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Paprika : un rêve trop épicé ?

OAV

 

Après Perfect Blue qui m’avait plutôt réconcilié avec Satoshi Kon, je me suis laissée tenter par Paprika, film sorti en 2006, dont le synopsis se montre alléchant.

 

Dans un futur proche, des scientifiques inventent une machine nommée DC Mini pour voyager dans les rêves. L’invention devrait ainsi permettre des avancées remarquables dans le domaine psychiatrique et les concepteurs n’hésitent pas à se servir des prototypes sur des volontaires. Or un jour, plusieurs exemplaires sont volés. Estimant que le DC Mini, tombé dans des mains hostiles, pourrait se révéler très dangereux, le docteur Astuko Chiba, jeune femme aussi froide que sublime, son collègue le docteur Tokita Kosaku, et leur chef, Shima Torataro, partent à la recherche du coupable…

 

Une machine permettant de voyager dans les songes, ni plus ni moins, on peut dire que cette simple promesse a de quoi faire rêver. Reste à voir si Paprika la réalise bel et bien.

 

Paprika03

 

 

La grande parade

Satoshi Kon aime à jouer avec la frontière mince qui sépare le rêve de la réalité. Ici le DC Mini lui offre une excuse de choix pour laisser libre court à son imagination. Et il faut avouer qu’il n’a nullement besoin de prendre des substances douteuses pour donner vie à des scènes improbables et psychédéliques. Les graphismes colorés et resplendissants sont de la partie et c’est au son de la musique très particulière de Susumu Hirasawa que se déroule la grande parade des rêves. Sautant de véhicules en véhicules, dirigeant à la baguette une ville endormie selon ses désirs, Paprika annonce la couleur (orangée) de l’escorte de grenouilles, robots, peluches, statues et autres babioles vivantes qui s’avancent d’un pas fier en jouant de la trompette, se dirigeant tout droit vers la porte qui mène vers la réalité ; mais à l’arrière-plan la peinture s’effiloche et la vraie apparence du rêve, un escalier sombre s’enfonçant vers les profondeurs, se révèle être celle du cauchemar. Oui dit comme ça, on croirait le récit d’un fou sous acide mais sur un écran, c’est magique. Paprika est un beau film, avec une réalisation de bonne facture, une musique adéquate composée de deux grands thèmes remixés à tout va (Parade (souvent mélangé avec Shizuku Ippai no Kioku pour je ne sais quelle raison) et Nigeru Mono) , voire combinés ensemble (Byakko no Musume), et de quelques pistes d’ambiances, et de nombreuses scènes-clés marquantes restent longtemps en mémoire. On peut donc dire que l’enrobage est presque parfait. Mais le goût du bonbon un peu moins…

 

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Shima au coeur de la grande parade menée par Monsieur Réfrigérateur...

 

Une nouvelle façon de jouer au Cluedo

Le DC Mini est certes un prétexte à du grand et beau n’importe quoi mais ça n’offre pas un scénario solide sur un plateau pour autant. Le coup du vol de ces  fameux prototypes n’est guère passionnant mais a au moins le mérite d’intriguer le spectateur. Sauf que ce que celui-ci ne sait pas encore, c’est que cette bouée déjà assez mince va lui être brutalement et définitivement retirée afin de le noyer purement et simplement. Dès les premières minutes de ce qu’on pourrait croire un ersatz d’enquête policière, nos trois compères s’exclament en cœur « Eurêka, mais c’est bien sûr ! C’est Himuro le coupable ! ». Ah. Qu’est-ce qu’on va faire pendant le reste du film du coup les copains =< ? Ah oui, il s’est fait la malle, il faut donc le retrouver. Malheureusement pour nous, nous n’aurons jamais l’occasion de vraiment connaître Himuro, un personnage vraiment mort-né pour le coup, ni de pénétrer dans sa psyché. On se contentera donc de suivre nos trois larrons, assisté d’un quatrième peu après en la personne d’Osanai Morio (doublé par Yamadera Kouichi, qui fait Togusa dans Ghost in the Shell), un autre collègue, et d’écouter leurs conversations philosophiques relativement abruptes et difficiles d’accès en attendant, en vain, qu’Himuro fasse son entrée. Ce n’est qu’au bout d’un certain temps que nos héros feront une hypothèse dont on se doute déjà depuis un moment : et si ce n’était pas lui le coupable ? L’intrigue ne virera pas en course-poursuite haletante pour autant et plus on avance dans le film, plus on se demande concrètement où le réalisateur veut nous emmener sinon nul part. L’angoisse fait surface quand Satoshi Kon finit par livrer un remake de la fin de Paranoia Agent (qui est complètement WTF) version Teletubbies psychopathes mais en retombant de justesse sur ses pattes, extirpant ainsi du spectateur inquiet un soupir de soulagement.

 

Paprika08Quand Atsuko mène l'enquête, les Experts peuvent aller se rhabiller !

