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Katawa Shoujo : Le mur que l’on ne pouvait briser...

Mon très long pavé sur la version complète de Katawa Shoujo voit enfin le jour pour me décharger de mes frustrations, de ma colère, de mon dégoût et de ma peine. J'ai signalé les spoilers quand il y en avait donc ça devrait être lisible pour tout le monde mais pas sûr...

 

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Hisao Nakai est un lycéen on ne peut plus normal jusqu'à une belle journée d'hiver où la fille de ses rêves lui déclare son amour. C'est malheureusement à cet instant précis qu'il fait une crise cardiaque et découvre par la même occasion qu'il a une arrythmie, une malformation du coeur, depuis sa naissance. Bien sûr il survit, sinon il n'y aurait pas d'histoire, mais reste alité à l'hôpital pendant quatre mois, oublié de ses anciens camarades, avant d’être envoyé dans un établissement un peu spécial accueillant uniquement des élèves « handicapés ». Il y fait très vite la connaissance des excentriques Misha, l’hyperactive, et Shizune, sourde-muette, déléguées de sa classe, de la timide Hanako, portant sur sa peau les stigmates indélébiles d’un incendie, de Lilly, aveugle, déléguée de la classe voisine, ainsi que d'Emi, la sportive sans jambes et de Rin, l’artiste excentrique sans bras, et enfin de Kenji, son voisin de pallier paranoïaque. Evidemment chacun d'eux possède un handicap et une personnalité propre qu'Hisao tentera de découvrir petit à petit.

 

 

Contexes
C’était en 2009, je venais de me plonger dans l’expérience visual novel avec des titres amateurs d’assez piètre qualité comme Moonshine ou des eroges frivoles comme les Come See Me Tonight, et mon seuil d’émerveillement était encore très bas, suffisamment pour m’extasier devant les plus petites choses. C’est à cette période que la démo de Katawa Shoujo est sortie, générant une attente immense. Un projet incroyablement ambitieux qui ne pouvait que me plaire. J’avais adoré l’Acte 1 disponible sur le web (mon post de l'époque est toujours disponible sur mon ancien blog). En 2012, date de la sortie finale du jeu, le contexte n’est plus le même.

J’ai avancé, j’ai goûté à des visual novel bien plus complexes (Ever17), bien plus élaborés (Yume Miru Kusuri), jusqu’à même rêver de sortir le mien un jour. Aussi ce n’est pas avec autant d’enthousiasme que j’ai accueilli cette sortie inopinée. Il faut dire que je ne suis pas la seule à avoir changé. En 2009 l’équipe de Katawa Shoujo prônait sur son blog de développement (que j’ai suivi assidûment) que le visual novel était un média dont on n’exploitait pas assez les possibilités et qui voulait montrer qu’on pouvait faire de grandes choses avec le moteur Ren’Py. Ils étaient les seuls. En 2012, plusieurs petits studios indépendants ont fleuris ça et là (WinterWolves, Sakevisual, Zeivac Inc, et bien d’autres qui se lancent progressivement), des visual novel amateurs sérieux on commence à en voir émerger de plus en plus, ce n’est pas le potentiel qui manque. Dans ce nouveau contexte, Katawa Shoujo débarque avec une double difficulté : en plus des problèmes techniques inhérents à la création de visual novel, la team Four Leaf doit satisfaire les attentes des innombrables fans et combler le fossé du temps par un coup de poker. Puisqu’ils ne sont plus les seuls dans la sphère anglophone, il n’y a pas trente six mille solutions pour marquer un grand coup : soit soigner l’enrobage au maximum, soit peaufiner le scénario jusqu’à la perfection. Avec du recul, le choix paraît évident...

 

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Branle-bas de combat, Kenji, nous allons braver la colère des fans !



Un pavé dans la mare

Katawa Shoujo se présente comme un pionnier, une des meilleures utilisations à ce jour du moteur de Ren’Py en matière de réalisation dans la sphère anglophone amateur. On oublie très vite l’utilisation de photographies retouchées en guise de backgrounds et les quelques erreurs de proportion lors de certaines illustrations quand on voit à quel point les sprites sont impeccables et les event CGs nombreuses et jolies (certaines sont d’une qualité à couper le souffle, je pense notamment à deux images très colorées, comme des aquarelles). Les personnages ont tous un grand nombre de poses et d’expressions, on les voit s’agiter avec un timing parfait, comme s’ils prenaient vraiment vie. La musique quant à elle est indubitablement de qualité ; certains morceaux un peu bourratifs ont tendance à passer trop souvent mais des pistes comme Parity, le thème dynamique de Rin, Concord, l’air de piano représentant Lily ou le mélancolique Breathlessly se faufilent vite dans un coin de notre tête pour s’y loger.

 

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Dois-je vraiment expliquer pourquoi certains event CGs sont à se pâmer ?


En outre le système est impressionnant et fourmille de détails : c’est ainsi qu’à chaque fois qu’on aborde un acte, une petite image apparaît sur le menu principal pour finalement le décorer tout entier. Je ne parle même pas des animations, car oui, Katawa Shoujo contient de courtes séquences vidéo déblocables assez facilement mettant en scène les héroïnes. Du point de vue technique, on ne peut qu’admirer le travail. La team Four Leaf nous livre un bijou en la matière.

 

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Le menu une fois le jeu complété à 100%


Une question de priorité
Vu comment mon texte se présente, vous le voyez venir, n’est-ce pas ? Ceux qui me lisent sur Twiter le savent déjà mais mes premières impressions de la version complète de Katawa Shoujo ont été absolument désastreuses, et même si j’ai réussi à avaler un peu les couleuvres qu’on me tendait depuis, je ne peux pas cacher qu’il m’est difficile de repartir du bon pied.

Alors le problème, quel est-t-il ? Je vais m’étendre dessus en long, en large et en travers mais il y a plusieurs choses à savoir pour mieux comprendre toute la difficulté de créer un visual novel. Je vous ai déjà décrit le revirement de contexte auquel doit faire face le studio Four Leaf, mais il faut aussi bien réaliser que plus d’une vingtaine de personnes ont participé activement à la création du jeu, dont pas moins de cinq scénaristes (un pour chaque route), ce qui rend la communication à l’intérieur d’une équipe, même soudée, très handicapante. Vingt personnes susceptibles de partir dans tous les sens à gérer, c’est juste un travail monstrueux et insoupçonnable, je dirais même plus que c’est un petit miracle que Katawa Shoujo ait réussi à sortir malgré ces conditions difficiles.

 

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Si le blog de développement a surtout fait état de l’avancement des images, on aura finalement eu assez peu de détails sur l’histoire en elle-même, ce qui n’est pas si étonnant avec le recul : puisqu’une personne différente s’occupe de chaque route, le jeu est déséquilibré. On passe d’un style à un autre, d’un univers parallèle à un autre j’ai presque envie de dire, et même si le tout aura sûrement été gommé, atténué, le handicap est trop important pour passer inaperçu : certains ne sont pas écrivains du tout et commettent des erreurs grossières purement littéraires, certains semblent ne pas savoir comment traiter leur sujet et improvisent, certains s’en sortent avec les honneurs. En somme, il aurait fallu virer des scénaristes de l’équipe pour assainir et unifier l’ensemble ; or il est bien évident que chasser un membre motivé parce qu’on sent qu’il écrit moins bien que soi est absolument terrible et que personne n’a probablement jamais osé le faire. C’est un sentiment que je comprends et pourtant le résultat est là : depuis le début, Katawa Shoujo était probablement voué à n’être qu’une prouesse technique. La priorité n’est plus l’histoire.

En tant que littéraire, en tant qu’écrivain amateur, ça me désole profondément car je suis de ceux qui oublient facilement les défauts s’il y a une bonne intrigue derrière. Au premier abord, j’étais presque furieuse devant la débauche de luxe que s’offrait Katawa Shoujo : Refaire entièrement l’opening à la main ? Embaucher Mike Inel (de Draw with me) pour des séquences animées ? Multiplier les paper-doll pour des personnages inutiles (au hasard...l’antiquaire qui apparaît 2 fois à tout casser juste pour vendre des trucs ou bien Miki et ses 10 lignes de dialogue) ? Multiplier les poses et les vêtements pour les personnages ? Proposer une masse d’event CG dont certains ne sont même pas nécessaires (l’intérêt de montrer l’anniversaire d’Hanako avec des cadeaux différents m’est définitivement obscur, je le crains) ? OH REALLY ? Je n’aime pas le superflu, je l’avoue, et je préfère nettement un visual novel simple et efficace, d’où une réaction étrange de ma part qui fait que je suis finalement déçue du polissage technique de Katawa Shoujo parce que j’ai l’impression que ces heures de travail auraient pu être utilisées ailleurs. Toujours cette foutue question de priorité...

 

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Maintenant que j’ai assez déliré en l’air, passons sur du concret et saignons-nous à blanc.

 



Métamorphe, je te choisis !

La principale conséquence de la diversité des scénaristes dans la team Four Leaf retombe sur la tête du personnage principal. Pour que chacun puisse tirer la couverture de son côté, il faut bien sûr qu’Hisao soit une véritable page blanche. Il n’a aucune personnalité, aucun but, aucun véritable passé, aucune caractéristique sinon son cœur défaillant (mais on ne crée pas une personne avec ça). Ce sont en réalité les choix du joueur (notamment dans l’Acte 1) qui vont modeler Hisao dans un sens ou dans un autre, à volonté : si le joueur veut poursuivre Emi, Hisao deviendra sportif ; si le joueur veut poursuivre Lilly, Hisao sera une feignasse faiblarde ; si le joueur veut poursuivre Hanako, Hisao sera une chochotte traumatisé par le moindre brin d’herbe pas en place ; si le joueur veut poursuivre Shizune, Hisao sera chiant mais bougera ses fesses. Dans tous les cas il ne sera jamais qu’une pâle copie de la fille qui l’intéresse, par une sorte de truchement justifié par sa nature « facilement influençable ». Cela facilite peut-être le travail de celui qui écrit mais ça rend surtout le personnage impossible à aimer pour celui qui lit. Hisao ne comporte aucun espèce d’intérêt, on ne sait rien de lui, il n’a rien à raconter. Parfois, il lance une boutade, au détour d’une phrase, mais c’est tout, ce potentiel ne sera jamais exploité pour faire de lui un blagueur ou un cynique. Comment, dans cette situation, en avoir quelque chose à carrer de ce qu’il vit ?

 

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Une parfaite métaphore de ce qu'est Hisao : une putain de tasse, vide, qu'on remplit à loisir.

 

De ce point de vue là, je ne suis pas non plus d’accord sur l’importance accordée aux choix : je les vois plus comme des dilemmes qui peuvent arriver occasionnellement, pas comme des messages méta-textuels censés dicter le comportement d’Hisao (Tu préfères rester sur le campus au lieu de batifoler en ville ? Tu es donc un castrateur, prend cette bad end dans la gueule). J’ai ainsi beaucoup plus apprécié l’unique choix de la route de Shizune parce que son importance me faisait hésiter, que la route d’Emi où bon et mauvais comportements sont si étroitement mêlés qu’on peut aller contre la volonté du scénariste et récolter quand-même le happy end en se rattrapant à la dernière minute.


Le masque de papier : Lilly
L’autre écueil dans lequel tombe Katawa Shoujo est que c’est un visual novel centré sur les personnages mais que les personnages eux-mêmes sont extrêmement peu développés. La seule chose que je désirais après l'Acte 1 c'était ôter les masques des personnages pour découvrir ce qui se cachait derrière. Mais ici le masque est la personne.

 

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L’exemple le plus éclatant en est certainement le personnage de Lilly, animée par l’écriture de Suriko, la belle Amazone comme on la surnomme, grande, cheveux blonds, calme et posée, toujours polie et souriante. Riche et de bonne famille, elle semble très populaire dans sa classe. Lilly est aveugle mais n’est jamais vexée quand on lui pose des questions sur son handicap et  ne semble guère gênée au quotidien. Autrement dit elle n’a aucune faiblesse. On aurait donc pu attendre de sa route que le masque d’élève modèle finisse par tomber et qu’elle montre au grand jour une nouvelle facette, plus torturée, plus hésitante, plus distante. Or ce n’est pas le cas. Lilly ne change pas, Lilly ne faiblit pas. Son histoire n’est rien de plus qu’une romance plus ou moins insipide où elle flirte allègrement avec Hisao et éventuellement où on discute un peu de ses origines (blonde = étrangère, je vous le rappelle). Le drame qui en découle est mal mis en scène, il semble forcé, cliché, la fin est absolument débile, la bonne fin n’ayant aucun sens et ne donnant même pas l’impression d’une conclusion satisfaisante de surcroît.
[spoil] Provoquer une crise cardiaque en courant après Lilly à l’aéroport pour empêcher son départ à la dernière seconde alors que tu as eu plusieurs jours pour lui en parler ? MAIS BIEN SUR, tous les jeunes gens sains d’esprit font ça. Pour les autres il existe des trucs appelés moyens de communications. Tu sais, genre parler, passer un coup de téléphone, ce genre de trucs complètements absurdes. [spoil]

 

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Si tu savais Hideaki, si tu savais...


Ne restent qu’Akira, la grande sœur de Lilly pour égayer un peu l’atmosphère et divulguer des informations concernant la relation orageuse de Shizune et Lilly ainsi que la condition d’Hisao, qui se révélera finalement le handicap le plus approfondi du récit même s’il est utilisé à des fins de deus ex machina absolument pas subtiles presque en permanence. Le reste n’est pas mauvais mais sonne creux. Lilly correspond à merveille à ce que E.M. Forster appelle un personnage plat (« flat character »), sans substance, c'est-à-dire un personnage qui n’évolue jamais ou ne possède pas de personnalité complexe. Mais elle est loin d’être la seule...


Incommunicabilité : Hanako
Tout comme Lilly, Hanako possède un masque de papier : c’est de loin celle qui possédait le passé comportant le plus de potentiel, potentiel qui tombe à l’eau rapidement ; il n’y a rien à voir derrière sa façade de moe-blob timide et docile, pas une once de personnalité.

Contrairement à la route de Lilly, entièrement tournée vers la romance pure et simple, celle d’Hanako est centrée sur du drame, du drame à fond, du drame tout le temps. Le problème c’est que ces scènes sont ridicules : il ne se passe rien, Hisao monologue en permanence sur combien il est désolé pour Hanako, combien il voudrait faire quelque chose pour elle et combien il ne lui en parlera jamais frontalement de manière calme et compréhensive parce que –you know- ça risquerait de faire avancer les choses. A la place il est obsédé par ses brûlures au point d’évoquer en permanence le terrible passé d’Hanako. Et j’ai trouvé ça particulièrement malsain au point de me sentir dégoûtée par cette route. A aucun moment, Hisao ne considère sa douce comme une jeune fille ordinaire, non, il ne voit que le handicap, encore et encore, il DOIT savoir, après tout cela ne fait que 2 semaines qu’il la connaît, il en a le DROIT, pas vrai ? La décence voudrait qu’il apprenne à connaître Hanako avant d’exiger ce genre de choses.

 

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Et c’est là que le bât blesse : les seules contreparties aux scènes dramatiques et lourdes sont des scènes proprement insipides de bavardage insignifiant (« Oh tiens, j’ai soif, je boirais bien du thé » « Tu as raison, moi aussi »  « Je vais le faire » « Non moi » « J’ai proposé d’abord »). Lilly et Hanako étant les deux personnages les plus plats du jeu et solitaires par-dessus le marché, les interactions sont extrêmement limitées. On ne sent pas de véritable lien s’établir entre les trois protagonistes, on ne sent pas une confiance, un refuge. Ce ne sont que de vagues connaissances.

 

Cette incapacité à bâtir une relation viable renie à Hisao ce droit qu’il proclame et plus encore, renforce l’incommunicabilité dont il fait preuve : on croirait parfois qu’il ne sait pas comment converser avec un autre être humain. Faire rire Hanako, discuter des livres qu’ils ont partagé –après tout c’est leur passion commune- tout cela fait partie du jeu nécessaire de la séduction. Dans aucune des routes Hisao ne se livre à cet exercice, il se contente de jouer au bon copain et d’attendre que la fille lui tombe dans les bras (gros scoop les gens, l’amour ce n’est pas comme ça que ça marche). Aussi les deux mauvaises fins sont au final bien plus pertinentes que la bonne : [spoil] Hisao est relégué dans la zone « pote », ça le corrige de son côté « prince charmant à la rescousse » ou alors Hanako libère un peu de la rage contenue en elle, rappelant brièvement tout le potentiel qu’elle aurait pu avoir si quelqu’un d’inspiré avait voulu raconter son histoire. [spoil] D’elle, on ne saura jamais que l’évidence même : elle a été prise dans un incendie. Une phrase, peut-être deux, laconiques, presque mécaniques, c’est tout ce qui servira à insuffler de l’émotion au lecteur. Comme si la situation par son évocation pure et simple devait le faire pleurer automatiquement et qu’il n’y avait pas besoin de construire sur cette base. Le reste du passé d’Hanako est vaguement décrit, cliché et ne renforce que davantage son rôle de petite fille fragile.

 

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Une parfaite métaphore du passé d'Hanako : une ébauche tellement simpliste qu'il n'y a que les contours


La bonne fin est ce que je juge le pire. Elle m’a insulté. Profondément. J’ai bien compris que l’auteur voulait subvertir l’aspect « demoiselle en détresse » mais il l’a fait de manière si maladroite que ça ne peut pas marcher. Non seulement Hisao ne corrige son obsession chronique et pathologique que par un brusque élan d’égoïsme (soi-disant) mais le résultat est catastrophique (paradoxalement c’est dans la route de Lilly qu’Hanako se sent le mieux).
[spoil] Non seulement il va coucher avec Hanako avant même de lui déclarer ses sentiments en abusant nettement de la situation (drôle de manière de respecter la fille que tu aimes), celle-ci révélera un peu plus tard qu’elle n’était même pas totalement consentante (donc tu l’as violée par-dessus le marché ?) mais en plus l’épilogue est d’une confusion assez aberrante. Hanako improvise totalement une excuse incohérente sur son comportement alors qu’elle n’en avait pas du tout besoin et Hisao vient la prendre dans ses bras de manière très protectrice (où elle est la subversion là ?) pour lui souffler qu’elle « peut changer ». Non, elle ne peut pas changer. Les gens ne changent pas. Pour changer, tu dois déjà avoir en toi la possibilité d’aller dans une autre direction, donc ce n’est pas un changement mais une forme de réalisation, de découverte de soi-même. Tu peux soudain réaliser que tu n’étais pas vraiment ce que tu croyais être, que tu te mentais à toi-même, que ta vie ne te convient pas. Tu ne peux pas être quelqu’un d’autre. Le scénario ne décrit jamais de potentiel à l’intérieur d’Hanako, de possibilités, elle ne se découvre pas elle-même, elle n’apprend pas à avancer. Tout le long de sa route, elle n’a absolument pas grandi, elle s’est juste légèrement socialisée. Il est donc déplacé de prononcer ce fameux « Tu peux changer » alors même qu’elle t’explique qu’elle restera toujours très timide, que c’est sa manière d’être et que ça risque de ne pas te plaire. Parce que ça sous-entend « Ton ‘toi’ actuel ne me convient pas, je ne reste avec toi que parce que j’espère que tu deviendras un jour celle que je veux que tu sois ». Et c’est exactement le préjugé que le scénariste essaye vainement d’inverser. [spoiler]

 

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Cette fin maladroite, pour ne pas dire plus, montre à quel point cpl_crud (il semblerait que ce soit lui l’auteur) a eu du mal à élaborer un développement psychologique qui tienne la route.

Un autre développement psychologique a été très nettement gâché, celui d’Emi.


Incommunicabilité : Emi
Emi était un des personnages que j’appréciais le moins de l’Acte 1 (paradoxalement j’aimais bien Hanako au début...au début) : sportive, hyperactive, superficielle, un peu loli sur les bords, bref tout ce qui peut m’insupporter chez un personnage. Pourtant sa route s’est révélée surprenante...de plusieurs manières.

Contrairement aux routes précédemment citées, ici TheHivemind a eu la bonne idée de s’appuyer sur une structure bateau mais ô combien efficace : acte 2 => romance, acte 3 => drame, acte 4 => réconciliation (ou pas). La lecture était donc plus respirable que dans le drama-drama-drama d’Hanako, mais comme ses deux compagnons, il a eu la très fâcheuse tendance à avoir recours à l’hyper-description (en gros, raconter exactement ce que l’image montre à l’écran et couper les phases de dialogue censées êtres dynamiques par des monologues qui racontent exactement ce que l’autre personnage vient de dire, juste trois fois d’affilée), ce qui, je vous l’avouerai, gâte la majorité de la narration.

 

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Emi s’éloigne un peu du concept de personnage plat dès lors que s’amorce la partie drame où elle arbore les prémices d’une psychologie intéressante, mais tout comme avec Hanako, deux ou trois phrases laconiques seront les seules fenêtres dont disposera le lecteur, ce qui est d’autant plus frustrant qu’il y avait vraiment moyen d’en faire quelque chose. A la place on aura le droit à une partie romance pas trop mal (les brèves apparitions de Rin suffisant à faire émerger des sourires en rafale) avec cependant un très net défaut dans la suite du déroulement : tout comme avec Hanako, Hisao se montre véritablement obsédé par sa promise de manière inquiétante. Il sait qu’Emi a perdu ses jambes dans un accident et comme avec l’incendie, il va remettre constamment le sujet sur le tapis à un point où il en devient haïssable et d’une imbécillité sans nom (si tu apprenais à écouter les gens autour de toi, peut-être que tu aurais tes réponses). Sa mentalité semble parfois frôler l’indifférence et la cruauté d’un enfant de 5 ans, c’est dire. Ce comportement poussé à l’extrême, combinée avec l’agressivité soudaine d’Emi rend la route presque aussi indigeste que celle d’Hanako en fin de compte (ce qui est dommage puisqu’il s’y passait réellement quelque chose). La subversion de la demoiselle en détresse ne fonctionne pas, pour des raisons purement littéraires, mais aussi par ce côté malsain : Hisao ne regarde jamais que le handicap d’Emi, ce qui ruine totalement la bonne fin puisqu’il continue d’agir de cette manière et s’en trouve récompensé.

 

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Le problème de cette route demeure en réalité le thème choisi pour Emi : les relations interpersonnelles. Un thème moderne et peu courant dans les visual novel que j’aurais sans doute mieux apprécié...si je n’avais pas déjà joué à Yume Miru Kusuri. En effet, c’est un des trois motifs qui y est abordé (un autre est l’ijime, ce qui rapproche Aeka avec Hanako d’une certaine façon) et il y est représenté dans toute sa complexité avec une grande finesse littéraire. Je pense que c’est cette proximité qui m’empêche de véritablement apprécier Emi. Celle-ci et Hisao ne sont au fond que des ersatz de Kouhei et de Mizuki Kirimiya. Peut-être que j’aurais eu un autre jugement si Katawa Shoujo était venu avant. Maintenant c’est trop tard.

 
Vacuité et manque de recherche : Shizune
Beaucoup estiment que la route de Shizune est la plus ennuyeuse, je dirais plutôt que c’est une sorte de microcosme illustrant les défaillances et les possibilités incombant au jeu. 

Commençons par la principale défaillance : la recherche. Je l’ai assez peu mentionnée auparavant mais les routes de Katawa Shoujo ont toutes ce côté flottant et un peu vague concernant le handicap qui montre à quel point les auteurs devaient être mal à l’aise sur le sujet (on ne peut guère les blâmer pour cela même si objectivement, ils se sont jetés dans les difficultés tout seuls). J’ignore s’ils ont rencontré des gens pour recueillir leurs témoignages, s’ils ont lus des livres, mais la façon dont est présenté Yamaku, l’institut spécialisé dans la scolarité des personnes handicapées présente un irréalisme complet. Passe encore qu’Hanako (et ses problèmes psychologiques lourds) soit livrée à elle-même, passe encore que l’infirmier laisse Emi dans la nature alors qu’il sait qu’elle l’évite depuis plusieurs jours parce que ses prothèses sont infectées, mais que quelqu’un m’explique comment Shizune peut avoir une vie normale si a) aucun membre de sa famille ne pratique la langue des signes, b) si le professeur ne sachant pas signer non plus, aucun accompagnant ne daigne lui traduire son cours et c) si la seule personne pouvant lui servir de traducteur est une autre élève enrôlée dans le langage des signes par pur hasard depuis un ou deux ans. Cette aberrance fait grincer les dents et coupe le réalisme dont se prévalait Katawa Shoujo jusque là, vidant du même coup le personnage de Mischa d’un potentiel qui aurait pu être encore plus grand.

 

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Si seulement Mischa avait gardé son ancienne coupe au lieu de ces cheveux bubble-gum hideux...


Les fans ont émis des théories très intéressantes quant à son handicap, sur le fait qu’elle sache si bien la langue des signes, et je trouve véritablement dommage que les scénaristes (dont Anonymous22 principalement) aient fait preuve d’autant d’entêtement. Il n’a jamais été prévu de raison à l’existence de Mischa au départ et corriger le tir m’aurait semblé naturel. Ceci dit, le personnage aura vraiment gagné en sympathie tout le long de son aventure. Dans toutes les autres routes, Mischa excelle, de manière assez surprenante, dans le rôle de la bonne copine qui te remonte le moral et donne des conseils. Ce qui fait qu’au final, quand j’ai entamé la route de Shizune, mon antipathie à son égard avait déjà disparu. Bien intégré, son arc aura réussi à la rendre moins superficielle, plus humaine, et à apporter un peu de drame de manière un peu maladroite mais convaincante.

Mais plus que tout c’est Shizune que j’ai appris à apprécier, comme une espèce de chieuse attachante. Ses nombreuses contradictions la rendent également plus complexe qu’il n’y paraît et l’on peut enfin entendre sa « voix » à elle lorsque Hisao décide d’apprendre la langue des signes, ce qui mène à des situations désopilantes où quelqu’un se fait son interprète et que le lecteur peut à loisir admirer le fossé entre la phrase originale, souvent incendiaire, et la traduction affable. Cette phase aurait dû durer plus longtemps et remplacer l’inutile partie où l’on découvre la famille de Shizune, des personnages secondaires inintéressants. Son père en particulier. J’ignore toujours s’il fait semblant d’être un enfoiré quand il se plaint que sa fille ne l’appelle pas (elle est SOURDE, comment veux-tu qu’elle se serve d’un téléphone ?).

 

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Traduire Shizune, tout un art !


