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Disney et les contes de fées : la princesse n’existait pas

Puisque j’abordais Märchen la dernière fois, je me suis dis que c’était l’occasion ou jamais de parler d’un sujet que j’aime beaucoup : les contes de fées. Il y aurait mille approches du sujet à adopter mais je n’en choisirai qu’une, plus restrictive et plus facile à traiter : la transcription par Disney de certains contes. Et ce afin de mettre en lumière un problème majeur pour moi : la perte de la pluralité de sens.

 

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J’ai été nourrie et élevée par les contes de fées depuis que je suis en âge de lire et encore aujourd’hui le sujet me fascine ; je suis capable de vous réciter par cœur Les habits neufs de l’Empereur, La grotte des korrigans, Peau d’ours et bien d’autres. Malgré le fait que j’ai une certaine préférence pour raconter de vieilles histoires un peu oubliées qui font le bonheur des enfants curieux (je suis un livre ambulant, c’est un plus quand on travaille en centre aéré) j’apprécie bien sûr énormément les classiques popularisés par Disney que tout le monde connaît. D’ailleurs des Disney j’en ai regardé toute petite et j’aimais beaucoup Le Roi Lion, Aladin ou La Belle et la Bête, mais je ne connaissais la « trinité » que via les frères Grimm ou Charles Perrault, aussi je dispose d’une vision assez particulière en la matière. Et, après visionnage récent des contes de fées adaptés par Disney, j’ai pas mal à dire et je risque d’être particulièrement grinçante !

 

La « trinité »

Blanche-Neige / Cendrillon / Belle au bois dormant

 

Blanche-Neige

Premier long-métrage de Disney, Blanche-Neige reprend Schneewittchen des frères Grimm en adoucissant certains éléments plus ou moins violents du conte originel, je ne m’attarderai pas sur la transformation des nains en personnages comiques ou des animaux choupinets qui pullulent de partout et qui font avant tout partie d’une esthétique, ce qui m’intéresse le plus ce sont trois points très particuliers.

 

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La scène du balcon

Le premier est la pseudo-romance avec le Prince Charmant qui a lieu dès l’introduction. Elle a, selon moi, deux rôles : il s’agit d’abord de crédibiliser le final et de le rendre plus « romantique ». Car dans le conte, la jolie Schneewittchen n’a jamais rencontré son bienfaiteur avant sa mort, il ne la cherchait pas elle particulièrement et ne l’a pas embrassé non plus ; il passait par hasard dans la forêt, est tombé amoureux du cadavre et souhaitait l’emmener avec lui, ce sont les nains qui la font revenir à la vie en laissant tomber le cercueil, ce qui a pour effet de la faire cracher le morceau de pomme empoisonné qui la maintenait endormie. Tant qu’on ne s’interroge pas sur la possible nécrophilie que suggère la situation (ramener un cadavre chez soi même pour décorer son salon est très malsain comme comportement, même pour un esthète) ni sur la pédophilie latente du prince (voir fun fact ci-dessous) tout va bien. Rajouter une première rencontre permet de lever l’ambiguïté mais aussi de monter de toutes pièces un modèle d’identification.

 

En effet, quoi de plus artificiel que cette scène d’amour au tout début du dessin-animé ? On y voit une charmante jeune fille, elle n’a aucune caractéristique particulière, un beau jeune homme, il n’a aucune personnalité préétablie, et les deux se comptent fleurette dans une sorte d’hommage à Roméo et Juliette (pensez à la scène du même nom), c’est un archétype usé jusqu’à l’os, un symbole qui vise à l’identification du spectateur. N’importe quelle personne qui regarde Blanche-Neige peut transposer sa propre histoire sentimentale dans ces deux protagonistes fantoches et finalement s’approprier ce qu’il voit très rapidement, même inconsciemment. Disney a vraiment poussé la malice jusqu’au bout et on ne peut pas ne pas reconnaître que c’est bien joué de leur part.

 

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Fun fact : dans la version des frères Grimm, Blanche-Neige n'a que 7 ou 9 ans

 

Magie noire et magie blanche

Le deuxième élément concerne le personnage de la belle-mère. Evidemment, sans surprise, elle nous est présentée comme la méchante. Il aurait été utopique de demander au studio de nous faire de la psychanalyse en tentant de justifier sa peur panique de la vieillesse (au fond c’est une étape allégorique par laquelle passe toutes les mères quand elles constatent que plus leurs enfants grandissent et s’épanouissent, plus elles se flétrissent) mais on peut noter, du point de vue de la représentation, qu’il ne s’agit pas de n’importe quel type de femme. La belle-mère est présentée comme une reine, celle qui détient le pouvoir. Selon Robin Allan dans Il était une fois Walt Disney « elle représente la femme redoutée par les hommes dans une société dominée par les hommes ». Intéressant, non ? Autrement dit Blanche-Neige est avant tout la confrontation entre deux idéals : d’un côté la femme qui domine, de l’autre la dominée. La soumise est une « gentille princesse » et la gouvernante assimilée à une sorcière monstrueuse (on pourrait faire un chouette rapprochement avec le visual novel d’Utena).

 

 

Et c’est aussi là que se trouve une différence majeure avec le conte originel : chez les frères Grimm, la reine se déguise en vieille femme mais redevient belle, alors que chez Disney tout se passe comme si la sorcière était son véritable visage enfin dévoilé. La scène de transformation, à cet égard très perturbante, n’est pas sans rappeler Docteur Jekyll et Mister Hyde, le roman noir de Stevenson (dont je vous recommande vivement la lecture). Le fait que la méchante belle-mère meure sous son apparence diabolique ne fait qu’amplifier ce sentiment. On perd donc tout l’aspect « humain » du personnage, ce qui est bien dommage.

   

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Le triomphe de l’idéal pur

Le troisième élément n’est pas un ajout mais bien une disparition, celle de la fin de l’histoire ! Car en réalité la belle-mère n’est jamais tombée du haut d’une falaise pourchassée par des nains à dos de Bambi (même si je reconnais que c’est une mort grandiose et ridicule à souhait), elle est rentrée au château et a cru avoir accompli son terrible dessein. Comme Blanche-Neige est restée un moment sans pourrir dans son cercueil de verre, elle a baissé sa garde en la croyant définitivement morte et enterrée. Et c’est là qu’intervient ce qui m’intéresse. La miraculée épouse le prince en grandes pompes et invite sa meurtrière qui, après avoir entendu le miroir magique lui souffler que la nouvelle reine du pays voisin était plus belle qu’elle, ne résiste pas à la curiosité. Et là on la force à chausser des souliers en feu jusqu’à ce qu’elle crève dans d’atroces souffrances aux yeux et à la vue de tous les convives. Visiblement Blanche-Neige n’a pas vraiment apprécié qu’on l’empoisonne et elle se venge de manière tout aussi cruelle. Concrètement, que nous montre cette fin ? Que la jeune fille est avant tout humaine et donc tout aussi encline que sa belle-mère à tuer son prochain. C’est un peu un rappel qui souffle au lecteur : certes Blanche-Neige est une pauvre petite victime sans défense mais ne va pas croire qu’elle ne peut pas se retrouver du côté du bourreau. On perd dans la version Disney toute la violence mais aussi toute la symbolique de ce « retour de karma », ce qui fait de leur héroïne une sorte d’oiselle naïve et innocente, trop pure pour être au fond crédible. Le prince l’emporte sur son cheval blanc, la fable ne se termine au fond jamais, il n’y a pas cette rupture nécessaire mise en place par l’original.

 

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Cette image me fait penser que je ne dois jamais vous parler de Pretear, l'adaptation anime "magical girl" de Blanche Neige

 

 

Cendrillon

Des années après Blanche-Neige, le studio Disney adapta de nouveau un conte, de Charles Perrault cette fois-ci (on verra pourquoi la version Grimm n’a pas été retenue) avec toujours plus d’animaux mignons qui chantent et qui dansent et une esthétique toujours aussi particulière. Comme je vais avoir énormément de choses à dire sur Cendrillon je vais essayer d’écourter cette présentation avec deux points et réserver le reste pour plus tard.

 

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Une Cendrillon cyber-punk, moi je signe tout de suite

 

La famille d’abord

Un des changements opéré par Disney par rapport à la version de Perrault porte sur la fameuse scène du bal. Pour mémoire, dans le conte la demoiselle ne se contente pas de batifoler avec le prince lors du premier bal. Prince qu’elle a par ailleurs bien identifié, contrairement à la Cendrillon de Disney qui passe totalement à côté de la célébration en tombant amoureuse du premier garçon qu’elle voit sans jamais faire de rapprochement avec son statut royal (pour louper le seul gus debout forcé à faire des courbettes à tout ce qui porte fanfreluches et rubans à 500 mètres à la ronde il faut vraiment être myope…). La jeune fille du conte saisit en fait la première occasion qu’elle a pour aller à la rencontre de ses vilaines sœurs. Au premier abord, on pourrait trouver ça assez absurde : après tout elle les côtoie tous les jours ses sœurs, elle n’a pas besoin d’assister à une réception pour les approcher. Mais en y repensant bien, on se rend compte que ce léger détail n’est pas là par hasard. Dans cette impulsion bien plus puissante que celle qui la pousse à courtiser le prince, elle semble tout simplement réclamer l’affection de sa famille en recherchant un contact affectif dont elle est privée la plupart du temps. Elle utilise donc son déguisement de princesse pour avoir un rapport d’égal à égal avec ses sœurs et c’est bien en leur compagnie que sonne l’horloge qui la force à s’enfuir. Elle ne sera vraiment avec le prince que lors du second bal, un peu comme si la relation sentimentale nécessitait d’abord une sorte de purge émotionnelle du point de vue familial. La Cendrillon de Perrault a d’abord besoin de se sentir aimée de sa famille, même si ce n’est qu’à partir d’un stratagème, avant de pouvoir songer à l’amour alors que la Cendrillon de Disney, en plus d’être sacrément myope donc (un subterfuge bien maladroit si vous voulez mon avis), pense immédiatement à l’amour, ce qui n’est pas forcément une bonne chose.

 

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Méchants et gentils : même rêve, même combat

Il existe énormément de variations du mythe de Cendrillon que j’étudierai tout à l’heure, mais il y en a une qui, je pense, doit être évoquée tout de suite : celle des frères Grimm. Dans cette histoire, point de bonne fée, la jeune fille reçoit sa robe d’un arbre magique qui pousse sur la tombe de sa mère. La scène de l’essayage de la pantoufle qui suit est juste incroyablement gore : les deux vilaines filles n’arrivent pas à rentrer leurs pieds dedans alors chacune à son tour, en suivant l’ordre pressant de leur mère, se résout à se couper, pour l’une l’orteil, pour l’autre le talon. Inutile de dire que le soulier dégouline de sang et que l’arbre magique prévenant le prince de la superstition, ce dernier se trouve passablement dégoûté d’un tel spectacle. Pourquoi mentionner ce passage peu ragoûtant ? A mon sens il illustre un point que Disney a laissé dans l’ombre : Cendrillon comme ses sœurs, et comme des centaines d’autres jeunes filles dans le royaume, partagent le même rêve. Toutes veulent s’élever socialement en épousant le prince et ce au prix de sacrifices s’il le faut. Pour moi Disney s’y prend assez mal pour dissimuler ce trait de caractère de l’héroïne qui transparait tout de même dans le songe qu’elle fait au tout début du dessin-animé. Au fond les deux sœurs de Grimm, bien que lâches, prouvent en se mutilant atrocement le pied qu’elles aussi sont prêtes à tout pour prendre la place de reine. Certes Javotte et Anastasie ne vont pas aussi loin mais c’est le même sentiment.