 

 

Spice up your life

Jusqu’à maintenant je n’ai pas du tout, ou presque, mentionné les personnages, dont la mystérieuse héroïne éponyme Paprika. En fait le problème est le suivant : ils n’acquièrent aucune véritable profondeur durant toute la durée de cette drôle d’expérience et il est véritablement difficile de s’attacher à eux. On a beau suivre la véritable protagonistes, Astuko Chiba (doublée par Megumi Hayashibara qui fait un très bon boulot aussi bien pour elle que pour Paprika en modulant sa voix), au long de ses péripéties, le constat final se révèle aussi froid que ses yeux : on ne la connaît pas plus au bout d’une heure que de cinq minutes. On ne sait rien d’elle, rien de ce qu’elle pense, de ce qu’elle a vécu. Elle est comme une étrangère, détachée de tout, dont on ne peut pénétrer les pensées. Quasiment tous ses homologues masculins sont des faire-valoir à potentiel comique. Le chef est un petit vieux avec une tête de macaque (le film s’en moquera d’ailleurs en le montrant en singe à un moment) et des yeux plus ronds que des soucoupes et le docteur Tokita (très ironiquement doublé par Furuya Toru qui fait aussi Chiba Mamoru dans Sailor Moon) est « un enfant dans le corps d’un génie », ne pensant qu’à son plaisir égoïste en tâtant son triple menton, ses petits yeux écarquillés. Ils semblent tous les deux tout droit sortis du Voyage de Chihiro ou presque. Et de même que pour Chiba, on ne saura jamais rien d’eux. Même Paprika est une inconnue. On devine qu’elle est l’alter ego de Chiba, son double, régnant sur le monde des rêves à sa guise, mais jamais on ne nous expliquera pourquoi la jeune femme a une identité partagée ni comment cela fonctionne. Paprika est une sorte de fantôme qu’on ne saisit jamais vraiment.

 

Paprika01

 

Le seul personnage qui est vraiment intéressant dans le lot est Konakawa (doublé par Ootsuka Akio, connu par exemple pour Bato dans Ghost in the Shell), un inspecteur de police qui fait des rêves troublés et qui demandera l’aide de Paprika à ce sujet. Non seulement son cauchemar finira par faire sens, un peu à la manière d’un puzzle dont chaque pièce se remettrait en place petit à petit, mais ce protagoniste plutôt sympathique, voire même attachant, aura même son petit moment de gloire. Le film se finit sur la résolution de ses problèmes, c’est dire l’importance qu’il prend alors que ses soucis sont sensés former un sous-arc à part.

 

Paprika06

Le cauchemar de Konakawa débute dans un cirque...

 

 

Le couloir mou

Le spectre de Paranoia Agent (qui m’avait beaucoup déçue), de deux ans son aîné,  plane sur Paprika. Les scènes oniriques sont très belles mais si on les enlève, que reste-t-il à ce film ? Pas grand chose =/. Je crois que votre appréciation dépendra de votre vision du divertissement et de la japanimation. Pour moi l’enrobage est quelque chose de primordial mais si le contenu vient à manquer, je ne peux pas faire semblant de ne pas le voir. D’autres pourront très bien admirer le côté psychédélique de Paprika et ne se poser aucune questions quant aux nombreux trous -que dis-je, les failles béantes- qui constituent le scénario. Des personnages creux, un méchant stéréotypé et incompréhensible (prévisible pour certains même) qui tarde trop ou pas assez à se montrer, des dialogues ennuyeux et un manque d’explications quant à ce qui se passe sur l’écran, sont autant de défauts qui m’ont gâchés mon visionnage. En ressort une petite déception de ma part. Avec un thème pareil, je pense que Satoshi Kon pouvait faire beaucoup plus. Il n’empêche que Paprika est tout de même un bon divertissement.

 

Paprika07

 

 

Happy ending ?

Un dernier point qui m’a choqué (pas trop mais un peu quand même) c’est le fait que pendant tout le film il n’est jamais fait mention de sentiments réciproques entre certains protagonistes et qu’on nous foute tout à coup une histoire d’amour sortie de nulle part, intercalée complètement n’importe comment dans ce qui est déjà assez bordélique.

 

Vu que je critique quelque chose qui se passe à la fin, les lignes suivantes sont donc placées sous le signe du Major Spoil ; vous êtes prévenus.

 

Disney sort de mon film ! Sérieusement que la belle Atsuko se marie avec ce porc égoïste de Tokita me révulse. Le côté « La Belle et la Bête » aurait pu très bien passer mais ici il ne fait juste aucun sens ! Tokita nous est présenté du début jusqu’à la fin comme un gosse pourri gâté, jamais foutu de prendre la moindre responsabilité, et dont la lâcheté coûte des vie (tout est quand même un peu de sa faute), sans compter qu’il est d’un égocentrisme des plus dégoûtants. On lui dit « T’as merdé là, tiens toi tranquille maintenant, ok ? » et qu’est-ce qu’il fait ? Encore plus de conneries bien sûr. Ce qui me dérange, ce n’est pas tant qu’il soit gros, ça pourrait même être très intéressant de montrer la fille sexy faire abstraction du fait que son collègue ne soit pas un top-model comme elle et se laisser séduire par son humour ou sa personnalité, le truc c’est que Tokita n’a rien pour lui. Il est laid intérieurement et extérieurement (le montrer manger trois repas par repas ça ne joue clairement pas en sa faveur).

Que dois-je en conclure en regardant Paprika ? Be yourself bitch ? Ne te lave pas, ne fait pas d’effort pour être présentable ou pour être poli, sois le plus grossier et le plus imbuvable possible, et on t’aimera pour ce que tu es ?