En bref, si le thème choisi pour Shizune, la nostalgie au sortir du lycée (l'avantage de ce thème c'est qu'il englobe tout le reste de l'année, il y a donc des ellipses, ce qui rend davantage crédible l'amitié d'Hisao avec les deux jeunes filles), sonne comme du vécu et projette une lumière intéressante sur notre perception des personnages, sa route est malheureusement minée par un large inconvénient : la romance ne marche pas. Ou plutôt, devrais-je dire, elle n’existe pas. Même lorsque Shizune et Hisao sont censés sortir ensemble, ils ne se « parlent » pas de manière différente, ne s’embrassent pas, ne se prennent pas la main. Il y a juste une scène de sexe issue de nulle part au début et puis une autre toute à la fin. Pour un visual novel à tendance « dating sim » centré sur des histoires d’amour avec de jeunes filles handicapées, ça fait un peu tâche. En somme Shizune et Mischa fonctionnent paradoxalement mieux en personnages secondaires, en soutenant le héros.

 

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La lumière au bout du tunnel : le cas de Rin
Jusque là l’expérience Katawa Shoujo fut chez moi plus que mitigée. Entre les scénaristes qui veulent réellement développer le  handicap de leur héroïne (Hanako, Emi) et persistent vaille que vaille, quitte à échouer à livrer un véritable développement psychologique, une relation qui ait du sens, entre ceux qui ne sont pas à l’aise avec le handicap et décide de se forger leur propre thème mais peinent à le rendre vivant (Emi, Shizune), ceux qui se contentent de minimiser les pertes avec un développement stéréotypé (Lilly) et ceux qui abandonnent carrément l’idée de romance (Shizune), le scénario censé fonder la baser du visual novel s’est au bout du compte montré instable et vacillant. Heureusement, la route de Rin prouve qu’il est possible de trouver un équilibre. Dosée juste ce qu’il faut entre comique et drame, entre léger et philosophie, entre développement psychologique et intrigue, c’est, je le crois, la route la mieux bâtie du lot. Rin se révèle tour à tour tête en l’air, toujours à balancer des répliques aussi absurdes qu’irrésistibles, tragiquement indécise, prisonnière du présent, de sa propre abstraction. Elle n’est pas définie par son handicap et écope d’une véritable personnalité, complexe juste ce qu’il faut, et en même temps son handicap est instrumentalisé par son entourage de manière vraisemblable. Contrairement aux autres routes qui flottent les unes par rapport aux autres dans un espace-temps incertain, elle se colle parfaitement à celle d’Emi et s’en démarque par une structure similaire (présentation, conflit, résolution) mais mieux exécutée.

 

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Le thème de Rin est l’Art. Soumise à la pression de son professeur qui voit en elle un prodige, elle se voit proposer de participer à une exposition à condition de produire de nouvelles toiles. A travers cette situation simple sera développée une petite réflexion sur l’Art tandis que Rin s’en va en guerre contre elle-même, craignant et souhaitant à la fois de changer. Une équation dans laquelle vient se mêler un Hisao mélancolique qui essaye de trouver sa place quelque part et finit par se prendre d’affection de l’étrangeté de Rin. Emerge alors un espèce d’égoïsme très compréhensible qui rend soudainement notre héros plus humain, un égoïsme dont fait également preuve le professeur d’arts plastiques, personnage secondaire et admirablement esquissé. Certaines idées auraient pu être davantage développées ([spoil] notamment lorsque la jeune fille déclare vouloir s’auto-détruire comme une sorte de sacrifice pour l’Art [spoil]) mais globalement c’est tout ce que j’attendais de Katawa Shoujo : que l’héroïne raconte son histoire, que l’héroïne ait une histoire à raconter. Le scénariste, ici Aura, aura fait du très bon boulot.

 

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Petit point sur les scènes de sexe
Avant de conclure, rapide parenthèse sur l’aspect qui aura le plus fait parler du jeu : le sexe. Contrairement à ceux qui crient au sacrilège et à ceux qui tentent de l’excuser en misant sur le scénario, je serais assez neutre. Il faut dire que j’ai l’habitude maintenant, ça ne me choque plus vraiment. En l’occurrence le jeu n’utilise que des illustrations très soft. A part l’unique scène sensuelle d’Hanako, aucune ne montre l’emboîtement des parties génitales en fait. Comme dans tout bon eroge scénaristique, les scènes semblent parfaitement inutiles mais c’est un peu le principe. Généralement on ne dépasse pas les 2/3 scènes érotiques par personnage et il faudra un sacré paquet d'heures de lecture pour y arriver, ce n'est clairement pas un nukige donc. Petit bonus pour les récits d’Emi et de Lilly qui mentionnent (sinon utilisent) les préservatifs, c’est toujours appréciable. J’aurais aimé qu’il en soit de même dans les autres routes. Sinon rien à signaler sinon une scène dans la route d'Emi tellement bizarre que même l'auteur finit par la tourner en dérision (et c'est sans doute mieux ainsi).

 

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Rin à son meilleur : pendant les scènes de sexe des autres


Bilan
En conclusion, Katawa Shoujo n’a aucunement à rougir par rapport à tout ce qui touche le domaine technique : réalisation irréprochable, des graphismes excellents, de l’animation, une masse de travail impressionnante pour un résultat tout aussi impressionnant d'une bonne vingtaine d'heures de jeu. En revanche le jeu est à l’image de l’équipe qui s’en occupe : fragmenté. Les incohérences scénaristiques et graphiques s’oublient, les failles béantes l’intérieur de l’intrigue (ou devrais-je dire, des intrigues) en revanche ruinent complètement l’expérience, ce qui est plus que rageant. Je voulais aimer ce jeu, je le voulais vraiment, je voulais encourager Four Leaf pour leur boulot, mais au final seule la route de Rin sauve réellement le navire du naufrage et rattrape l’ennui des scénarios de Shizune et Lilly comme les grossièretés littéraires de ceux d’Emi et d’Hanako. Si l'équipe s'était davantage centrée sur l'humour, et il n'est plus à prouver qu'elle sait être drôle (surtout à travers Rin ou des personnages secondaires comme Kenji ou Akira) au lieu de se forcer sur le drame, le résultat aurait peut-être été différent. Au lieu de prouver qu'on peut vivre avec un handicap, le jeu prouve surtout l'incapacité de ses personnages à briser le mur de l'incommunicabilité, un obstacle irrationnel :  le refus de la compréhension.

 

Est-ce que je conseille cette oeuvre quand-même ? Oui, pour les connaisseurs du visual novel amateur, rien que pour apprécier l’outil qu’est Ren’Py à sa pleine puissance et les possibilités qu’il renferme. Oui aussi, pour la route de Rin, mais ce sera tout. Je pense qu’aborder un nouveau prisme de réflexion est essentiel : ne plus regarder le jeu comme une source de hype et un potentiel immense jamais vraiment exploité est très difficile, c’est pourtant sans doute ce qui aura le plus tué Katawa Shoujo...

 

En un sens, la victoire de la team Four Leaf est plus symbolique qu'autre chose : en mettant la barre très haut dans les standards de visual novel anglophone et en sortant un produit complet malgré l'adversité, l'équipe fait rêver tous les créateurs amateurs utilisant Ren'Py et encourage à toujours plus d'ambition et ça, on ne peut pas le leur enlever.

 


 

EDIT : Pas encore eu le temps de répondre aux commentaires mais j’en ai survolé quelques uns et je souhaitais apporter une série d’ajouts.

  • Le premier étant le terme de masque qui n’est bien sûr pour moi qu’une figure de style (littéraire oblige, j’aime bien employer des métaphores). Je n’entends pas par là que les héroïnes font semblant d’être ce qu’elles sont mais qu’elles se limitent à leur apparence. Pour être plus claire, un auteur (dont j’ai oublié le nom) a dit une fois qu’aucun être humain ne se résumait à son apparence, qu’il y avait toujours plus à voir. Or ce n’est pas le cas des personnages de Katawa Shoujo. Je ne leur demandais pas d’être hautement complexes, juste de comporter une deuxième facette pour compléter leur être superficiel. Et elles n’en ont bien souvent qu’une seule, surtout Lilly et Hanako, les autres remplissent plus ou moins ce critère. Ecrire un récit centré sur une héroïne monodimensionnelle et la rendre intéressante demande cent fois plus de talent et la team ne pouvait pas être à la hauteur d’un tel défi.

 

  • Le second étant, comme me l’a si bien rappelé Gen, la problématique de la différence. Katawa Shoujo traite de jeunes filles handicapées, donc « différentes ». La question qui se pose naturellement est donc « C’est quoi la différence, c’est quoi ce qu’on appelle normalité ? » et le jeu l’écarte totalement en dehors de la route de Rin. Je pense qu’une simple définition de quelques phrases, dans un des monologues d’Hisao ou à la place d’un dialogue inintéressant, aurait permis de rendre plus bien cohérent l’ensemble sinon apporter une nouvelle dimension.

 

  • Encore une fois, mes attentes n’avaient rien de transcendant, elles étaient même très basses pour ainsi dire. En m’attaquant à la version complète de Katawa Shoujo je voulais simplement que chaque héroïne me conte son histoire, aussi simple soit-elle. Et pour avoir une histoire à raconter il faut avoir un passé, des forces, des faiblesses, même si ce sont des notions très brièvement esquissées. C’est un minima de base de la littérature et je pense que ce n’était pas énorme de ma part même si, bien sûr, ma formation de littéraire me rend bien plus sensible au scénario que les individus lambdas qui, peut-être, se contentent volontiers de belles images. Une petite histoire sympa, ce n’était pas la mer à boire et j’ai par ailleurs chialé comme une madeleine devant Tokyo Alice, un visual novel amateur japonais, avec des photos en guise de background aussi, dont je n’attendais pas grand-chose non plus. Tokyo Alice n’a pas 20h de jeu à proposer ni des animations magnifiques, mais je me suis sentie plus proche du drame très simple de son héroïne que de tous les personnages de Katawa Shoujo réunis (même Rin que pourtant j’adore). Je crois que cela veut dire beaucoup. Le mieux est l’ennemi du bien...


Sinon je tiens à remercier les personnes qui ne se sont pas laissées aller au troll dans les commentaires et sont restées respectueuses, même si c’était pour opposer une opinion différente de la mienne (ce qui est normal). Je savais d’avance que critiquer Katawa Shoujo me vaudrait des remarques cinglantes mais je n’avais pas envie de me forcer à aimer quelque chose qui ne me plaisait pas ni de faire semblant de trouver le jeu génial à cause de son origine particulière. Je pense qu’il est plus important de rester fidèle à soi-même, quitte à être la seule à élever la voix.

 



Sinon l'Eroge Mix de janvier est sorti depuis quelques temps déjà. J'ai eu des soucis avec la vidéo : elle était normale quand je l'ai posté (après plusieurs essais désespérés) et quelques heures plus tard impossible de l'écouter sans que le son soit étrangement accéléré, depuis elle remarche correctement. A n'y rien comprendre. Dommage, surtout que c'est une super compilation cette fois, avec plein de Nitro+ (bon ok, c'est pas vraiment un eroge à la base, c'est un jeu de combat avec les héroïnes de plusieurs eroges, mais ça compte quand-même).

 