 

A noter qu’à la fin du conte de Perraut, les sœurs de Cendrillon s’excusent de l’avoir malmené quand elles comprennent que la demoiselle en haillons et la belle inconnue qu’elles admiraient ne font qu’une, lui apportant ainsi la reconnaissance tant attendue. En retour la nouvelle reine s’arrange pour les placer à la cour avec des gentilshommes fortunés. L’absence de ces éléments dans la version Disney efface la dimension « familiale » du conte pour ne garder que l’histoire d’amour, ce qui est un peu dommage.

 

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Que serait cet article sans version moe et à moitié à poil d'une princesse, je vous le demande...

 

 

Belle au Bois Dormant

Concluant la trinité des contes de fées classiques remaniés par Disney, La belle au bois dormant a de particulier que le dessin-animé se devait de s’émanciper de Blanche-Neige qui lui ressemblait un peu trop et donc que le « scénario » a dû subir plusieurs modifications comme l’intégration d’un archétype amoureux très courant et plutôt bien utilisé (le malentendu princesse/paysanne, la fausse opposition au mariage arrangé) ou des effets spéciaux avec l’intégration d’un combat contre un dragon maléfique. Pourtant le studio aurait très bien pu s’inspirer de la seconde partie du conte présente chez Perrault où la mère du prince est une ogresse tyrannique qui projette de croquer sa belle-fille. Il faut croire que la belle-mère cannibale faisait moins sexy comme sujet…

 

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Briseur de romantisme

Je ne peux m’empêcher de rappeler que dans les versions les plus archaïques de la Belle au Bois Dormant, la belle ne se réveille pas au bout d’un simple baiser mais uniquement lorsque, après une ellipse de neuf mois tout rond, un charmant nouveau-né vient lui sucer le doigt, lui retirant ainsi l’épine ensorcelée qui la maintenait endormie. Oh, bien sûr, elle marie ensuite avec son violeur mais on ne pourra pas dire que sa première fois ait été glamour. Dans le cas d’une partie du roman de Perceforest (écrit entre 1300 et 1350) mettant en scène la princesse Zellandine, le violeur en question se trouve être son amoureux, le chevalier Troïlus, qui tentait de la guérir de son mal par sa méthode très spéciale…je ne sais pas si c’est mieux à vrai dire.

 

L’anecdote glauque étant passée, je citerai encore Le soleil, la lune et Thalie, une autre itération du conte où cette fois le prince est déjà marié avec une autre quand il rencontre Thalie et fait son affaire avec elle. Il a l’attitude sympathique de la planquer dans son château quand il découvre qu’il est papa et se prend d’affection pour ses deux rejetons. Dommage que la reine apprécie moins de se voir trompée et essaye de massacrer sa rivale qui prend finalement sa place (je ne serais pas surprise que ce soit l’inspiration de la partie ogresse de l’histoire de Perrault).

 

Dans la version de Perrault la princesse est bien réveillée par un baiser mais elle est ensuite réduite à l’état de courtisane que son bien-aimé visite de temps en temps avant que son froussard de mari ne profite de la mort de son père pour la faire monter sur le trône. Dans tous les cas, La belle au bois dormant perd cette aura de romantisme absolue érigée par Disney pour nous rappeler que la sorcière ne l’a pas forcée à faire la sieste mais lui a bel et bien jeté une malédiction.

 

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Normalement au bout de 100 ans de sommeil, on ressemble plus à ça qu'à une jeune fille fraiche et en bonne santé

 

 

La problématique du mérite

  Maintenant que j’ai énuméré plus ou moins rapidement ce qui me paraissait être les différences primordiales entre les contes papier et leur adaptation Disney, il est temps de soulever le problème que posent ces variations et qui est la perversion de la notion même de mérite, de récompense.

 

Vraies fausses victimes du destin

Car voilà, chaque héroïne obtient son happy end, mais qu’ont-elles réellement fait pour y parvenir ? Le bonheur ça ne descend pas du ciel comme par magie, ce n’est pas non plus un dû, c’est quelque chose pour lequel on doit travailler. Par exemple, si vous êtes amoureux de quelqu’un et que vous voulez que vos sentiments soient réciproques, il faut bien se bouger et tout mettre en œuvre pour que cela marche (et évidemment ça ne fonctionne pas à tous les coups, ce serait trop simple).

 

C’est là que ça devient marrant. Blanche-Neige, on la voit nettoyer une fois la terrasse, chanter et danser avec les animaux et éventuellement faire le ménage dans une maison (enfin faire le ménage est un grand mot, elle se contente de passer le balai, les animaux choupi-trognons font tout le reste). Ah, et elle cueille des fleurs aussi. On ne peut donc pas dire que la charmante demoiselle ait fait grand-chose pour être heureuse sinon rester jeune et jolie même sous son cercueil de verre.

 

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Cendrillon ? C’est un cas un peu plus subtil mais si on n’y regarde de plus près, c’est le même schéma. Dans le conte de Perrault un petit passage nous indique qu’elle se propose de coiffer ses sœurs pour le bal, preuve d’une certaine noblesse de cœur tout de même puisque rien ne l’y oblige. Dans le dessin-animé, la jeune fille réalise toutes les tâches sous la contrainte et s’occuper de ses sœurs n’est qu’une corvée parmi d’autres. Cela n’a l’air de rien comme ça mais en vérité ça dit tout du personnage : Cendrillon n’est jamais caractérisée que de manière indirecte, c'est-à-dire qu’on ne nous montre jamais ses vertus mais uniquement les défauts de Javotte et Anastasie. Le procédé est un peu pervers dans le sens où tout repose sur une comparaison. Mettre une souris à côté d’un éléphant la fait paraître minuscule, mais à côté d’un microbe elle est énorme. Mettre une personne détestable à côté de personnes encore plus détestables qu’elle la fait passer pour un parangon de vertus. Aussi s’il est absolument certain que Cendrillon est martyrisée, ça n’en fait pas quelqu’un de bien pour autant. Il suffit de lire la fin de l’Histoire de la princesse Rosette de la Comtesse de Ségur, une autre variante de Cendrillon, pour s’en convaincre : les deux sœurs, Orangine et Roussette, sont punies par la fée pour avoir tenté d’assassiner l’innocente demoiselle ; elles sont devenues défigurées et mariées à deux brutaux chargés de les battre tant qu’elles n’auront pas montré signe de compassion. Et vous savez quoi ? Orangine et Roussette restent comme cela toute leur vie parce qu’elles sont incapables de surmonter leur jalousie. Elles sont victimes de leurs maris respectifs ; sont-elles pour autant de bonnes personnes ? Non. Cendrillon est la servante de la maison ; ce statut la rend-elle automatiquement et fondamentalement gentille ? Non.

 

Tout cela fait que la version Disney en forçant outrageusement le trait des méchantes nous pousse à plaindre instinctivement la victime mais cette dernière n’a en elle-même, aucune qualité apparente (elle sait chanter et danser, youhou). Elle n’a pas l’astuce de l’héroïne éponyme du conte Finette Cendron, autre variation qui mélange Cendrillon et Petit-Poucet de manière assez intéressante, qui elle prend l’initiative, désobéit à sa marraine, sauve ses sœurs Fleur-d’Amour et Belle-de-Nuit (des noms narcissiques traduisant à merveille le caractère des personnages), se fait battre par elles, terrasse un ogre, charme le prince, humilie ses sœurs et finalement les récompense elles et leurs parents forcés de les abandonner. La chatte des cendres, de Basile, quant à elle, met au jour un aspect du conte particulièrement ironique : c’est Cendrillon (ici nommée Zezolla) qui tue sa belle-mère grognon mais inoffensive pour que son père épouse son institutrice (la Carminosa), institutrice qui se révèlera finalement bien plus terrible que la précédente épouse et qui la maltraitera. C’est une belle leçon que de voir que Zezolla est punie pour avoir orchestré le meurtre de sa deuxième mère pour finalement se repentir et trouver le bonheur tandis que la Carminosa est aussi punie pour ne pas avoir tenue sa part du marché.

 

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De la même manière la Belle au Bois Dormant est sans aucun doute la plus dotée et la moins méritante du lot. Elle n’aura eu qu’à naître et la voilà déjà prédestinée à une beauté époustouflante et à épouser un beau prince en bonus. Le maléfice qu’elle subit paraît complètement inoffensif vu qu’étant endormie, elle n’a conscience de rien et que Disney ne la laisse même pas dormir les cent années qu’aurait dû durer le sortilège.

 

Morale contemporaine

Les héroïnes de ces trois dessins-animés apportent à mes yeux un énorme problème de représentation. De nos jours les enfants connaissent d’abord les contes de fées à partir de Disney, ils lisent de moins en moins les contes originels qui possèdent pourtant bien plus de facettes et de complexité qu’il n’y paraît. L’avantage du support papier est que la caractérisation du personnage n’a pas besoin d’être subtile, il suffit de jeter un « la douce jeune fille » ou un « la pauvre enfant » par-ci, par-là, pour que le lecteur intègre que la princesse possède un certain nombre de vertus. Dans un long-métrage c’est bien différent. Le parti-pris esthétique de Disney a beau être très intéressant, il force les scénaristes à négliger des détails au premier abord anodins et en réalité très révélateurs (n’oublions pas qu’un conte est bien souvent bref, il n’y a pas de longue description interminable à la Balzac, l’auteur va à l’essentiel, il est donc difficile de retrancher quelque chose) au profit d’autres éléments. Il en découle une aseptisation certaine du conte et la nouvelle morale qui s’en dégage me paraît particulièrement malsaine.

 

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Je ne me souvenais pas que la sorcière était aussi sexy dans le dessin-animé...