 

J’aurais franchement préféré voir Atsuko sortir avec Konakawa tant qu’à finir dans les bras de quelqu’un. Lui au moins a un minimum de classe et d’empathie. Et puis ça m’étonnerait que la jeune femme ait une vie sexuelle épanouie avec quelqu’un qui ne sait probablement même pas ce que c’est qu’un rapport charnel donc bon…

 

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A
Très bonne critique ! <br /> <br /> Ceci dit, certaines lacunes oui, mais surtout une grande marge interprétation :<br /> <br /> - Paprika, alter ego d'Atsuko qui est à l'opposé d'elle. C'est la femme parfaite : un avatar ou une carapace (elle l'a prévient du danger) qui pénètre dans les pensées des autres. Au fond il y a Atsuko (preuve avec le 'viol') dont elle se libère à la fin. Car ce n'est pas Paprika qui désobéit c'est Atsuko qui devient elle-même au final. Elle ne rêve jamais et froide, il lui manque un peu d'épice. Puis elle lâche le contrôle, se met à rêver et drevient un mélange des deux : elle se permet la liberté que Paprika avait à elle-même. <br /> <br /> Quant au monde des rêves, soit ça relève du sacré et infmue vraiment sur la réalité, soit c'est symbolique : Paprika n'est qu'une petite dans la tête d'Atsuko mais aussi le fantasme de nombreuse personne. Et a la fin tout le monde rêve éveillé dans un même rêve qui fait office hallucination collective, en raison de quoi les voitures se percutent et explosent etc... <br /> <br /> <br /> Himuro est une fausse piste pour le spectateur et la froideur des personnages contraste justement avec la richesse de leur monde intérieur. Il y a toute une dimension psychologique à ne pas négliger ! Pis ça rend le tout plus inhumain et angoissant. <br /> <br /> Après oui y a beaucoup insuffisances niveau explication rationnelle
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P
(Oh et ce commentaire s'adresse au redacteur ou a la rédactrice de cet article, je ne faisais pas suite aux commentaires précedents même si je les ai parcourus ^^)
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P
En fait j'ai l'impresion que tu n'as pas vraiment compris le film.... Le theme principal du film c'est le rêve, bien sûr, mais dans les 2 sens du terme.<br /> <br /> Replaçons d'abord l'auteur dans son contexte : son oeuvre précedente, paranoia agent, est une série qui denonce les travers de la société japonaise, et tout particulièrement le culte de la réussite<br /> sociale. Et bien Paprika est dans la même veine...Afin de se rendre conforme à une société bien plus étouffante que la notre, les personnages refoulent leurs rêves et leurs personnalités au risque<br /> d'en devenir névrosés, comme dans Paranoia Agent.<br /> <br /> Et donc contrairement à ce que tu dis, le film nous offre une analyse trés détaillée et innovante des personnages, une analyse psychanalytique. A premiere vue tu as raison, on ne plonge pas dans<br /> les personnages qui restent assez "fermés", surtout en ce qui concerne l'héroïne. En fait via l'analyse de son rêve, l'inspeceur semble être le seul personnage "accessible" au spectateur. On<br /> comprend que de nombreuses.... disons incohérences dans son comportement, trouvent leur origine dans le rêve et donc dans le traumatisme du personnage. C'est donc l'analyse de son rêve qui nous<br /> permet de comprendre le personnage. Et si en fait l'utilité de ce personnage était précisement d'être un simple mode d'emploi?<br /> <br /> Comme dans perfect blue, Satoshi Kon ne nous tient que trés peu par la main, mais nous donne la méthode pour comprendre le film.... en fait les éléments oniriques sont autant d'indices qui aident à<br /> comprendre la complexité des personnages.<br /> <br /> Commençons par le personnage d'Atsuko : c'est le plus évident. On constate une opposition entre sa froideur exterieure et son alter ego jovial et décomplexé. De plus cet alter eg semble insinuer<br /> que Paprika est la vraie Atsuko. En fait, dans une société completement gangrenée par les codes sociaux, Atsuko joue un rôle constant, et ne peux se liberer qu'en rêve. Pour reprendre mon analogie<br /> psychanalytique, elle est un exemple de surmoi qui barricade le ça.<br /> <br /> Tokita est l'extreme inverse, il est exactement le même en rêve et dans la réalite, il se laisse guider par ses rêves et c'est pourquoi on sent une fascination d'Atsuko envers lui. Malgré tout le<br /> diktat du ça n'est pas érigé en exemple puisque ce personnage, completement deconnecté des codes sociaux mais aussi du reel, est la cause de plusieurs catastrophes. Il est représenté comme un ouet<br /> ce qui nous renvoie à son coté infantile, tout comme son assistant qui est une poupée.<br /> <br /> Le président est un personnage si pragmatique qu'il le reste même en rêve, son ambition est en fait le culte de la réussite dont je parlais plus haut poussé à son paroxysme. Il parle d'imposer<br /> l'ordre, mais est surtout guidé par sa soif de pouvoir, c'est pourquoi il est représenté en géant à la fin.<br /> <br /> Je crois que tu as compris le principe, je détaille pas plus je te laisse essayer de comprendre le reste! ( par exemple pourquoi Osanai est un Oedipe et chasse les papillons )<br /> <br /> Il est donc essentiel de comprendre que le thème central du film est l'opposition entre ce que les gens laissent paraitre et leur subjectivité. La mise en abime du cinema evoque aussi cette<br /> dimension subjective, la scene finale montre comment l'inspecteur a fini par renouer avec elle. Quand a Atsuko, les deux facettes de sa personnalité finissent par fusionner, c'est une manière<br /> métaphorique de dire qu'un être parfaitement accompli garde les pieds sur terre mais ne doit pas oublier de rêver, c'est un peu la morale du film je crois :)<br /> <br /> En espérant que ça aie pu t'aider, et que tu pourras porter un autre regard sur ce film qui est à mon avis beaucoup plus complexe et riche que ce qu'il parait au premier abord!