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M
Bravo très bon article bien complet.<br /> Je suis bien d'accord dans toutes tes critiques sur le côté narratif inégal et la psychologie de Hisao. Mais en même temps un personnage qui tomberait sincèrement amoureux aussi facilement de 5 filles aussi différentes ne peut pas exister. Il ne serait de toute façon pas crédible. Donc au premier acte il doit avoir très peu de personnalité et celle ci apparaît (un peu). Je n'ai fait que la route de Rin, un peu par accident, et au début je me suis dit que ça n'avait aucun sens qu'un type comme ça aille en cours d'art et finisse avec une fille comme ça. Et sa personalité apparaît comme par hasard au fil du récit pour aller avec celle de Rin (enfin vaguement) et ça passe. Il faut juste éviter de faire toutes les routes à la suite du coup, j'imagine, sinon cette crédibilité ne tient plus la route.<br /> Heureusement tu m'as un peu coupé l'envie de faire les autres routes donc je vais attendre un peu ;)
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V
genial j ai voulu dire genial a la fin pas pitoyable et avent qu on m attaque avec un oui ben aprend a ecrire avent je dit np je sais déjà que c bourrer de faute
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V
le jeu et juste genial et t critique sur le perso lilly qui et juste la meilleur route sont juste a chier dsl d etre si vulgaire mais si c juste pour crachet sur se jeux qui et juste genial plutôt rien marquer que perdre 2h a ecrire t on post sur le jeux qui et franchement pitoyable
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V
t com c de la merde
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M
Bonjour !<br /> <br /> Je me suis mise aux visual novels il y a peu, et Katawa Shoujo est le deuxième eroge que j'expérimente (Yume Miru Kusuri étant le précédent, je te laisse deviner que ton enthousiasme pour ce jeu<br /> n'y est pas étranger :) )<br /> Pour ma part j'ai eu de bonnes surprises dans KS ; si la route d'Hanako était effectivement violente dans son inhumanité, j'ai trouvé celle de Lilly appréciable, et j'ai bien aimé aussi celle d'Emi<br /> ; celle de Shizune, bon, est un peu plate, je trouve, mais quelque part il y a un équilibre : c'est comme si chacune des routes contentaient des goûts différents... Je trouve ça plutôt malin de la<br /> part des scénaristes :) (je n'ai pas encore finie la route de Rin, gardée par la fin au vu de ton enthousiasme.. J'ai hâte ! ^^)<br /> Je commente surtout pour donner ma pierre à l'édifice tentant de comprendre Hisao : peut-être cela a-t-il déjà été dit, mais le personnage me semble assez caractéristique de ce que l'on trouve<br /> habituellement dans les visual novels : un vide sur lequel se greffe le joueur, et qui lui permet de prendre facilement place dans le jeu... En tout cas c'est comme ça que je l'ai aussi ressenti<br /> dans Yume Miru Kusuri (le seul jeu où je n'ai pas senti ça est pour l'instant Nicole de WinterWolves... Bon c'est un peu un jeu pour midinette, j'avoue, mais au moins l'héroïne a du caractère :p ).<br /> Du coup, comme Kouhei, Hisao se retrouve à être -souvent, à mon goût- un personnage assez détestable, insistant, pervers (au sens psychologique et non sexuel) et du coup très dérangeant : mais<br /> n'est pas parce qu'on essaye de le considérer comme un personnage entier et extérieur à nous même ? Je pense que les scénaristes (enfin ceux des routes dans lesquels il agit ainsi) se sont beaucoup<br /> identifiés à lui pour écrire, et en décrivant avec force ses pensées, ont voulu faire de lui un quidam susceptible de ressembler aux joueurs : personnellement, je ne suis pas très à l'aise avec la<br /> question de l'handicap, et j'avoue que les questions qu'il se pose à propos d'Hanako, je me les suis posées aussi (bon après j'aurais pas insisté pour qu'elle me raconte sa vie, mais bref). Je me<br /> demande si le visual novel, en forçant l'écriture des pensées intimes du protagoniste, ne met pas des mots sur des tabous de pensées que l'on a tous et que l'on ne s'avouera jamais... parce<br /> qu'elles ne sont pas faites pour ça. Après au choix du scénariste de rester dans le politiquement correct et l'éthiquement viable ou de décider de descendre dans les tréfonds de nos esprits<br /> retors...Bon je m'arrête là.<br /> En espérant que mon message est resté à peu près clair et intéressant ^^
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M
Salutation, très belle argumentation, c'est claire lisible et plein de bon sens ! Je ne serais moi même pas capable d’exprimer avec autant d'aise un ressentie.<br /> <br /> Quoi qu'il en soit, j'ai pour ma part bien aimer ce VN, mais je ne pourrais dire s'il est bon, en effet il est le premier que j’essaye aussi je doute que mon avis est un quelconque intérêt pour qui<br /> que ce soit, cependant je n'ai pas trouvais le personnage d'Emi si plat, certes il est loin, d'être parfait (très loin même) cependant j'y est vue une certaine volonté d'en faire quelque chose et<br /> j'avoue avoir étais frustré de ne pas avoir droit à plus de profondeur dans ce personnage qui avait pourtant un petit "quelque chose" qui m'a marqué. Je ne suis pas un grand fan de ce personnage,<br /> loin s'en faut, je trouve simple votre jugement bien dur (mais cela n'est que mon avis, je ne détiens en AUCUN cas la vérité absolue)<br /> <br /> Quoi qu'il en soit voilà un article intéressant.
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M
C'est le moins qu'on puisse-dire, surtout lorsque, comme moi, on joui d'une mémoire plus que douteuse.<br /> <br /> Je suis ma fois fort surpris de recevoir une réponse, mais loin de moi l'idée de m'en plaindre bien au contraire ! Je vais donc lire ton article sur Yume Miru Kusuri en espérant que ton article pourra éclaire ma lanterne d'ignorant.
H
Donc tu viens de retomber sur l’article sans t’en rendre compte ? Le temps file vite, pas vrai =’) ?<br /> <br /> J’ai réalisé un article entier dédié à Yume Miru Kusuri donc je te le recommande si tu veux connaître mon avis. Après, pour remettre les choses en contexte, les similarités s’arrêtent à la route de Kirimiya qui traite tout simplement des relations interpersonnelles (tout comme celle d’Emi dans Katawa Shoujo), rien de plus.<br /> <br /> Sinon, j’essaye encore de répondre, ma réactivité n’est juste plus ce qu’elle était X).
M
Poster à propos d'un article lue, voir sont pc mourir dans la semaine qui suit. Relire le même article 2 ans après ne s'en rendre compte qu'à la moitie puis finalement lire les commentaires pour ce dire que "tien, cette personne parle maladroitement mais je la comprend étrangement bien et avec aisance surprenante tout en partagent sont point de vue" pour ce rendre compte qu'on vient de lire sont propre commentaire. Le plus drôle étant que j'ai finit sur cette article complètement par hasard (Article conseiller sur un tout autre site). <br /> <br /> Oui oui gros HS mais l'article à plusieurs année, ce n'est pas si grave, si?<br /> <br /> De ce fait je viens tout juste de voir ta réponse et notamment le fait que tu parles de "Ume Miru Kusuri", c'est un vn proche de katawa ou quelque chose dans le genre (oui oui google est mon ami mais étant au boulot je ne peut pas vraiment m'adonner à ce genre de recherche). Si oui cela pourrais m’intéresser et ton avis, serais le bienvenu (si bien sur tu en a l'envie et surtout le temps, il va sans dire)<br /> Je doute avoir une réponse mais dans le doute je salut à nouveau cette article plein de bon sens et fort bien rédiger (même si je ne partage pas complètement ton avis, l’argumentation est t'elle qu'elle donne a réfléchir sans oublier que tout est clairement justifier).<br /> <br /> Bonne journée au archéologue de l'internet qui lirons ce commentaire !
H
<br /> <br /> Il n’y a aucun mal à avoir un avis différent, du moment qu’on peut échanger calmement : le tien est tout aussi valide que le<br /> mien =).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J’ai aussi repéré la volonté qu’il y avait de faire d’Emi un personnage plus complexe qu’il n’y paraissait de prime abord et cela<br /> m’a agréablement surprise. Cependant, comme tu le soulignes, l’idée n’a pas été exploitée jusqu’au bout et la clôture de sa route était tellement mal amenée que je n’ai pas pu ne pas être déçue<br /> au final. Je ne pense pas être particulièrement dure en le disant et ça n’enlève pas le mérite du scénariste d’avoir essayé, c’est juste qu’en bout de course, eh bien, c’est encore du potentiel<br /> « gâché ». Tout Katawa Shoujo crie un peu le potentiel gâché d’une certaine manière, d’où mon pavé =’).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Concernant l’intérêt que tu as trouvé au traitement du personnage, c’est que son histoire t’a parlé donc tant mieux, je dirais. Je<br /> serais curieuse de savoir ce que tu penserais de Yume Miru Kusuri qui tourne beaucoup autour de ce thème ^_^.<br /> <br /> <br /> <br />
D
J'ai une question Katawa Shoujo ces quel type de Visual Novel ?
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S
Bon dernier commentaire sur Katawa Shoujo, après je vais oublier comme Hisao avec un peu de vodka...<br /> Alors un dernier mot concernant moi et Hanako, on a cassé depuis deux mois, depuis que je lui ai dit que j'allais me faire la route de Rin, et de Emi.<br /> <br /> Et puis comment aimer Hanako ? Je veux dire, oui moi aussi je caresse l'espoir d'être un prince charmant, et de sauver une jolie fille, mais là c'est fade, c'est du plâtre ! Les filles timides,<br /> c'est cool. Mais les personnages inexistants ? Non. Par contre, j'suis allé voir la Bad End, et enfin j'avais ressenti quelque chose chez Hanako ! Je croyais que c'était impossible, mais je l'avais<br /> enfin apprécié en dehors de son apparence !<br /> <br /> Mais ça, c'était avant de voir les crédits défiler, et depuis, j'ai oublié toutes les autres scènes d'Hanako. Bref, l'auteur aurait dû assumer le stéréotype de la princesse à sauver, perso ça ne<br /> m'aurait pas dérangé.<br /> Quant à l'importance que j'accorde à la première fois, elle provient d'un livre ( que j'avais chipé à mon frère, il était pas doué, puisque j'avais trouvé la pomme au milieu des citrons sans<br /> problème ), nommé "Step up, Love story sex guide", apparemment inspiré du manga du même nom.<br /> <br /> Et autant te dire qu'aujourd'hui encore, ça m'avait vraiment étonné de trouver un livre d'une telle perspicacité, où l'auteur n'était pas un de ces otakus jap qui rêvaient de prendre le métro, de<br /> dresser un chien pour la copulation avec humaines, et de lâcher la bête en rut sur des jeunes lycéennes.<br /> Bref, tous ces conseils qui parlaient de l'affection, de la communication et d'autres trucs importants lors de la chose, m'avaient en quelque sorte affecté ( soit parce qu'à l'origine, mes soeurs<br /> voulaient une petite soeur, soit à cause de mon prénom d'origine, qui veut dire coeur. )<br /> <br /> Voilà, maintenant tu sais, passons à Emi, qui est tout de même bien meilleure que l'autre aux cheveux violets. Elle est marrante, rafraîchissante, même si j'aime pas ses couettes ( je préfère quand<br /> elle a les cheveux relâchés. ), par contre je n'ai pas apprécié le moment où elle devenue agressive sans raison, ni le fait que Hisao soit SM car il a pas arrêté de courir avec elle, ni que je<br /> n'aies pas compris à quoi servaient les choix ( quelle différence entre lui dire que sa jambe droite grince ou pas ? que dalle ! )<br /> <br /> Le seul truc où je suis pas d'accord avec toi, c'est que selon moi, Hisao ne s'est pas comporté comme un connard permanent ( à l'inverse d'Hanako ), en effet, il n'a pas évoqué les jambes de Emi<br /> autant de fois que les cicatrices d'Hanako. ( en tout cas je ne m'en souviens pas. ) Toujours est-il, que je préfère largement la route de Emi à celle d'Hanako.<br /> <br /> Bon, c'était mon dernier commentaire sur Katawa Shoujo ( je ne ferais pas Shizune, car j'aime les meganekkos, mais pas les filles chiantes ; et pas de Lily, car je m'endormirais au bout de 2<br /> phrases ). Il est temps pour moi de retourner écouter l'opening de Yume Miru Kusuri, tout en rêvant de pouvoir un jour me transformer en Hokuto no Ken, et tabasser les voyous qui embêtent Aeka ! (<br /> Do not worry, j'aime aussi la rousse et la nekomimi ).
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S
correction " étant qu'il disait vouloir plus faire pour elle"
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H
<br /> <br /> Pour avoir une approximation de la durée d’un visual novel, je te conseil le site Vndb, comme ça tu sauras avant de te lancer. Il y en a qui font plus de 50h, donc tu vois, ça peut être long =).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Shizune et Mischa sont pas particulièrement sympathiques dans la démo mais on apprend à s’attacher à elles au fur et à mesure du jeu, je trouve.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> C’est intéressant de voir que tu n’as pas aimé la route d’Hanako alors que le perso te plaisait à la base : la plupart du temps les fans passent outre ses défauts. Mais ce que tu dis recoupe<br /> totalement ce que je disais dans l’article. Je ne sais pas quel est ton âge mais tu as l’air plutôt mature, je suis étonnée ^^.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Mais oui, pour te répondre, les auteurs de chaque route se sont obligés à insérer des scènes de sexe, certains s’en sont juste mieux tirés que d’autres.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> A mes yeux, c’est la route de Rin la meilleure :3.<br /> <br /> <br /> <br />
S
Eh ben tu sais quoi Helia ? La route d'Hanako just sucks. Pourquoi ?<br /> <br /> Parce que même en étant en mode subjectif ( car c'est mon tout premier visual novel et Hanako est mon premier amour virtuel, donc voilà cela a quelque chose de spécial forcément ), j'ai trouvé<br /> cette route juste correcte... Juste correcte, c'est tout, franchement si j'avais su, je serais allé trouver un autre visual novel, ou aurais attendu ma majorité pour me payer Yume Miru<br /> Kusuri...<br /> <br /> SPOIL<br /> <br /> C'est moi ou les deux personnages principaux ( Hisao et Hanako ) font tout pour être insipides, franchement, ce qui m'a le plus donné les larmes au yeux, c'est ma lèvre supérieure qui me piquait,<br /> pas Hanako en fond qui dit deux phrases à la con pour résumer son passé plus complexe.<br /> <br /> Dis-moi comment j'aurais eu à sortir des mouchoirs dans un tel cas ? C'est aussi émouvant qu'un épisode de Walker Texas Ranger. Et quand elle nous parle de son enfance, c'est la même chose.<br /> <br /> Bon après il y a eu l'anniversaire et la partie de billard qui étaient sympas, mais la façon de se comporter de Hisao envers Hanako était bof, le plus détestable étant qu'il vouloir faire plus pour<br /> elle, mais qui se contente de jouer le rôle du bon ami, en aucun cas je ne l'ai vu la rendre plus forte...<br /> <br /> Le pire enfin, c'est quand même la scène érotique. On dirait que l'auteur s'est senti obligé d'en mettre une, et si seulement c'était que ça. Non, pour te résumer ma pensée dessus, c'est que même<br /> certains doujinshis hentai me paraissaient plus romantiques.<br /> <br /> "Est-ça te fait mal ? Veux-tu poursuivre ? Est-ce que tu aimes cela ?"<br /> <br /> C'est trop dur de comporter ainsi, de communiquer pendant l'acte amoureux, pauvre tocard d'Hisao !? Pourtant je suis loin d'être le mieux placé. Pardonnez-moi d'être un ringard, ou même un looser,<br /> je tiens tout de même à préciser qu'il est nécessaire d'avoir un minimum de passion entre les partenaires.<br /> <br /> Du côté de Hanako, j'ai pas eu l'impression qu'elle eu du désir ou du plaisir une seule fois durant ce moment. D'ailleurs elle a accepté une seule fois, ou bien comme je l'ai dit, c'est juste que<br /> l'auteur voulait forcément une scène de sexe ?<br /> <br /> Bref, j'aurais préféré être juste l'ami d'Hanako et avoir une bad end, plutôt que m'être tapé une scène aussi romantique qu'une tournante avec des gros sacs.<br /> <br /> Sur ce c'était moi-même, et mon avis néophyte. Bien sûr j'ai apprécié quelques moments, mais pas plus, et voilà comment s'est déroulé mon premier amour...
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S
Mouhahaha ! Mon tout premier visual novel !<br /> <br /> De quoi je parle ? Mais tu ne t'en souviens pas ? Oui, je suis le dépressif-toxicomane-agressif-accro à la théine ! Qui t'a plusieurs fois conté ses difficultés à jouer aux VN ( la principale<br /> difficulté était de me procurer un VN sur Mac, et ça, c'était pas gagné. ).<br /> <br /> Bon vu que je suis un ultra-néophyte, je me suis jamais dit que ce serait aussi long un VN. Après tout je suis toujours à l'acte 1 après quatre heures de jeu.<br /> <br /> Ce que j'en pense ? C'est sympa... Pour l'instant, il m'est quand même arrivé de m'allonger sur l'ordi, bon c'est peut-être parce que ça m'a un peu endormi à cause de mon temps de jeu, de l'anglais<br /> compliqué et de ma lassitude de certains persos.<br /> <br /> Ben ouais ça craint que les premiers persos que je rencontre soient super chiants. Oui je supporte pas Shizune et Micha, autant te dire tout de suite que j'ai détruit ma touche espace. Ah ouais<br /> Lily me rend complètement amorphe.<br /> <br /> Et il est temps de te montrer les entrailles de mon petit coeur sanguinolent. Je t'ai bien dit au début que j'étais accro à la théine, et c'est pas rien ! Si on veut lister tous mes actes violents<br /> passés par la tête.<br /> <br /> Ainsi j'ai voulu tabasser Shizune avec la plateau du jeu "Risk" ; remplir le gosier de cette attardée de Micha ( je vais la faire rire celle-là ) avec les soldats du jeu ; faire un suplex à Emi<br /> parce que j'ai failli crever à cause d'elle ; noyer l'infirmier dans la piscine parce qu'il me reprochait de pas faire de sport ( je suis en train de m'adapter à mon nouvel environnement ) et faire<br /> enfermer Kenji dans une salle remplie de femmes cougars.<br /> <br /> En gros que reste-il ? Eh bien Lily, je l'ignore, Hanako ne m'a pas encore ennuyé, et j'adore le caractère de Rin.
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L
J'ai rien dit sur le personnage d'aujourd'hui: c'est un poisson d'avril. XP<br /> <br /> Katawa shoujo à d’ailleurs fais son propre poisson d'avril (faux jeu version HD)
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H
<br /> <br /> Merci pour l’adresse, je vais surveiller ça de plus près ^^.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Les biographies temporaires sont effectivement d’une superficialité sans nom, je trouve que c’est mal joué de leur part, j’espère simplement qu’ils savent ce qu’ils font : d’un côté je<br /> soutiens vraiment l’idée, y a du potentiel, un vrai ancrage à la réalité, mais de l’autres ils cumulent les erreurs de débutants, je ne sais pas s’ils parviendront à tenir la distance...<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « J'ai rien dit sur le personnage d'aujourd'hui: c'est un poisson d'avril » = J’étais censée tomber dans le piège ? La grosse majorité des informations qui circulent sur Internet<br /> le 1e avril sont des canulars, alors je pars du principe que tout est faux jusqu’à preuve du contraire. Et j’ai vu pour Katawa Shoujo aussi.<br /> <br /> <br /> <br />
L
Biensûr: http://somnovastudios.blogspot.fr/<br /> <br /> Les présentations sont faites expressément pour en dire long sans dévoiler l'importance du personnage, t'étonne pas de te dire "mais ça sert à rien tout ça!". XD<br /> <br /> Le blog est mis à jour tout les lundis.<br /> <br /> le personnage d'aujourd'hui n'étant par mis sur l'image de la saint valentin je pense qu'il s'agit d'un personnage secondaire.
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L
Oh je tiens à parler VN:<br /> Des gars d'un autre studio lancent un visual novel à leur tour.<br /> Les principe des handicaps est là mais ici il s'agit de problèmes de type psychologiques.<br /> Si ils sont premièrement apparus sur le forum Katawa Shoujo il semble que le projet soi plutôt vieux. Ils sont juste galvanisé par l'expérience de KS qui leur a prouvé que créer un VN<br /> internationnal c'est possible.<br /> <br /> Donc, pour la petite histoire: l'action devrait se passer en Europe, (Austria = Autriche?) dans l'école St dymphna (si je me trompe pas dans l'orthographe) réservé aux étudiants nécessitant un<br /> suivi psychologiques.<br /> Si les persos féminins sont révélés (7 en tout) rien n'est dis sur leurs problèmes. (quoique je sais que l'une est suicidaire et que une autre à des air d'hannibal lecter)<br /> <br /> Rien de dis sur le perso principal lui même. les premiers concept proposaient la schizophrénie.<br /> <br /> Les 7 personnages féminins sont de nationalités différentes:<br /> 1 allemande, 2 autrichiennes, 2 russes (jumelles) et... 2 françaises.<br /> <br /> Je suis le projet de près pour ma part.
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H
<br /> <br /> « Celle d'Hanako est plus du genre "ne te comporte pas en chevalier blanc pauv' cloche" » = Franchement...non. Le scénariste t’envoie des informations contradictoires et le message est<br /> plus ambigu (« Ne te comporte pas en chevelier blanc...mais en fait si, sous certaines conditions totalement arbitraires »)<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Celle de Rin est du genre WTF. et là je pèse mes mots car à vrai dire TOUS les choix m'échappent totalement. C'est... Rinnesque. y a que ça. Par contre j'ai aimé ça c'est sûr » =<br /> Personnellement j’ai trouvé les choix de xa route très logiques pour la plupart. Même si je ne partageais pas l’avis du scénariste, je sentais très bien où il venait m’emmener (au moment où tu<br /> dois dire si tu veux comprendre Rin ou si tu t’en moques et que tu peux l’aimer malgré tout, par exemple).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Des gars d'un autre studio lancent un visual novel à leur tour. Le principe des handicaps est là mais ici il s'agit de problèmes de type psychologique. S’ils sont premièrement apparus sur<br /> le forum Katawa Shoujo il semble que le projet soi plutôt vieux. Ils sont juste galvanisés par l'expérience de KS qui leur a prouvé que créer un VN international c'est possible » = Aurais-tu<br /> l’adresse de leur site pour que je puisse aller voir ça de plus près ?<br /> <br /> <br /> <br />
L
Perso j'ai apprécié toutes les routes sauf celle de Shizune.<br /> Pour moi elle a toujours été la pisseuse de service.<br /> Par contre ça m'a surpris son seul choix. (Par contre Jigoro, j'ai pas le même avis: c'est un connard, mais il est toujours génial à mes yeux (que je l'ai vu je me suis dit "hmm Serious business<br /> here" XD)<br /> <br /> ps: Ok pour l'avocat en chemise hawaïenne et portant un sabre. c'est un peu abusé je l'assume.<br /> <br /> <br /> La route de Emi est la plus facile va-t'on dire. on t'offre plus de façon de te ratrapper.<br /> <br /> Celle de Lilly repose sur la franchise. Il ne faut jamais hésiter à lui parler.<br /> <br /> Celle d'Hanako est plus du genre "ne te comporte pas en chevalier blanc pauv' cloche".<br /> <br /> Celle de Rin est du genre WTF. et là je pèse mes mots car à vrai dire TOUS les choix m'échappent totalement. C'est... Rinnesque. y a que ça. Par contre j'ai aimé ça c'est sûr.<br /> Surtout le Face à face Mutou/Nomiya qui, un peu cliché je l'assume, m'a fais bien rire.
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P
Re !<br /> <br /> "Au contraire, j’ai l’impression de ne pas en avoir lu énormément...".<br /> Hé hé, l'expérience ne s’acquière pas forcément par la quantité et un chemin semé d’embûches en apprend plus qu'une autoroute dégagée.<br /> Tout ça pour dire que je crois bien que oui, j'ai du prendre l'autoroute semée de navets ^^ et que malheureusement je me suis entêté à les engloutir sans prendre la peine de faire une pause pour<br /> regarder un peu plus en détail ce que je choisissais.<br /> C'est la même chose pour les animés mais là c'est pire, j'ai acquis une tolérance infinie qui m'empêche de couper le visionnage d'une série en plein milieu et de me dire à la fin, même si j'ai<br /> passé un bon moment : "Merde, c'était nul en fait." ;).<br /> Ce n'est plus à mon âge qu'on change ses habitudes, je vais continuer comme ça.<br /> <br /> Et c'est sans doute aussi pour ça que Katawa Shoujo me soit apparut relativement convenable une fois finit, car même en comparaison aux "bon" (les Narcissu, True Remembrance et j'en passe même s'il<br /> sont peu nombreux), les histoires qu'il m'à apporté m'ont suffit quelque soit leur style ou leurs imperfections au final, et c'est tout ce que je demandais.<br /> <br /> Pour en revenir sur la scène d'Hanako, je l'ai trouvé malsaine parce-que précipitée. Elle lui dit un truc du genre : "Voilà la vrai moi.", il lui répond un truc comme : "J'ai déjà vu la vrai toi."<br /> (c'est presque bô au passage ^^) et je me suis dis à ce moment là : "C'est bon, dans le meilleur des cas il lui avoue ses sentiments et puis ils baiseront un autre jour.", bin non, ce con se fout à<br /> poil et pan ! la viole. Bon après tout c'est pas vraiment gênant mais c'est dommage.<br /> <br /> <br /> "...pas grave (selon le handicap, un peu quand-même...".<br /> Humm, j'ai mal tourné ma première phrase et je vois qu'elle à été mal compris. Le "pas grave" c'est pas pour celui qui à le handicap, mais pour celui qui est en face de lui et qui m'à trop souvent<br /> donné l'impression qu'il regarde quelqu'un avec une maladie mortelle contagieuse.<br /> Et même si vraiment un million de téléchargements ont été fait, ce n'est pas un million d'internautes (statistiques quand tu nous tient...) et ça reste un goutte d'eau dans l'océan du net,<br /> vraiment.<br /> En y pensant, je ne suis pas la tête des auteurs, mais je penses qu'ils voulaient plus nous montrer un point de vue que l'on à déjà plutôt que l'envers du décor. Car finalement on à juste Hisao<br /> ramenant sur la table à tout bout de champs son handicap face à des filles qui, même si à ses yeux elle doivent être sauvées, vivent relativement normalement en paix avec leur démons. Je vois là<br /> dedans un protagoniste "cheveux sur la soupe" en somme :). Mais oui effectivement, les psychologies de chacune aurait pu être un poil plus poussées pour ne pas avoir qu'une "quête d'un sauveur se<br /> sauvant lui-même en sauvant celles qui ne veulent pas être sauvées".<br /> <br /> Pour mon "projet", il est en suspend pour le moment parce-que je passe le plus clair de mon temps libre à apprendre le japonais mais oui je pense faire tout tout seul, même si je ne sais pas<br /> dessiner. Au pire j'ai une amie qui à fait les beaux arts mais qui n'en fait pas sont métier et qui serait sans doute intéressée si je lui parle du sujet car c'est "choupi-kawaii" (aucune<br /> connotation sexuelle perverse là-dessous...). Pour le reste, je me débrouille.
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H