 

Quel est le message que suggère cette trinité, notamment aux filles ? Femme, sois belle et le bonheur te tombera tout cuit dans le bec. Voilà c’est tout ! Blanche-Neige est jolie, elle se contente de faire une tarte aux prunes et de temps en temps elle passe le balai : elle récupère le prince charmant à la fin. Cendrillon est jolie, elle fait le ménage et va pleurnicher sur les genoux de sa marraine : elle récupère le prince à la fin. Aurore est jolie, elle danse avec un hibou dans la forêt et elle roupille en attendant que quelqu’un vienne lui apprenne à se servir d’une aiguille à coudre : elle récupère le prince à la fin. Toi, fille ordinaire, sois jolie, soigne ton apparence (tiens, exactement comme le font les méchantes sœurs des contes originels) et attends : tu récupéreras le prince à la fin. Crois juste en tes rêves et ne fais jamais rien pour les réaliser. Quel message paradoxal ! Sous les dorures de ces magnifiques dessins-animés, on gratte à peine et on trouve déjà le germe d’une morale d’autant plus dangereuse qu’elle se grave en nous sans qu’on n’y fasse attention (c’est la magie du conte).

 

Aussi suis-je consternée encore aujourd’hui lorsque je rencontre des filles qui ont pour modèle plus ou moins inconscient cet idéal « disneylien » parce qu’au fond elles se rendent malheureuses elles-mêmes en espérant quelque chose d’impossible, en essayant de satisfaire des exigences trop hautes. J’en ai connu et je me rappelle nettement les avoir choqué en soulignant le fait que le prince de Blanche-Neige est, sans nul doute, un nécrophile (ou alors un type louche), comme si je brisais un doux rêve.

« Il y a quelqu’un pour moi quelque part, je l’attends sous mon cercueil de verre. Il y a quelqu’un rien que pour moi, quelqu’un à qui je suis nécessaire, il me cherche dans les plaines, dans les forêts, en haut des montagnes, au fond des gouffres. Il y a quelqu’un qui va venir me chercher, il m’emmènera dans son château, dans cette bulle d’amour que rien ne brisera. Il y a quelqu’un pour moi, j’étouffe d’attendre sous mon cercueil de verre. »

 

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Une Rapunzel cyber-punk, je veux bien aussi

 

La thématique des Deux Soeurs

Face à ce souci de représentation qui crée des ambiguïtés, mon alternative est un autre conte très proche de Cendrillon à une grosse différence près, différence qui change toute la portée de la fable. En effet le motif qui m’a le plus marqué dans ma jeunesse est de loin celui des « Deux Sœurs », représenté par une multitude de versions dont la plus connue est Les fées de Perrault. La structure narrative est quasiment identique à Cendrillon : Le père veuf se remarie avec une belle-mère acariâtre qui considère sa fille comme un trésor et maltraite celle qui n’est pas la sienne. A la fin, la victime se marie avec le prince. L’évènement qui relie l’introduction et la conclusion n’est pas un bal (évènement mondain par excellence et donc plein d’artifices, de mensonges, le règne de l’apparence) mais une épreuve que les deux sœurs passent chacune à leur tour. L’une triomphe et est récompensée, l’autre échoue et est punie.

 

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Dans Les deux galettes de Basile, les sœurs deviennent cousines mais le principe reste le même : Martiella va à la fontaine et rencontre une vieille dame affamée. Pleine de compassion elle lui offre toute entière la galette qui devait lui servir de repas et reçoit comme don que des perles tombent de sa chevelure à chaque fois qu’elle se peignera. Sa tante, jalouse, envoie en vitesse sa propre fille, Puccia, à la fontaine sans lui expliquer la situation, et lorsque celle-ci entreprend de narguer la vieille femme en se délectant sous ses yeux de sa galette, sa punition est de laisser s’échapper des poux à chaque fois qu’elle se peignera.

 

On compte aussi comme variation Les enchantements de l’éloquence de Mademoiselle Lhéritier qui donne un nom à l’héroïne, Blanche, et à sa mauvaise sœur, Alix, toutes deux longuement caractérisées, ou Frau Holle des frères Grimm dont j’ai déjà un peu parlé, véritable emblème du genre : cette fois, la pauvresse laisse sa quenouille tomber dans un puits et est forcée par sa belle-mère d’aller la chercher. Sauf que dans le puits se trouve un passage vers un monde enchanté dirigée de main de fer par Frau Holle (Dame Hiver en version française alors que le mot Holle est plutôt à rapprocher de la traduction « enfer ») qu’elle va servir jusqu’à s’ennuyer de chez elle et y retourner (on dirait une sorte de résurrection), récompensée par une pluie d’or. Sa demi-sœur, appâtée par l’attrait du gain, va vouloir l’imiter mais, trop paresseuse pour travailler correctement, elle recevra une pluie de poix au lieu de l’or convoité, poix dont elle ne pourra jamais se séparer.

 

Les Deux filles, un conte gascon, développe encore d’avantage le principe de l’épreuve puisque cette fois-ci la fée vit dans un château et propose à ses visiteurs de choisir des cadeaux pour déterminer la pureté de leur âme : par exemple la paysanne qui prend une robe déchirée dans la penderie se voit forcée de garder la plus belle, et il se passe l’inverse avec la fille suivante.

 

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Seuls les fans de Sound Horizon peuvent comprendre la double référence

 

Mais la version la plus fine du thème reste à mes yeux La veuve et ses deux filles de Madame Leprince de Beaumont parce que cette fois-ci Blanche et Vermeille, les deux sœurs, sont mises dès le départ sur un pied d’égalité ; il n’y a ni méchante, ni gentille et aucune n’est battue par sa mère. Seulement en recevant la visite d’une étrangère Blanche offre à manger à contrecœur, Vermeille sans compter, ce qui leur vaut une récompense très intéressante : la première deviendra reine, la seconde fermière. On peut se dire que la fée s’est trompée quelque part, que ce n’est pas logique, mais au final Blanche, devenue reine grâce à sa beauté, souffre énormément de son nouveau statut puisque le prince se lasse d’elle, prend des maitresses et que du coup plus personne ne la respecte ni ne fait attention à elle. Et quand elle retourne voir Vermeille, cette dernière devenue très heureuse l’invite à rester fermière auprès d’elle et à se contenter du nécessaire.

 

Pour une nouvelle morale

 

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En conclusion de ce « petit » exposé, je dirais que le conte est un genre beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît et qui mérite largement qu’on s’y intéresse de plus près. Le conte possède un pouvoir immense qu’il ne faut pas sous-estimer, il ne se démode jamais, il fait rêver. Il est donc dommage de faire disparaître ces siècles d’histoires dans l’oubli en abandonnant la version papier au profit d’adaptations modernes, certes de qualité, mais ne retranscrivant jamais tout à fait intégralement l’atmosphère d’origine. En voulant trop simplifier et arrondir les bords, Disney y va parfois un peu fort avec la scie-sauteuse et ce sont des morceaux importants, du moins à mon sens, qui tombent, donc autant d’éléments d’interprétation qui disparaissent. En d’autres termes, il est primordial de comparer les supports et ne pas se contenter d’une seule source. Je ne déteste pas Disney pour autant mais ma préférence va toujours aux originaux.

 



Pour l'Eroge Mix de février, j'ai choisi Sengoku Rance, un jeu relativement connu qui possède quelques pistes bien sympas, mélange de rock et de traditionnel (celles que je préfère).