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E
Juste pour information, j'ai trouvé une analyse que je trouve très pertinente :<br /> http://louvreuse.net/Analyse/paprika.html<br /> Après je pense que pour comprendre et apprécier ce film, il faut aussi croire aux rêves.
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E
Je me joins à votre conversation pour vous exprimer mon point de vue si ça ne vous dérange pas :). Je pense que la relation entre Atsuko et Tokina existe dès le début. En fait on le voit bien avec<br /> la scène de l’ascenseur (pour ma part une des plus belles), Astuko refreine ses sentiments à cause des normes imposées par la société, parce que TOkina n'est pas dans la "norme", il est en<br /> surpoids, il mange mal à table,.... Mais ce qu'aime Astuko chez lui c'est que c'est un rêveur, un passionné, qui va au bout de ses idées sans se soucier du monde, il vit sa passion jusqu'au bout,<br /> il vit. Atsuko est très distante, froide, elle est très dans le concret, dans le terre à terre, elle ne peut montrer ses sentiments, elle est prisonnière du regard de la société. L'élément qui<br /> permet de réunir les deux, c'est Paprika, elle réunit le monde du rêve à la réalité.
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1
Je le redis, je n'insinue pas que tu n'y connais pas grand chose en japanimation, mais je me suis simplement demandé si l'influence des films occidentaux avaient eu une influence sur ton jugement,<br /> seulement parce que j'avais vu plein de personnes sur d'autres forums en faire la comparaison (mais tu m'as répondu que non, donc c'est bon), mais je dois t'avouer que je n'ai pas du tout regardé<br /> tes autres articles, je regardais s'il y avait des analyses détaillées de ce film sur Google, et je suis tombé sur ton article, il y avait des choses où j'était d'accord et d'autres non (mais c'est<br /> ce qui me plait dans les débats)<br /> Avouons-le, débattre sur Internet est difficile car un texte peut être interprété de différente manière s'il n'y a pas le ton qui va avec, la preuve ^^<br /> <br /> En ce qui concerne Chiba, je pense qu'elle aime Tokita et son côté gamin, justement parce qu'il représente tout ce qu'elle n'a pas. Elle semble froide, trop responsable et a du mal a ressortir ses<br /> émotions, d'où l'utilité qu'elle possède un alter-ego comme Paprika. Tokita, lui, est son opposé, elle voit en lui tout ce qu'elle voudrait être, rêveur, insouciant, irresponsable. Quelque part<br /> (après je peux très bien me tromper) je me dis que c'est pour ça qu'elle parvient à vaincre le président, parce qu'elle a enfin ouvert son coeur et accepté son côté "Paprika", qui fait d'elle une<br /> femme nouvelle.<br /> En clair, pour moi, c'est dans leurs différences qu'ils se sont rapprochés.
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H
<br /> <br /> Il est vrai qu’Internet change un peu les modalités de la conversation mais je reste quand-même fervente défenseuse de l’idée de toujours replacer les choses en contexte dès que possible<br /> XD. Mais, eh, le plus important c’est de ne pas rester focalisé sur son point de vue et être prêt à changer d’avis, c’est en tout cas ce que j’essaye de faire ^^.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Hum, donc pour toi Tokita est une sorte de Paprika au masculin qui viendrait corriger la froideur d’Atsuko ? Vu qu’on ne sait jamais vraiment quel lien unit l’héroïne à son alter ego,<br /> que ce n’est jamais clairement énoncé, ça pourrait être possible. Le truc qui m’embête un peu dans cette hypothèse c’est qu’elle n’exprime pas à Tokita ce qu’elle voit de bien en lui ou du moins<br /> pas jusqu’à très tardivement dans le film (si ça avait été construit dès le départ, ça ne m’aurait pas autant surpris). Du coup, comment déterminer ce qui change soudainement dans leur relation<br /> et pourquoi ?<br /> <br /> <br /> <br />
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Pour la mention sur Disney, je n'ai fait que suggérer, car je te dis pas le nombre de personnes qui comparent ce film aux films occidentaux, et en aucun cas je n'ai sous-entendu que tu ne<br /> comprenais rien à la culture japonaise, on a encore le droit d'imaginer qu'une personne n'a peut-être pas vu ce que l'on a vu, non?<br /> Oui, tu as parfaitement le droit d'être déçue de Paprika, mais j'ai le droit aussi d'essayer de défendre des éléments du film.<br /> <br /> Il n'y a pas besoin de hausser le ton, soit rassurée, je ne pensais pas en mal lorsque j'ai écrit le commentaire précédent, ni voit absolument aucune attaque machiste, mais c'est juste que je<br /> trouvais dommage de "descendre" le personnage de Tokita, c'est tout.<br /> Tu veux que je te dise, je n'ai même pas fait attention au fait que l'auteur de l'article soit un garçon ou une fille, une opinion reste une opinion, je vais non plus m'amuser à juger ce que<br /> quelqu'un pense selon son sexe.