<br /> <br /> « Hé hé, l'expérience ne s’acquière pas forcément par la quantité et un chemin semé d’embûches en apprend plus qu'une autoroute dégagée » = Tu as entièrement raison mais je n’aime pas<br /> me poser en experte, j’ai l’impression d’avoir tant à découvrir.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Tout ça pour dire que je crois bien que oui, j'ai du prendre l'autoroute semée de navets et que malheureusement je me suis entêté à les engloutir sans prendre la peine de faire une pause<br /> pour regarder un peu plus en détail ce que je choisissais. C'est la même chose pour les animés mais là c'est pire, j'ai acquis une tolérance infinie qui m'empêche de couper le visionnage d'une<br /> série en plein milieu » = Je trouve ça un peu dommage. Je pense que pour profiter pleinement d’un média il faut varier son « alimentation », découvrir quelques grands chefs-d’œuvre<br /> pour s’élever l’esprit, se reposer le cerveau avec les navets et s’amuser avec les séries sympas. S’obstiner à ne regarder que du très haut de gamme finit par rendre incroyablement exigeant et<br /> c’est finalement se fermer beaucoup de portes. De même, ne s’atteler qu’aux séries bonnes, sans plus, fait amenuise le frisson de la « rencontre » et affadit la relation au medium. Et<br /> ne s’autoriser que les bouses c’est prendre le risque de s’abrutir et de tolérer tout et n’importe quoi, en un sens c’est se manquer de respect (on mérite toujours mieux).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Ce n'est plus à mon âge qu'on change ses habitudes, je vais continuer comme ça » = C’est une fausse excuse ça. J’ignore quel âge tu as mais quand je vois mes grands-parents s’éclater<br /> avec l’informatique et s’engager à travers le monde, je me dis que la vieillesse n’excuse nullement de ne pas bouleverser ses petites habitudes. On a toujours besoin de variations et de voir<br /> autre chose de temps en temps.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « en comparaison aux "bons" les Narcissu, True Remembrance et j'en passe même s'il sont peu nombreux » = Tu as surtout lu des visual novel amateurs gratuits en parallèle de tes<br /> "navets", je me trompe ^^ ? Narcissu et True Remembrance sont très bons, mais ce sont des petites productions, il faut vraiment tester de « gros » VNs pour pouvoir établir une meilleure<br /> comparaison et nuancer ses favoris.<br /> <br /> « Humm, j'ai mal tourné ma première phrase et je vois qu'elle à été mal compris » = Non, non, j’avais très bien compris, c’était juste une petite parenthèse en passant parce que je peux<br /> pas m’empêcher de taquiner un peu X’).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Le "pas grave" c'est pas pour celui qui à le handicap, mais pour celui qui est en face de lui et qui m'à trop souvent donné l'impression qu'il regarde quelqu'un avec une maladie mortelle<br /> contagieuse » = J’ai eu des handicapés dans ma famille (un oncle par alliance qui n’avait pas de jambes, par exemple) et ça n’a jamais posé de problèmes, donc je suppose que c’est une<br /> histoire de background (je vis dans un environnement un peu détaché des stéréotypes de la famille habituelle). Pour moi c’est tellement évident comme sujet que je réalise sans doute assez mal en<br /> quoi ça peut représenter une avancée un VN qui se contente de montrer des handicapés sans rien faire avec.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Et même si vraiment un million de téléchargements ont été fait, ce n'est pas un million d'internautes (statistique quand tu nous tiens...) et ça reste un goutte d'eau dans l'océan du net,<br /> vraiment » = Mis à part ceux qui téléchargent mais n’ont pas le temps de jouer, je ne vois pas ce qui pourrait fausser les statistiques (un million de téléchargements = un million de<br /> personnes intéressées par le sujet). Et vraiment ? Pour toi ce n’est qu’une goutte d’eau ? Quand on cumule le nombre d’internautes à l’échelle mondiale, c’est un assez bon ratio, je<br /> trouve, la résonnance a quand-même été énorme.<br /> <br /> <br /> « En y pensant, je ne suis pas la tête des auteurs, mais je pense qu'ils voulaient plus nous montrer un point de vue que l'on à déjà plutôt que l'envers du décor » = Mais quel est<br /> l’intérêt de nous montrer un point de vue que l’on a déjà ?<br /> <br /> <br /> (J’ai vraiment du mal avec les stéréotypes...)<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « je passe le plus clair de mon temps libre à apprendre le japonais » = Et tu avances ? Rien que pour pouvoir jouer à des super eroges non encore traduits, j’aimerai bien<br /> comprendre le japonais, mais l’apprendre juste pour ça vaut pas le coup XD.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « mais oui je pense faire tout tout seul, même si je ne sais pas dessiner » = N’hésite pas à le revendiquer quand tu auras fini, on a besoin de plus de visibilité pour les productions<br /> françaises ^^.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Au pire j'ai une amie qui à fait les beaux arts mais qui n'en fait pas sont métier et qui serait sans doute intéressée si je lui parle du sujet car c'est "choupi-kawaii" (aucune<br /> connotation sexuelle perverse là-dessous...) » = Je vois le genre. Est-ce qu’elle réagirait mal si on lui montrait des illustrations d’eroges avec des persos super mignons, limite enfantins,<br /> et qu’on lui soufflait « Cette fillette même pas pubère est impliquée dans une scène bondage avec son frère » 8D ?<br /> <br /> <br /> (choupi-kawai n’a effectivement aucun sens sexuel, pourquoi le préciser ^^ ?)<br /> <br /> <br /> <br />
P
Tout d’abord bonjour et merci pour cette critique constructive avec laquelle je suis plus ou moins d'accord.<br /> Plus ou moins car j'ai dans l'ensemble bien apprécié Katawa Shoujo mais j'ai forcément mon point de vue,<br /> qui n'est pas celui d'un "lettré" mais d'un "scientifique" adepte (pour ne pas dire dévoreur) de lecture en tout genre ^^.<br /> <br /> Comme toi (si tu me permet la familiarité du tutoiement) j'ai pas mal bourlingué dans l'univers du visual novel, quel qu'il soit (kinetic, vn "pur", dating, eroge, choucroute...) et j'ai rencontré<br /> une montagne de bouse, pour pas dire pire.<br /> C'est un média que je trouve formidable dans sa forme et je regrette vraiment qu'il n'ai pas son pendant dans nos contrées<br /> (pour adapter un roman ou une BD, à mis chemin vers l'adaptation au cinéma par exemple).<br /> Une infime poignée seulement est au-dessus du lot, souvent vraiment bien au-dessus mais je n'ai malheureusement pas encore eu l'occasion de m'investir dans ceux que tu juge bon<br /> (pas par manque de temps mais de lien fiable pour les obtenir), après avoir lu en diagonal l'intégralité de tes articles.<br /> <br /> C'est sans aucun doute pour ça qu'au regard de mon expérience sur ce titre, je le place dans la partie haute, c'est loin d'être de la merde et il répond correctement à mes attentes sans être<br /> exceptionnel.<br /> Etant informaticien (je vais rester large ^^), j'ai étudié en profondeur Ren'Py (car j'ai bien envie moi aussi de créer un petit visual novel basé sur un de mes rêves marquant) et je trouve qu'ils<br /> l'ont exploité prés de ses limites.<br /> Le contenant est vraiment bien foutu et n'à rien à envier aux productions pro mais le contenu, l'histoire, ou plutôt les histoires, aurait effectivement gagné à être travaillé au même niveau.<br /> <br /> Alors en ce qui concerne Hanako et plus particulièrement sa scène de sexe, je suis un homme (attendez je vérifie dans mon caleçon... ouais ce doit être ça) mais je l'ai trouvée moi aussi disons...<br /> malsaine.<br /> En réalité je pense que toutes les scènes sont mal amenées si on veut, mais bon à 18 ans, avec la chaleur de l'été toussa, les esprits s'échauffent vite, la première fois peut arriver comme ça et<br /> vous savez ce que c'est, "je nettoyais mon arme...", enfin bref je suis mal placé pour contredire ça... ;).<br /> C'est sans doute très maladroit dans l'ensemble mais rien dans la vie, j'ai envie de dire, n'est carré.<br /> <br /> Je n'ai pas moi-même d'handicap et n'est pas été entouré d'amis en ayant mais j'ai connu de façons suffisamment proche des personnes avec des handicaps divers durant mes années collège/lycée et le<br /> regards des quidams sur le sujet m'à toujours laissé une impression de "froid dans le dos".<br /> J'étais donc enthousiaste quand Katawa Shoujo à été annoncé et est sortit mais après l'avoir terminé en entier et l'avoir vraiment apprécié (je me répète), j'ai plus l'impression que le pitch n'est<br /> pas "On va vous montrer qu'avoir un handicap c'est pas grave !" mais plutôt "Oui, oui madame, les handicaps ça existe. On s'exprime peut-être mal et on à pas vraiment de solution à vous proposer,<br /> mais on ne se cache pas derrière son petit doigt en l'ignorant.", le format de visual novel ne les aidant pas au vu de la proportion minuscule de personnes que ça intéresse, ou plutôt qui<br /> connaissent le support.<br /> <br /> Et pour finir comme beaucoup de personnes au-dessus, je te souhaite tout ce qu'il faut pour ton projet et sois sûr que je le dévorerai une fois finalisé... pour la science !<br /> <br /> ps : j'ai oublié une précision dont tout le monde se fout mais j'ai au final bien plus aimé la route de Shizune que toutes les autres, en grande partie car je suis un fan du premier jour de Misha<br /> et que j'ai évidemment pris la voie de la "bad end" ^^.
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H
<br /> <br /> D’accord ou pas d’accord, j’ai envie de dire que ce n’est pas important. Mon but est essentiellement d’exposer mon<br /> raisonnement, aussi obtus soit-il. Du moment que mon interlocuteur invisible comprend ce qui motive mon avis et comment j’en suis arrivé là, qu’il ait un autre avis c’est très bien aussi. C’est<br /> sûr qu’il est plus facile de s’entendre quand on est d’accord et que certaines personnes ont tendance à penser « Pas d’accord = insulte personnelle = lynchage obligatoire » (ma sœur est<br /> comme ça) mais j’ose croire qu’entre gens civilisés on peut dépasser ce stade ^^.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « si tu me permet la familiarité du tutoiement » = Il serait un peu étrange de me vouvoyer, je suis encore bien<br /> jeune pour cela =).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Comme toi j'ai pas mal bourlingué dans l'univers du visual novel, quel qu'il soit (kinetic, vn "pur", dating, eroge,<br /> choucroute...) et j'ai rencontré une montagne de bouse, pour pas dire pire » = Au contraire, j’ai l’impression de ne pas en avoir lu énormément (par rapport à quelqu’un comme Sirius qui ne<br /> s’arrête plus depuis qu’il a goûté au fruit interdit XD), j’ai juste choisi avec assez de flair mes quelques VNs, ce qui me permet d’avoir une vue d’ensemble du média (ça et le fait de traîner<br /> sur certains sites dédiés).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Une infime poignée seulement est au-dessus du lot, souvent vraiment bien au-dessus » = J’ignore quels sont les VNs<br /> que tu as pu essayer mais j’ai l’impression que tu es trop souvent tombé sur des nukige (qui sont le niveau zéro de la littérature à bien des égards), ce qui expliquerait que Katawa Shoujo te<br /> paraisse mériter davantage d’éloges. L’infime poignée de bons jeux est vaste : j’en décompte une bonne trentaine qui m’intéressent de près et une cinquantaine qui paraissent bons. Les eroges<br /> disposant d’un scénario solide, il y en a et il continue d’en sortir tous les ans, c’est simplement qu’ils sont noyés sous la masse d’eroges à tendance masturbatoire et qu’on a du coup plus de<br /> mal à faire le tri. Je pense que connaître les bons coins permet vraiment de se faciliter la vie ;).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « mais je n'ai malheureusement pas encore eu l'occasion de m'investir dans ceux que tu juge bon (pas par manque de temps<br /> mais de lien fiable pour les obtenir) » = Généralement j’évite de mettre des liens de téléchargement illégal à disposition parce que ce n’est pas très éthique et les sites d’achat se<br /> trouvent très facilement quand on a le nom de ce qu’on souhaite, donc je reste en effet très évasive sur le sujet. Pour des informations plus précises, il vaut mieux me contacter en privé.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « C'est un média que je trouve formidable dans sa forme et je regrette vraiment qu'il n'ait pas son pendant dans nos<br /> contrées » = Et moi donc... Pour une littéraire c’est rageant de voir que le concept a si peu émergé en France, ce serait un terrain d’expérimentations assez génial et une occasion inouïe de<br /> redonner le goût de la lecture à des jeunes qui n’aiment pas cela d’habitude. Tant de potentiel enfoui.<br /> <br /> <br /> <br /> « j'ai bien envie moi aussi de créer un petit visual novel basé sur un de mes rêves marquant » = Tu comptes tout réaliser<br /> seul ? (Tu connais le forum Lemmasoft du coup, je suppose ? C’est une vraie mine d’infos quand on s’attaque à la création de VNs)<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « En réalité je pense que toutes les scènes sont mal amenées si on veut, mais bon à 18 ans, avec la chaleur de l'été<br /> toussa, les esprits s'échauffent vite, la première fois peut arriver comme ça et vous savez ce que c'est » = C’est le propre des scènes de sexe dans les eroges que de sortir de nulle part, donc<br /> ça ne m’a vraiment pas paru plus dérangeant que cela dans les autres cas (sauf, peut-être, la scène de sodomie avec Emi, c’était vraiment bizarre, mais là au moins il n’y avait aucun doute sur le<br /> consentement). Dans celle d’Hanako, il y avait vraiment une ambiance très glauque qui rendait le tout oppressant. Et puis, je suis bien d’accord que rien n’est cadré au cm près dans la vie de<br /> tous les jours et que la première fois peut arriver à l’improviste, mais il y a un contexte qui sous-tend chacune de ces scènes de sexe et je pense qu’il ne faut pas le laisser de côté.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « j'ai plus l'impression que le pitch n'est pas "On va vous montrer qu'avoir un handicap c'est pas grave !" mais plutôt<br /> "Oui, oui madame, les handicaps ça existe. On s'exprime peut-être mal et on à pas vraiment de solution à vous proposer, mais on ne se cache pas derrière son petit doigt en l'ignorant."» = Si on a<br /> besoin d’un eroge pour nous expliquer que le handicap existe c’est qu’il y a vraiment un problème quelque part. Et puis, je n’ai jamais demandé un jeu qui me montre que le handicap n’est pas<br /> grave (selon le handicap, un peu quand-même, va dire ça à un mec tétraplégique, je suis pas sûre qu’il trouve sa situation confortable), je voulais juste quelque chose qui me parle du handicap<br /> tout court, qui m’apprenne deux-trois trucs sur le handicap, qui me montre comment une fille qui ne voit pas, n’entend pas, ou à qui il manque des membres s’organise son quotidien. Et justement,<br /> la seule réponse que m’a apporté KS c’est « Le handicap existe ». Merci, capitaine Evidence, je me sens beaucoup plus informée maintenant. C’est surtout ça qui m’a rendue dingue. Au<br /> fond, à part pour Rin, c’est un dating sim médiocre ordinaire avec les archétypes ordinaires, les évènements ordinaires...et les scènes de sexe avec les handicapées (je suis mauvaise langue, le<br /> personnage principal est obsédé par le handicap et a tendance à ramener le sujet sur le tapis très régulièrement, mais en dehors de cela...). J’ai l’impression que pour beaucoup, le simple<br /> memento concernant l’existence du handicap a suffit. Peut-être que je suis davantage sensibilisée sur ce sujet que la normale mais j’aurais voulu un travail un peu plus approfondi et pas juste<br /> effleurer la surface.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « le format de visual novel ne les aidant pas au vu de la proportion minuscule de personnes que ça intéresse, ou plutôt<br /> qui connaissent le support » = C’est une fausse excuse quand tu vois la popularité de la démo à la base (on était en 2009) et la popularité actuelle du jeu. Plus d’un million de<br /> téléchargements quand-même, on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’un obscur projet oublié dans un coin du net ^^’.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Et pour finir comme beaucoup de personnes au-dessus, je te souhaite tout ce qu'il faut pour ton projet et sois sûr que<br /> je le dévorerai une fois finalisé... pour la science ! » = Merci bien, je ferais de mon mieux...FOR SCIENCE XD.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « j'ai oublié une précision dont tout le monde se fout mais j'ai au final bien plus aimé la route de Shizune que toutes<br /> les autres » = C’est ma 2e préférée après Rin mais personne ne semble apprécier sa route, va comprendre.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « je suis un fan du premier jour de Misha et que j'ai évidemment pris la voie de la "bad end" » = J’ai fini par<br /> apprécier Mischa au fil du temps mais honnêtement, je ne comprendrais jamais comment on peut ne pas la trouver chiante dans l’acte 1 X’).<br /> <br /> <br /> <br />
L
"Peut-être qu’on a juste une sensibilité exacerbée sur certains éléments, comme la structure narrative, les figures de style, la caractérisation des personnages. Encore heureux, non ? Cela veut<br /> bien dire qu’on a été attentives durant nos études XD." Certes ! C'est une bonne chose pour notre culture générale et aussi pour nos projets personnels où, de ce fait, nous savons comment procéder<br /> (enfin pas toujours, mais au moins, nous avons les clefs !), mais parfois, il faut admettre que c'est un peu embêtant, par exemple quand on passe pour l'insatisfait de service ! (Ah là là, je ne<br /> compte plus le nombre de coups de louches que je me suis prise sur la tête à force de descendre certaines "oeuvres" appréciées par mes proches ...)<br /> <br /> "C’est exactement pour cela que j’ai voulu garder Rin pour la fin. Avec le recul, je me demande si c’était un bon choix vu que je n’avais même plus envie de la lire quand je suis arrivée là<br /> tellement j’étais minée par les autres routes..." Je pense que ce n'est pas un mauvais choix dans la mesure où tu aurais probablement eu encore plus de mal à finir le jeu si Rin ne se trouvait pas<br /> au bout du tunnel ! Finir le jeu avec une route telle que celle d'Emi ou de Hanako, par exemple, ça laisse un goût amer !<br /> <br /> "ENFIN ! Enfin quelqu’un qui trouve cette foutue scène perturbante XD ! Franchement, je suis rassurée. Jusqu’à maintenant personne ne semblait remarquer quoi que ce soit et y a même un commentateur<br /> qui m’a sorti que c’était forcément à cause de mon inexpérience sexuelle et que je ne pouvais pas comprendre le côté embarrassant mais mignon d’une première fois. Je me demande si ce n’est pas<br /> parce que tu es une fille qu’on partage ce ressenti (alors que visiblement aucun gars ne trouve cette scène particulièrement étrange) et qu’on se place plus naturellement du côté d’Hanako pour<br /> analyser ce qui se passe =O." Pareillement, j'avais été assez intriguée par le manque de réaction, donc j'avais fait un petit tour sur le forum du jeu, mais même ici, les filles ont l'air plutôt ok<br /> avec cette scène. Pourtant, je sais pas, j'ai trouvé ça ... malsain. Et je pense que c'est légèrement ridicule de mettre ça sur le compte de nos expériences personnelles x) oui, on sait tous qu'une<br /> première fois c'est très gênant mais mignon, sauf que là, j'ai pas ressenti le côté mignon du tout ... Je sais pas si c'est à cause des illustrations, de la manière dont c'est amené ou quoi, mais<br /> c'est maladroit, puis on sent que Hanako a peur. Pas peur pour la simple et bonne raison qu'elle va franchir une étape mais peur parce qu'elle sait pas où elle en est, ce qu'elle fait, si elle le<br /> veut ou pas. En même temps, ça n'engage que moi, mais j'ai trouvé que la scène arrivait un peu comme un cheveu sur la soupe. Leur histoire est encore bancale à ce moment-là, beaucoup de choses sont<br /> restées tues, et Hanako vient de faire un effort ultime en se dévoilant. Je pense qu'il aurait fallu s'en arrêter là.<br /> <br /> "C’était ce qui manquait le plus au jeu, je pense, une immersion totale et pas juste superficielle. En somme c’est un jeu qui traite d’un handicap « light » (les conséquences sur le quotidien<br /> semblent minimes, voire inexistantes) à l’adresse des non-handicapés. J’aurais souhaité plus d’investigation, mais bon...<br /> (Ce doit être sacrément enrichissant de communiquer avec des sourds en plus =O)" Enrichissant, oui, ça l'est, pour sûr ! C'est vraiment intéressant de voir leur façon de s'adapter, comment ils<br /> appréhendent leurs handicaps ... surtout que pour une bonne partie d'entre-eux, les sourds de naissance, ce n'est pas un handicap mais une fierté ! Certains vont même jusqu'à nier en bloc les<br /> moyens qu'ils ont de recouvrir une partie de leur audition etc, bref c'est complexe, mais l'auteur aurait pu jouer sur ça au lieu de survoler le problème. C'est bien dommage, d'autant plus qu'ils<br /> auraient eu le temps de se plonger totalement dans les différents handicaps, au lieu de miser à fond sur l'aspect du truc. Enfin du moins, ça ne m'aurait pas dérangé perso de faire une croix sur<br /> les petites cinématiques du début au profit d'histoires plus intéressantes et mieux construites.<br /> <br /> Ah et au fait, je suis le projet "Milk" de très près ^^. Je ne sais pas à quoi m'attendre et naturellement les choses ne deviendront limpides que devant le fait accompli mais je suis très curieuse<br /> de voir ce que ça va donner. Se lancer dans quelque chose d'artistique, c'est pas évident. On sait jamais si on arrivera jusqu'au bout, ni si ce qu'on produira sera bon, qu'on ait toutes les clefs<br /> pour réussir ou pas. Mais l'important, c'est d'avoir la volonté de concrétiser le tout. Au moins, en cours de route, on en tire forcément des leçons, et ça nous permet de progresser et de<br /> s'améliorer. Enfin, je m'égare. Tout ça pour dire que je voulais te souhaiter bon courage à toi et à ton équipe et j'espère que vous atteindrez vos objectifs.
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H
<br /> <br /> « parfois, il faut admettre que c'est un peu embêtant, par exemple quand on passe pour l'insatisfait de service ! (Ah là là, je ne compte plus le nombre de coups de louches que je me suis<br /> prise sur la tête à force de descendre certaines "oeuvres" appréciées par mes proches ...) » = Je crois que c’est un drame récurrent dans la vie d’un littéraire confirmé que de devoir jouer<br /> le rabat-joie 8). C’est là qu’avoir d’autres amis littéraires ça peut être cool.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Je pense que ce n'est pas un mauvais choix dans la mesure où tu aurais probablement eu encore plus de mal à finir le jeu si Rin ne se trouvait pas au bout du tunnel ! » = Tu as sans<br /> doute raison.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Pareillement, j'avais été assez intriguée par le manque de réaction, donc j'avais fait un petit tour sur le forum du jeu, mais même ici, les filles ont l'air plutôt ok avec cette<br /> scène » = Tu te souviens de tes sources ? Je serais curieuse de lire davantage d’avis féminins en la matière parce qu’à part toi je n’ai encore pu croiser aucune joueuse de Katawa<br /> Shoujo et j’aimerais vraiment déterminer si cette impression est liée au genre ou non.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Je sais pas si c'est à cause des illustrations, de la manière dont c'est amené ou quoi, mais c'est maladroit, puis on sent que Hanako a peur » = Je pense que les graphismes et<br /> l’écriture jouent un rôle assez partagé dans ce fiasco. La scène de sexe d’Hanako est la seule où l’on voit clairement les parties génitales des personnages, de plus son expression à ce moment<br /> est de loin la plus mal à l’aise de toutes les héroïnes confondues, ce qui crée un impact visuellement. A ceci s’ajoute que, oui, la relation entre Hanako et Hisao est totalement bancale à ce<br /> moment là et que la scène est très mal introduite. La jeune fille essaye de faire plus d’efforts pour se confier, elle entraîne le héros dans sa chambre pour se dévoiler, et paf, sexeeee. C’est<br /> très maladroit et le scénariste aurait gagné à délayer le rapport au rendez-vous suivant (le temps que ça murisse dans la tête des persos, que ça s’améliore, toussa).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « C'est vraiment intéressant de voir leur façon de s'adapter, comment ils appréhendent leurs handicaps ... surtout que pour une bonne partie d'entre-eux, les sourds de naissance, ce n'est<br /> pas un handicap mais une fierté ! Certains vont même jusqu'à nier en bloc les moyens qu'ils ont de recouvrir une partie de leur audition etc, bref c'est complexe, mais l'auteur aurait pu jouer<br /> sur ça au lieu de survoler le problème » = J’ignorais que certains sourds percevaient ce qui pour nous s’apparente à un handicap comme une fierté, mais en un sens, ça ne m’étonne pas (mais<br /> là c’est mon expérience qui parle ; je me demande si les personnes en contact avec des formes de handicap ne sont pas plus susceptibles de critiques à l’égard de Katawa Shoujo). C’est le<br /> genre d’infos que seuls les « initiés » possèdent et qu’il aurait été sympa de découvrir dans un jeu ayant pour thème le handicap ^^.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Enfin du moins, ça ne m'aurait pas dérangé perso de faire une croix sur les petites cinématiques du début au profit d'histoires plus intéressantes et mieux construites » = C’est<br /> exactement ce que je me dis XD. J’ai limite l’impression que les cinématiques sont là pour s’excuser, genre « On a du mal à traiter le handicap, ça sent le roussi et...oh, regardez là-bas,<br /> de jolies vidéos ! ». Et le pire c’est que personne ne trouve ça bizarre 0o.<br /> <br /> <br /> <br /> « Se lancer dans quelque chose d'artistique, c'est pas évident. On sait jamais si on arrivera jusqu'au bout, ni si ce qu'on produira sera bon, qu'on ait toutes les clefs pour réussir ou pas.<br /> Mais l'important, c'est d'avoir la volonté de concrétiser le tout. Au moins, en cours de route, on en tire forcément des leçons, et ça nous permet de progresser et de s'améliorer » = Merci<br /> pour ces encouragement, je pense aussi qu’on a toujours des choses à tirer de nos erreurs et de nos difficultés, je suis juste terrorisée à l’idée de ne pas passer le premier seuil d’un très long<br /> chemin. Ce serait tellement frustrant d’échouer si vite... On dit toujours que le premier pas est le plus difficile, c’est sans doute vrai ^^’.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Tout ça pour dire que je voulais te souhaiter bon courage à toi et à ton équipe et j'espère que vous atteindrez vos objectifs » = Conquérir le monde 8D ?<br /> <br /> <br /> <br />
L
Lire ton article a été un véritable soulagement ! J'ai joué au jeu peu après sa sortie, ai été globalement déçue, mais voyant l'approbation de masse, je m'étais demandée si ce n'était pas juste<br /> parce que j'étais une chieuse de service que je n'avais pas aimé ... *oui, je suis une littéraire aussi, je suppose que c'est pour ça, on doit avoir un truc dans nos gênes ...*<br /> <br /> En même temps, j'ai commencé par Rin. Donc forcément, après avoir fini la route, j'avais mis la barre haut.<br /> <br /> Le fait que les routes soient chacune écrites par un auteur différent est un procédé qui aurait pu être enrichissant s'il avait été bien manié. Mais les incohérences, et au final l'hétérogénéité<br /> des différentes routes gâtent un peu le plaisir. De routes en routes, l'atmosphère est tellement différente que nous n'avons presque pas l'impression de jouer au même jeu. Parfois, c'est même<br /> l'intention de l'auteur, qui est différente.<br /> <br /> Je pense notamment à la route de Hanako. Tout le long, elle n'est définie que par son handicap, alors que justement, en jouant à l'acte 1, je n'avais qu'une envie : découvrir la personne qui se<br /> cachait derrière. Je crois que l'auteur a eu un peu de mal à insuffler de l'âme derrière l'histoire qu'il racontait. Idem pour la scène érotique où j'ai été mal-à-l'aise constamment ... (il aurait<br /> fallu que Rin débarque à nouveau. Dans la scène d'Emi, c'est vraiment ce qui a rendu l'instant intéressant)<br /> <br /> Quant à la route de Shizune, j'ai été déçue parce qu'initialement, il y avait du potentiel, malgré le manque de réalisme (comme tu l'as souligné, une sourde qui suit un cours "normal" alors qu'elle<br /> ne pratique pas lecture labiale, c'est ...). Je regrette que l'auteur n'est pas fait plus de recherches (bon, peut-être en a-t-elle fait, mais ça ne se ressent pas, quoi). Il y a quelques mois j'ai<br /> fait une immersion totale dans le monde des sourds et c'est bien dommage que la route de Shizune n'ait pas été plus imprégnée de cet atmosphère, avec la culture mais surtout la communauté elle-même<br /> avec ses conflits etc ...<br /> <br /> Le bon point aura néanmoins été que cette route m'aura fait davantage apprécier Mischa que je pouvais tout juste supporter au début du jeu.
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H