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F
Salut, après cette petite explication, je crois que je comprends mieux, ce que tu voulais dire. Je suis d'accord avec ton idée d'un juste milieu, après j'ai l'impression qu'on fait de moins en<br /> moins regarder les tous premiers disney mais je n'en suis pas sûre. C'est vrai que le cinéma c'est puissant pour bourrer le crâne. Mais j'espère (naïvement peut-être) que les filles d'aujourd'hui<br /> soient capables de se rendre compte que le prince charmant ne nous tombe pas dans les bras, de 1 parce qu'il n'existe pas et encore heureux parce qu'il serait d'un ennuie mortel et de 2 que l'amour<br /> c'est pas comme ça.<br /> J'ai regardé de loin le cinéma politique et il y a de nombreux articles qui m'intéressent mais par manque de temps, je ne peux pas les lire maintenant (examens la semaine prochaine et on peut pas<br /> dire que je sois prête). Merci pour le lien ^^.<br /> Quant à la création de visual novel, on n'est pas assez avancé dans le projet pour être bloqué totalement et avoir un site de développement et vu notre vitesse de production c'est pas pour tout de<br /> suite, le scénario est fait et là on travaille sur les personnages plus en profondeur aussi bien en dessin qu'en passé et personnalité. Et puis tes articles sur le sujet m'ont bien aidé déjà. Et je<br /> crois que les girl pursues boys, c'est pas ta tasse de thé donc je ne veux pas t'embêter avec ça. Notre seul vrai problème risque d'être la programmation, ni mon amie ni moi ne sommes très au fait<br /> de cela mais google est ton ami... la plupart du temps.<br /> J'en ai lu un peu plus sur Milk, tes personnages ont l'air plutôt barrés et c'est originale cette histoire de vache humaine qui doit signer un CDI pour ... se faire traire ? ... ça fait bizarre de<br /> l'écrire XD. Makuro est celle qui me plaît le plus pour ce que j'en ai lu et vu et compris. Après il faut que je télécharge l'épisode 1 pour vraiment savoir. Aller, il se fait tard, j'ai encore du<br /> boulot alors bonne soirée, bonne continuation, ce blog est top moumoute !<br /> <br /> Oh, et si ce projet de lunapar aboutit, je serais ravie d'en être la première cliente ^^ Champagne pour tout le monde XD (enfin champomy, vu mon budget)
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H
<br /> <br /> Blanche-Neige n’a plus trop le vent en poupes mais il me semble que Cendrillon est toujours extrêmement populaire, après je ne suis plus au contact d’enfants depuis un moment, donc je dis un peu<br /> ça au piff XD. En même temps, d’autres œuvres cinématographiques poursuivent le thème du prince charmant (genre Twilight, d’une certaine manière), alors la disneylandisation du monde continue par<br /> d’autres biais...<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Prends-ton temps si les articles t’intéressent, hein, c’était juste pour référence ^^.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Quant à la création de visual novel, on n'est pas assez avancé dans le projet pour être bloqué totalement et avoir un site de développement et vu notre vitesse de production c'est pas pour<br /> tout de suite, le scénario est fait et là on travaille sur les personnages plus en profondeur aussi bien en dessin qu'en passé et personnalité » = Hésite pas à donner des nouvelles<br /> quand-même, des fois avoir un peu de soutien peut changer la donne =).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  « Et puis tes articles sur le sujet m'ont bien aidé déjà » = Si ça a pu servir à quelqu’un, j’en suis très contente ! Mon but était<br /> justement d’aider au maximum ceux qui veulent se lancer dans la création de visual novel.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Et je crois que les girl pursues boys, c'est pas ta tasse de thé donc je ne veux pas t'embêter avec ça. » = C’est pas parce que je ne suis pas très otome game que ça ne m’intéressera<br /> pas. Crois-le ou non mais j’aime tester des tas de choses différentes (y a même 1 ou 2 jeux BL qui me font de m’œil alors que je ne supporte pas ça d’habitude XD) et changer de genre ne me<br /> dérange pas quand le thème m’intéresse.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « J'en ai lu un peu plus sur Milk, tes personnages ont l'air plutôt barrés et c'est originale cette histoire de vache humaine qui doit signer un CDI pour ... se faire traire ? ... ça fait<br /> bizarre de l'écrire » = J’ai simplement essayé de faire quelque chose qui me plaît en espérant que ça plaise à d’autres. Mais oui, ça fait bizarre à écrire, je confirme, c’est pour ça que<br /> j’ai du mal à expliquer aux gens de quoi ça parle !<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Oh, et si ce projet de lunapar aboutit, je serais ravie d'en être la première cliente » = Malheureusement il n’aura jamais de club d’hosts Träumendes Mädchen. Ou alors il nous faut un<br /> riche sponsor et beaucoup d’abnégation :p.<br /> <br /> <br /> <br />
F
Salutations ! En cet heure tardive ou très matinale, j'ai commencé à lire ton blog, et j'ai beaucoup ri (le jeu avec les pigeons c'est assez fort) et trouvé tes commentaires très pertinents mais je<br /> me sens obligée d'émettre des réserves sur cet article, que je trouve très bon mais peut-être pas assez tempéré. Et puis j'aime bien me faire l'avocat du diable.<br /> Je sais que les premiers films disney sont assez simplets mais il faut les remettre dans le contexte de l'époque, blanche neige date quand même de 1937, le film a été fait par des hommes et en ce<br /> temps là, la femme devait se contenter d'être belle et de se taire. Donc c'est vrai c'est un dessin animé dont l'héroïne est une nunuche qui ne sert à rien à part à faire le ménage, et qui n'est<br /> rien d'autre qu'un joli objet ou trophée, mais à l'époque c'est ce que voulait la tradition, ce film n'est qu'un reflet de ce que l'on attendait de la femme et quoi de mieux qu'un film mignon pour<br /> conditionner les petites filles de l'époque ? Je ne cautionne pas, mais c'est comme ne pas cautionner de très vieux faits historiques comme le colonialisme, c'est facile puisqu'on est détaché de<br /> l'époque et de son ambiance.<br /> Après il y a un autre point qui me dérange, c'est d'avoir oublié à qui s'adressent ces films. C'est très clairement pour de jeunes voire très jeunes enfants. Tu les as vu récemment (enfin il y a un<br /> moment déjà mais t'étais adulte je crois), tu les as analysé et c'est une excellente analyse, mais les gamins, ils n'analysent pas ou en tout cas pas de cette manière. A l'âge où j'ai vu Cendrillon<br /> et tous les autres navets de disney, je n'étais vraiment pas capable de comprendre ce que voulait me dire le film, c'étaient des images jolies qui bougent, des jolies chansons et l'histoire je<br /> comprenais pas toujours (la mère de bambi j'avais pas compris qu'elle était morte la première fois), mes parents m'ont fait regarder princesse mononoke à la même époque, j'avais rien compris non<br /> plus, c'est quand je l'ai revu plus tard dans l'adolescence que j'ai vraiment apprécier cette petite perle d'animation et où j'ai un peu compris ce qu'il voulait véhiculer. Ensuite, les contes<br /> originaux sont assez sombres, gores et un peu bizarre des fois (comme le truc de blanche-neige qui est une enfant c'est assez space, je savais pas ça, maintenant je vais pouvoir crâner dans les<br /> dîners mondains fufufufu (rire snob)) donc vouloir une adaptation fidèle du conte en dessin animé, je suis pas sûr que ce soit bon pour nos petites têtes blondes, moi j'aurais vu les soeurs de<br /> Cendrillon se couper les pieds pour rentrer dans les chaussures je suis pas sûre que j'aurais ensuite été capable de m'approcher de mes baskets sereinement.<br /> Donc bon OK disney a peut-être un peu trop décapé les contes, mais peut-être que c'est pas plus mal de vouloir préserver l'innocence des enfants. Moi quand j'ai vu la vrai version de la petite<br /> sirène qui crève comme une grosse merde sans son prince, j'ai chialé, et c'est pas ce que veulent les parents quand ils nous mettent devant la télé c'est pour être tranquilles et pas nous consoler<br /> pendant une heure parce qu'Ariel est morte. Plus tard j'ai compris la philosophie de ce conte et j'ai trouvé ça vachement bien mais voilà, j'ai compris à l'âge de 13 ans pas à celui de 6. Et puis<br /> même si ces films sont assez superficiels, c'est notre enfance et on a tous de la nostalgie même les plus cynique d'entre nous et on regarde parfois plus en profondeur l'histoire du conte et ces<br /> trucs un peu simplets de disney nous conduisent vers les contes originaux et il y a beaucoup de "et" dans ma phrase mais c'est pas grave (je ne suis pas une littéraire, juste une gameuse) et avec<br /> notre maturité on peut comprendre les morales implicites de ces vrais contes. La version polie, c'est un tremplin vers la version plus intéressante, plus vraie, plus réfléchie.<br /> Donc c'est clair les disney d'il y a 70 ans c'est pas une image très modernes de la femme qu'ils dépeignent, c'est un vieil idéal dont on s'est affranchie depuis longtemps (quoique pas partout dans<br /> le monde) on montre ces films à nos enfants parce qu'ils nous rappellent notre enfance, pas parce qu'ils sont bons, juste parce qu'il y a de jolies images qui bougent et que c'est propre, mais à<br /> côté de ces navets aujourd'hui il y a de bien meilleur film d'animation à montrer aux gamins en plus (wall-e, presque tous les Miyazaki, là-haut etc), je ne pense pas qu'il y ait besoin de jeter à<br /> la poubelle ces 3 films disney, il faut juste éviter de les passer en boucle aux filles.<br /> <br /> Je sais pas si j'ai été claire, 5h du mat, je suis insomniaque mais quand même, je fatigue. Tout ce que tu as dit dans l'article je suis d'accord, totalement, mais je comprends aussi ce que voulait<br /> faire disney. En dehors de ça j'adore ce blog, je fais aussi dans la conception de visual novel avec une pote et ton projet Milk à l'air intéressant même si ce truc de fille vache, j'ai pas encore<br /> compris (je mets du temps à comprendre, mon cerveau ultra logique est un peu lent) faut que j'aille voir le site de dev. Je te souhaite bien du courage pour la suite, plein de bonne chose et je<br /> suis triste que ce projet de lunapar n'est pas abouti, je serais bien venue essayer moi, je crois que j'aurais choisi Roganis quoique Keul et Orfaen avaient l'air tentant aussi XD. Club d'hôtes,<br /> c'est japonais sont vraiment bizarres parfois.
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H