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H
<br /> <br /> Hum, toutes mes excuses, je me suis visiblement trompée sur tes intentions =O. Je reconnais que mon ton était assez blasé mais il faut dire que<br /> j’ai l’habitude que des gens débarquent de nulle part pour m’apprendre la vie, aussi  j’ai présumé que c’était ton but, à tort. Avoue que la<br /> discussion aurait pris un autre tour si tu avais posé des questions au lieu de partir sur des préjugés de ton côté aussi , comme quoi on est deux fautifs ;).  <br /> <br /> <br /> Dans ce cas, je veux bien participer à un débat mais vu que je n’ai pas vu le film depuis un moment il va falloir raviver ma mémoire XD.<br /> Qu’est-ce qui te fait dire que Chiba est attendri par le côté gamin de Tokita, par exemple ?<br /> <br /> <br /> P.S : Tout de même, une question me taraude : pourquoi partir du principe que je ne connais pas grand-chose en japanimation alors que<br /> tu visites visiblement un blog de japanimation ? Il y a une liste de tous mes articles, il aurait suffi de la parcourir vite fait pour te faire une idée de l’état de mes connaissances, non<br /> =/ ?<br /> <br /> <br /> <br />
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Je pense que le problème c'est que tu es beaucoup trop habitué par les films Disney et autres productions occidentales. Là c'est une réalisation du pays du Soleil levant, la culture, les codes,<br /> etc....ne sont pas les même que chez nous.<br /> Les couples n'ont pas les même mentalités que chez nous (déjà qu'il y a plus d'un tiers des couples japonais qui n'ont plus de rapports.<br /> Et puis, si tu analyses bien le film cette romance ne sort pas de nulle part, tout le long on voit une relation plus forte entre eux deux, et c'est d'ailleurs ce côté gamin qui lui plait chez<br /> Tokita. Pour le commissaire je dirai plutôt qu'il avait le béguin pour un fantasme (Paprika)
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H
<br /> <br /> Oh, parce qu’émettre<br /> des réserves sur un film d’animation tel que Paprika fait automatiquement de moi une lobotomisée Disney ? Drôle de remarque, d’autant plus ironique que la seule fois que je dédie un article<br /> à la compagnie c’est pour la critiquer vivement et que j’y écris clairement que je ne suis pas une aficionado Disney et que j’ai plutôt été élevée avec la version originale des contes de fées<br /> (littérature XVIIe et XVIIIe siècle, donc). Clairement, un manque de recul de ma part.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Et mon affection<br /> imaginaire pour les productions occidentales (lesquelles ?) me rend indigne de comprendre la beauté de la culture japonaise, c’est ça ? C’est vrai, c’est pas comme si je l’étudiais<br /> sérieusement depuis des années de manière autodidacte…wait, en fait si ! D’ailleurs mon blog en est une bonne preuve puisque j’y parle aussi bien de visual novel que d’animes en passant par<br /> la composition musicale (et le hentai, mes horizons sont larges).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> C’est marrant que tu<br /> cites cette histoire de baisse de la sexualité japonaise (remise sur le devant de la scène par un article récent qui est probablement ta source mais qui existe depuis un moment dans plusieurs<br /> documentaires) : en connais-tu les raisons ? Si tu étudies un peu plus près la question, tu te rends compte que la société japonaise est tellement gangrénée par le sexisme, qui impose<br /> des rôles stricts aux hommes comme aux femmes, que le sexe est de plus en plus considéré comme une corvée. Les femmes qui veulent travailler font une croix sur toute relation romantique parce que<br /> la société ne leur permet pas d’avoir les deux aspects à la fois et les hommes sont de leur côté forcés de travailler tellement tard qu’ils sont constamment épuisés. Et se rattrapent parfois en<br /> allant aux putes. Une tendance sociétale assez dramatique qui pourrait bien arriver chez nous si on n’y prend pas garde.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Non, ma véritable<br /> erreur lors de la rédaction de cet article c’est de ne pas avoir été lire les informations relatives au roman original (adapté par Satoshi Kon)  parce<br /> que c’est la source de beaucoup des failles du film. Et aussi d’y avoir été un peu fort sur les mots concernant Tokita, ça sonne grossophobe et ce n’était pas mon intention.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Bref, tout ceci pour<br /> dire que j’ai le droit d’avoir été déçue par Paprika, et que mon avis ne dépend pas de mon ignorance supposée en culture japonaise mais plutôt d’un truc étrange qu’on nomme<br /> « subjectivité » qui est la même raison pour laquelle tu n’es pas d’accord. Maintenant, si tu as envie de débattre sur un terrain d’égalité avec moi, j’écoute tes arguments avec<br /> plaisir. Je tenais juste à rappeler que dénier à quelqu’un ses facultés intellectuelles pour imposer « C’est moi qui ait la bonne réponse » (parce qu’il y aurait une bonne et une<br /> mauvaise réponse ?) de manière autoritaire n’est pas la façon la plus intelligente d’entamer une discussion sereine.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> P.S : Au<br /> fait, dois-je m’estimer chanceuse et reconnaissante que tu ne m’aies pas lancé un « Toi tu as tes règles en ce moment » et que tu en sois resté aux sous-entendus « lobotomisée<br /> Disney » et « Fake Geek Girl » ? Non, parce que sinon j’aurais pu cocher plusieurs cases d’un coup à mon bingo du macho.<br /> <br /> <br /> <br />