<br /> <br /> C’était un peu le but de mon article que d’essayer de regrouper les insatisfaits. Et ça me rassure de constater que je ne suis pas la seule à émettre des critiques =D.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « oui, je suis une littéraire aussi, je suppose que c'est pour ça, on doit avoir un truc dans nos gênes ... » = Peut-être qu’on a juste une sensibilité exacerbée sur certains éléments,<br /> comme la structure narrative, les figures de style, la caractérisation des personnages. Encore heureux, non ? Cela veut bien dire qu’on a été attentives durant nos études XD.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « En même temps, j'ai commencé par Rin. Donc forcément, après avoir fini la route, j'avais mis la barre haut » = C’est exactement pour cela que j’ai voulu garder Rin pour la fin. Avec<br /> le recul, je me demande si c’était un bon choix vu que je n’avais même plus envie de la lire quand je suis arrivée là tellement j’étais minée par les autres routes...<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je vois qu’on a des opinions très similaires sur l’hétérogénéité des routes et l’aspect unidimensionnel des personnages qui freinent vraiment l’appréciation qu’on peut en avoir.<br /> <br /> <br /> <br /> « Je pense notamment à la route de Hanako. Tout le long, elle n'est définie que par son handicap, alors que justement, en jouant à l'acte 1, je n'avais qu'une envie : découvrir la personne<br /> qui se cachait derrière. Je crois que l'auteur a eu un peu de mal à insuffler de l'âme derrière l'histoire qu'il racontait. Idem pour la scène érotique où j'ai été mal-à-l'aise<br /> constamment... » = ENFIN ! Enfin quelqu’un qui trouve cette foutue scène perturbante XD ! Franchement, je suis rassurée. Jusqu’à maintenant personne ne semblait remarquer quoi que<br /> ce soit et y a même un commentateur qui m’a sorti que c’était forcément à cause de mon inexpérience sexuelle et que je ne pouvais pas comprendre le côté embarrassant mais mignon d’une première<br /> fois. Je me demande si ce n’est pas parce que tu es une fille qu’on partage ce ressenti (alors que visiblement aucun gars ne trouve cette scène particulièrement étrange) et qu’on se place plus<br /> naturellement du côté d’Hanako pour analyser ce qui se passe =O.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Il y a quelques mois j'ai fait une immersion totale dans le monde des sourds et c'est bien dommage que la route de Shizune n'ait pas été plus imprégnée de cet atmosphère, avec la culture<br /> mais surtout la communauté elle-même avec ses conflits, etc ... » = C’était ce qui manquait le plus au jeu, je pense, une immersion totale et pas juste superficielle. En somme c’est un jeu<br /> qui traite d’un handicap « light » (les conséquences sur le quotidien semblent minimes, voire inexistantes) à l’adresse des non-handicapés. J’aurais souhaité plus d’investigation, mais<br /> bon...<br /> <br /> <br /> (Ce doit être sacrément enrichissant de communiquer avec des sourds en plus =O)<br /> <br /> <br /> <br /> « Le bon point aura néanmoins été que cette route m'aura fait davantage apprécier Mischa que je pouvais tout juste supporter au début du jeu » = Pareil pour moi. Comme quoi, ce n’est<br /> pas si difficile de rendre un personnage attachant ^^.<br /> <br /> <br /> <br />
P
Bonjour, Helia,<br /> <br /> Je ne sais pas si je vais m'engager sur la voie d'une discussion sémantique avec une littéraire confirmée, et je te concède bien volontiers que le terme de "facho" était un peu fort et hors de<br /> propos: il a néanmoins l'avantage d'être plus percutant, quoique pas très subtil.<br /> C'est étrange pour moi d'entendre de la part d'une jeune littéraire un discours vantant les bienfaits de la promotion au mérite, que j'entends, moi, tous les jours de la bouche de vieux cadres<br /> sortant de Polytechnique ou de HEC, et pourris de privilèges. C'est ce qu'on a du leur dire à l'école, à eux aussi...<br /> Ça fait bien longtemps, pour ma part, que je ne crois plus, hormis quelques génies incontestables, que des individus ont plus de valeur que d'autres. Chacun d'entre nous a probablement des<br /> qualités, que la vie a su mettre en valeur ou pas, et c'est tout.<br /> <br /> Mon ressenti sur les scénarios ne diffère pas trop du tien, malgré nos sensibilités différentes.<br /> Je viens de finir celui d'Emi, que j'avais plus ou moins mis en attente, et j'ai finalement été agréablement surpris par rapport à ce que j'en avais lu sur ton Blog. Ce n'est pas que je ne sois pas<br /> d'accord avec ton commentaire, bien au contraire, mais j'aurais quant à moi plus mis l'accent sur les points positifs, car il y a quand même une histoire, des personnages qui ont une existance, une<br /> vraie opposition, et une vraie complicité. L'entêtement d'Hisao me parait absolument légitime, s'il l'aime, et le fait d'être très con et entêté cadre bien avec son état de désespérance. Bon, on<br /> est d'accord, c'est pas de la grande histoire, mais ça se tient, et les personnages sont crédibles, je n'en demande pas plus.<br /> <br /> En revanche, j'avais été beaucoup déçu des scénarios de Shizune et Lili (pas d'histoire, plein d'incohérences, et personnages sans existence, voire carrément irréels).<br /> Celui d'Hanako, je n'en attendais pas grand chose, et c'est bien ce qui s'est passé (pas d'histoire non plus).<br /> Reste, pour moi, Rin (le meilleur scénario, et le mieux exploité), et Emi(pas super passionnant, mais une histoire, et des personnages que j'ai aimés).<br /> <br /> Il faut que je te dise quand même que je suis devenu un grand FAN de ton Blog (si si), que j'ai découvert en voulant voir s'il y avait d'autres personnes aussi frustrées que moi sur le Net à propos<br /> de Katawa Soujo.<br /> Vu la mine d'informations qu'on y trouve, je vais en avoir pour quelques mois à explorer toutes ces oeuvres que je ne connaissais pas.<br /> Merci de m'avoir fait connaitre Narcissu, et d'autres que je n'ai pas encore trouvé le temps d'attaquer.<br /> J'adore ton style d'écriture, et l'originalité et la pertinence de tes points de vue. En ces temps d'opinions consensuelles, ça fait du bien d'entendre un vrai avis (je me comprends).<br /> Je suis sûr que ton VN sera une vraie réussite, vu ton attachement à certaines valeurs (comme l'histoire et les personnages, des fondamentaux, quoi!), et le fourmillement d'idées qui semble<br /> t'habiter.<br /> Je reviendrai ici poster un commentaire, super élogieux bien sûr, quand il sera sorti...
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H
<br /> <br /> Il paraît que je suis très chiante quand je commence à jouer avec les mots donc partir dans un débat avec moi sur la sémantique ma paraît assez déconseillé, en effet X’).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Pour ce qui est du mérite, je dirais qu’il y a l’idéal et la réalité. Quand je vois Jean Sarkozy, le fils de notre bien aimé monarque Nicolas Ie, applaudi parce qu’à 26 ans il vient enfin de<br /> décrocher sa licence de droit, après avoir repiqué 2 fois sa deuxième année et avoir dû demander une dérogation parce que monsieur était trop préoccupé par la politique (se lancer dans la<br /> politique avec juste un Bac en poche, voilà qui est concept), je me sens légèrement insultée et je ne pense pas être la seule. Je suis naïve, j’en ai conscience, mais j’aimerais encore croire que<br /> quelqu’un d’honnête qui fait bien son boulot mérite un bon statut. La vérité est toute autre, on le sait.<br /> <br /> <br /> En prépa, il y avait de très mauvais professeurs dans le lot parce qu’ils étaient incollables sur leur sujet mais n’avaient aucune notion de pédagogie (et les élèves ont besoin de pédagogie). En<br /> un sens, ils méritent leur place et leurs privilèges parce qu’ils ont cravaché dur pour réussir l’ENS, mais une fois le concours terminé, ils n’ont plus jamais eu à se remettre en question et je<br /> trouve ça un peu dommage. Je pense que c’est pareil pour les cadres de Polytechnique et HEC que tu cites.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Ça fait bien longtemps, pour ma part, que je ne crois plus, hormis quelques génies incontestables, que des individus ont plus de valeur que d'autres. Chacun d'entre nous a probablement des<br /> qualités, que la vie a su mettre en valeur ou pas, et c'est tout » = Nous naissons inégaux et c’est à la société de compenser ces différences, ce qui est toujours très difficile à mettre en<br /> place. Certains naissent riches et disposent des cheat codes pour finir le jeu bourré de pouvoirs sans avoir eu à remuer un doigt, d’autres ont des handicaps plus ou moins forts. Mais la question<br /> de la valeur est toujours très problématique, malheureusement, et je n’ai clairement pas de réponse définitive à fournir.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je suis d’accord que le scénariste d’Emi a eu au moins la présence d’esprit de structurer son texte mais j’ai personnellement été très gênée par le comportement d’Emi qui devient agressive et<br /> imbuvable au fur et à mesure, je ne trouve pas que le personnage tienne debout même s’il est clair qu’il possède plus d’existence que Lily ou Hanako, ça ne le rend pas bon pour autant. Quant à la<br /> complicité, au contraire, je trouve que leur relation en manque (moins que les autres mais en manque tout de même) et la jeune fille dit d’ailleurs clairement qu’elle s’en foutait un peu d’Hisao<br /> au début. Ce dernier étant impardonnablement con, je suis désolée. Il connaît Emi depuis même pas une semaine et il la décrit avec une précision qui frôle l’obsession et le fétichisme, ça<br /> n’excuse pas ses remarques insultantes à mes yeux. En tout cas, en tant que fille, un mec comme ça me ferait peur =x. Après l’histoire se tient, mais elle est mauvaise (enfin, selon mes critères<br /> personnels, bien sûr).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Il faut que je te dise quand même que je suis devenu un grand FAN de ton Blog (si si), que j'ai découvert en voulant voir s'il y avait d'autres personnes aussi frustrées que moi sur le Net<br /> à propos de Katawa Soujo » = Ah, ça fait du bien de se sentir moins seul, pas vrai XD ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Vu la mine d'informations qu'on y trouve, je vais en avoir pour quelques mois à explorer toutes ces oeuvres que je ne connaissais pas » = C’est surtout que j’ai de plus en plus<br /> tendance à verser dans les gros pavés, ça bouffe du temps à écrire mais à lire ça doit être pas mal non plus. Bon courage !<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « J'adore ton style d'écriture, et l'originalité et la pertinence de tes points de vue. En ces temps d'opinions consensuelles, ça fait du bien d'entendre un vrai avis (je me<br /> comprends) » = Je comprends aussi ce que tu veux dire ^^’. J’ai tendance à avoir des opinions assez marginales sur la vie, l’art, la philosophie, ça rend souvent perplexe mon entourage,<br /> ahah. Peut-être que certaines personnes ont besoin d’une cure de bizarre de temps en temps pour se changer les idées XD.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Je suis sûr que ton VN sera une vraie réussite, vu ton attachement à certaines valeurs (comme l'histoire et les personnages, des fondamentaux, quoi!), et le fourmillement d'idées qui<br /> semble t'habiter. Je reviendrai ici poster un commentaire, super élogieux bien sûr, quand il sera sorti... » = J’aimerais avoir cette certitude mais je ne crois pas que ce sera une réussite.<br /> Après tout, on peut donner tout son cœur pour produire une œuvre d’art et ne jamais être bon, c’est même le cas de la majorité des aspirants-artistes. Il y a des gens qui sont de très bons<br /> théoriciens, qui te parlent de leur dernière idée avec des larmes dans les yeux, tu te dis que ça ne peut être que génial, et puis le résultat se révèle médiocre. C’est un peu ce qu’on disait la<br /> dernière fois : J’aimerais pouvoir être un « génie » dans ma matière, vraiment, mais il y a des milliers de personnes qui ont le même souhait que moi, la compétition est rude. A<br /> partir de là le fait que je sois passionnée ne traduit nullement de quelconques compétences. Et puis, même si j’ai de bonnes intentions, ce n’est pas pour autant que ça marchera. Regarde Katawa<br /> Shoujo, ne crois-tu pas qu’ils ont mis tous leurs efforts et les meilleures intentions du monde dans ce projet ? Il n’empêche que certains ne savent pas écrire, c’est un constat froid,<br /> coupant, et il n’est pas dis que je ne sois pas concernée à mon tour. Je suis sans doute d’un perfectionnisme écrasant mais je suis aussi assez amèrement réaliste : ce n’est pas parce qu’on<br /> veut être un bon écrivain qu’on peut en être un.  Alors...ne me promet pas un commentaire élogieux...<br /> <br /> <br /> <br />
P
re-re-re bonjour, et désolé que le fait de poser plusieurs messages de suite puisse heurter les us et coutumes des blogs, je n'en suis pas coutumier...<br /> Je vais essayer de prendre mon temps pour répondre, bien que je sois plus du genre impulsif et synthétique.<br /> <br /> "ça ne m’étonnerait pas que ce soit une marque de fabrique d’Aura"<br /> => alors tout s'explique; ils auraient dû le (la) solliciter davantage dans les autres routes!<br /> <br /> "Personnellement, je pense que ce n’est pas du tout un trait propre uniquement aux américains vu que c’est un schéma rencontré de manière extrêmement courante dans certains eroges japonais. J’ai<br /> d’ailleurs été un peu déçue que cette caractéristique ô combien barbante soit présente tout du long, il n’y a qu’avec Emi et Lily (et encore, avec cette dernière il y a un temps de battement de 10<br /> secondes entre le baiser et la partie de jambes en l’air) que la relation ne démarre pas à l’envers."<br /> => je te crois sur parole, n'étant pas (encore) coutumier d'eroges japonais. j'ai déjà, par contre, joué à des datings sims, mais c'est différent: d'abord, il y a l'aspect jeu, où on peut faire<br /> grimper ses stats (c'est mon côté matheux, dès qu'il y a des stats, je ne peux pas m'empêcher de les faire grimper au max), et il y a l'aspect "drague", orientation de la suite, qui ne correspond<br /> pas du tout au schéma visual novel, car il est beaucoup plus interactif. On peut penser ce qu'on veut des dating sims, mais au moins, le schéma est clair, il n'y a pas de triche. L'acte 1 se<br /> prêtait bien à ce modèle, car il fallait en quelque sorte choisir la fille avec qui on allait poursuivre les autres actes.<br /> Et c'est justement là que je me suis fait avoir, car je pensais (bêtement, peut-être), que c'était un choix délibéré, mais temporaire, pour les besoins de l'acte 1, et que ça allait un peu<br /> s'alléger par la suite, puisqu'on allait commencer la partie romance, et que la route devait, en principe, être assez linéraire, sous peine de faire exploser la complexité du côté technique. Ils<br /> ont ajouté la linéarité, sans retirer la répétition, qui du coup est devenue lourde et complètement inutile.<br /> Cela n'a pas pesé, je pense, de la même manière sur l'ensemble des scénarios. Celui de Lili, à mon sens, a été le plus touché, car romantisme ne peut pas rimer avec routine. Pareil pour l'aspect<br /> "eroge", ça aurait été bien de faire un érotisme un rien érotique et sensuel, mais bon: question de sensibilité, on va dire...<br /> <br /> "Et puis, meuh, moi j’aimais bien Shizune et Mischa même si les interactions sentimentales ne fonctionnaient pas une seconde avec elles. Elles seraient restées des personnages secondaires (et<br /> développés), ça aurait été parfait."<br /> => chacun ses gôuts, hein ;)<br /> je n'ai aucun penchant pour le masochisme, ni aucune attirance pour les théories facho (il y a l'élite, et les autres, l'élite doit être au pouvoir, les autres obéir. Les gens au pouvoir agissent<br /> toujours pour le bien des autres. Mais ce n'est pas aussi simple: il y a aussi des gens brillants, mais méchants. Ce n'est pas l'élite, c'est l'ennemi. C'est facile de le reconnaitre, il porte une<br /> barbe et a un sabre en bandoulière pour écraser les gentils). Longue parenthèse, pour expliquer ma vision du scénario de Schizune.<br /> <br /> "Là, par contre, je pense que c’était un peu naïf de ta part que d’en espérer autrement. Katawa Shoujo a toujours été prévu comme un dating sim avec des scènes érotiques et en tant que gros projet<br /> amateur hasardeux il avait besoin d’un modèle. Cela ne pouvait pas être un roman."<br /> => oui, un peu naif, mais pas au point d'espérer un vrai roman. Je dis juste que c'est dommage de ne pas l'avoir fait, mais je ne l'espérais pas vraiment. Je savais évidemment l'orientation<br /> globale du truc.<br /> <br /> "En revanche, ils auraient pu canaliser l’aspect dating-sim d’une manière plus pertinente et plus enrichissante."<br /> => Le scénario de Rin a bien fonctionné un peu sur le mode roman tout en respectant ce contrat "dating sim", simplement en allégeant un peu les rendez-vous quotidiens, et en leur donnant plus de<br /> contenu, grâce à la salle de cours d'art, où il se passait des choses, des réflexions, des vrais dialogues un peu évolués, et grâce au prof, qui apportait aussi sa vision des choses.<br /> Personnellement, j'ai aussi vraiment admiré la performance de celui (celle) qui a écrit les dialogues, constamment sur le mode décalé, avec des retours sur le réel, par contraste, souvent<br /> humoristiques.<br /> Le thème de la schizophrénie des artistes, qui vivent dans une bulle sans pouvoir communiquer, et voient des choses que le commun des mortels ne peut pas imaginer, est aussi très poignant.<br /> Hisao était aussi très touchant dans ses tentatives désespérées de communication.<br /> Je ne vais pas spoiler plus que ça, ce serait dommage...<br /> Donc, il y en a qui l'ont fait, c'était parfaitement possible.<br /> <br /> Je continue donc de penser, que malgré son schéma identique à la suite, l'acte 1 pouvait donner à penser qu'on était en droit d'attendre davantage, et que certains ont bien gâché leur scénario.
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H
<br /> <br /> Ce n’est pas tant une histoire d’heurter ou non des us et coutumes qu’un constat purement pragmatique : autant regrouper ses impressions en un seul message, non ^^ ? Disons que ça<br /> permet de contrôler son impulsivité.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je suis pas du tout sûre pour Aura mais comme c’est la seule personne qui sait bien écrire et qu’elle possède un style plus « philosophique » que les autres, ça serait plus facile, on<br /> pourrait lui mettre tous les aspects positifs de la narration sur le dos X). J’aurais bien voulu qu’Aura se charge du reste aussi mais il ne faut pas oublier que c’est un projet participatif et<br /> comme je l’ai signalé dans mon billet, je pense que personne n’a osé aplanir de manière plus radicale l’écriture parce que c’est très délicat de dire à un membre actif et productif qu’il est<br /> moins bon que soi-même et le renvoyer comme un malpropre.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Eroges et dating sim sont parfois très étroitement liés. Cela m’est déjà arrivé de rencontrer des barres de stats à remplir dans un eroge (ce qui déterminait quelle fin tu décrocherais avec qui)<br /> et j’ai cru comprendre qu’il y avait des dating sim plus fortement scénarisés donc très proches des VNs. La frontière étant perméable, je ne suis plus certaine de savoir comment classer certains<br /> produits... Pour en revenir à ce que tu dis, je confirme que c’était un peu naïf d’y voir une mesure temporaire. En revanche, je te suis sur le côté linéaire, je pensais vraiment qu’ils allaient<br /> plus se centrer sur une histoire construite que sur des choix. D’ailleurs vu qu’on choisi quelle fille on veut dès l’acte 1, les choix suivants n’ont au fond plus beaucoup de sens. Enfin, c’est<br /> pas tout à fait comme ça que je procéderai mais je ne suis pas à leur place ^^’.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Celui de Lili, à mon sens, a été le plus touché, car romantisme ne peut pas rimer avec routine » = Pas si on ne voit que le début de la routine (toutes les premières fois). Et pour<br /> beaucoup ça n’a pas dérangé, preuve que les interactions avec le personnage préféré suffisent à combler cette répétition pour un paquet de joueurs.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Tu confonds le fascisme et l’élitisme. Le fascisme est un mouvement politique s’appuyant sur un pouvoir fort, un nationalisme exacerbé, une farouche répression de l’opposition et un contrôle<br /> constant des libertés civiles. L’élitisme est un néologisme qui découle du snobisme et de l’aristocratie (littéralement gouvernement des meilleurs). Parler de théorie facho est un abus de<br /> langage, d’autant plus que je trouve que tu extrapoles beaucoup : pour ma part l’idée d’être la meilleure et de hisser le niveau par le haut a trouvé une résonance en moi. Peut-être parce<br /> que je suis passée par la prépa où on était constamment humilié tout en s’entendant dire qu’on appartenait à une élite, ce qui fait que ce type de discours ne me choque pas. Mais plus<br /> profondément, je ne comprends pas le mal. Je suis pour le mérite. Si tu es bon à ce que tu fais, il n’y a aucune raison que tu ne prennes pas la place d’un riche incapable de faire son job et qui<br /> ne doit son rang qu’à du piston. Ce n’est pas fasciste, c’est même humaniste de dire que chaque être humain, s’il travaille dur, a le droit à une promotion sociale.<br /> <br /> <br /> (Et être cultivé ne signifie pas automatiquement être intelligent)<br /> <br /> « Donc, il y en a qui l'ont fait, c'était parfaitement possible. Je continue donc de penser, que malgré son schéma identique à la suite, l'acte 1 pouvait donner à penser qu'on était en droit<br /> d'attendre davantage, et que certains ont bien gâché leur scénario » = C’est un peu ce que je me disais aussi mais il parait que je suis naïve aussi X).<br /> <br /> <br /> <br />
P
...mais en même temps, dans l'acte 1 il y avait la scène d'introduction, avant qu'Hisao n'arrive à l'école, son drame personnel, la découverte que sa vie allait devoir changer radicalement,<br /> l'immersion dans un nouvel univers très déroutant, avec des vrais personnages, et même des seconds rôles qui tenaient la route (la bibliothécaire, Kenji, Mutou...), et la découverte des thèmes<br /> musicaux,<br /> <br /> ...qui par la suite n'ont pas évolué (il n'y a pas eu de nouveau thème musical, dommage), donc, forcément, ça crée une impression de routine, renforcée ensuite par le fait qu'il doive<br /> systématiquement se lever, savoir s'il doit aller au dortoir des filles ou réviser ses cours, filer un coup de main à Shizune, faire la grasse mat ou du fitness avec Emi... Bref, rien de vraiment<br /> passionnant pour moi, d'autant plus que ça se répète au delà du raisonnable (façon simdating, justement), et même pendant les vacances (on va boire un coup, ou on se promène dans les bois ? ah non,<br /> moi j'irais bien faire les courses, c'est vachement plus passionnant).<br /> Quant à la façon qu'ont les américains de traiter le sexe ou même les relations amoureuses, c'est juste étrange et contre nature pour moi. Comment ça, tu fais l'amour avec une fille (façon de<br /> parler, vu la manière dont ça se passe la plupart du temps: on dirait que les américains n'ont jamais entendu parler des préliminaires, genre bisou, caresse, parole gentille ?), et tu lui fais même<br /> pas un bisou le lendemain, tu ne lui prends pas la main non plus, la fille ça ne lui vient pas à l'idée non plus, on dirait qu'il n'y a rien de changé entre eux, et leurs premières paroles<br /> d'échange au ptit-dej va être de demander ce qu'on va bien pouvoir bouffer à midi...<br /> Tu m'étonnes que Lili se barre en Ecosse après ça!<br /> C'est juste pas crédible pour moi, qui ne conçois pas les relations normales comme ça du tout!<br /> Et comment ça se fait-il donc qu'un mec qui passe son temps à se demander s'il est vraiment amoureux de la fille ou pas finisse par lui courir après au point de mettre sa vie en jeu, tout ça même<br /> pas bien amené, par une tension ou une incompréhension entre les 2 personnages, par exemple ?<br /> Shizune va être facho et avoir le culte du plus fort jusqu'au bout, même pas peur, sans une once d'humanité, avec un comportement amoureux et sexuel carrément inimaginable, mais finalement à la<br /> fin, elle conçoit de mettre sa supériorité au service de l'humanité. Là c'est trop pour moi; sa copine avec ses boucles roses et son sourire insupportable qui finit avec un tee-shirt rose<br /> "bush-cheney"... même si elle est un peu bête, très amoureuse de sa copine, et qu'elle a quand même des sentiments, cela ne me la rend pas sympathique pour autant, désolé!<br /> <br /> C'est vrai, j'exagère un peu le trait, car après tout j'ai aussi un peu craqué pour Lili l'aveugle romantique (moi, dès qu'il y a du romantique, je me fais avoir à chaque fois, je suis un grand<br /> sentimental), ou pour la pauvre Hanako, qu'a vraiment pas eu de bol avec la vie, et que ce brave Hisao va secourir, mais c'est pour argumenter le fait que c'est quand même dommage d'avoir voulu<br /> donner à ce qui aurait pu être un vrai roman une orientation dating-sim.
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H
<br /> <br /> C’est plus facile de  trouver la faille dans l’œuvre des autres que d’en crée une qui n’en possède aucune, en effet, mais ça ne m’empêche pas non plus d’appuyer où ça fait mal<br /> (il paraît que c’est un don chez moi de repérer ce qui ne va pas).<br /> <br /> <br /> <br /> « Cela dit, il me semble à moi que tu as beaucoup de créativité et d'arguments pertinents dans la critique, ce qui est en quelque sorte une forme de création... » = Hum, je ne sais pas<br /> si c’est une forme de création mais j’essaye de rendre mes critiques pertinentes et ludiques. Que je réussisse ou non est une autre histoire...<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je pense que c’est l’imagination du lecteur en parcourant l’acte 1 qui crée la majorité de l’histoire et que Katawa Shoujo n’a pas su profiter assez de cet immense potentiel (avoir une grosse<br /> fanbase créatrice ça te permet de leur piquer quelques idées par-ci, par-là et de contenter tout le monde à la fin, si tu es suffisamment malin).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « en même temps, dans l'acte 1 il y avait la scène d'introduction, avant qu'Hisao n'arrive à l'école, son drame personnel, la découverte que sa vie allait devoir changer radicalement »<br /> = J’ai aussi beaucoup apprécié cette partie et je pense que c’est le scénariste derrière la route de Rin qui tirait les ficelles à ce moment, d’où la description psychologique très fine qu’on ne<br /> retrouve nulle part ailleurs, ça ne m’étonnerait pas que ce soit une marque de fabrique d’Aura.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « des seconds rôles qui tenaient la route (la bibliothécaire, Kenji, Mutou...) » = Ils tiennent toujours la route dans le jeu complet, ils sont juste relégués à de simples figurants.<br /> Paradoxalement je les trouve plus intéressants que certains personnages principaux.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Quant à la façon qu'ont les américains de traiter le sexe ou même les relations amoureuses, c'est juste étrange et contre nature pour moi. Comment ça, tu fais l'amour avec une fille (façon<br /> de parler, vu la manière dont ça se passe la plupart du temps: on dirait que les américains n'ont jamais entendu parler des préliminaires, genre bisou, caresse, parole gentille ?), et tu lui fais<br /> même pas un bisou le lendemain, tu ne lui prends pas la main non plus, la fille ça ne lui vient pas à l'idée non plus, on dirait qu'il n'y a rien de changé entre eux, et leurs premières paroles<br /> d'échange au ptit-dej va être de demander ce qu'on va bien pouvoir bouffer à midi... » = Personnellement, je pense que ce n’est pas du tout un trait propre uniquement aux américains vu que<br /> c’est un schéma rencontré de manière extrêmement courante dans certains eroges japonais. J’ai d’ailleurs été un peu déçue que cette caractéristique ô combien barbante soit présente tout du long,<br /> il n’y a qu’avec Emi et Lily (et encore, avec cette dernière il y a un temps de battement de 10 secondes entre le baiser et la partie de jambes en l’air) que la relation ne démarre pas à<br /> l’envers.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Et comment ça se fait-il donc qu'un mec qui passe son temps à se demander s'il est vraiment amoureux de la fille ou pas finisse par lui courir après au point de mettre sa vie en jeu, tout<br /> ça même pas bien amené, par une tension ou une incompréhension entre les 2 personnages, par exemple ? » = Ce n’est pas à moi qu’il faut dire ça, j’ai déjà établi que j’avais trouvé ce détail<br /> scénaristique ridicule XD. Il faudrait que tu en causes avec Amo de Néant Vert (http://neantvert.eu/index.php/post/2012/02/17/Mon-aveugle-c-est-la-meilleure-des-aveugles-keur-keur), lui a adoré<br /> la route de Lily et il a une opinion très différente de la mienne à ce sujet.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Et puis, meuh, moi j’aimais bien Shizune et Mischa même si les interactions sentimentales ne fonctionnaient pas une seconde avec elles. Elles seraient restées des personnages secondaires (et<br /> développés), ça aurait été parfait.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « c'est quand même dommage d'avoir voulu donner à ce qui aurait pu être un vrai roman une orientation dating-sim » = Là, par contre, je pense que c’était un peu naïf de ta part que d’en<br /> espérer autrement. Katawa Shoujo a toujours été prévu comme un dating sim avec des scènes érotiques et en tant que gros projet amateur hasardeux il avait besoin d’un modèle. Cela ne pouvait pas<br /> être un roman. En revanche, ils auraient pu canaliser l’aspect dating-sim d’une manière plus pertinente et plus enrichissante.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> P.S : Tu peux prendre ton temps pour répondre, tu sais, ça t’évitera de devoir revenir plusieurs fois pour écrire un message supplémentaire ^^<br /> <br /> <br /> <br />