<br /> <br /> Ma foi, ma foi, quel commentaire impressionnant de longueur XD.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je sais pertinemment que les premiers films Disney s’inscrivent dans un contexte patriarcal bien plus<br /> sexiste qu’aujourd’hui (ce qui est déjà beaucoup moins le cas de la Petite Sirène), et ce n’est pas vraiment ça que je critique. Ce qui me parait dangereux c’est que ce contexte, tout le monde<br /> semble l’avoir oublié et effacé. Tu as l’air d’être d’accord pour dire que l’apologue est la forme la plus sournoise et la plus efficace pour bourrer le chou aux enfants. Pourquoi est-ce que les<br /> apologues en faveur du racisme sont aujourd’hui regardés avec beaucoup d’embarras (certains vieux dessins animés censurés) et qu’on distribue aux enfants des apologues en faveur du sexisme sans<br /> jamais rien remettre en doute ? Il est vrai que les enfants n’analysent pas ces dessins animés et c’est justement ça qui est sournois ! Parce qu’ils vont avaler le message et<br /> l’assimiler sans se poser de questions. Evidement, cela ne veut pas dire qu’ils vont devenir psychopathes quand ils seront grands, on est bien d’accord. Certains vont varier les sources de<br /> divertissement et d’informations et auront à leur disposition un plus large panel d’éléments pour comprendre le monde, comme toi et moi, par exemple, mais d’autres seront abreuvés des mêmes<br /> imageries et finiront par reprendre les codes de ces dessins animés sans s’en rendre compte. J’ai vu des jeunes filles comme ça et elles se rendaient malheureuses « toutes seules »<br /> parce qu’on leur avait vendu un idéal du bonheur qui, finalement, ne leur correspondait pas : nous partagions le même goût pour les contes de fées mais nous ne l’utilisions pas de la même<br /> façon. Et même si je me pense hors d’atteinte, la réalité est qu’il m’arrive régulièrement de me reprendre en me disant « Non, non, tu ne dois pas penser comme ça » parce qu’une image<br /> disney-esque est venu parasiter mon jugement.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> C’était la première chose, la seconde étant qu’il faut un équilibre à tout. Entre le trop mignon et le<br /> trop gore, il existe tout un monde. Je n’ai jamais demandé une adaptation fidèle à la lettre près de mes contes préférés, au contraire, je suis ouverte à toutes les variantes possibles, du moment<br /> qu’elles sont créatives. Notamment, l’aspect gore peut tout à fait être écarté ou raconté d’une autre manière (plus implicite, par exemple). Aussi, je ne prétends pas qu’il faille balancer des<br /> images sordides à la gueule de nos chérubins, je pense simplement que les surprotéger n’est pas forcément très judicieux, surtout à partir d’un certain âge. Raconter la mort de la petite sirène à<br /> une gosse de 3 ans ou à un gosse de 8 ans change tout, surtout que chacun possède son propre rythme de maturité, je parle donc davantage des « grands » enfants. Ensuite il ne faut pas<br /> oublier la différence entre un livre et un dessin animé : le premier ne montre pas les images de la mort, il est, par essence, plus difficile d’accès, c’est pour cela que je pars du principe<br /> que si l’enfant a l’âge et la maturité pour lire convenablement, ça ne sert à rien de lui refourguer une énième copie de la version Disney. Quant au gosse de 3 ans...c’est très bien de préserver<br /> son innocence mais il ne faut juste pas oublier de le laisser grandir, c’est tout ;).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Donc c'est clair les disney d'il y a 70 ans c'est pas une image très modernes de la femme<br /> qu'ils dépeignent, c'est un vieil idéal dont on s'est affranchie depuis longtemps (quoique pas partout dans le monde) » = Oh, tu serais surprise de constater à quel point cette idéologie est<br /> encore rampante dans les mentalités d’aujourd’hui =/. Bien sûr que les choses bougent mais des relents persistent et ça crée parfois une sacrée schizophrénie. Il y a un blog que j’aime beaucoup<br /> lire, c’est Le cinéma est politique (http://www.lecinemaestpolitique.fr/). Le parti-pris, qui est d’analyser les restes de patriarcat dans les<br /> films et les dessins animés, est très marqué et ne plaira pas à tout le monde, mais force est de constater que la lecture tient la route.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Tu t’adonnes à la création de VN, toi aussi ? Hésite pas à donner des nouvelles ou à demander des<br /> conseils alors, faut pas rester dans son coin ;).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « ton projet Milk à l'air intéressant même si ce truc de fille vache, j'ai pas encore<br /> compris » = Ne t’en fais pas, tu n’es pas la seule : beaucoup de gens n’ont absolument pas compris ce que je cherchais à raconter XD.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Mon Dieu, la première cliente de notre lunapar ? Je dirais à ces messieurs qu’ils ont du succès<br /> XD.<br /> <br /> <br /> <br />
A
Oh et au passage, j'ai oublié de te laisser le lien d'un visual novel qui pourrait te plaire : http://moacube.com/games/cinders/<br /> <br /> Une lutte féministe, possédant énormément de fin, la soluce est ici : http://cinders.wikia.com/wiki/Cinders_Wiki<br /> <br /> Que tu l'es dans un coin.
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H
<br /> <br /> Si l’héroïne tue elle-même sa belle-mère, ça ne peut pas être « une » version Disney, tout simplement ^^’. Il n’y a qu’une seule Blanche-Neige de Disney, celle du dessin animé, les<br /> autres variantes que tu trouves viennent d’ailleurs.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Aussi, je tiens à faire remarquer que le tout dernier article que j’ai posté sur le blog (certes, ça date un peu) parlait justement de Cinders donc...je pense que je connais X’).<br /> <br /> <br /> <br />
A
C'est marrant, parce que dans la version disney que je possède, Blanche-Neige tue elle-même sa belle mère en poussant un gros rocher à l'aide d'un bâton, du haut de la falaise sur elle.<br /> Donc loin d'être douce et innocente la jeune fille. Même chez Disney.
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S
Merci beaucoup, c'était bien elle, j'ai pu retrouver sa trace ainsi ! =)
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S
Très sympa cet article. Même si étant moi-même dévoreuse de contes et de mythologies depuis que je suis en âge de lire, je n'ai pas appris grand chose de nouveau, mais c'est intéressant de lire un<br /> point de vue fouillé et développé :)<br /> <br /> J'ai une question un peu hors-sujet cependant, pourrais-tu me redonner le nom de l'artiste (voir son site), qui a fait les version princesses Disney, qui forment les bannières qui respectivement<br /> ouvrent, et clôturent ton article ? Je le connais, mais impossible de me rappeler qui !<br /> <br /> Merci d'avance !
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H
<br /> <br /> Merci. Je ne prétends pas inventer l’eau chaude mais j’essaye de faire de mon mieux pour présenter un point de vue argumenté et complet ^^.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La plupart du temps quand je cherche des images pour illustrer mes articles, je vais sur des image board et le nom de l’artiste n’y figure pas forcément. Je crois que la personne derrière ces<br /> dessins se nomme Darci Robbins mais je ne suis pas sûre. Désolée de ne pas pouvoir mieux t’aider =x.<br /> <br /> <br /> <br />
T
Salut,<br /> Je suis étudiante en lettres modernes et je souhaite travailler dans la littérature de jeunesse. Ton analyse des contes de Disney est assez pertinente et tu as un nombre assez impressionnant de<br /> source. Pourrais-je avoir la liste bibliographique qui t'a servie pour faire cet article ? Merci d'avance :)
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H
<br /> <br /> Oh, une camarade de lettres modernes, enchantée ^^.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> En fait je n’ai qu’une seule véritable source en la matière et c’est Les Contes de Perrault dans tous leurs états, collection Omnibus (édition de Annie Collognat et Marie-Charlotte Delmas), un<br /> livre sympa que je trouve très bien fait et instructif. Je l’avais évoqué dans les commentaires mais vu leur taille, tu n’as probablement pas osé t’y aventurer, ça se comprend XD. En dehors de<br /> cela, il y a juste la Blanche Neige des frères Grimm.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Voilà, j’espère t’avoir été utile ;).<br /> <br /> <br /> <br />
A
Désolée, j'ai tendance à séparer la partie orthographique du reste, pour que l'auteur puisse effacer le commentaire une fois la correction faite, de façon à ne pas encombrer le fil de commentaire.<br /> Mes excuses si j'ai été impolie !
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H
<br /> <br /> Ce n’est rien, je n’ai juste pas pour habitude de supprimer les commentaires (sauf en cas de spam ou de doublon involontaire), du coup je n’avais pas compris la manœuvre. Mais merci =).<br /> <br /> <br /> <br />
A
"Zezolla est punie pour avoir orchestrer le meurtre de sa deuxième mère pour finalement se rependre"<br /> >orchestrÉ<br /> >repenTIR
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H
<br /> <br /> Oh merci, ces deux là étaient passées au travers du filet.<br /> <br /> <br /> Par contre, un petit mot en plus aurait été plus humain, j’ai l’impression d’avoir à faire à un robot orthographique :x.<br /> <br /> <br /> <br />
R
"J’ai toujours conscience de pondre des pavés énormes mais comme je lis assez vite j’ignore absolument combien de temps ça peut prendre à quelqu’un d’autre de le parcourir , tu viens de me fournir<br /> une précieuse information ! Mais maintenant je me sens limite coupable...c’est énorme une demi-heure >_
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H
<br /> <br /> Vraiment désolée, mais en essayant de recopier mon message, tu as intégré le sigle maléfique qui fait instantanément foirer les commentaires, du coup rien n’est passé :x. J’aurais pas dû<br /> l’utiliser...<br /> <br /> <br /> <br />
R
Fiouuuh, otsukaresama desu~<br /> ça m'a pris une bonne demie heure ou peut-être un petit peu plus pour lire ton article et les commentaires qui allaient avec mais ça en valait bien le chandelle! x3<br /> Déjà euh merci pour cet article que je trouve fabulous max! o/ Etant une fervente adepte des contes et voulant élargir mes connaissances sur ce sujet et trouver des gens qui ont la "même<br /> passion"(si ce terme n'est pas trop hyperbolique)lire cet article a été très enrichissant pour mon petit cerveau et a matière à me faire réfléchir...<br /> Personnellement, j'ai vu les disney et ai lu les copies carbone de leurs films en premier, quand j'étais petite avant même de savoir que ces mêmes contes(que j'appréciais beaucoup, en<br /> passant)avaient des versions originales. Et puis j'ai grandi(bon ok, je suis encore une enfant mais j'ai plus 5-6ans xD), et récemment, en commandant les "vraies versions" des contes des Frères<br /> Grimm, certains de Perrault et d'autres d'Andersen, j'ai ressenti une immense joie en les lisant. (C'est grave docteur? :F *SBAF*) Dommage que les gens qui m'entourent ne s'y intéressent pas trop;<br /> je peux parler avec personne sur ce sujet du coup :q<br /> D'ailleurs j'ai "choqué" une amie en lui disant que le Petit Chaperon Rouge ne se faisait pas sauver par un chasseur mais qu'elle finissait par se faire "manger"(elle a pas compris la métaphore<br /> alors je lui ait bien expliqué qu'elle se faisait violer, j'ai bien rigolé à voir sa réaction.) et que, La Petite Sirène, son Disney préféré ne se finissait pas en happy end mais qu'elle finissait<br /> en écume dans la mer ou encore que le prince de Rapunzel se crevait les yeux et errait dans la forêt... 8D<br /> C'est pour ça que je préfère la version papier. Parce qu'elle est remplie de "finesse"(ou pas dans certains contes xD) et de subtilités que le Disney n'a pas. Dommage d'ailleurs que les gens que je<br /> connais -la plupart du moins- se réfèrent à la version Disney comme étant la "vraie" ou "la meilleure" alors qu'ils n'ont pas lu les oeuvres originales... Mais bon, je ne m'avancerai pas trop sur<br /> ce terrain-là, chacun est libre de penser ce qu'il veut après tout.<br /> Oh, et je vais moi aussi noter les références que tu as disséminé un peu partout dans l'article, ma curiosité intellectuelle est insatiable, depuis quelques temps =w= en particulier depuis que je<br /> suis en L xD<br /> <br /> Ce qui a réveillé le fanatisme des contes qui était enfoui jusqu'à ce jour a été un otome game du nom de Zettai Meikyuu Grimm; un bijou ce jeu-là je trouve *A*<br /> Si tu as du temps jettes-y un coup d'oeil! ;) http://vndb.org/v1970<br /> <br /> C'est la première fois que je commente mais j'ai l'habitude de passer de temps en temps par ici; tu as des lecteurs!<br /> Allez, bonne continuation! o/
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H