T
<br /> C'est vrai qu'il n'y a aucun intérêt à regarder un film qu'on ne juge pas passionnant plusieurs fois… c'est même le meilleur moyen de s'en dégoûter. J'ai regardé Paprika 3 fois, la dernière en<br /> prenant des notes, et je suis certain d'avoir loupé au moins un tiers des éléments de compréhension. Mais j'ai quand même pas mal avancé. Et je constate que je me suis sûrement trompé sur Shima<br /> (que je n'arrive pas du tout à cerner). Néanmoins le film à des sous entendus sexuels très explicites…<br /> <br /> Exemples :<br /> Paprika "violée" par Osanai, les papillons épinglés —le papillon étant le symbole de la femme au Japon d'après mon ami Wiki—… Mais aussi, et ça doit être flagrant pour toi qui t'y connaît très bien<br /> en mangas : les scènes impliquant des tentacules pourchassant Paprika. Ou pire, celle dans laquelle le directeur l'étouffe et lui enfonce une tentacule/branche d'arbre dans la bouche. On peut aussi<br /> parler de la scène ou Paprika "aguiche" Shima qui se meurt sur son trône, dans le premier délire du film. Sans oublier bien sûr nos amis les photographes de culotte.<br /> Voilà, c'est finit pour l'ecchi. Mais j'ai peut être oublié quelques petites choses.<br /> <br /> Sinon il y a quelque petits détails amusants à relever… par exemple dans une scène au début, Konakawa et Atsuko sont assis l'un à côté de l'autre. Dans un plan moyen, on s'aperçoit qu'il y a<br /> derrière eux une mosaïque murale représentant le Sphinx du côté d'Atsuko, et Œdipe du côté du commissaire.<br /> Plus tard, Paprika ira se réfugier dans… "Œdipe et le Sphinx" de Gustave Moreau ! Et prendra naturellement la place du Sphinx.<br /> Il est quasiment impossible de relever ce genre de détails à la première vision du film, à moins de se rappeler du moindre décor…<br /> Si Paprika/Atsuko renvoient au Sphinx, c'est naturellement car elle est une énigme, par ailleurs elle se moquera de Osanai sous forme d'énigme (enfin, si mes sous-titres sont bons, ce qui est<br /> plutôt rare en japanimation…).<br /> <br /> Voilà, je pourrait continuer pendant des heures, et ce n'est pas l'envie qui manque, mais bon, je ne vais pas non plus faire une analyse filmique sur un commentaire de blog. Je pense que je vais<br /> m'amuser à me livrer à une petite analyse personnelle (donc très subjective) du film… peut être que je la mettrait sur le net si j'en suis content. ;-)<br /> <br /> PS : C'est une fan de japanim' qui m'a conseillé de regarder "Mulholland Drive", il y a 2 ans, je l'ai emprunté sans trop y croire… et depuis je suis cinéphile. ^^<br /> <br /> <br />
Répondre
H
<br /> <br /> « Néanmoins le film à des sous entendus sexuels très explicites » = C’est vrai qu’il y en a pas mal =x. J’ai<br /> relevé à peu près les mêmes scènes que toi, sauf que le coup de la branche/tentacule dans la bouche m’a franchement fait flipper XD. L’espace d’un instant, je me suis dis « Oh non, ils ne<br /> vont quand même pas faire ça ! Pas les tentacules ! » <br /> <br /> « Sinon il y a quelque petits détails amusants à relever… par exemple dans une scène au début, Konakawa et Atsuko sont assis l'un à côté de l'autre. Dans un plan moyen, on s'aperçoit<br /> qu'il y a derrière eux une mosaïque murale représentant le Sphinx du côté d'Atsuko, et Œdipe du côté du commissaire. » = Eh ben, tu en as vu des choses, ce détail là m’a complètement<br /> échappé. Mais c’est toujours intéressant à savoir ^^.<br /> <br /> <br /> <br /> « Je pense que je vais m'amuser à me livrer à une petite analyse personnelle (donc très subjective) du film… peut<br /> être que je la mettrait sur le net si j'en suis content. ;-) » = Dans ce cas, n’hésite pas à repasser pour donner le lien, je suis très intéressée par ta future analyse =).<br /> <br /> <br /> <br />
T
<br /> Je ne sais pas si tu connais les films de David Lynch, mais Paprika présente un grand nombre de points commun avec Lost Higway, Mulholland Drive voir même Inland Empire. Les deux premiers sont<br /> considérés comme des chefs d'œuvres de film noir/psychologique, ce qui les rapproche pas mal de Perfect Blue ou Paprika.<br /> <br /> Les personnages de Paprika sont en effet peu développés au début et semblent issus de clichés : Le méchant directeur, la nana bosseuse mais coincée (et par opposition la nana "fofolle" et<br /> immature), le gros intello pas beau… Ce principe est aussi appliqué dans Mulholland Drive : Betty à qui tout réussit, Rita complètement paumée… au début ! Après on inverse les rôles, on chamboule<br /> tout, on montre la complexité de chaque personnage grâce à d'autres personnages.<br /> L'opposition Paprika/Atsuko très semblable à l'opposition Betty/Rita.<br /> <br /> Pour moi on nous livre des carcasses vides au début du film, des personnages simples qui se complexifieront pour devenir ce qu'ils sont au plus profond d'eux même… ce qui n'est parfois pas<br /> glorieux, notamment pour Shima Tora-taroh qui est présenté comme un pervers. Les scènes de délire/rêve, bien plus qu'un superbe foutoir organisé contiennent énormément de détails portant sur tel ou<br /> tel personnage… Par exemple des jeunes filles qui dansent court vêtues avec des hommes à tête de téléphone mobile qui prennent des photos de leur culotte. Ça renvoie directement à Tora-taroh.<br /> <br /> Le seul moyen de comprendre le sens de ce film, c'est de le voir, le revoir, et toujours le revoir… Quitte à prendre des notes ! C'est ce que j'ai fait pour bien comprendre Lost Highway, et ça<br /> marche très bien.<br /> <br /> Voilà, donc je ne puis que trop de conseiller les films de Lynch, particulièrement Mulholland Drive si tu ne l'as pas vu. Ils peuvent beaucoup aider dans la compréhension de Paprika.<br /> <br /> <br />