P
A la réflexion, je partage ton avis sur l'acte 1, qui finalement est assez semblable au reste. C'est sûrement, comme tu le dis, nos attentes un peu trop extrapolatrices qui en ont fait ce que les<br /> scénaristes n'ont apparemment pas voulu faire : un roman, une histoire. Au lieu de ça, on a eu plutôt droit à un "loft story", ou un truc du genre. Une étude de moeurs dans un univers clos. Si ça<br /> se trouve, c'était exactement le but recherché et le cadre défini. Donc, partant de là, ils ont bien rempli le contrat...
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P
ben moi c'est pareil, je suis fasciné par le talent, quand il me semble le reconnaitre, bien que je n'en aie aucun (pour le littéraire). J'ai toujours le sentiment que c'est super facile de<br /> critiquer, beaucoup moins de réaliser, mais cela ne m'empêche pas de le faire (critiquer, bien sûr).<br /> Celà dit, il me semble à moi que tu as beaucoup de créativité et d'arguments pertinents dans la critique, ce qui est en quelque sorte une forme de création...
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P
je partage entièrement ces analyses, d'autant plus que cela décrit parfaitement mon ressenti sur ce visual novel. Je ne suis pas assez calé en anglais (merci google) pour apprécier le contenu<br /> littéraire, mais l'intrigue, en revanche, m'a également profondément déçu, sauf pour Rin (comme toi). Cela manque de cohérence, de profondeur, d'intrigue, bref, les scénaristes n'ont pas été à la<br /> hauteur, globalement, et c'est bien triste, car l'acte 1 était quant à lui plein de promesses, chargé de possibilités non exploitées.<br /> Les choix ne donnent pas plus de consistance au "héros", qui semble constamment subir le caractère des filles dont il est censé être le pendant. Malheureusement, son manque d’existence rend le<br /> dialogue inintéressant, car il n'y a pas de confrontation d'opinion, et il ne leur apporte pas grand chose, au final.<br /> La charge émotionnelle est gâchée trop souvent par des dialogues futiles hors de propos, alors que l'on aurait souhaité un contenu plus solide et dramatique, plus soutenu, plus cohérent, puis un<br /> cheminement vers un dénouement tragique ou heureux, au choix (ou plutôt au choix du lecteur).<br /> Bref, travail titanesque (je pense), résultat très bon sur le plan technique (images, bande son), contenu littéraire suffisant pour un jeu (je ne suis pas bon juge), mais intrigue foirée par des<br /> scénaristes pas à la hauteur des prétentions techniques du jeu. Potentiel énorme au départ (collège handicapés, personnalités marquées), acte 1 bien ficelé dans l'ensemble (j'ai bien aimé), mais le<br /> reste a été lamentablement mal exploité. Comme quoi, on ne s'improvise pas scénariste comme ça, c'est un métier!<br /> Comme disait Jean Gabin : un bon film, c'est une bonne histoire, avant tout!
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H
<br /> <br /> Je suis étonnée de lire quelqu’un se faisant, presque mot pour mot, les mêmes réflexions que moi, c’en serait presque troublant ^^.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je ne suis pas bien calé en anglais non plus mais je doute légèrement de la qualité littéraire au sens où j’ai entendu un anglophone partageant une partie de mon opinion se plaindre du côté<br /> « décousu » de l’écriture : pour lui, les écarts entre les styles des différents scénaristes est flagrant. Je pense qu’il faut déjà avoir un œil expérimenté pour s’en rendre compte<br /> mais que l’observation n’est pas forcément inintéressant.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Concernant l’acte 1, j’avoue qu’avec le recul je l’ai trouvé aussi ennuyeux que le reste (difficile de justifier a posteriori mon enthousiasme en 2009 autrement que par le simple argument<br /> « C’est amateur et de bonne qualité technique donc il faut encourager », ce qui est toujours délicat à mettre en oeuvre). M’est avis que ce n’est pas l’acte 1 en soi qui était plein de<br /> promesses mais simplement le « pitch » de départ. Sur le papier, l’idée faisait fureur, mais en application c’était en réalité très casse-gueule.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Sinon, tout à fait d’accord : on ne le dirait pas au premier abord mais écrire n’est pas à la portée de tout le monde, ce n’est pas juste aligner des mots et des idées, c’est aussi<br /> travailler la matière et la modeler, transmuter la laideur en beauté, bref un mécanisme fascinant et complexe.<br /> <br /> <br /> (Je tiens à signaler que je ne dis pas ça pour paraître orgueilleuse, je ne pense pas être à la hauteur du statut d’artiste même si j’aimerai bien. En tout cas, je travaille sur moi en<br /> espérant m’améliorer et peut-être, un jour, j’y arriverai...)<br /> <br /> <br /> <br />
K
Sincèrement, un très grand merci pour m'avoir répondu avec autant de courtoisie et de modestie.<br /> <br /> Deux qualités rares (je me permets ici une "pique", pas contre toi, mais contre des gens qui ont le même parcours que toi, que je connais), voire même très rares, chez les gens qui font des prépas<br /> littéraires. Tu vas peut-être crier au cliché, mais à part un de mes meilleurs amis, tous les gens que je connais et qui font ou ont fait des prépas littéraires sont très prétentieux, et aussi très<br /> condescendants (pour ne pas dire méprisants). Enfin, peut-être que je ne connais pas les bonnes personnes parmi les gens de cette filière...<br /> <br /> Pour répondre aux questions de la fin de ton commentaire, ce n'est pas toi qui a chuté dans mon estime, c'est moi qui me pose/posait des questions sur moi-même (et merci de m'avoir rassuré par tes<br /> sages paroles), après avoir lu que cette histoire, qui m'avait fait quelque chose, était, aux yeux de quelqu'un que je ne connais pas, mais dont je sais que cette personne a une certaine culture,<br /> une certaine intelligence, etc... une histoire à l'eau de rose.<br /> <br /> Pour donner un autre exemple, c'est un peu ce qui m'est aussi arrivé après avoir vu l'adaptation en anime de Fate/Stay Night (je n'ai commencé le VN d'origine que plus tard) ; j'ai trouvé la fin de<br /> l'histoire (les derniers épisodes) assez poignante, mais aussi et surtout, je m'étais identifié au personnage d'Emiya Shirou, pour son côté idéaliste et parfois naïf (bien qu'il y ait parfois<br /> quelques excès dans ces traits de personnalité). Alors, quand en me mettant à chercher des critiques de cet anime sur le net, et que je lis et relis dans les avis qu'Emiya est "un crétin", qu'il<br /> est "pitoyable", ou que c'est "un boulet", alors que je m'identifiais à ce personnage malgré son côté parfois "excessif", ça fait "mal au cœur".<br /> <br /> Sinon, oui, je traine souvent chez la kawasoft (vive les flux RSS ^^), bien que je n'en fasse pas partie (pas de la team, j'adhérerai probablement à l'asso quand ils lanceront leur projet<br /> "communautaire".)
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H
<br /> <br /> Courtoisie j’espère bien, après tout j’en fais une éthique ; modestie ça reste à prouver, je suis un peu mégalomane à ma façon XD.<br /> <br /> Ne t’en fais pas pour la « pique », je ne t’en voudrais pas pour cela. D’ailleurs je ne me suis pas sentie à ma place en classe préparatoire et l’ambiance de classe en khâgne aura été proprement<br /> insupportable pour moi. Comme mon petit bilan post-prépa te le confirmera (oui, j’ai posté ça, même pas honte :x), il y a effectivement des gens prétentieux là-bas. Ceux qui se font remarquer ne<br /> représentent pas pour autant une majorité mais ce serait naïf que de prétendre qu’on ne se sent pas un peu au-dessus du lot quand on est dans ce type de cursus.<br /> Les profs ne cessent de te répéter à la fois que tu es la pire des merdes, l’élite de la nation mais une merde quand-même, mais élite par rapport à la basse populace, etc. En outre, l’épreuve que<br /> tu traverse est tellement intense que tu te retrouves souvent incompris de ceux qui sont à l’extérieur, qui n’ont pas fait prépa et ne comprennent pas en quoi tel devoir à rendre est si crucial<br /> ou pourquoi tu es encore debout à 4h du matin pour la troisième fois de la semaine pour préparer cet oral sur « Le lieu est-il une île ? ». Le résultat est que deux ans, voire trois, à ce régime<br /> te désociabilise complètement (à force de travailler, tu vois moins tes anciens amis, ceux qui ont toujours une vie normale, une distance se crée) et tu finis parfois par te renfermer sur cette<br /> communauté « prépaïste » avec laquelle tu as partagé de sacrées épreuves. Ce serait mentir que de dire qu’il n’y a pas une complicité forte qui se forme avec tes camarades face à l’adversité<br /> (enfin, dans mon cas c’était plus visible dans l’autre classe puisqu’ils étaient même pas une dizaine, nous ça dégommait dur). En un sens, tu te sens un peu le survivant d’une guerre que tu as<br /> été le seul à vivre. Du coup c’est plus facile de regarder les autres de haut que d’accepter de faire à nouveau partie de la masse.<br /> <br /> Du moins c’est mon interprétation. J’ai été relativement épargnée par l’expérience prépa parce que j’ai une fermeté d’esprit assez colossale quand je m’y mets et que je m’étais déclarée d’emblée<br /> que je ne laisserai pas le temps passé là-bas me marquer. D’ailleurs j’ai complètement coulé en khâgne parce que je ne voulais plus faire d’effort et avec le recul je me sens presque coupable<br /> quand je vois que certains qui se sont défoncés la santé cent fois plus que moi pour décrocher de bons résultats en sont aujourd’hui à peu près au même niveau (ainsi j’ai croisé une des<br /> prétentieuses de la classe dans les couloirs de la fac quelques mois plus tard, elle avait pourtant passé 3 ans en prépa).<br /> <br /> <br /> Culture et intelligence ne sont pas des qualités un peu flottantes qui apparaissent par magie, ce sont des caractéristiques qui accompagnent une personnalité et la mienne est assez forte, pour ne<br /> pas dire écrasante à certains moments. Du coup ma critique est forcément biaisée par ce bagage et je ne m’en cache pas, ça fait partie du jeu. Tout comme tu t’identifies à l’aspect un peu naïf et<br /> idéaliste d’Emiya Shirou, je m’identifie à des personnages qui me ressemblent par certains traits et j’en déteste d’autres parce qu’ils sont tout ce que je ne peux pas supporter dans un être<br /> humain, fictif ou non. La culture n’a plus rien à voir là-dedans, c’est la personnalité qui parle. Je n’aime pas les histoires d’amour ordinaires, je n’aime pas la vacuité, je n’aime pas le happy<br /> end quand les personnages n’en ont pas sué sang et eau pour l’obtenir, je n’aime pas les récits où il ne se passe rien ni les histoires reflétant la sacro-sainte « vie de tous les jours » de<br /> manière à l’enjoliver et à la rendre gentille et inoffensive. Tout cela fait partie de mon passif. Pour moi qui conçoit ma vie comme une bataille perpétuelle, c’est dur de me pencher sur une<br /> amourette de lycéens banale là où d’autres y trouvent sûrement un havre de paix ^^’.<br /> <br /> En parlant de persos que tout le monde déteste : Shinji Ikari d’Evangelion m’a jamais posé de problèmes, même que je l’aime bien, et pourtant on le traite de pas mal de noms d’oiseaux. Comme<br /> quoi, on reste prisonnier de sa subjectivité =).<br /> <br /> <br /> Donc c’est bien toi que je vois commenter de temps en temps sur le site de la Kawa Soft. Oui, j’ai tendance à lurker, j’avoue X).<br /> <br /> <br /> <br />
K
Bonjour,<br /> <br /> je vais essayer de donner mon avis sur ce que j'ai fait jusqu'à présent, c'est à dire uniquement la route de Lilly ; j'ai l'intention de faire les autres routes, mais je n'ai pas touché à ce VN<br /> depuis quelques semaines car des problèmes d'ordre personnels engendraient chez moi un stress qui ne me permettait pas d'apprécier correctement la lecture de la suite. Du moins, je me suis dit à ce<br /> moment là qu'il faudrait que j'attende d'être moins stressé par "tout ça" pour pouvoir apprécier.<br /> J'ai terminé le passage 3615 ma vie, j'en viens donc à ce que je pense de la route de Lilly.<br /> <br /> Je vais essayer de ne pas reproduire l'agressivité d'un commentaire précédent, si jamais le reste de mon message semblait agressif, cela ne sera pas mon intention, car bien que je n'ai jamais<br /> commenté sur ton blog, j'apprécie le fait de le consulter de temps en temps. C'est ton blog qui m'a fait découvrir Katawa Shoujo alors que la première version de la démo venait de sortir, et c'est<br /> aussi ton blog qui m'a fait découvrir Saya no Uta (plus précisément, c'est en recherchant des infos sur Google sur ces 2 VN que je suis tombé sur tes articles).<br /> <br /> Bref, j'arrive à ce que j'ai pensé de la route de Lilly, et ma foi, je n'ai absolument pas le même ressenti que toi là-dessus.<br /> <br /> Si je résume/simplifie ce que tu en dis, tu trouves que c'est une romance à l'eau de rose, avec un personnage creux et sans personnalité.<br /> Bien que j'ai trouvé que certains points de sa personnalité et de son passé (par exemple son amour impossible pour un professeur) auraient pu être plus approfondis, je ne l'ai pas vraiment trouvée<br /> creuse pour autant.<br /> <br /> Concernant l'évolution de sa relation avec Hisao, je n'ai vraiment pas trouvé qu'il s'agissait d'une histoire à de l'eau de rose, plutôt d'une histoire plutôt réaliste, assez touchante, et très<br /> belle (ou très émouvante, ou très "je trouve pas le mot").<br /> <br /> Concernant la fin de cette route, certes l'élément de résolution (la crise juste avant le départ de l'avion) est un peu "forcé", un peu gros, mais dans le contexte, le fait d'utiliser le téléphone<br /> pour tenter de convaincre quelqu'un de me semble un peu utopique.<br /> <br /> En tout cas, en lisant/regardant/écoutant l'histoire, à partir du moment où Akira annonce la mauvaise nouvelle, jusqu'à l'épilogue, de mon côté, j'étais véritablement tenu en haleine, mon cœur me<br /> serrait, je lisais de plus en plus vite car je voulais absolument savoir comment ça allait finir avant de me coucher, j'étais vraiment absorbé, je ne voulais pas que ça finisse par un "adieu".<br /> <br /> Sachant que si, personnellement, je tombais très fortement amoureux, et qu'ensuite, j'apprenne que celle que j'aime doit aller vivre à l'autre bout du monde, j'aurais eu, je suppose, peu ou prou<br /> les mêmes réactions qu'Hisao (peut-être pas dans le même ordre, mais je n'aurais pas laissé celle que j'aime me quitter sans réagir), je juge donc l'immersion dans l'histoire assez réussie.<br /> <br /> Bref, j'ai donc trouvé l'histoire de Lilly émouvante, touchante, je n'ai pas trouvé que c'était une romance à l'eau de rose, mais alors pas du tout.<br /> <br /> Cela signifie-t-il que je suis "gnagnasse" ?<br /> Ou même que je suis juste un idiot ?<br /> <br /> Merci de me répondre, et peut-être de m'éclairer, car j'avoue que face à une appréciation aussi décalée de la mienne, venant d'une personne dont j'ai pourtant une bonne image, je me mets à douter<br /> sérieusement de moi.<br /> <br /> Cordialement.
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H
<br /> <br /> Bonsoir. Tout d’abord merci de répondre posément, j’avoue que ça fait du bien de confronter des opinions différentes sans que ça parte en réquisitoire ou en attaque personnelle. Je me sens un peu<br /> fatiguée de devoir me justifier à force ^^.<br /> <br /> Contente te d’avoir été utile. Comme tu l’auras peut-être constaté j’ai radicalement modifié mon avis sur Katawa Shoujo et également approfondi ma réflexion sur Saya no Uta depuis la publication<br /> des premiers articles, ça se ressent dans les « nouveaux » billets sur le sujet. Ce changement est avant tout dû à un gain d’expérience de ma part. Quand j’étais tombée sur Katawa Shoujo je ne<br /> connaissais pas encore grand choses aux VNs amateurs et cela me paraissait exceptionnel, et pour Saya no Uta je ne savais pas encore qu’il existait autant de bons eroges à scénario (d’où la<br /> nécessité de mieux expliquer pourquoi ce jeu-là te renverse les entrailles). Ceci explique cela.<br /> <br /> « Concernant la fin de cette route, certes l'élément de résolution (la crise juste avant le départ de l'avion) est un peu "forcé", un peu gros, mais dans le contexte, le fait d'utiliser le<br /> téléphone pour tenter de convaincre quelqu'un de me semble un peu utopique » = Utopique ? Je suis la seule dans l’assemblée à avoir pensé qu’il fallait mieux passer un coup de fil à Lilly ou lui<br /> parler en face les jours avant son départ plutôt que de l’ignorer e lui courir après au dernier moment =< ? Vous êtes trop romantiques pour moi, les mecs. Je cours pas jusqu’à l’aéroport pour<br /> dire adieu à mon bien-aimé : je l’accompagne là-bas. C’est très sombrement pragmatique, désolée X).<br /> <br /> « En tout cas, en lisant/regardant/écoutant l'histoire, à partir du moment où Akira annonce la mauvaise nouvelle, jusqu'à l'épilogue, de mon côté, j'étais véritablement tenu en haleine, mon cœur<br /> me serrait, je lisais de plus en plus vite car je voulais absolument savoir comment ça allait finir avant de me coucher, j'étais vraiment absorbé, je ne voulais pas que ça finisse par un "adieu"<br /> » = Je vais être sincère : je n’ai pas été surprise. Le coup du voyage, ça se sentait, ça planait dans l’air. Et puis, pour la dernière partie du récit, j’avais remarqué des routes précédentes<br /> qu’il y avait généralement une bonne et une mauvaise fin pour chaque personnage et très logiquement je suis arrivée à la conclusion que Lilly resterait avec le protagoniste dans la bonne fin et<br /> qu’elle partirait pour de bon dans la mauvaise fin. Les choix de sa route étant relativement simples, j’étais certaine d’être dans la bonne fin, donc qu’elle reste. Aussi la seule surprise aura<br /> été de voir Hisao s’effondrer comme un gros malin et se réveiller seul à l’hôpital, où j’ai commencé à douter et à me demander si je n’étais pas finalement tombée sur la mauvaise fin. Ce qui<br /> n’était pas le cas.<br /> Ce genre de scène (le personnage qui court après sa belle sur le point de s’enfuir) étant un cliché relativement courant, j’avais l’habitude et ça me paraissait prévisible. Mais peut-être que<br /> c’était nouveau pour toi ou que cela fait parties des choses que tu apprécies, je l’ignore.<br /> <br /> « Sachant que si, personnellement, je tombais très fortement amoureux, et qu'ensuite, j'apprenne que celle que j'aime doit aller vivre à l'autre bout du monde, j'aurais eu, je suppose, peu ou<br /> prou les mêmes réactions qu'Hisao (peut-être pas dans le même ordre, mais je n'aurais pas laissé celle que j'aime me quitter sans réagir), je juge donc l'immersion dans l'histoire assez réussie »<br /> = Ne me dis pas que toi aussi tu l’aurais évité 3 jours entiers avant de te lancer à sa poursuite en manquant de t’infliger une crise cardiaque é__è. Je suis la seule à trouver ça bizarre pour la<br /> réalité et bien trop convenu pour une fiction ? Je sais pas, moi j’aurais probablement pris le temps de réfléchir (allez, va pour un ou deux jours) et j’aurais couru pour lui parler mais quand<br /> elle était encore chez elle, style la veille du départ, pas quelques minutes avant. (Ou alors j’aurais rien fait et j’aurais tracé une croix sur cette personne mais partons du principe que je<br /> suis vraiment amoureuse sinon je vais encore passer pour une sale cynique).<br /> <br /> « Bref, j'ai donc trouvé l'histoire de Lilly émouvante, touchante, je n'ai pas trouvé que c'était une romance à l'eau de rose, mais alors pas du tout. Cela signifie-t-il que je suis "gnagnasse" ?<br /> Ou même que je suis juste un idiot ? » = Je ne sais pas ce que signifie « gnagnasse » mais ce n’est pas de l’idiotie, non : tu as simplement des goûts différents des miens. Cela ne veut pas dire<br /> que tu dois te remettre profondément en question ou considérer que ma parole ne vaut rien. Mon avis n’est simplement que cela, un avis, ni plus, ni moins. Tu apprécies les histoires d’amour<br /> typiques (je crois que c’est le mot qui définit le mieux ma pensée), grand bien t’en fasse. Moi ça me sort par les trous de nez, je suis comme ça. Les histoires d’amour atypiques je les apprécie<br /> parce qu’il y a quelque chose d’autre derrière, souvent des éléments psychologiques (ce dont je raffole). Dans les histoires d’amour typiques il n’y a justement que de l’amour ; Lilly n’avait que<br /> ça à offrir, d’où mon désintérêt vis-à-vis du personnage.<br /> <br /> « j'avoue que face à une appréciation aussi décalée de la mienne, venant d'une personne dont j'ai pourtant une bonne image, je me mets à douter sérieusement de moi » = De moi ou de toi :p ?<br /> Est-ce que cela signifie que j’ai chuté dans ton estime parce que je me suis ennuyée devant le développement de la route de Lilly ?<br /> N’aie pas peur de le dire, hein, moi je t’avouerai qu’il y a un blog anglophone d’une fan d’eroges qui m’intriguait beaucoup et depuis que j’ai vu ses impressions 100% élogieuses sur Katawa<br /> Shoujo (quoi qu’elle non plus n’a pas aimé Shizune, je suis probablement la seule à avoir supporté ce personnage on dirait =x) j’ai été très brutalement déçue. C’est souvent comme ça quand on<br /> commence à mettre les gens sur un piédestal d’ailleurs...<br /> <br /> P.S : Tu traînerais pas souvent autour de la Kawa Soft toi ? Ton avatar m’est familier =).<br /> <br /> <br /> <br />
I
Après avoir lu ton article (moins les spoils car je n'ai fait que l'acte un) je ne peux m'empêcher d'être d'accord avec toi, je n'ai beau avoir que fait la première partie je ressent déjà le manque<br /> de profondeur et la superficialité de l'ensemble des personnages (hormis Rin, nous sommes bien d'accords). Tout d'abord attiré par le personnage d'Hanako j'ai très vite déchanté devant la platitude<br /> des dialogues entre elle et le héros (qui a le charisme d'une éponge).<br /> C'est vrai que nous avons la un fort beau produit avec un chara design agréable, de jolis décors mais malheureusement l'histoire qui avait à la base un fort potentiel ne décolle pas, ou pas<br /> vraiment.<br /> Enfin bon, je salue tout de même le travail de l'équipe qui est loin d'être négligeable même si je ne suis pas convaincu par le résultat et je leurs suis reconnaissant du fait que j'ai pu grâce à<br /> eux me plonger enfin dans un VN, chose qui manquait cruellement à ma culture générale et en plus en français, comble du luxe. J'espère que ça donnera la niaque à d'autres équipes pour se lancer<br /> dans l'aventure.
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H
<br /> <br /> « Tout d'abord attiré par le personnage d'Hanako j'ai très vite déchanté devant la platitude des dialogues entre elle et le héros (qui a le charisme d'une éponge) » = J’avais dis tasse mais<br /> éponge c’est pas mal non plus, je retiens la formulation =).<br /> <br /> « C'est vrai que nous avons la un fort beau produit avec un chara design agréable, de jolis décors mais malheureusement l'histoire qui avait à la base un fort potentiel ne décolle pas, ou pas<br /> vraiment » = Et c’est bien ce qui me déçoit le plus : qu’avec autant de potentiel, la team Four Leaf n’ait pas fait quelque chose d’un peu plus solide.<br /> <br /> Je suppose que tu as joué à la version traduite par la Kawa-Soft. Ils ont annoncé qu’ils allaient s’occuper de la suite si je ne me trompe pas. Mais tu sais, des visual novel en anglais gratuits<br /> il commence à y en avoir de plus en plus, si tu veux en essayer davantage et si l’anglais ne te rebute pas, tu peux te tourner vers Sakevisual, Christine Love ou tester le prologue de Cradle<br /> Song, par exemple ^^.<br /> <br /> J’espère aussi que Katawa Shoujo inspirera d’autres équipes pour se lancer dans des projets d’envergure mais pour l’instant, j’ai beau zoner sur la communauté RenPy, je ne vois rien de<br /> particulièrement attrayant. Il faut sûrement un peu de temps...<br /> <br /> <br /> <br />
S
J'ai envie d'essayer ce visual. Le fait que je le vois partout sur tumblr avec hatoful boyfriend et star project galaxy games doit m'influencer
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H
<br /> <br /> Je pense que ça doit jouer, en effet 8). La team Four Leaf promeut son jeu avec une technique de marketing viral particulièrement agressive, c’est dur de passer à côté !<br /> <br /> <br /> <br />
X
"Comment ça, boucler sur elle-même ?" = quand Hisao se re-retrouve à l'Hôpital, ça m'a mis un petit coup de nostalgie, le souvenir de la première fois que j'ai découvert la démo tout ça... et en<br /> plus c'était la dernière route que j'ai parcouru, le hasard fait bien les choses quand même.<br /> <br /> "Quand tu as des choses importantes à dire à quelqu’un et que tu ne te sens pas près à le dire en face, il y a toujours le téléphone."<br /> Heuh non il FALLAIT qu'il lui dise en face sinon ça aurait été comme pisser dans un violon. (Et puis il était près hein, autrement il serait pas parti...)<br /> <br /> "il aurait pu demander à Lilly d’attendre 5min de plus"<br /> Ouais c'est pas comme si elles avaient un avion à prendre... wait.<br /> <br /> "Et je préfère ne pas soulever l’incohérence spatiale qui veut que dans la route de Shizune il faille des heures de train pour parvenir à la résidence Hakamichi..."<br /> En même temps les auteurs semblent ne s'être pas beaucoup concertés. On n'a qu'à dire que c'est une maison magique qui se déplace en fonction des routes. =)
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H
<br /> <br /> « quand Hisao se re-retrouve à l'Hôpital, ça m'a mis un petit coup de nostalgie, le souvenir de la première fois que j'ai découvert la démo tout ça... et en plus c'était la dernière route que<br /> j'ai parcouru, le hasard fait bien les choses quand même » = Ah oui, si tu as finis par la route de Lilly, tu dois avoir l’impression que la boucle est bouclée (d’autant plus que Lilly est la<br /> seule à avoir un épilogue). L’impression n’est pas sotte, dommage que cette seconde scène ait moins d’impact que la première, ça aurait pu être un bon moyen de terminer le jeu.<br /> <br /> « Heuh non il FALLAIT qu'il lui dise en face sinon ça aurait été comme pisser dans un violon » = C’est un truc de preux chevalier ça, de vouloir absolument dire les choses en face ? Je dis pas<br /> que je suis totalement pour la lâcheté que permettent les nouvelles technologies (genre larguer par sms, toussa, toussa) mais y a des moments où c’est quand-même super pratique. Un bon coup de<br /> téléphone pour une petite déclaration larmoyante ça a moins de classe que courir après une fille, je te l’accorde, mais au moins c’est efficace. Et puis de toute façon Lilly est aveugle, ça ruine<br /> un peu le cliché « Je dois tout lui avouer les yeux dans les yeux », non ?<br /> <br /> « Ouais c'est pas comme si elles avaient un avion à prendre... wait » = C’est toujours mieux que de lui courir après en espérant sottement que son avion se perde dans l’espace-temps. Ou de la<br /> forcer à reprendre l’avion pour revenir le voir dans sa chambre d’hôpital après que monsieur ait décidé de s’autoriser une crise cardiaque.<br /> <br /> « En même temps les auteurs semblent ne s'être pas beaucoup concertés. On n'a qu'à dire que c'est une maison magique qui se déplace en fonction des routes » = C’est la maison de Dorothée et Toto<br /> =D ? Avec un peu de chance elle va atterrir dans le Kansas !<br /> <br /> <br /> <br />
Z
Waa, on peut pas répondre à un post en particulier ? Vu les pavés au dessus ç'aurait été pratique.<br /> <br /> Tant pis. Oui donc pour ta réponse Helia, j'ai supposé qu'Aura était une fille sur quelques indices hasardeux. Pas de raison de dire "un mec par défaut", et son expression, la manière dont elle<br /> fait prendre vie à Rin (si, vraiment, on sent une présence féminine derrière bien plus que la route d'Emi par exemple), et aussi des trucs genre une fanfic où Hisao fait un blowjob à Mutou son<br /> professeur, tout ces trucs m'on fait un poil penché pour parler de "la" Aura.<br /> Mais bref.<br /> <br /> <br /> Et sinon, finalement terminé Katawa Shoujo, et c'était une bonne expérience. Définitivement la richesse des personnages (même les secondaires, Infirmier, Mutou, Miki, Kenji, tous) fait de l'ombre à<br /> un Hisao assez mou.<br /> Un Hisao assez flou aussi, puisque rédigé par 5 personnes, 5 esprits différents.
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H
