprit dans un ordinateur pour pouvoir survivre et aider Iria à se venger du Zeiram [/spoiler]. Le sort de Glen est lui-même obscur, on le croit mort puis vivant puis re-mort, puis re-vivant, et même à la fin la réponse n’est pas exactement ce qu’il y a de plus clair. L’existence même du Zeiram

est intrigante : Qui est-il ? D’où vient-il ? Pourquoi est-il aussi puissant ? Quel est son but ? Mystère, mystère… J’imagine que les réponses se situent dans le film mais c’est un peu dommage…

 

 

La fin en elle-même est, à mon sens, tragiquement heureuse. D’un côté, hourra tout est bien qui finit bien…de l’autre merde, et qu’est-ce qu’elle devient cette personne là ?

 

 

 

Conclusion

Bref, Iria est une série sans grande prétention qui vise uniquement à vous faire passer un bon moment. Non dépourvue de défauts (j’avoue qu’il manque une petite dose de suspens pour donner d’avantage envie de regarder chaque OAV), elle saura néanmoins se faire une petite place dans votre cœur en tant qu’expérience particulière.

 


 

Sinon je m’excuse de mon peu de présence depuis le dernier article, j’ai pas eu une semaine formidable (ahem) et je pars dès aujourd'hui pour une semaine de folie pour la finalisation de mon BAFA. Dès que je rentre j’ai concours blanc, que la vie est bien faite .

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commentaires

Helia 28/02/2010 23:23


Jack = Voilà Karin, c'est le nom que je cherchais =). Iria ressemble physiquement à Karin de DNA².
Je dis tsundere parce que ça me faisait bien rire le côté "Mais bien sûr que non je ne fais pas ça pour toi !" mais on peut juste dire que c'est une tête de mule le Fujikuro.
Alors au niveau de la fin, si, si, l'anime se termine vraiment mais t'as un peu un goût d'inachevé dans la bouche. Personnellement j'étais un peu "C'est tout é__è ?". Normalement 'as pas du tout
besoin du film.

Kyn = Je savais pas du tout qu'un artbook était sorti, ça donne quoi =O ?
Thanks, le BAFA s'est bien passé ;).

Kaïl = C'est vrai que Katsura ne crie pas particulièrement sur tous les toits avoir fait le design d'Iria, mais les gens qui parlent des OAVs le mentionnent à chaque fois :p.

Gen' = C'est du tout mal voyons, puisque j'ai eu la même réaction XD. Y avait Aya Hisakawa en plus donc forcément, j'ai pas pu résister o/. Tiens, d'ailleurs c'est bizarre, j'ai l'impression d'être
la seule fille du coin à aduler des seiyuus comme Maaya Sakamoto, Aya Hisakawa, Houko Kuwashima ou Yoshinori Fujita...


Gen' 24/02/2010 16:24


Le genre de série que je vais m'empresser de regarder juste pour le design du personnage principal X) (oui je sais, c'est mal !)


Kaïl 23/02/2010 18:16


J'ignorais que KATSURA avait collaboré à d'autres élaborations de chara design que Love & Destroy. C'est étrange, on n'en fait jamais mention lorsque l'on liste ses travaux.
Quant à ses OAVs, je les regarderai... Un jour.. Peut-être...


kyn 22/02/2010 23:17


Iria je l'ai vu du temps ou Canal+ diffusait des OAV le vendredi soir ^^ ça date :p
mon frère a l'artbook ... il est super surtout que c'est Mr Katsura ;)

bon courage pour ton BAFA !!!


Jack 22/02/2010 12:56


En voyant l'héroïne pour la première fois, je me suis dit "tiens, c'est bizarre elle me rappelle quelqu'un..." c'était donc Karin, la nana qui voyage dans le temps dans DNA², c'est vrai qu'elle lui
ressemble beaucoup. On retrouve beaucoup moins de mec "tsundere" dans les animes que de nana, donc pour une fois que les rôles sont inversés pourquoi pas ^^. Niveau histoire ça a l'air plutôt sympa
aussi, mais étant sur seulement 6 Oavs y'a peut-être pas matière à bien la développer. Vu que c'est sensé être un prologue au film, comment ça se passe à la fin, on te dit "to be continued, va
mater le film maintenant pour avoir la suite", ou l'anime a une vraie fin ?


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