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H
<br /> <br /> Je ne regarde jamais de films, je ne peux donc en aucun cas connaître tel ou tel réalisateur célèbre sinon que de noms…c’est d’ailleurs pour ça que je fais un blog sur la japanimation et pas sur<br /> le cinéma =x.<br /> <br /> <br /> « Le seul moyen de comprendre le sens de ce film » = Malgré tout ce que tu peux m’en dire (et tu as l’air<br /> très calé sur le sujet), je reste sur mes positions. J’ai vu Paprika deux fois pour être sûre de ne pas avoir manqué d’éléments importants. Deux fois. Et je devrais en plus prendre des<br /> notes ? Et pourquoi pas faire du « image par image » pendant qu’on y est =x ? Très sincèrement, cela ne sert à rien de revoir un film encore et encore si on n’y trouve rien de<br /> passionnant à la base. Serial Experiments Lain je peux le voir dix ou quinze fois, il ne me lassera pas, je peux le disséquer, mais prendre des notes ça gâcherait le plaisir. C’est comme jouer à<br /> un Visual Novel en anglais, on ne sort pas son dictionnaire à tout bout de champ sinon on manque l’ambiance, l’émotion, et on a plus que des phrases froides. Peut être que ça marche pour toi, si<br /> tu le juges alors sans doutes que oui, mais moi je ne peux pas. Je pense que chacun a sa façon de regarder un film et il ne me viendrait pas à l’esprit de t’imposer la mienne =).<br /> <br /> <br /> Une autre chose, sans vouloir te vexer, mais je trouve que tu extrapoles un peu concernant ce pauvre Shima. Certes sa tête de macaque donne envie de crier au pervers, mais dire que la scène des<br /> jeunes filles et des hommes-téléphones le pointe du doigt, c’est peut être un peu fort. Le film ne mentionne jamais aucune activité suspecte de la part de Shima et puis il ne faut pas oublier que<br /> les pervers qui photographient les culottes des écolières avec leurs téléphones portables sont malheureusement un phénomène de société au Japon. Personnellement j’aurais plutôt vu ça comme un<br /> bref clin d’œil sociétal.<br /> <br /> <br /> Quant à la complexification des personnages tout au long du film, franchement je cherche encore. Que sais-tu de Paprika à la fin par exemple ? Peut être pas rien, mais pas beaucoup plus<br /> qu’au début…<br /> <br /> <br /> Je suis donc désolée Théodore mais je ne pense pas jamais voir un film de Lynch X). Mais ne t’en fais pas, je rattrape mon inculture cinématographique grâce à la lecture, prépa oblige ;).<br /> <br /> <br /> <br />
N
<br /> "Oui dit comme ça, on croirait le récit d’un fou sous acide mais sur un écran, c’est magique."<br /> <br /> Wah, mais pourtant le délire d'un fou drogué c'est super attirant comme thématique, enfin en ce qui me concerne. Faut pas te justifier et présenter la folie comme quelque chose de... mauvais ou<br /> piètre comme sujet. Pour ma part c'est un des thèmes qui me passionnent.<br /> Quant à ce film, si l'esthétisme sauve le vide du scénario, j'imagine que je devrais adhérer.<br /> <br /> <br />
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H
<br /> <br /> <br /> Je pense que tu te méprends sur le sens de mes paroles. Si tu regardes de plus près la plupart de mes articles, je pense que tu verras que je fais constamment l’éloge de la folie sous sa forme la<br /> plue pure XD. Donc c’est pas mon genre de dire l’inverse.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Quant à ce film, si l'esthétisme sauve le vide du scénario, j'imagine que je devrais adhérer. » = C’est là tout le débat. Est-ce que l’esthétisme sauve vraiment Paprika du<br /> naufrage ? Pour ma part non mais ce n’est que mon point de vue =x.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
K
<br /> [3615mylife/ON]<br /> <br /> "Le sujet t’inspirait ? "<br /> <br /> Résumé de la situation : Dans le corpus , il y avait un texte de Fénélon "Les Aventures de Télémaque" où ,un des personnage fait l'éloge d'un pays inconnu "La Bétique" . Le sujet d'invention était<br /> de faire un discour d'Adieu devant les habitants de la Bétique après un décevants séjour ....<br /> <br /> Moi : J'avais pas dormi de la nuit , et j'étais pas très IN pour faire la dissert' et le commentaire O_O . A chaque fois , on me reproche dans mes commentaires et dissertations de trop être<br /> "péjorative" (surtout après l'affreux commentaire d'un texte de Rousseau où je l'ai traité de "savant croyant avoir un semblant de pédagogie sans avoir pu éléver sa propre projéniture")<br /> <br /> Bref , pour une fois que je pouvais avoir un semblant de sens péjoratf sans que l'on puisse me le reprocher xD Morbleu , je n'ai point hésitée , ainsi ais-je fais le sujet d'invention è_é<br /> <br /> [3615mylife/OFF]<br /> <br /> <br />
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H