<br /> <br /> « Waa, on peut pas répondre à un post en particulier ? Vu les pavés au dessus ç'aurait été pratique » = Malheureusement non, c’est un droit qui est réservé à celui qui tient le blog (j’ai<br /> d’ailleurs mis des mois à comprendre comment ça marchait à mon arrivée sur Overblog). Tu peux toujours faire un énorme pavé pour tout le monde si le cœur t’en dit X).<br /> <br /> « Oui donc pour ta réponse Helia, j'ai supposé qu'Aura était une fille sur quelques indices hasardeux. Pas de raison de dire "un mec par défaut", et son expression, la manière dont elle fait<br /> prendre vie à Rin (si, vraiment, on sent une présence féminine derrière bien plus que la route d'Emi par exemple), et aussi des trucs genre une fanfic où Hisao fait un blowjob à Mutou son<br /> professeur, tout ces trucs m'on fait un poil penché pour parler de "la" Aura » = J’avouerai que je suis atrocement nulle pour déceler un esprit masculin ou féminin derrière une écriture quand ce<br /> n’est pas évident (ou alors il faut vraiment que cela soit flagrant, style Christine Love où tu comprends très vite quelle est son orientation sexuelle :x), pour moi tout est tellement dépendant<br /> de l’individu qui écrit, de son passif, que je pars du masculin par défaut, quitte à corriger en cours de route. Il y a des indices que j’ai bien vu genre que l’auteur derrière Emi est masculin<br /> (la façon dont elle est décrite est TRES particulière et fait légèrement passer Hisao pour un stalker) ou que celui qui avait écrit Lilly était romantique (Captain Obvious à la rescousse). Le<br /> reste m’est invisible =w. Et je n’ai jamais eu vent de ces fanfics bizarres, c’est ptet pas un mal... En tout cas, si Aura est une fille, ça expliquerait peut-être la blagounette lorsque Rin a<br /> ses règles, elle était terrible celle-là, je sais pas si un mec penserait à inclure les trivialités de la féminité =’).<br /> <br /> « Et sinon, finalement terminé Katawa Shoujo, et c'était une bonne expérience » = Mais c’est tant mieux. Je tiens à montrer que j’autorise les gens à aimer le VN malgré mon aversion et que je ne<br /> mord pas ceux qui sont d’un avis différent =O.<br /> <br /> « Définitivement la richesse des personnages (même les secondaires, Infirmier, Mutou, Miki, Kenji, tous) fait de l'ombre à un Hisao assez mou » = Je vais être mauvaise langue mais pour moi les<br /> personnages secondaires étaient limite mieux que les personnages principaux =
G
Rapport à la question de la différence, je pense que la morale que veut nous communiquer le jeu est justement qu'il n'y en a aucune. Mais on arrive à la conclusion sans passer par toutes les étapes<br /> de la compréhension, et les ficelles du processus sont forcément maladroites (c'est pas vraiment en niant les évidences qu'on les cache au lecteur, par exemple...).<br /> <br /> C'est pas surprenant vu le nombre d'auteurs, peut-être qu'ils ne se rejoignent juste pas sur le fond. Il aurait mieux valu se concentrer sur un seul message, et le creuser de différentes manières<br /> sur chaque route, ce qui aurait donné une vraie identité au jeu dans son ensemble par la même occasion, même s'il aurait fallu y entasser moins de thématiques différentes. Et ça aurait évité à<br /> Hisao d'être un personnage que chaque auteur utilise à sa manière. Je n'ai rien contre le modèle "tasse" lorsqu'il est bien utilisé, perso.<br /> <br /> Sur le chara-ge, je n'ai pas encore eu l'occasion de dévorer beaucoup de VN, mais je suis clairement réfractaire à l'idée de me taper un 100% si l'histoire ou les personnages ne me plaisent pas à<br /> la base, s'ils ne me donnent pas envie d'aller plus loin. D'autant plus que sauf exception, le côté "drague" ne m'intéresse pas le moins du monde :')
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H
<br /> <br /> « Rapport à la question de la différence, je pense que la morale que veut nous communiquer le jeu est justement qu'il n'y en a aucune. Mais on arrive à la conclusion sans passer par toutes les<br /> étapes de la compréhension, et les ficelles du processus sont forcément maladroites » = C’est un peu ça. On sent que chaque auteur a un point de départ et un point d’arrivée mais qu’il ne sait<br /> pas comment passer de l’un à l’autre de manière fluide, du coup c’est un peu comme si la plupart d’entre eux comblait le vide avec du superflu, ce qui rend le développement haché et inconsistant.<br /> Faire le grand saut n’est pas très agréable ^^’.<br /> <br /> « C'est pas surprenant vu le nombre d'auteurs, peut-être qu'ils ne se rejoignent juste pas sur le fond » = J’avoue que je n’avais même pas imaginé cette possibilité. Je me disais qu’ils devaient<br /> au moins partager le fond pour éviter l’anarchie mais ça expliquerait le côté chaotique de l’incompatibilité des routes entre elles.<br /> <br /> « Je n'ai rien contre le modèle "tasse" lorsqu'il est bien utilisé, perso » = Je différencie la tasse de la feuille blanche dans le sens où la tasse récupère le dépôt de tous les breuvages<br /> précédents à défaut d’être bien nettoyée et que vient un moment où c’est un peu dégueulasse à avaler. Je n’ai absolument rien contre les protagonistes qui n’ont aucune personnalité, c’est un<br /> trope, je m’y accommode. Dans certains eroges, le « héros » est ouvertement un violeur complètement détraqué, donc tu sais à quoi t’attendre, le tout c’est de rester cohérent. Et je trouve que<br /> Katawa Shoujo ne respecte pas sa propre cohérence. J’accepte facilement un protagoniste creux, par contre si le jeu me vante les mérites d’un héros soi-disant gentil, doux et sensible et que je<br /> le vois se comporter comme le dernier des connards, je vais un peu tiquer et ça va forcément m’énerver.<br /> <br /> « Sur le chara-ge, je n'ai pas encore eu l'occasion de dévorer beaucoup de VN, mais je suis clairement réfractaire à l'idée de me taper un 100% si l'histoire ou les personnages ne me plaisent pas<br /> à la base, s'ils ne me donnent pas envie d'aller plus loin. D'autant plus que sauf exception, le côté "drague" ne m'intéresse pas le moins du monde » = Euh, il va falloir qu’on se mette d’accord<br /> : tu parles de quelle sorte de jeu ? Des chara-ge pourris il y en a à foison et c’est clair que perdre son temps à draguer des tas de filles virtuelles a ses limites, mais pourquoi t’amuserais-tu<br /> à tester ce genre de choses sinon pour l’expérience (ou si tu aimes) ? Personnellement je parlais plus de bons jeux basés sur les personnages, comme Yume Miru Kusuri, où là ce serait franchement<br /> stupide de se passer de 2/3 de l’histoire juste parce qu’on n’aime pas les caractéristiques physiques de telle ou telle héroïne (vu qu’il y a deux semi-lolis sur trois filles, je ne serais pas<br /> allée bien loin non plus...).<br /> <br /> Quels VNs as-tu testé pour l’instant, ça m’intrigue =) ?<br /> <br /> <br /> <br />
X
Me revoilà!<br /> <br /> J'ai fini le jeu hier et donc je peux lire cet article et ses commentaires sans me faire spoiler, youpi!<br /> Bon il me manque des CGs et des Bad Ends mais tant pis. J'en ai eu quand même 2,des Bad Ends : Shizune pour dire d'avoir les CGS de Misha, et Hisao qui se fait friendzoné par Hanako.<br /> Perso j'ai trouvé que c’était limite du foutage de gueule pour Shizune, genre "oh shit on a oublié de proposer des choix au joueur et il faut une mauvaise fin qu'est-ce qu'on fait ??" -> []Good<br /> End []Obvious Bad End is obvious.<br /> Pour ce qui est de la Bad End de Hanako avant de me traiter de White Knight je tiens a dire pour ma défense que j'ai été induit en erreur par la phrase précédent le choix qui apparait lors du coup<br /> de fil, quelque chose comme "hum je crois que Lilly a tort". Mauvaise foi powah. :p<br /> <br /> Bref j'ai lu ton avis et je te trouve un petit peu sévère. Il y a des VN "pro", payants et récents, qui ne sont pas aussi bon et/ou intéressants. Je pense par exemple a Go!Go! Nippon! qui sans être<br /> une croute réussit a être plus chiant en 2-3 heures que KS en une vingtaine d'heures.<br /> Mais bon, les gouts, les odeurs, YMMV, et caetera...<br /> <br /> Vite fait, mon classement des routes :<br /> <br /> Lilly (dernière route) = J'ai bien aimé le focus sur la maladie d'Hisao. Dans les autres route ça semblait juste un prétexte pour sa présence dans cette école alors qu'ici c'est une part importante<br /> de l'intrigue. Bon du coup c'est inconsistant avec les autres routes mais c'est pas grave. J'ai bien aimé aussi que l'histoire boucle sur elle même vers la fin.<br /> Sinon tu trolle pour le téléphone? Parce que bon lui téléphoner pour lui dire qu'il veut être toujours auprès d'elle et la supporter, il y a comme une erreur logique là. Et puis c'est pas comme si<br /> Hisao avait voulu lui courir après, il se rend d'abord chez les Hakamichi rappelle-toi. "On aurait donc pu attendre de sa route que le masque d’élève modèle finisse par tomber et qu’elle montre au<br /> grand jour une nouvelle facette, plus torturée, plus hésitante, plus distante." je dis ça comme ça hein mais c'est un peu ce qui se passe ("Damnit!").<br /> ><br /> Hanako (première route) = peut-être un peu classique/simple mais pas mauvaise. Cette route m'a même surpris sur un point, je croyais que j'allais apprendre que le comportement d'Hanako lors de ses<br /> anniversaires était du au fait qu'elle avait perdu ses parents le jour de son anniv'. Hé non couillon! Par contre juste une scène de sexe (2 CGs) c'est un peu léger... à ce propos ils utilisent<br /> aussi une capote (c'est un peu un choc culturel d'en voir ailleurs que dans des nukige crade avec des gang-bangs).<br /> "il n’y a rien a voir derrière sa façade de moé-blob timide et docile, pas une once de personnalité." plus loin : "Hanako libère un peu de la rage contenue en elle" faudrait savoir... ;p<br /> ><br /> Rin (deuxième route) = je serais pas aussi enthousiaste que toi. C'est pas mal mais j'ai trouve que c’était un peu hors-sujet. C'est tout juste si le thème du handicap est abordé quand le prof<br /> d'art suggère de s'en servir comme d'une pub. Alors ok le "vrai" handicap de Rin est psychologique, comme Hanako. Mais les problèmes psychologiques de cette dernière sont les conséquences de ses<br /> cicatrices physiques. Ce que je veux dire c'est que la route de Rin aurait pu se trouver dans presque n'importe quel autre VN. Bon et subjectivement je suis déçu de passer d'une sarcastique<br /> Daria-style (ou plutôt sa copine Jane) dans l'acte 1 a une autiste parfois atteinte de DEEPilis. Mais c'est la route avec la scène la plus drôle de tout le jeu, et ça c'est cool.<br /> ><br /> Emi (quatrième route) = euh c’était censé être une révélation surprise que son père était mort à cause de l'accident (oups, spoiler) ? Non parce qu'il faut être un peu bébête pour pas la voir<br /> arriver celle-la. FAIL. Une route qui se parcoure agréablement malgré tout.<br /> ><br /> Shizune (troisième route) = Pareil, il m'a lourdé le pater ('spèce d'inutile). Finalement j'ai trouvé que c’était plus la route de Misha que celle de Shizune. En tout cas elle y est plus<br /> intéressante et attachante que sa copine et elle évolue. Et puis c'est vrai que cette romance avec Shizune est juste pas crédible / pas attachante / pauvre.<br /> <br /> Sinon je suis déçu du changement de style graphique pour Emi entre la démo (trait arrondi, rendu aussi bon qu'un artiste jap) et cette version (fanart de weaboo) et surtout, SURTOUT, le fait qu'il<br /> n'y a aucune références aux memes qui sont apparus après la démo (Hanako et le chocolat, Emi CSI). Tout ce potentiel comique gâché... T^T
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H
<br /> <br /> « J'ai fini le jeu hier et donc je peux lire cet article et ses commentaires sans me faire spoiler, youpi! » = Eh ben, quel zêle, quelle vitesse :p !<br /> <br /> « Perso j'ai trouvé que c’était limite du foutage de gueule pour Shizune, genre "oh shit on a oublié de proposer des choix au joueur et il faut une mauvaise fin qu'est-ce qu'on fait ??" -><br /> []Good End []Obvious Bad End is obvious » = SI j’ia bien suivi le blog, je crois que c’est l’artiste qui a poussé l’auteur à faire des aménagements pour que Mischa ait sa scène, ce qui ne me<br /> déplaît pas :3.<br /> <br /> « Pour ce qui est de la Bad End de Hanako avant de me traiter de White Knight je tiens a dire pour ma défense que j'ai été induit en erreur par la phrase précédent le choix qui apparait lors du<br /> coup de fil, quelque chose comme "hum je crois que Lilly a tort". Mauvaise foi powah » = En fait tant que tu n’as pas été en ville, le jeu te dit que Lilly a tort, ce qui est très bizarre. Perso<br /> je l’ai écouté et du coup, bam, sanction. Du coup quand j’ai repris la sauvegarde et que 2e bad end, j’ai cru qu’il n’y avait pas de happy end et j’ai trouvé que c’était plutôt couillu. Dommage<br /> que ça n’en soit pas resté là...<br /> <br /> « Bref j'ai lu ton avis et je te trouve un petit peu sévère. Il y a des VN "pro", payants et récents, qui ne sont pas aussi bon et/ou intéressants » = Mais ça, c’est une règle universelle :p. Je<br /> pourrais comparer Katawa Shoujo à un moege pourri ou Musume Shimai, en effet, ça rendrait un résultat différent. Je n’ai pas pris comme référence des trucs de fous comme Saya no Uta ou Ever17,<br /> hein, j’étais plus « Katawa Shoujo VS Re : Alistair, X-Note ou Tokyo Alice », ce qui était censé lui donner un avantage. Et si Tokyo Alice > Katawa Shoujo dans ma tête, c’est qu’il y a un truc<br /> qui va pas.<br /> <br /> « J'ai bien aimé le focus sur la maladie d'Hisao. Dans les autres route ça semblait juste un prétexte pour sa présence dans cette école alors qu'ici c'est une part importante de l'intrigue » =<br /> Pareil, j’ai bien aimé de voir le retournement de rôles (c’est lui qui se fait aidé par des gens qu’il définit comme handicapés). Après la maladie fait quand-même beaucoup trop souvent deus ex<br /> machina voyant.<br /> <br /> « J'ai bien aimé aussi que l'histoire boucle sur elle même vers la fin » = Comment ça, boucler sur elle-même ?<br /> <br /> « Sinon tu trolle pour le téléphone? Parce que bon lui téléphoner pour lui dire qu'il veut être toujours auprès d'elle et la supporter, il y a comme une erreur logique là » = Comment ça, erreur<br /> logique ? J’avoue que je ne comprends pas. Quand tu as des choses importantes à dire à quelqu’un et que tu ne te sens pas près à le dire en face, il y a toujours le téléphone. Je ne dis pas que<br /> c’est la meilleure solution mais entre un petit coup de fil et une crise cardiaque, je pense que je choisis d’éviter l’hôpital...<br /> <br /> « Et puis c'est pas comme si Hisao avait voulu lui courir après, il se rend d'abord chez les Hakamichi rappelle-toi » = Ce qui était très con de sa part. Il aurait téléphoné d’abord, il aurait pu<br /> demander à Lilly d’attendre 5min de plus et ils se seraient croisé. Il aime vraiment faire compliqué le bougre...<br /> (Et je préfère ne pas soulever l’incohérence spatiale qui veut que dans la route de Shizune il faille des heures de train pour parvenir à la résidence Hakamichi...)<br /> <br /> « On aurait donc pu attendre de sa route que le masque d’élève modèle finisse par tomber et qu’elle montre au grand jour une nouvelle facette, plus torturée, plus hésitante, plus distante > je<br /> dis ça comme ça hein mais c'est un peu ce qui se passe » = Euh quand ça ? Quand elle trébuche et ose jurer sur le pauvre Kenji qui n’avait rien demandé ? Je n’appelle pas cela montrer ses<br /> faiblesses, non...<br /> <br /> « Cette route m'a même surpris sur un point, je croyais que j'allais apprendre que le comportement d'Hanako lors de ses anniversaires était du au fait qu'elle avait perdu ses parents le jour de<br /> son anniv'. Hé non couillon! » = Personnellement j’ai trouvé l’explication donnée un peu tarabiscotée. On sent vraiment que l’auteur voulait détourner les clichés mais au final il les écarte pour<br /> mieux les remettre par la suite de manière encore plus maladroite X).<br /> <br /> « il n’y a rien a voir derrière sa façade de moé-blob timide et docile, pas une once de personnalité > plus loin : "Hanako libère un peu de la rage contenue en elle" faudrait savoir... » <br /> = C’est au contraire on ne peut plus cohérent. Le temps d’une bad end, Hanako laisse entrevoir quel bon personnage elle aurait pu être. A cet instant j’étais à fond, je me disais « Allez, allez,<br /> on y est, on y arrive, ça y est ! », et paf, the end, circulez, y a rien à voir, on y était presque, et non. Cette frustration... Je pense que le jeu aurait dû continuer après la bad end pour en<br /> faire une scène normale du développement de la relation.<br /> <br /> « C'est pas mal mais j'ai trouve que c’était un peu hors-sujet » = Pas plus que le reste. L’Art fait partie de la personnalité de Rin au même titre que le sport pour Emi, je ne vois pas pourquoi<br /> l’une serait hors-sujet et pas l’autre.<br /> <br /> « C'est tout juste si le thème du handicap est abordé quand le prof d'art suggère de s'en servir comme d'une pub » = Je préfère encore que l’auteur laisse tomber le sujet du handicap plutôt que<br /> de forcer comme un bourrin et de dire n’importe quoi (coucou Hanako et Emi).<br /> <br /> « euh c’était censé être une révélation surprise que son père était mort à cause de l'accident (oups, spoiler) ? Non parce qu'il faut être un peu bébête pour pas la voir arriver celle-là » =<br /> Hisao a perdu son cerveau lors de la scène de sodomie, depuis il n’arrive plus à repérer l’éléphant au milieu du couloir X). C’était tellement évident que le père d’Emi était mort dans l’accident<br /> que je n’ai pas compris pourquoi Hisao insistait autant.<br /> <br /> « Tout ce potentiel comique gâché... » = Katawa Shoujo aurait dû rester une comédie =O<br /> <br /> <br /> <br />
M
J'ai moi même été déçus par Katawa Shoujo dans la mesure ou après la claque monumental de l'acte 1, je m'attendais aussi à l'oeuvre totale que visait Wagner à Bayreuth.<br /> Ensuite vis à vis de la non uniformité de l'écriture, je ne pense pas que ça soit un mal. Ça permet à tout le monde d'y trouver son compte. Tu voulais une histoire d'amour à l'eau de Rose, tu seras<br /> content de jouer la route de Lilly. Toi même tu as apprécié le caractère plus psychologique et retors de la route de Rin. De plus j'estime que ça donne une personnalité à chacune des routes.<br /> Après, je me retrouve dans certains commentaire qui disent "Ce sont des filles normales, pourquoi chacune d'entre elle aurait un drama derrière son sourire et de lourd secret". Si il y a un<br /> personnage qui est dangereusement faible sous son air normal, c'est Hisao. Hisao qui est constamment à ramer dans la semoule. Les filles qui sont handicapées surpasse leur handicape et deviennent<br /> plus 'forte' en fin de compte qu'une personne "normal". C'est un des messages de la VN je pense.<br /> Je ne sais pas si tu as évoquée le thème du Handicape. L'image final est qu'il est plutôt bien traité. Il y a des bas des hauts. Et du très haut. Des machins que tu peux mettre dans des dissert de<br /> philo. Je pense notamment à une remarque de Mutou qui conseille à Hisao de voir les filles comme des filles et non pas comme des handicapées. Je pense qu'il est souvent question dans la VN de cette<br /> différence entre Apparence et essence. Ça balance pas mal d'amorce de réflexion et de ce que j'en ai vu, ça fait réfléchir les gens. Ces amputés qui cours et qui font de la peinture inspirent.<br /> Bon après il est facile de partir dans la sur-interprétation mais je pense que la question est traité d'une manière pertinente.<br /> <br /> Oh et j'ai pas d'autre idée sur le coups. Donc je pense que le jeu n'est pas le miracle attendu, il n'est pas mauvais cependant et réussis parfois à surprendre par son intelligence. Je ne sais pas<br /> si ça t'as donné a réfléchir. Peut être avait tu trop d'attente. Un des trucs que je regrette c'est le fait que 4LS soit resté dans le carcans de la VN classique et qu'il n'ait pas été capable<br /> d’insuffler un peu d'innovation dans un projet entièrement occidentale, surtout qu'il y avait de la matière pour.<br /> <br /> Bonne soirée.
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H
<br /> <br /> « J'ai moi même été déçus par Katawa Shoujo dans la mesure ou après la claque monumental de l'acte 1, je m'attendais aussi à l'oeuvre totale que visait Wagner à Bayreuth » = Ah, tu vois,<br /> peut-être qu’à toi aussi ça t’aurait fait du bien d’essayer de rationaliser un peu avant de te plonger dans l’aventure XD.<br /> <br /> « Ensuite vis à vis de la non uniformité de l'écriture, je ne pense pas que ça soit un mal. Ça permet à tout le monde d'y trouver son compte. Tu voulais une histoire d'amour à l'eau de Rose, tu<br /> seras content de jouer la route de Lilly. Toi même tu as apprécié le caractère plus psychologique et retors de la route de Rin  » = Je dirais que ça dépend. Plaire à tout le monde, c’est<br /> possible, mais il faut savoir trouver le bon équilibre. En l’occurrence il faut croire que je n’ai pas eu le déclic. Mais ton argument est solide.<br /> <br /> « De plus j'estime que ça donne une personnalité à chacune des routes » = J’ai trouvé que ça en enlevait d’autant au jeu en tant que tout cohérent et certaines erreurs se faisant écho d’une route<br /> à l’autre, je n’ai pas tant l’impression d’avoir affaire à des routes qu’à des blocs (le bloc Lilly-Shizune « pas trop mal mais ennuyeux » et le bloc Emi-Hanako « eurf, plus jamais ça » et Rin<br /> qui se balade de son côté).<br /> <br /> « Après, je me retrouve dans certains commentaire qui disent "Ce sont des filles normales, pourquoi chacune d'entre elle aurait un drama derrière son sourire et de lourds secret" » = Mais je ne<br /> demandais pas un drama avec des secrets de ouf, juste que les filles aient un minimum de personnalité é__è.<br /> <br /> « Si il y a un personnage qui est dangereusement faible sous son air normal, c'est Hisao. Hisao qui est constamment à ramer dans la semoule. Les filles qui sont handicapées surpasse leur<br /> handicape et deviennent plus 'fortes' en fin de compte qu'une personne "normal". C'est un des messages de la VN je pense » = Souvent j’ai trouvé qu’elles ne devenaient pas plus fortes justement<br /> et qu’Hisao les empêchait de grandir (la route d’Hanako en est un exemple flagrant : elle n’est jamais si heureuse que dans la route de Lilly).<br /> Après c’est une interprétation intéressante, ça me rappelle juste une mauvaise expérience avec Don’t take it personnally de Christine Love, un jeu que je déteste de plus en plus au fur à mesure<br /> que le temps passe. J’ai voulu penser qu’elle avait un message à faire passer et puis j’ai lu son opinion sur son blog, opinion qui était bien la morale douteuse du jeu que j’espérais ne pas être<br /> la sienne. Depuis je suis passée dans le camp des détracteurs (j’étais pourtant partie avec l’esprit ouvert au début, comme quoi).<br /> <br /> « Et du très haut. Des machins que tu peux mettre dans des dissert de philo » = Euh non. Juste non. Des disserts de philo j’en ai fait à la pelle pendant une certaine période de ma vie et ça<br /> aurait pas été une bonne idée de mettre ce genre de citations X).<br /> Après je suis d’accord que les moments philosophiques de la route de Rin sont bons, hein, c’est juste la littéraire en moi qui se rappelle les heures de souffrance devant son bureau et qui<br /> s’insurge >_
B
Et bah moi j'ai fait qu'une seule route, celle de Rin, y a une semaine. Et bah j'ai pris une grosse baffe dans la tronche.<br /> <br /> Je n'ai encore jamais lu d'histoire creuser aussi frontalement et aussi durement le thème de l'incommunicabilité entre deux personnes qui s'aiment. Cette route m'a complètement retourné en fait. Je<br /> pense plus qu'à ça maintenant.<br /> <br /> Alors je sais pas si je suis une lopette au coeur tendre ou bien si vous êtes des cyniques, mais en tout cas j'ai pas l'air d'être le seul à m'être pris un semi-remorque émotionnel dans le plexus.<br /> Ce serait bien si on pouvait aussi donner envie à des gens d'y jouer, plutôt que de dire que c'est nul.<br /> <br /> Parce que y a peut être des gens comme moi qui vont passer à côté à cause d'articles comme celui-ci. Ce qui est bien dommage ma foi.
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H
<br /> <br /> Si tu lis bien mon article, tu te rends compte qu’il n’y a qu’une seule route que j’encense...celle de Rin. Donc mon argumentation n’est pas en contradiction avec ce que tu dis, si ?<br /> <br /> « Alors je sais pas si je suis une lopette au coeur tendre ou bien si vous êtes des cyniques, mais en tout cas j'ai pas l'air d'être le seul à m'être pris un semi-remorque émotionnel dans le<br /> plexus » = Ce n’est pas le fait d’être cynique ou non -je suis personnellement très facile à faire pleurer, ce qui est d’autant plus un comble que je n’ai pas versé de larmes devant Katawa<br /> Shoujp- mais plus l’expérience qui joue. A mon avis les gens qui n’ont jamais joué à d’autres visual novel dans leur vie se prennent un sacré coup quand ils testent leur premier jeu. Pour moi<br /> c’était Narcissu.<br /> Si celui-là t’a plu, il y en a d’autres qui te plairont certainement encore davantage.<br /> <br /> « Ce serait bien si on pouvait aussi donner envie à des gens d'y jouer, plutôt que de dire que c'est nul » = Tu remarqueras que je n’ai pas juste dit « c’est nul », j’ai quand-même plus<br /> développer que cela.<br /> <br /> « Parce que y a peut être des gens comme moi qui vont passer à côté à cause d'articles comme celui-ci. Ce qui est bien dommage ma foi » = Ah, ça, ce n’est pas ma faute X). Quand je cherche des<br /> informations sur un visual novel, je ne me contente pas d’un seul site (justement parce que tous les avis sont biaisés). Passer à côté d’une œuvre juste parce qu’une personne a dit qu’elle<br /> n’aimait pas serait bien dommage en effet. Rien ne vaut se faire un avis soi-même =).<br /> <br /> <br /> <br />
D
On dit que le voyage est plus important que la destination, et c'est probablement le cas ici.<br /> L'histoire de Katawa Shoujo est bien plus intéressante que l'histoire *racontée* par Katawa Shoujo.<br /> <br /> A sa sortie, je n'avais même pas fini l'Acte 1 et je ne compte pas toucher au produit fini. Ça ne m'intéresse pas. Par contre la lecture du blog de 4LS a toujours été passionnante.
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H
<br /> <br /> C’est exactement ce que je voulais dire mais comme la terminologie était la même, ma phrase était trop confuse. En tout cas, tu sais trouver les mots justes =). Je pense aussi que le<br /> développement du jeu aura finalement été bien plus intriguant que le jeu lui-même. Et le blog est toujours un plaisir à lire.<br /> <br /> <br /> <br />
S
Je pense que les scénaristes auraient dû se mettre d'accord entre eux, de plus si tu dis qu'ils ont façonné le héros comme ça, ça me choque un peu parce qu'en gros ça aurait pu faire un très bon<br /> personnage, un type qui essaye de comprendre les autres à travers son vécu, qui a une vraie personnalité, mais non apparemment t'es obligé de jouer avec une quiche qui a un problème de cerveau plus<br /> inquiétant que son problème de coeur lui-même et qui est une tasse ( ta métaphore qui est très adaptée ). Mais qui a envie de jouer avec un type qui ne sert à rien ? c'est notre personnification à<br /> travers cet univers virtuel et c'est un connard... Bravo. Le jour de mes 18 et de mon ordi perso, je ne prendrai pas cet eroge vu qu'il n'y a qu'une seule route qui vaut le détour et un type<br /> pathétique qui te sert de sauveur de demoiselles.
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H
<br /> <br /> Tu devrais te faire un avis par toi-même en multipliant les sources au lieu de croire aveuglément ce que je dis. Comme les commentaires l’auront montré, mes goûts ne sont pas forcément partagés.<br /> <br /> <br /> <br />
Z
Oh aussi, c'est un peu dit dans la conclusion, mais il y a toujours le dilemme de l'angle sous lequel on juge une production amateur.<br /> Katawa Shoujo se donne tellement des airs de produit pro que l'on juge l'histoire de la même manière, peut-être l'équipe a t-elle vu trop grand, en travaillant autant le reste du Visual Novel<br /> l'histoire juste "bonne" sans gros plus (excepté la route de Rin qui va vraiment plus loin) ressort comme un point un peu en retrait.<br /> Sachant que dans les prod' amateur habituellement faute de gros moyens ou d'expériences/de temps c'est d'ordinaire l'histoire qui prime plus que le reste.
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H