<br /> <br /> « ça m'a pris une bonne demie heure ou peut-être un petit peu plus pour lire ton article et les commentaires qui allaient avec mais ça en valait bien le chandelle » = J’ai toujours<br /> conscience de pondre des pavés énormes mais comme je lis assez vite j’ignore absolument combien de temps ça peut prendre à quelqu’un d’autre de le parcourir , tu viens de me fournir une précieuse<br /> information ! Mais maintenant je me sens limite coupable...c’est énorme une demi-heure >_
O
Content de voir qu'on arrive enfin à un accord sur le sujet du féminisme :)<br /> <br /> C'est toi qui m'a motivé à acheter et voir Noir avec ton article, j'ai également acheté Boogiepop Phantom et Lain qu'il faut absolument que je voie.<br /> <br /> Sinon je voulais savoir si tu avais vu Dennou Coil? C'est mon anime préféré et j'aurais adoré entendre ton avis dessus :)
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H
<br /> <br /> Le but n’était pas forcément de tomber d’accord, c’est aussi bien d’avoir chacun son avis, du moment qu’on ne s’étripe pas pour si peu =O.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « C'est toi qui m’as motivé à acheter et voir Noir avec ton article, j'ai également acheté Boogiepop Phantom et Lain qu'il faut absolument que je voie » = Oh, donc ma propagande a<br /> finalement porté ses fruits =D ? Je pensais ne pas avoir été assez convaincante justement mais c’est chouette si tu as aimé !<br /> <br /> <br /> <br /> « Sinon je voulais savoir si tu avais vu Dennou Coil ? C'est mon anime préféré et j'aurais adoré entendre ton avis dessus » = Non, pas encore. Je sais que Gen’ aussi en fait beaucoup<br /> d’éloges mais vu que je n’ai plus le temps de regarder des animes, il y a un certain nombre de perles qui restent attendre dans ma liste Plan to Watch (d’ailleurs pour vérifier si j’ai vu tel<br /> anime ou non, il suffit de jeter un coup d’œil à mon profil My Anime List ^^). Un jour, peut-être...<br /> <br /> <br /> <br />
O
Hello! Je suis désolé de ma réponse tardive, j'ai eu une semaine chargée...<br /> <br /> Je ne pense clairement pas que le féminisme soit une affaire de mettre toutes les fautes sur le dos des hommes, il est d'ailleurs mal nommé vu que sa vocation est l'égalité des sexes. J'ai trouvé<br /> cette petite vidéo très claire et instructive: http://www.youtube.com/watch?v=YndtMfS1Vuo&list=PLB12DCFE4F578752E&index=4&feature=plcp<br /> <br /> Le problème c'est que oui d'un côté on a des hommes qui ont le droit de montrer leurs émotions, etc. mais de l'autre on a toujours un discours sous-jacent que l'homme doit avoir un pouvoir sur la<br /> femme. Certains auront tendance à vouloir surcompenser afin de se prouver à eux-mêmes qu'ils sont des "vrais hommes" (dissonance cognitive si tu connais).<br /> <br /> D'ailleurs un des gros problèmes de ces dernières années c'est l'augmentation malheureuse du nombre de viols (seul statistique que j'ai trouvée en peu de temps: augmentation de 64% des viols dans<br /> l'armée américaine depuis 2006 source: http://www.huffingtonpost.com/2012/02/13/fox-news-liz-trotta-rape_n_1274018.html article à propos d'une journaliste de fox news qui dit des bêtises...)<br /> <br /> Sinon tu dis dans ton nouvel aricle (pas la motiv de réécrire un commentaire là-bas ^^') que tu es la seule à aimer Noir? C'est pas vrai!!! Je chéris Noir, je l'aime et l'adore! Tu n'es pas<br /> seule!<br /> <br /> Dernier point histoire de gâcher ta journée, la liste des persos de l'adaptation américaine de Noir: http://ausxip.com/noir/cast/ c'est en voyant des fiches de casting comme ça que je ne regrette<br /> pas d'être féministe...
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H
<br /> <br /> Il n’y a pas de date limite pour répondre à un commentaire, tu sais ^^.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J’aurais préféré qu’on range le sujet du féminisme au placard mais tu sembles y accorder beaucoup d’importance. Concernant ta vidéo, il me semble intéressant de souligner que le monsieur parle<br /> énormément du sexe, des transgenres, de l’homosexualité, ce qui n’a rien à voir avec la condition des femmes. Si tu perçois le féminisme comme une forme de tolérance et de respect, dans ce cas,<br /> nous n’avons tout simplement pas la même définition du terme mais nous sommes d’accord sur le fond. Je n’aime pas utiliser un grand courant de pensée pour me l’approprier, donc ça ne me serait<br /> jamais venu à l’idée de me considérer comme féministe pour décrire mes opinions sur ce genre de questions. Cependant, je tiens à faire remarquer que ta vidéo est probablement une branche<br /> minoritaire du mouvement : je pense que beaucoup de gens ne perçoivent pas le féminisme comme tel et qu’il faudrait voir ce qui se cache derrière cette notion.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Le problème c'est que oui d'un côté on a des hommes qui ont le droit de montrer leurs émotions, etc. mais de l'autre on a toujours un discours sous-jacent que l'homme doit avoir un pouvoir<br /> sur la femme. Certains auront tendance à vouloir surcompenser afin de se prouver à eux-mêmes qu'ils sont des "vrais hommes" (dissonance cognitive si tu connais) » = C’est ce que je disais,<br /> il y a une dissonance générale du fait de la disparition progressive de modèles profondément ancrés dans les esprits, donc c’est normal de voir des paradoxes et des contradictions émerger,<br /> l’enjeu va être de les réduire au fur et à mesure pour arriver à l’égalité tant désirée.<br /> <br /> <br /> <br /> « D'ailleurs un des gros problèmes de ces dernières années c'est l'augmentation malheureuse du nombre de viols » = Ah, ça...malheureusement c’est probablement le plus gros signe de<br /> problèmes qui ne seront majoritairement vécus que par des femmes (même s’il existe un viol des hommes encore tabou). Quelqu’un a dit un jour que c’était comme une épée de Damoclès : tu sais<br /> que tu as des risques d’y passer un jour et que tu braves le danger à chaque fois que tu sors. Mais on peut aussi compter les violences domestiques.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Seule statistique que j'ai trouvée en peu de temps: augmentation de 64% des viols dans l'armée américaine depuis 2006 source:<br /> http://www.huffingtonpost.com/2012/02/13/fox-news-liz-trotta-rape_n_1274018.html article à propos d'une journaliste de fox news qui dit des bêtises... » = Ce chiffre n’est peut-être pas le<br /> plus judicieux, les viols dans l’armée n’obéissent pas forcément aux mêmes « lois » que les viols dans la rue ou dans les cercles privés.<br /> <br /> <br /> <br /> « Sinon tu dis dans ton nouvel article (pas la motiv de réécrire un commentaire là-bas ^^') que tu es la seule à aimer Noir ? C'est pas vrai ! Je chéris Noir, je l'aime et l'adore ! Tu n'es<br /> pas seule ! » = Fan de Noir aussi ^^ ? C’est plutôt rare mais c’est vrai que j’exagère quand je dis que je suis la seule XD. Il faut croire que ceux qui aiment cette série sont plus<br /> discrets dans leur amour que des fans de mécha ou de moe...<br /> <br /> <br /> <br /> « Dernier point histoire de gâcher ta journée, la liste des persos de l'adaptation américaine de Noir: http://ausxip.com/noir/cast/ c'est en voyant des fiches de casting comme ça que je ne<br /> regrette pas d'être féministe... » = Au moins, tu as l’honnêteté de déclarer que tu vas me plomber le moral =(.<br /> <br /> <br /> Pitiiiié, mais arrêtez ce massacre ! Mireille Dubois. Mireille DUBOIS. ‘Witness to mass murder, victim of abuse, she has clawed a living in the forest and rooted through<br /> the rubble’ Naaaaaaaaan, pas de l’over-trauma hollywoodien pour remplacer le background corse qui était simple et efficace. Et bordel, pourquoi est-ce qu’on lui fout un petit ami drogué et<br /> une rivale pulpeuse alors que son leitmotiv dans l’animé était justement de ne s’attacher à personne pour éviter que ses proches ne finissent en tas de cendre ? Je sens que je vais faire une<br /> crise cardiaque quand je vais tomber sur les premières images de cette « série ».<br /> <br /> <br /> <br />
F
OUAH ! Cet article est vraiment impressionnant.<br /> <br /> Alors je tiens d'abord à dire que l'univers des princesses et des princes charmants n'a jamais été ma tasse de thé (en même temps je suis un garçon, ceci doit expliquer cela...) et je suis tombé<br /> sur ce blog en faisant des recherches plus générales sur la propagande sous toutes ses formes et sur le chemin qu'elle veut nous faire emprunter.<br /> <br /> Une page emmenant à une autre, je suis tombé sur cet article et je tiens vraiment à te remercier pour ce travail qui est digne d'une analyse professionnelle (à la différence que tu utilises des<br /> mots accessibles à tous). Tu es loin d'être une simple otaku mélancolique comme tu t'es auto-proclamé lol.<br /> <br /> Je suis célibataire et je n'ai pas d'enfants, pourtant j'ai beaucoup d'amis qui ont déjà un à deux enfants de moins de dix ans. Ils ont une situation assez classique. Ils bossent tous les deux, et<br /> le soir, quand ils sont à la maison, pour retrouver un peu de calme, rien de tel que quelques divX de compils Disney en boucle pour que les gamins restent sages et silencieux.<br /> <br /> Plus les années passent et plus je ressens le besoin de sensibiliser les gens sur les dangers de l'écran (que je considère comme une lobotomie des masses et oserais-je même dire la pierre angulaire<br /> de la pensée unique, mais beaucoup de monde dit que j'en rajoute un peu (personnellement, je dirais juste un peu, alors)).<br /> <br /> J'ai eu l'occasion en passant prendre le café chez untel ou untel de voir des passages des Disney que tu analyses (parmi d'autres, car les Disney plus "garçons" ont aussi leur lot de morale<br /> douteuse), et j'ai parfois l'impression quand je parle de tout ça à ces parents de passer pour un "anti-rêve" alors je cherche juste à trouver les bons mots pour les sensibiliser. Ils sont des amis<br /> qui me sont chers, et sans parler comme un mec de quartier, s'en prendre aux enfants de mes potes, c'est encore pire que s'en prendre à eux-mêmes. Et le fait d'être spectateur de voir ces gosses<br /> hypnotisés par ces idéaux irréalistes sous les yeux de leur parents trop peu curieux de comprendre les flux qui forgent la personnalité de leurs chers bambins.<br /> <br /> En tout cas, un grand merci pour cet article que je me suis empressé d'imprimer, je compte bien en faire quelques exemplaires à tous mes amis pensent que Walt Disney est le meilleur éducateur de<br /> tous les temps (j'exagère en disant ça lol, si ils lisaient cette phrase il en seraient vexés et ce serait légitime, c'est pourquoi je rajoute cette parenthèse).<br /> <br /> Sur ce, bonne continuation et encore merci pour ces 18 pages que tu as rajouté à mon argumentaire, le monde des dessins animés n'étant qu'un astérisque parmi tant d'autres d'un sujet beaucoup plus<br /> vaste.
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H