<br /> <br /> <br /> « A chaque fois, on me reproche dans mes commentaires et dissertations de trop être "péjorative" (surtout après l'affreux commentaire d'un texte de Rousseau où je l'ai traité de "savant<br /> croyant avoir un semblant de pédagogie sans avoir pu élever sa propre progéniture") » = OH LA VACHE. Mais faut jamais dire ce genre de choses (même quand on le pense très fort) XD. Tu as dû<br /> te faire dégommer ma pauvre…<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> «  Morbleu, je n'ai point hésitée, ainsi ais-je fais le sujet d'invention è_é » = J’espère que tu réussiras ce drôle de sujet et que ton audace sera récompensée. Dommage qu’au bac on ne<br /> te donne pas la correction, sinon je te l’aurais demandé direct ^^.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
J
<br /> Après lecture de ton article j'en suis venu à la conclusion que ce film n'était pas vraiment pour moi. Le seul truc susceptible d'être intéressant est l'histoire du gars qui a des cauchemars. Le<br /> fait de trainer la jambe pendant un moment en courant après un mec avant de se dire "et si c'était pas lui finalement ?" je trouve ça abused xD.<br /> <br /> Je me rappelle plus de la fin de Paranoia Agent, il me semble qu'il y avait des Maromi partout mais à part ça je me souviens plus trop... mais c'était bien WTF ça c'est sûr xD Mais bon j'avais bien<br /> aimé cet anime à l'époque, car j'avais jamais rien vu de tel avant :p.<br /> <br /> <br />
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H
<br /> <br /> <br /> C’est pas « abused », c’est nawak parce que le mec en question, tu ne le connais pas du tout donc tu vois même pas de qui il s’agit, et tu n’en auras jamais l’occasion d’ailleurs =(.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Chut malheureux ! Tu es en train de spoiler la fin de Paranoia Agent  =O ! Pense à tous les pauvres gens qui espèrent encore que l’anime arrivera à donner des réponses<br /> au terme du 13e épisode. Pense à leur joie envolée en lisant entre tes lignes que ce ne sera en fait qu’une immense fête disneylandisée et semi-gore avec une pluie de n’importe quoi<br /> qui engloutit les personnages et le sourire du spectateur en son sein. Pense au mal causé et repend toi mon fils.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> (Et méfie-toi, personne ne peut spoiler la fin de Paranoia Agent sans passer pour un fou et se faire embarquer dans l’hôpital psychiatrique le plus proche =O.)<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
K
<br /> Huhu , Paprika , je l'ai vu avant Perfect Blue. J'ai même failli pas regarder Perfect Blue à cause de ce film où j'ai plus ou moins rien compris.<br /> <br /> Heureusement que tu étais là pour me convaincre de regarder x] ,parce que c'est juste GEANT comme film .<br /> <br /> Je plussoie la fin de l'article ! è_é<br /> <br /> (ps : Je suis bonne pour le suicide , j'ai osé prendre le sujet d'invention au Bac , chose que je n'avais JAMAIS faite auparavant o_o , bon j'ai pas été dans le hors sujet comme certains de ma<br /> classe donc ça va encore xD )<br /> <br /> <br />
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H
<br /> <br /> <br /> Ben je suis fière d’avoir réussi à te convaincre de regarder Perfect Blue alors, c’est cool si t’as aimé  ^^. Parce que Paprika, bon…c’est quand même très particulier.<br /> <br /> « Je plussoie la fin de l'article ! è_é » = Toi aussi tu trouves la « love story » abusée XD ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « j’ai osé prendre le sujet d'invention au Bac » = Oulah, je me souvenais même plus de celui-là tiens, mais maintenant que tu m’en parles j’ai comme un flash et je confirme que c’est assez<br /> suicidaire comme manœuvre 0_o. Le sujet t’inspirait ?<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
H
<br /> Tiens, ça fait plaisir de te revoir par ici. Je m’étais demandé ce que tu devenais et je viens juste de comprendre que j’avais manqué les indices pour retrouver ta trace X). Je suis bien mauvaise<br /> détective…<br /> <br /> Pour en revenir au sujet original, je crois qu’on a une approche assez similaire. En adaptant Paprika, j’ai un peu l’impression que Satoshi Kon s’était laissé porter par la facilité. Je ne sais pas<br /> s’il se caricature mais le film m’a clairement replongé dans l’expérience de Paranoïa Agent qui, à mon sens, a une fin assez épouvantable et qu’on pressent venir de loin… J’espère juste que ce<br /> n’est qu’une fausse note dans la partition et vais de ce pas (enfin dès que possible) remonter dans le temps en testant Millenium Actress qui correspondra peut être plus à ce que j’avais espéré et<br /> entrevu dans Perfect Blue ^^.<br /> <br /> <br />
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G
<br /> Le gros problème de Paprika, à mon sens, c'est son manque d'ambition.<br /> Comment expliquer ce que j'ai ressenti ? Disons que, pour moi, voir Satoshi Kon adapter une histoire comme celle de Paprika, cela revient à faire dans la facilité tant elle convient bien à son<br /> style habituel. De la même façon que Henry Selick adaptant Coraline, le réalisateur japonais a vraiment choisi une œuvre correspondant à ce qu'il fait d'habitude, et n'a pas cherché à innover, à<br /> proposer quelque chose de nouveau, voire à adapter sa réalisation au contenu d'un scénario. Ainsi, il finit par caricaturer son propre style dans Paprika., Dommage. J'ai apprécié le film, mais pas<br /> la démarche de Satoshi Kon, dont le style finira par devenir insupportable s'il continue dans cette voie...<br /> <br /> <br />
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