<br /> <br /> « Et même si Hisao y reste un protagoniste assez vide, au moins c'est un vide humain » = Dans la route de Rin oui, totalement, je l’ai d’ailleurs signalé. J’aurais aimé que ce soit davantage le<br /> cas avec les autres routes :x.<br /> <br /> « Fait intéressant à ce propos : un "illustration book" sur Katawa Shoujo laisse un mot de la rédactrice principale. On y apprend qu'elle avait écrit avant même le projet du Visual Novel, une<br /> petite histoire à propos d'une artiste aux deux bras amputés. Qui est évidemment devenu ce que vous pensez » = Tu fais bien de me le citer, j’avais justement téléchargé le mini-artbook mis à<br /> disposition mais j’avais oublié de le lire et avais donc manqué ce passage.<br /> (D’ailleurs...comment tu sais qu’Aura est une fille 0_o ? Je suis passée à côté de quelque chose ?)<br /> <br /> « La route de Rin n'est donc pas anodine, ce n'est pas surprenant qu'elle se démarque ainsi, dommage que les autres n'aient pas eu cet effort de réflexion derrière » = Sous cet angle, on comprend<br /> en effet mieux le fossé entre Rin et les autres héroïnes, peut-être que celle-ci aura au fond plus eu le temps d’arriver à maturité en tant que personnage alors que les autres ne sont pas encore<br /> des produits finis, donc inconsistants.<br /> <br /> « Katawa Shoujo se donne tellement des airs de produit pro que l'on juge l'histoire de la même manière, peut-être l'équipe a-t-elle vu trop grand, en travaillant autant le reste du Visual Novel<br /> l'histoire juste "bonne" sans gros plus (excepté la route de Rin qui va vraiment plus loin) ressort comme un point un peu en retrait » = L’équipe a vu grand, cela est certain, et ça se ressent<br /> dans leurs méthodes d’organisation mais je pense que le problème était quasiment impossible à corriger dès le départ. En choisissant de travailler à 5 sur le scénario et de laisser de la liberté<br /> à chacun, ils déséquilibraient forcément le jeu. Je pense qu’ils ont sans doute voulu rattraper le scénario (impossible à améliorer sans découpage sanglant et dans une équipe aussi large je me<br /> doute que le recours au consensus était primordial) avec le côté technique.<br /> <br /> « Sachant que dans les prod' amateur habituellement faute de gros moyens ou d'expériences/de temps c'est d'ordinaire l'histoire qui prime plus que le reste » = C’est aussi un peu ça qui m’a<br /> déstabilisé et que j’ai mis du temps à comprendre. Pour moi travailler en amateur signifiait qu’il fallait compenser les manques techniques avec l’intrigue et non l’inverse. En un sens, avec<br /> cette logique inversée, Katawa Shoujo se rapproche presque plus des pro =O.<br /> <br /> <br /> <br />
Z
Ayant seulement eu le courage de faire la route de Rin en totalité je rejoins un peu le point de vu développé dans ce bon gros pavé.<br /> <br /> Et même si Hisao y reste un protagoniste assez vide, au moins c'est un vide humain.<br /> <br /> Fait intéressant à ce propos : un "illustration book" sur Katawa Shoujo laisse un mot de la rédatrice principale.<br /> On y apprend qu'elle avait écrit avant même le projet du Visual Novel, une petite histoire à propos d'une artiste aux deux bras amputés. Qui est évidemment devenu ce que vous pensez.<br /> La route de Rin n'est donc pas anodine, ce n'est pas surprenant qu'elle se démarque ainsi, dommage que les autres n'aient pas eu cet effort de reflexion derrière.<br /> <br /> Lien pdf de l'artbook : http://dl.katawa-shoujo.com/pr/artbooks/Katawa_Shoujo_Fragments_of_Summer_EN.pdf
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C
En fait, je crois que ton propre prisme de ce que doit être un jeu au niveau du scénario' a frappé. Peut-être avais-tu trop d'attente vis-à-vis de ce jeu ?<br /> <br /> Ceci-dit, je n'ai pas fait le jeu et il est probable que je ne le ferais jamais (si je dois me taper de la lecture, ma priorité ira aux derniers romans de Haruki Murakami :D ), donc je ne puis<br /> guère te faire de remarques. ^^
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H
<br /> <br /> « En fait, je crois que ton propre prisme de ce que doit être un jeu au niveau du scénario' a frappé » = Ce prisme, je l’ai en permanence, il fait partie de moi et je ne m’en cache pas. J’ai ma<br /> conception de la littérature, je sais que tout le monde ne la partagera pas. C’est aussi ça la subjectivité, non ^^ ?<br /> <br /> « Peut-être avais-tu trop d'attente vis-à-vis de ce jeu ? » = Encore une fois, non. Je n’attendais rien du tout sinon un petit VN sympa, avec quelques passages rigolos et quelques passages<br /> tristes. A la sortie de la version complète j’ai volontairement revu mes attentes à la baisse en me disant que ça ne servait à rien d’en espérer trop et que je me contenterai de peu. Je n’appelle<br /> pas ça faire sa difficile =/.<br /> Et puis, je le répète, je n’attendais pas beaucoup plus de Katawa Shoujo qu’un doujin game comme Tokyo Alice et le second aura su me toucher émotionnellement bien plus facilement.<br /> <br /> « Ceci-dit, je n'ai pas fait le jeu et il est probable que je ne le ferais jamais (si je dois me taper de la lecture, ma priorité ira aux derniers romans de Haruki Murakami :D ), donc je ne puis<br /> guère te faire de remarques » = Ah bah...mais alors qu’est-ce que tu fais là XD ?<br /> (Saines lectures, en effet, ça me rappelle que j’ai des livres sur le feu mais ma motivation a un peu chuté. Je voulais tester du Sade et je suis légèrement déçue pour l’instant, je m’attendais à<br /> quelque chose d’un peu plus épicé dans la tournure de la langue, un peu plus de panache. N’empêche que la démonstration qu’il fait n’est pas sotte)<br /> <br /> <br /> <br />
F
Je ne vais pas critiquer le contenu de l'article étant donné que je n'ai pas commencé le jeu complet. Mais il y a juste un truc qui me fait tilter :<br /> "La seule chose que je désirais après l'Acte 1 c'était ôter les masques des personnages pour découvrir ce qui se cachait derrière."<br /> -> Ah bon ? J'ai jamais pensé que les personnages avaient un masque, qu'est ce qui t'a fait penser ça ? Pour moi, les personnages de l'Act 1 sont "normaux", pas de masque, pas de face cachée,<br /> pas de lourd secret. Ils ont certes un handicap mais ce n'est pas pour cela que la personnalité qu'ils affichent n'est pas "la vraie".
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H
<br /> <br /> « Ah bon ? J'ai jamais pensé que les personnages avaient un masque, qu'est ce qui t'a fait penser ça ? Pour moi, les personnages de l'Act 1 sont "normaux", pas de masque, pas de face cachée, pas<br /> de lourd secret. Ils ont certes un handicap mais ce n'est pas pour cela que la personnalité qu'ils affichent n'est pas "la vraie" » = J’y ai répondu dans mon édit. C’était une figure de style, je<br /> n’ai jamais seulement pensé qu’il y avait des lourds secrets derrière les sourires des héroïnes et je n’en attendais pas. Je voulais juste en savoir plus sur leurs vies et j’ai l’impression qu’on<br /> me le reproche sévèrement alors que ça me paraît plus que légitime comme souhait...<br /> <br /> <br /> <br />
X
Déjà ?? Bon ben je finis le jeu (ce week-end ?) et je reviens lire ton avis...
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S
Juste en complément du commentaire de Gen': si la majeure partie des sourds lisent souvent sur les lèvres, ma prof de Langue des Signes nous expliquait que la lecture labiale était imparfaite, du<br /> fait de positions morphologiques trop proches entre certains phonèmes. Un malentendant peut effectivement suivre une partie d'une discussion en lecture labiale, mais il préfèrera, s'il signe, qu'on<br /> s'adresse à lui en LS.
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H
<br /> <br /> Merci pour cette précision. J’avoue que mes connaissances en langue des signes sont plus que limitées, j’ai seulement lu quelques livres sur le sujet.<br /> Tu as l’air de savoir pas mal de choses, qu’as-tu pensé de la façon dont Katawa Shoujo traitait la surdité (ou le reste) ? Satisfaisante ? Incomplète ? Crédible ? Superficielle ?<br /> <br /> <br /> <br />
G
Je suis au milieu de la route Shizune, je trouve que son handicap avait pas mal de potentiel dans le contexte d'un VN et ça permet quelques remarques intéressantes (du genre, au début on regarde la<br /> paperdoll de Misha lorsque Shizune s'exprime, puis on se tourne naturellement vers Shizune avec l'habitude), mais il y a un point qui me fait particulièrement tiquer : les auteurs savent qu'un<br /> malentendant développe naturellement des compétences de lecture labiale au fil du temps ? Le coup de Misha qui retranscrit absolument toutes les paroles, côté Hisao comme côté Shizune c'est peu<br /> envisageable, la pauvre finirait avec des bras à la Rambo (va-t-en, vilaine image mentale...). Il est vrai que certains choisissent de se fier uniquement à la langue des signes, mais je ne peux pas<br /> m'empêcher d'y penser à chaque dialogue, et ça me donne l'impression que l'équipe traite maladroitement un sujet qu'elle ne connait pas du tout...<br /> <br /> Je ne ferai probablement pas toutes les routes, et ton avis me conforte dans ce choix, je serais de toute façon bien incapable de supporter un personnage comme Emi. C'est le souci majeur que j'ai<br /> avec le chara-ge : je suis incapable de passer du temps avec un personnage avec lequel je n'ai aucune affinité, c'est rédhibitoire.<br /> <br /> Bref, tout ça confirme un peu une impression que j'ai eu rapidement : le but du jeu est de montrer que derrière les handicaps se cachent des filles on ne peut plus normales, mais il n'est jamais<br /> question de remettre en cause cette normalité qu'on nous impose, alors qu'un handicap majeur comme celui de Rin pousse obligatoirement à prendre du recul à ce sujet. On fuit le problème plutôt<br /> qu'on s'y intéresse réellement, même si je peux comprendre le côté humain de la démarche.<br /> <br /> Oh, et j'ai pas encore eu le loisir de m'intéresser à Kenji, mais ça ne saurait tarder...
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H
<br /> <br /> « Je suis au milieu de la route Shizune, je trouve que son handicap avait pas mal de potentiel dans le contexte d'un VN et ça permet quelques remarques intéressantes (du genre, au début on<br /> regarde la paperdoll de Misha lorsque Shizune s'exprime, puis on se tourne naturellement vers Shizune avec l'habitude) » = J’y ai également fait attention et j’aimais vraiment l’acte 2 de Shizune<br /> qui consistait à faire disparaître peu à peu les intermédiaires. Dommage que le reste n’ait pas suivi la même direction, ça aurait pu être génial.<br /> <br /> « Mais il y a un point qui me fait particulièrement tiquer : les auteurs savent qu'un malentendant développe naturellement des compétences de lecture labiale au fil du temps ? » = J’ignore tout<br /> sur le sujet (et seima plus bas a l’air de dire que la lecture labiale n’est pas automatique), en revanche j’ai fini sa route et ce qui me chiffonne le plus c’est que l’auteur attende l’extrême<br /> fin de la bad end pour révéler que Shizune sait peut-être lire sur les lèvres ; c’est Hisao qui suppute et l’intéressée ne le confirmera jamais de manière claire (mais sa dernière phrase<br /> sous-entend que c’est bel et bien le cas). Pourquoi reléguer une information aussi importante au second plan et la traiter de manière aussi confuse ? Pourquoi ne pas le dire tout de suite que si<br /> Shizune n’a pas d’accompagnateur ou de traducteur c’est parce qu’elle lit sur les lèvres du prof et de ses camarades quand ils lui parlent ? J’en suis encore perplexe. Si quelqu’un a une réponse<br /> définitive concernant ce point, je suis preneuse.<br /> <br /> « ça me donne l'impression que l'équipe traite maladroitement un sujet qu'elle ne connait pas du tout » = Tiens, ça a aussi été mon impression. Je pense que l’équipe a fait des recherches mais<br /> soit ce n’était pas assez, soit elle n’arrive pas à le montrer<br /> <br /> « C'est le souci majeur que j'ai avec le chara-ge : je suis incapable de passer du temps avec un personnage avec lequel je n'ai aucune affinité, c'est rédhibitoire » = Ah bon ? Moi généralement<br /> je le fais quand-même, j’aime récupérer le plus de CGs possibles et suivre l’histoire (même si balbutiante) avec un point de vue différent. Et plus généralement j’ai peur de manquer des éléments<br /> importants pour la compréhension (surtout si je fais un article derrière). Il faut vraiment que le personnage soit insupportable pour que je l’évite.<br /> <br /> « Bref, tout ça confirme un peu une impression que j'ai eu rapidement : le but du jeu est de montrer que derrière les handicaps se cachent des filles on ne peut plus normales, mais il n'est<br /> jamais question de remettre en cause cette normalité qu'on nous impose, alors qu'un handicap majeur comme celui de Rin pousse obligatoirement à prendre du recul à ce sujet » = Merci infiniment,<br /> c’est exactement ce que j’avais en tête quand j’ai complété les premières routes et je n’arrive pas à croire que j’ai pu oublier cet élément au moment de rédiger ma critique X). On nous présente<br /> les filles comme normales sans jamais s’intéresser, même de manière superficielle, à la notion de différence alors qu’à mon avis il aurait été beaucoup plus simple pour certains auteurs de<br /> traiter cette thématique. Emi aurait pu en parler en décrivant tout ce qu’elle a perdu dans l’accident, Hanako aurait pu l’évoquer en passant. J’ai l’impression que les développeurs ont eu une<br /> logique shadok sur ce coup-là : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué 8) ?<br /> <br /> <br /> <br />
N
Je répondrais ici afin d'éviter toute polémique. Mon commentaire n'est pas un troll ou une réaction de colère, mais j'aimerais beaucoup savoir comment tu peux parler du scénario comme cela alors<br /> que tu sembles juste... Ne pas l'avoir lu.<br /> <br /> Ou ne rien y avoir compris.<br /> <br /> Ou juste le déformer comme cela te semble.<br /> <br /> Je prend ce passage, qui est certes voulu caricaturale par toi:<br /> <br /> "si le joueur veut poursuivre Emi, Hisao deviendra sportif ; si le joueur veut poursuivre Lilly, Hisao sera une feignasse faiblarde ; si le joueur veut poursuivre Hanako, Hisao sera une chochotte<br /> traumatisé par le moindre brin d’herbe pas en place ; si le joueur veut poursuivre Shizune, Hisao sera chiant mais bougera ses fesses"<br /> <br /> Et surtout CE passage:<br /> <br /> "Hisao ne comporte aucun espèce d’intérêt, on ne sait rien de lui, il n’a rien à raconter"<br /> <br /> Tend a prouver que soit tu cultives un élitisme aveugle envers ta personne, soit que tu n'as rien lu. Ce n'est pas possible autrement.<br /> Hisao a une personnalité, c'est bien ce qui a été quelque peu étrange car ici, on ne se joue pas soi même, on joue Hisao et dans Hisao, on retrouve des points dans tous les road:<br /> <br /> _ Il a apprécié le temps joué au Foot grâce a ses amis, mais ce n'est pas une passion.<br /> _ Il aime lire, beaucoup lire même.<br /> _ Il a été vraiment 'sombre' lors de l'act 1, dans le sens qu'il était déprime. Il le dit dans l'arc de Shizune, il s'en rend compte dans l'arc d'Hanako que son problème fut qu'il s'était enfermé<br /> dans une sorte de bulle avec elle.<br /> <br /> Le pire, c'est que je sais ce que tu vas penser "Et le reste?". Mais comment dire... TOUT, il y a TROP de choses qui sont aberrantes dans le raisonnement, qui fait dire que tu interprète comme tu<br /> le sens.<br /> <br /> Certes c'est un avis, mais un avis peut se construire sur les FAIT, et non pas des faits revisités par ta personne.<br /> <br /> Je veux dire...<br /> Le fait de dire:<br /> "La seule chose que je désirais après l'Acte 1 c'était ôter les masques des personnages pour découvrir ce qui se cachait derrière. Mais ici le masque est la personne."<br /> <br /> Oui, une attente personnelle fait par TA personne. Les personnages ne portaient en rien des masques. tu vois quoi comme masque chez Hanako? Ou Shizune? Ou Lily? Bon dieu, tu sembles te plaindre que<br /> les personnages ne sont pas assez dramatiques ou profond...<br /> <br /> Et tu reproches a l'arc d'Hanako d'avoir TROP de drama? Il y a quoi concrètement comme 'drame'? Sa crise en classe, biaisé en prime parce que le point de vue est d'Hisao, hisao qui justement<br /> s'enferme trop dans la vision d'Hanako... Et la scène du jour de son anniversaire, qui reste quand même logique, pas mal de gens ont ce même réflexe sans avoir subit le passé d'hanako.<br /> <br /> Tu as totalement manqué Katawa Shoujo a mon sens car les filles de Katawa Shoujo sont des personnes normales, avec des problèmes normaux, et un handicap. C'est tout. Hisao en tire a chaque fois la<br /> même conclusion, Mutou le dit lui même.<br /> <br /> Bref, ce post est un concentré de mauvaise foi, dans le sens que tu revisite l'histoire comme il te chante, interprète comme il te chante et déclame des objectifs qui n'étaient pas ceux du<br /> scénario, ni du studio (Non, le studio a pas dit qu'ils feront mieux, ils ont dit: "les VNs sont trop basiques dans leur présentation")<br /> <br /> Ou même ton coup de rage sur la scène hentai d'Hanako est juste... Je ne sais pas si tu le fais exprès ou si t'es un point de vue biaisé par... Non, je ne dirais pas par quoi, mais c'est juste<br /> effarant.<br /> <br /> Non, Hisao n'a pas 'profité' de la situation, protip pour piger un homme: Un mec, il voit que tu l'invites, il va penser que tu es d'accord et cie parce qu'il te donne sa confiance.<br /> <br /> De plus, c'est juste... Une première fois. Et les premières fois ne sont pas forcément géniales, Hanako l'a fait parce qu'elle l'aime et voulait le montrer, elle est maladroite et timide, hisao<br /> s'en rend compte.<br /> As tu ne serais que déja vécu, lu ou entendu parler des premières expériences? ILS SONT UN COUPLE TOUT CE QU'IL Y A DE PLUS NORMAL. Enfin...<br /> <br /> Le point intéressant, et auquel on peut largement agréer est l'inégalité dans l'écriture des différentes routes. Je n'ai hélas pas encore fait Emi (je compte le faire la aujourd'hui, c'est ma<br /> dernière) mais on m'a confirmé que sa route n'est pas très bien écrite et que sa seconde scène H est... WTF.<br /> Et comme tu dis, prendre 5 auteur différent n'était peut-être pas la meilleur idée.<br /> <br /> J'arrête donc ici, je pense que tu as vu le point que j'ai voulu soulever et comprend quelque peu l'indignation que j'ai eu sur ton 'avis', je n'ai rien contre les goûts, j'ai tout contre les faux<br /> argument, la mauvaise foi et les raisonnements sans fond, se contredisant même.
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H
<br /> <br /> « Je répondrais ici afin d'éviter toute polémique. Mon commentaire n'est pas un troll ou une réaction de colère » = Un commentaire qui commence ainsi a toutes les chances du monde de partir dans<br /> le troll justement. Et j’avoue qu’il y a quelque chose que je ne comprends pas : en quoi répondre évitera-t-il une polémique ? N’est-ce pas plutôt le contraire ?<br /> <br /> « mais j'aimerais beaucoup savoir comment tu peux parler du scénario comme cela alors que tu sembles juste... Ne pas l'avoir lu. Ou ne rien y avoir compris » = Donc pour toi, avoir un avis<br /> contraire signifie forcément que je n’ai pas compris l’histoire ? Je n’ai pas le droit de ne pas avoir aimé ?<br /> <br /> « Tend à prouver que soit tu cultives un élitisme aveugle envers ta personne, soit que tu n'as rien lu. Ce n'est pas possible autrement » = Mon cher, il va falloir apprendre à séparer les<br /> arguments de la personne. Critiquer ma façon de m’exprimer est une chose, critiquer ma manière d’être en est une autre. Pour affirmer que je « cultive un élitisme aveugle envers ma personne », tu<br /> dois extrêmement bien me connaître, et surtout, chercher à comprendre ma position. Quelque chose me dit que tu as simplement pris pour toi des mots qui ne t’étaient certainement pas destinés.<br /> Quand je souligne une faille de Katawa Shoujo, je ne souligne pas une faille de ta propre personnalité que je sache.<br /> <br /> « Il a apprécié le temps joué au Foot grâce a ses amis, mais ce n'est pas une passion. Il aime lire, beaucoup lire même » = Ce n’est pas avec des traits si légèrement esquissés qu’on forme un<br /> personnage solide et appréciable, du moins pas appréciable pour moi, tu as tous les droits d’aimer les protagonistes qui m’apparaissent stéréotypés.<br /> <br /> « Certes c'est un avis, mais un avis peut se construire sur les FAIT, et non pas des faits revisités par ta personne » = Il va falloir que tu m’expliques la différence entre nous : en quoi les<br /> faits visités par ma personne sont-ils supérieurs ou inférieurs aux faits visités par ta personne ? Chacun a sa vision du monde, quel droit te permet-il de juger que ta vision du monde est la<br /> seule valable ?<br /> <br /> « Oui, une attente personnelle fait par TA personne » = Qui d’autre ? Tu croyais que j’allais avoir les attentes du Dalaï-lama ou de Jules César ?<br /> <br /> « Les personnages ne portaient en rien des masques. tu vois quoi comme masque chez Hanako? Ou Shizune? Ou Lily? Bon dieu, tu sembles te plaindre que les personnages ne sont pas assez dramatiques<br /> ou profond... » = J’ai explicité ce que je voulais dire à ce sujet dans mon édit, que je te recommande. Il me semble que tu prends décidément les choses très à la lettre.<br /> <br /> « Tu as totalement manqué Katawa Shoujo à mon sens car les filles de Katawa Shoujo sont des personnes normales, avec des problèmes normaux, et un handicap » = Et ton interprétation est<br /> l’interprétation officielle ? Tu sais, il peut y avoir autant d’interprétations que d’hommes sur la planète, ça relativise tout de suite l’importance qu’on accorde à son ego. Et puis, pour<br /> quelqu’un qui passe complètement à côté d’une œuvre il y a quelque chose que je trouve bizarre...c’est que j’ai justement trouvé que les filles de Katawa Shoujo étaient « des personnes normales,<br /> avec des problèmes normaux, et un handicap »...avec un développement malheureusement insuffisant.<br /> <br /> « Bref, ce post est un concentré de mauvaise foi, dans le sens que tu revisite l'histoire comme il te chante, interprète comme il te chante et déclame des objectifs qui n'étaient pas ceux du<br /> scénario, ni du studio » = Et qu’es-tu actuellement en train de faire ? N’est-ce pas exactement la même chose ?<br /> <br /> Concernant la route d’Hanako, je vais te répondre point par point :<br /> _Lorsqu’Hanako invite Hisao dans sa chambre et lui demande de fermer la porte à clé (un moment qui laisse effectivement planer le doute sur ses intentions), elle déclare aussitôt vouloir lui<br /> raconter quelque chose et lui montre ses cicatrices. C’est donc qu’elle lui fait confiance. Si une fille te fait confiance au point de te montrer les marques indélébiles qu’elle porte sur elle et<br /> n’a jamais osé dévoiler à personne, tu as peut-être envie de lui renvoyer sa confiance. Coucher avec elle alors que tu es encore défini comme « ami » (et j’ai expliqué pourquoi je trouvais la<br /> relation d’Hisao et Hanako mal construite) sans jamais, à aucun moment lui dire que tu l’aimes au moment où elle te fait confiance, je trouve que c’est mauvais, oui. Ils auraient pu continuer à<br /> discuter avant de passer à la phase charnelle, s’avouer leurs sentiments, ou juste, tu sais, passer par les préliminaires plus de 5 secondes. Le problème c’est que l’ensemble est maladroit et que<br /> même Hisao dans son monologue dit qu’il sent Hanako mal à l’aise.<br /> _Quand je dis qu’elle n’est pas totalement consentante, je n’invente pas, elle le dit elle-même plus loin. Et ça jette un froid parce que ça jette une lumière différente sur l’acte. Si elle<br /> n’avait pas lancé cette phrase, leur expérience aurait été une première fois normale, oui. Mais à partir du moment où elle avoue qu’elle s’est laissé faire parce qu’elle pensait « Il veut coucher<br /> avec moi, si je lui donne ce qu’il veut, il sera content ». Ce qui signifie donc qu’Hisao a été très pressant quand-même. Peut-être que pour toi, c’est normal de forcer (directement ou<br /> indirectement) une fille à coucher avec toi, pour moi ça ne l’est pas et venant d’une route qui se plaît à briser le stéréotype de la demoiselle en détresse, ça me désole un peu, oui.<br /> _Je reconnais forcer les traits, mais n’est-ce pas la définition même du « rage » ? Pour quelqu’un qui rage, je trouve que j’ai été relativement mesurée dans la plupart de mon article.<br /> <br /> « Non, Hisao n'a pas 'profité' de la situation, protip pour piger un homme: Un mec, il voit que tu l'invites, il va penser que tu es d'accord et cie parce qu'il te donne sa confiance » = Si je<br /> suis ta logique, la fois où j’ai invité un ami à visiter ma nouvelle chambre universitaire, je lui faisais nécessairement des avances ? Diable, quel gentilhomme il a été de ne pas se jeter sur le<br /> lit avec moi !<br /> <br /> « As tu ne serais que déjà vécu, lu ou entendu parler des premières expériences? ILS SONT UN COUPLE TOUT CE QU'IL Y A DE PLUS NORMAL. Enfin... » = Encore une fois tu confonds critique<br /> constructive et attaque personnelle. Qui es-tu pour prétendre me juger et émettre des raisonnements à l’emporte-pièce sans me connaître ? Ma sexualité ne regarde que moi, et je n’ai certainement<br /> pas à demander un certificat de non-virginité du médecin pour avoir le droit de dire ce que je pense de cette scène.<br /> <br /> « J'arrête donc ici, je pense que tu as vu le point que j'ai voulu soulever et comprend quelque peu l'indignation que j'ai eu sur ton 'avis' » = M’insulter personnellement (par exemple, mettre<br /> entre guillemets le mot avis comme si le mien comptait pour rien) et me forcer à adopter ton point de vue n’est pas la meilleure solution du monde si tu veux discuter avec moi...<br /> <br /> « je n'ai rien contre les goûts, j'ai tout contre les faux argument, la mauvaise foi et les raisonnements sans fond, se contredisant même » = C’est dommage parce que c’est l’illustration parfaite<br /> de ton commentaire. Tu refuses que je puisse avoir une vision différente de la tienne et ne contres mes arguments que par un raisonnement qui n’a pas plus de fond que les miens, ce qui, il me<br /> semble, est la définition-même de la mauvaise foi (et du reste aussi mais je n’ai pas envie de m’acharner).<br /> <br /> Tu te comportes de manière tellement odieuse avec moi que je commence à penser que j’ai dû manger tes enfants dans une vie antérieure. On dirait que mon article te touche personnellement, mais tu<br /> sais, c’est la vie et même si c’est frustrant, il y a des gens qui ne seront jamais d’accord avec ce que tu dis, ce n’est pas une raison pour les humilier.<br /> <br /> <br /> <br />
S
Et bien voici un article qui résume parfaitement mon impression après une route. Si c'était juste pour apprécier une jolie réalisation technique à laquelle je ne m'attendais pas, j'aurais été tout<br /> droit vers cette jolie fin romantique entre Hisao et Kenji sur le toit. Dans un tel entourage de bras-cassés, c'était courru d'avance.<br /> C'est marrant car je viens de tester pour Emi et c'est tout-à-fait exact : qu'importe les choix, on retrouve cet happy-end aussi insipide qu'a été la route dont le point culminant fut certainement<br /> cette expérience unique qu'ils auront eue dans le dépôt du club d'athlétisme.<br /> Je suis donc content de voir que ton avis rejoint le mien car j'aurais pas eu le courage de descendre ce qui reste un bel exploit pour une équipe d'amateurs. Je vais quand-même aller au bout du<br /> scénario de Rin car c'est justement celui que je viens d'entamer apparemment.
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H
<br /> <br /> « Et bien voici un article qui résume parfaitement mon impression après une route » = Je suis presque soulagée de voir que je ne suis finalement pas la seule à écarquiller un peu les yeux ^^.<br /> <br /> « C'est marrant car je viens de tester pour Emi et c'est tout-à-fait exact : qu'importe les choix, on retrouve cet happy-end aussi insipide qu'a été la route dont le point culminant fut<br /> certainement cette expérience unique qu'ils auront eue dans le dépôt du club d'athlétisme » = En fait je l’ai remarqué car mes choix m’ont naturellement poussé ver la mauvaise partie de sa route<br /> (j’aurais donc dû décrocher la bad end), sauf que j’ai bien compris qu’il fallait que je partage mes problèmes avec Mischa pour arranger la situation avec Emi. Du coup quand j’ai voulu refaire la<br /> route pour voir ce que j’avais manqué...je suis tombée sur la bonne partie et j’ai de nouveau récupéré la good end. J’ai d’abord cru qu’il n’y avait pas de bad end et ensuite j’ai pigé que les<br /> embranchements n’avaient que peu de valeur en fin de compte. C’était bien la peine de faire un schéma super compliqué...<br /> <br /> « Je suis donc content de voir que ton avis rejoint le mien car j'aurais pas eu le courage de descendre ce qui reste un bel exploit pour une équipe d'amateurs » = J’avoue que ça ne me fait pas<br /> plaisir de critiquer leur boulot non plus mais que je trouve tout aussi dommage de se taire. Il y a eu tellement d’avis positifs, il faut bien équilibrer la balance X).<br /> <br /> « Je vais quand-même aller au bout du scénario de Rin car c'est justement celui que je viens d'entamer apparemment » = J’ai vu sur Twitter que tu avais abandonné Katawa Shoujo. Tu n’iras pas au<br /> bout de la route de Rin finalement ?<br /> <br /> <br /> <br />