<br /> <br /> Euh, merci, je n’ai pas l’impression que ma réflexion puisse égaler une analyse professionnelle, malgré ce que tu en dis, ni d’ailleurs réellement te servir au sujet de la propagande puisque la<br /> stratégie des premiers Disney a plutôt été de séduire via des modèles d’identification très simples et c’est cette simplification qui s’est révélée à double tranchant. Je ne pense pas qu’il<br /> faille y voir une intention particulière.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Quant à la situation de tes amis, je dirais que ce n’est pas le fait de laisser ses enfants regarder du Disney qui est malsain, mais plutôt de ne pas offrir d’alternatives. Du Disney, du Ghibli,<br /> des dessins animés divers et variés (du Michel Ocelot par exemple) et des livres, ça permet de se constituer une culture, le tout est de ne pas s’enfermer dans une vision du monde et d’élargir<br /> ses opinions.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je ne pense pas non plus qu’il faille diaboliser les écrans ; la télévision, le jeu-vidéo et Internet sont des médias qui peuvent être fabuleux comme destructeurs, tout dépend de ce qu’on en<br /> fait. Laisser ses enfants 24h/24 devant la télé sans surveillance pour s’éviter la peine de les garder est bien entendu une très mauvaise idée, mais ce n’est pas non plus un danger pour tout le<br /> monde, il faut juste savoir canaliser les outils que l’on a à portée de mains et ne pas en abuser. La pensée unique existait avant l’émergence des écrans, via la religion par exemple, et c’est<br /> justement via Internet (qui est un écran) qu’elle ne peut plus exister et qu’elle force le monde politique à évoluer, il n’y a donc pas que du blanc ou du noir.<br /> <br /> <br /> <br /> Ensuite, je ne veux pas juger tes opinions, ce ne sont pas là mes affaires, mais affirmer « S'en prendre aux enfants de mes potes, c'est encore pire que s'en prendre à eux-mêmes » me paraît<br /> un peu extrême. Je suis sûre que tu es plein de bonnes intentions mais tes amis ne vont-ils pas prendre cela pour de l’ingérence ? Après tout, leurs enfants sont ce qu’ils ont de plus<br /> précieux, si toi aussi tu considères qu’ils sont plus importants que tes amis eux-mêmes, vous vous livrez presque une bataille idéologique... <br /> <br /> <br /> <br /> En tout cas, merci, même si je ne pense pas que mes paroles serviront vraiment à tes amis ^^’.<br /> <br /> <br /> <br />
L
Je suis tombée sur ton article par hasard, et je dois dire que sa fait plaisir de pouvoir lire quelque chose d'aussi fouillé. Bien que ne possédant pas ta culture s'agissant des contes originaux,<br /> je me souviens que le manque de substance de certaines princesses/princes de Disney m'a toujours dérangé (j'étais choquée en regardant leur version de la petite sirène, ma référence étant le film<br /> sorti par Toei Animation en 75). Je vais de ce pas me procurer les contes originaux pour en savoir plus (et j'attend avec impatience de pouvoir balancer dans une conversation que le prince de<br /> Blanche neige était nécrophile, ahahaha).<br /> <br /> J'ai aussi beaucoup apprécié ton analyse sur la thématique des deux soeurs et son adaptation dans différents comptes. J'en connaissais déjà quelques versions, et bizarrement ce sont toujours les<br /> histoires que je préférais petite (sa me rappelle un épisode culte des "Contes de la Rue Broca" tiens^^).<br /> <br /> Bref tout ça pour dire que ton article a attisé ma curiosité, et que j'ai parcouru ton blog ces trois derniers jours (oui je lis lentement, faut bien que je laisse mon cerveau refroidir après<br /> quelques articles ^^) et je suis conquise =. Je compte repasser régulièrement par ici, donc bonne continuation !
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H
<br /> <br /> « Je suis tombée sur ton article par hasard, et je dois dire que sa fait plaisir de pouvoir lire quelque chose d'aussi fouillé » =  Merci ; mais au fond, toutes<br /> les découvertes ne sont-elles pas dues au hasard ^^ ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « j'étais choquée en regardant leur version de la petite sirène, ma référence étant le film sorti par Toei Animation en 75 » = Je crois qu’on a toujours du mal à accepter une nouvelle<br /> version quand il en existe une autre que l’on aime beaucoup.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « j’attends avec impatience de pouvoir balancer dans une conversation que le prince de Blanche neige était nécrophile, ahahaha » = Disons que cela fait toujours son petit effet dans la<br /> conversation :p. Il suffit que quelques romantiques traînent dans le coin et tu les dégoûtes à vie en brisant leur enfance avec ces histoires de nécrophilie et de viol. Ils te regarderont<br /> avec des grands yeux effrayés et t’éviteront tout le reste de la soirée mais ce sera priceless =D.<br /> <br /> <br /> <br /> « J'ai aussi beaucoup apprécié ton analyse sur la thématique des deux soeurs et son adaptation dans différents contes. J'en connaissais déjà quelques versions, et bizarrement ce sont<br /> toujours les histoires que je préférais petite » = C’était aussi un des motifs que je préférais, sans doute parce que j’ai une sœur et qu’on est comme le jour et la nuit toute les deux, je<br /> m’identifiais volontiers à la gentille X). Cela me rappelle le conte d’Aurore et Crépuscule d’ailleurs mais là c’est plus une version alternative de la Belle et la Bête.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  « ça me rappelle un épisode culte des "Contes de la Rue Broca" tiens » = Je connaissais quand j’étais petite mais j’ai tout oublié depuis, honte à moi =
K
Superbe article et très bien écrit et documenté, surtout si on cherche dans les documentaire, je suis sur qu'une belle bibliographie ne ferait pas de mal mais sa casserait une partie de la<br /> discussion.<br /> <br /> Ça donne envie d'aller lire les frères Grimmes, car en plus du lissage de disney si bien exprimé ici, l'happy-end obligatoire casse la plupart des morales complexes qui peuvent s'exprimer dans un<br /> conte.<br /> <br /> Sinon pour le féminisme, une pote black (qui cumule donc en France les sources d’inégalités) est la plus grande féministe que je connais, pourtant elle n'aborde jamais le sujet et déteste en parler<br /> mais ce contente de vivre sa vie en cherchant l'égalité dans ses actes, ce que peu de personne font et ce qui est le problème majeur du féminisme actuel à mon avis.
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H
<br /> <br /> « Superbe article et très bien écrit et documenté, surtout si on cherche dans les documentaires, je suis sur qu'une belle bibliographie ne ferait pas de mal mais sa casserait une partie de<br /> la discussion » = Si tu regardes dans les commentaires, tu verras que j’ai en fait donné une bibliographie : un seul livre, mais un que j’aime beaucoup. Je pense qu’il n’y a pas besoin<br /> de plus.<br /> <br /> « Ça donne envie d'aller lire les frères Grimmes, car en plus du lissage de disney si bien exprimé ici, l'happy-end obligatoire casse la plupart des morales complexes qui peuvent s'exprimer<br /> dans un conte » = C’est bien ce que je déplore. Par contre, Grimm ça ne s’accorde pas. Un néologisme avec grimer =) ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « une pote black (qui cumule donc en France les sources d’inégalités) est la plus grande féministe que je connais, pourtant elle n'aborde jamais le sujet et déteste en parler mais ce<br /> contente de vivre sa vie en cherchant l'égalité dans ses actes, ce que peu de personne font et ce qui est le problème majeur du féminisme actuel à mon avis » = Ce n’est pas du féminisme ça,<br /> c’est de la sagesse ^^. Malheureusement beaucoup de gens n’aiment pas se remettre en question, ce qui me semble une priorité absolue quand on veut développer sa réflexion dans un domaine.<br /> <br /> <br /> <br />
K
Très intéressant comme article et comme commentaires, qu'ajouter de plus? Bon, peut-être:<br /> - si tout le monde réutilise la version graphique Disney, c'est peut-être parce que l'apparence s'ancre pas mal dans les esprits et sert de repère que tout le monde adopte. (les informaticiens<br /> représentent la sauvegarde par une disquette, pourtant obsolète...)<br /> - Reste à voir l'aspect commercial qui pousse l'auteur à plus concevoir son œuvre pour son public que pour lui, le "privant" de sa liberté. (un peu HS, mais l'exemple le plus frappant pour moi<br /> reste Yu-Gi-Oh, ou l'aspect "jeux d'énigmes mortels et dangereux" disparait à partir du manga 5-6 pour se transformer en jeu de cartes inoffensifs dans la suite du manga et dans l'anime, où on voit<br /> donc que l'aspect commercial à totalement transformé l’œuvre)<br /> <br /> Sinon, je signale juste un gros problème: il serait bien de mettre la source/indiquer l'auteur pour les images (c'est pas parce que le gouvernement ne respecte pas le copyright qu'on doit l'imiter
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H
<br /> <br /> « Si tout le monde réutilise la version graphique Disney, c'est peut-être parce que l'apparence s'ancre pas mal dans les esprits et sert de repère que tout le monde adopte. (les<br /> informaticiens représentent la sauvegarde par une disquette, pourtant obsolète...) » = Sauf que les graphismes d’un livre pour enfant n’ont rien à voir avec l’aspect simple et pragmatique<br /> d’un logiciel informatique. Je suis probablement très naïve mais j’aurais cru que, dans un monde idéal, chaque dessinateur se mette en tête de développer son imaginaire et sa perception du conte,<br /> que donc copier le design Disney est presque une marque de travail à la chaîne dans un domaine supposément artistique.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Reste à voir l'aspect commercial qui pousse l'auteur à plus concevoir son œuvre pour son public que pour lui, le "privant" de sa liberté » = Je comprends pas du tout le rapport avec<br /> le sujet, là :x.<br /> <br /> <br /> <br /> « Sinon, je signale juste un gros problème: il serait bien de mettre la source/indiquer l'auteur pour les images (c'est pas parce que le gouvernement ne respecte pas le copyright qu'on doit<br /> l'imiter) » = J’y avais pas du tout pensé, majoritairement parce que la plupart du temps je n’ai pas forcément la source d’une image que je trouve, mais si c’est indispensable...<br /> <br /> <br /> *calcule le nombre d’images qui agrémentent les articles du blog*<br /> <br /> <br /> *s’évanouit*<br /> <br /> <br /> Bordel, je suis censée tout mettre à jour é__è ? Cela va me prendre des mois et des mois pour réussir à trouver toutes les références. Je ne sais pas quel est l’espion qui t’envoie mais il<br /> est redoutable et ta mission est réussie : grosse baisse de motivation tout à coup...<br /> <br /> <br /> <br />
E
"Je n’avais pas remarqué pour les animes par contre, tu penses à quel titre en particulier ? "<br /> <br /> Le premier exemple qui me vient en tête est l'anime Gigi/Minky Momo, où l'héroïne se transforme pendant plusieurs épisodes en une Blanche-Neige qui est plus qu'inspirée de la version de Disney :<br /> http://tinyurl.com/874l5mp<br /> <br /> Après il y a également plusieurs anime, vieux ou même très récents, qui utilisent toujours cette image de cette Blanche-Neige version Disney pour que le personnage soit facilement reconnaissable au<br /> premier coup d’œil, j’imagine (surtout au niveau des vêtements, comme récemment dans un épisode de Sket Dance : http://tinyurl.com/8xtwgta). Et encore je ne parle pas de la fameuse série "la<br /> légende de Blanche-Neige" où l'héroïne a la même coupe de cheveux que son équivalente "Disneyenne". :D<br /> Mais si je me souviens bien l'anime "les contes les plus célèbres" avait une Blanche-Neige qui pour une fois n'était pas calquée sur ce même modèle, ce qui est quand même rare.
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H
<br /> <br /> Je n’ai jamais vu ni Gigi/Minky Momo ni Sket Dance donc je n’aurais jamais pu trouver ça toute seule, merci. Ce serait presque intéressant de débusquer toutes les itérations des princesses Disney<br /> faisant une apparition dans les animes, mais pour ça il faudrait énormément de culture et de temps à perdre, je suppose.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Mais si je me souviens bien l'anime "les contes les plus célèbres" avait une Blanche-Neige qui pour une fois n'était pas calquée sur ce même modèle, ce qui est quand même rare » = Je<br /> connais pas non plus mais j’envie tes références =O.<br /> <br /> <br /> <br />
M
Comme déjà mentionné, article extrêmement intéressant !<br /> <br /> J'ai moi-même été très influencée par ces versions Disney des contes, et ce n'est que dernièrement que je tente de sortir du schéma du "prince charmant". Bon, j'ai été assez longue à la détente<br /> ^^<br /> <br /> Pourtant, étant plus jeune, j'étais passionnée de contes aussi. Je pense avoir eu en mains les versions de Grimm et Perrault, mais ça allait tellement à l'encontre du monde merveilleux de Disney<br /> que je n'en avais pas gardé des souvenirs très positifs, comme si le monde onirique se pervertissait à la lecture de ces versions. En général, j'aime trop les happy ends, alors mon appréciation des<br /> livres en est un peu faussée.<br /> <br /> Ton article me semble très pertinent dans son analyse, ça me fait pas mal réfléchir. Du coup, je suis aussi très tentée par le livre que tu références.<br /> <br /> Et je t'assure qu'il y a des lecteurs de commentaires sur ce blog, j'en fais partie ! Car en général ceux-ci complètent bien l'article.
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H
<br /> <br /> « J'ai moi-même été très influencée par ces versions Disney des contes, et ce n'est que dernièrement que je tente de sortir du schéma du "prince charmant". Bon, j'ai été assez longue à la<br /> détente » = Il fut un temps où j’étais romantique, mais ce ne sont que des rumeurs 8). Bah, l’idée de prince charmant est très séduisante parce qu’elle renvoie à la prédestination et aux<br /> fantasmes égocentriques les plus enfouis au fond de nous. Un monde qui tournerait autour de ton nombril, c’est dur de ne pas y céder, non ? Après, il faut garder en tête que ce n’est que<br /> cela, un fantasme.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Je pense avoir eu en mains les versions de Grimm et Perrault, mais ça allait tellement à l'encontre du monde merveilleux de Disney que je n'en avais pas gardé des souvenirs très positifs,<br /> comme si le monde onirique se pervertissait à la lecture de ces versions. En général, j'aime trop les happy ends, alors mon appréciation des livres en est un peu faussée » = En fait, on a<br /> généralement l’impression que la première version d’un œuvre que l’on rencontre est la meilleure et que celles d’après sont forcément moins bien, non ? Du coup ceux qui commencent par Disney<br /> ont tendance à préférer Disney et ceux qui commencent par les originaux ont tendance à préférer les originaux.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Du coup, je suis aussi très tentée par le livre que tu références » = A ce rythme, je vais finir par monter ma propre boutique XD.<br /> <br /> « Et je t'assure qu'il y a des lecteurs de commentaires sur ce blog, j'en fais partie ! Car en général ceux-ci complètent bien l'article » = C’est aussi ce que je pense. Souvent la<br /> réponse à une question que l’on se pose s’y trouve déjà et les avis des autres apportent des adoucissements et des détails sur beaucoup de points. C’est ça qui est sympa avec un blog ^^.<br /> <br /> <br /> <br />
O
Oui tu as bien raison j'ai déjà posté quelques fois et je te suis sur twitter aussi :) J'avais parlé de mon VN dans ton dernier post sur Milk, et tu m'avais donné quelques conseils. Je fais une<br /> démo pour novembre, mon plan est prêt et je sais exactement tout ce que je dois faire, encore faut-il s'y mettre ^^'<br /> <br /> Le féministe ne devient clairement pas n'importe quoi, le terme est devenu par contre générique et fourre-tout pour pas mal de choses, il n'empêche que le "vrai" féminisme est encore vivant, plein<br /> de vigueur et de revendications nécessaires. Ce n'est pas tant l'hypersexualisation que<br /> "l'hypergenderisation" (faute de meilleur terme...) qui pose problème. On fait miroiter une égalité entre les deux sexes mais de l'autre on creuse de plus en plus le fossé homme/femme qui les place<br /> dans des cases qu'ils ne doivent plus quitter. Les médias poussent à un idéal pour chacun qui semble devenir une norme beaucoup trop définie qui marginalise qui ne rentre pas dans le modèle de son<br /> genre.<br /> <br /> Je te laisse aller voir par exemple osezlefeminisme.fr ou son site dérivé très bien viedemeuf.blogspot.com
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H
<br /> <br /> « J'avais parlé de mon VN dans ton dernier post sur Milk, et tu m'avais donné quelques conseils. Je fais une démo pour novembre, mon plan est prêt et je sais exactement tout ce que je dois<br /> faire, encore faut-il s'y mettre » = Je savais bien qu’on s’était déjà parlé mais je ne me souvenais absolument plus dans quelles circonstances, merci de m’avoir rafraîchi la mémoire. J’ai<br /> l’air d’une vieille gâteuse, désolée X).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Le féministe ne devient clairement pas n'importe quoi, le terme est devenu par contre générique et fourre-tout pour pas mal de choses, il n'empêche que le "vrai" féminisme est encore<br /> vivant, plein de vigueur et de revendications nécessaires » = Ahem, ahem. On a chacune nos opinions sur le sujet, je pense :x.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Ce n'est pas tant l'hypersexualisation que "l'hypergenderisation" (faute de meilleur terme...) qui pose problème » = Hypergenderisation est un terme qui n’existe pas encore,<br /> malheureusement. Mais, même si c’était le cas, je le trouverai toujours incorrect. Le problème n’est pas tant un problème de genre que de traitement de la sexualité et de l’effondrement des<br /> modèles jusque là tout puissants. Pendant des siècles, le rôle de la femme et de l’homme étaient très strictement déterminés, aujourd’hui ces notions ne veulent plus dire grand-chose, alors on a<br /> tendance à finalement en faire des tonnes pour compenser et ça devient un peu chaotique.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « On fait miroiter une égalité entre les deux sexes mais de l'autre on creuse de plus en plus le fossé homme/femme qui les place dans des cases qu'ils ne doivent plus quitter » = Oui,<br /> mais les hommes aussi sont sujets à cet écrasement, il ne faut pas croire. On leur demande à la fois d’être super virils mais en même temps pas trop parce que c’est démodé, misogyne et beauf,<br /> d’être doux, sensibles et romantiques, mais pas trop parce que sinon ils ne sont pas suffisamment dangereux dans le jeu de la séduction. Non, vraiment, je pense que la société cherche sa voie en<br /> la matière et que les frontières deviennent floues pour tout le monde.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le creux vient aussi du décalage générationnel : les hommes plus sensibles que leurs ainés (il faut savoir qu’il n’y a pas si longtemps il était considéré indigne d’un homme de montrer ses<br /> émotions, en pleurant par exemple) sont nés encore très récemment, ils n’ont pas tous eu le temps de devenir PDG d’une grande entreprise. Le changement se fait doucement, il faut laisser le temps<br /> faire son œuvre aussi. On ne peut tout de même pas attendre que plusieurs millénaires de domination masculine s’effacent d’un seul coup comme si cela n’avait jamais existé.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Je te laisse aller voir par exemple osezlefeminisme.fr ou son site dérivé très bien viedemeuf.blogspot.com » = Des sites que j’abhorre, justement =/. Vie de meuf est un concept que je<br /> trouve nauséabond. A quand « Vie de grosse », « Vie de noir », « Vie de juif », « Vie d’arabe », « Vie d’handicapé » ? Pour moi ce n’est pas<br /> cela se battre contre des causes justes, c’est tout juste donner un coup d’épée dans des moulins à vent. Je ne dis pas que la société me plaît telle qu’elle est, que je ne suis pas révulsée par<br /> cette hypersexualisation permanente, mais je suis fermement convaincue que de pointer du doigt les hommes pour tout leur refiler sur le dos est contre-productif parce que cela empêche de se<br /> remettre soi-même en question, donc d’avancer.<br /> <br /> <br /> <br />
T
"ça a dû lui faire bizarre quand elle a appris que la sirène se suicidait à la fin XD." = oui, en plus elle ne me croyait pas. Il a fallu batailler jusqu'à lui mettre le livre sous les yeux.<br /> <br /> <br /> "Concipriote, c’est un synonyme de compatriote ou concitoyen :x ? Je ne connaissais pas ce mot."= Beau néologisme de ma part, généreusement emprunté à Nathalie Jomard. Ca allait dans le sens de<br /> condisciple qui lui existe.<br /> <br /> <br /> "Des regains pour les contes de fées, il y en a régulièrement à travers le temps, je crois qu’on ne s’en défera jamais vraiment ^^. Et puis, en temps de « crise », ça permet de s’évader de manière<br /> très efficace." = On dit également la même chose pour les vampires/loup-garous and co...on doit vraiment être au plus bas ! :D<br /> <br /> <br /> " Je ne me souviens pas avoir eu l’occasion de tomber sur cette version tiens, ce que tu dis est très intéressant, il faudrait que je voie ça." = J'en profite pour mettre le lien vidéo du film<br /> http://www.youtube.com/watch?v=w0XEWlgftbQ<br /> J'aime bcp les adaptations russes des contes "classiques" avec leur âme russe. En parlant d'adaptations de contes il y avait aussi la série "Monstres et merveilles" de Jim Henson qui reprend des<br /> contes connus en faisant une sorte de mix. Mais pour le coup il y a tellement à dire sur les contes en général :x<br /> <br /> <br /> "Le livre cité, tu veux dire, je n’ai pas envie de noyer mes lecteurs sous une abondante bibliographie XD." = Effectivement, le livre, mais aussi toutes les versions de contes citées que je n'ai<br /> pas lu mais que je note dans un coin :)<br /> <br /> <br /> "Mais l’un n’empêche pas l’autre ;). D’une certaine manière (et je l’ai vu en SES en seconde), on a plutôt tendance à choisir ses amis et ses amours dans un groupe social et idéologique proche du<br /> sien donc c’est normal qu’il y ait une proximité. Une relation composée de deux personnes complètement opposées et incapables de se retrouver sur des valeurs communes a peu de chances de marcher. "<br /> = Tout à fait d'accord (j'étais aussi en ses ;) ). Aujourd'hui reste néanmoins plus souple que l'époque moderne où ça virait au mariage consanguin<br /> ...Il n'y a que dans les contes que les princes épousent des bergères (except celui de Grimault).
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H
<br /> <br /> « oui, en plus elle ne me croyait pas. Il a fallu batailler jusqu'à lui mettre le livre sous les yeux » = Parce qu’elle était tellement persuadée que ça se finissait par un happy end<br /> qu’elle a refusé de te croire au début ? Elle ne doit pas avoir l’habitude des vieux contes, et d’Andersen en général. Il a quand-même tendance à être supra déprimant quand il s’y met (Le<br /> soldat de plomb, La vendeuse d’allumette, L’ombre), je suppose que ton ami n’aimerait pas forcément ses travaux X’).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « On dit également la même chose pour les vampires/loup-garous and co...on doit vraiment être au plus bas ! » = Roh, pitié, non. N’essaye pas de me rappeler combien ce qui est<br /> merveilleux et sacré dans la littérature est en train d’être submergé par une vague de gens pas foutus d’écrire correctement mais à qui on donne quand-même le suprême droit d’être riche et<br /> relativement célèbre (théorie des grands nombres oblige : plus il y a de livres à être publiés, plus il y aura de mauvais livres sur le marché). Je parlais de Paolini avec une amie pas plus<br /> tard que vendredi et on était d’accord pour dire que c’était honteux d’accorder à un mec l’accès à l’édition dès 15ans juste parce que papa et maman sont bien placés alors même qu’il pompe<br /> honteusement Tolkien. Dire que des centaines de génies de l’écriture se battent pour un peu de reconnaissance et que lui il a des blockbusters pour adapter son œuvre direct, ça me fend le cœur.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « J'en profite pour mettre le lien vidéo du film http://www.youtube.com/watch?v=w0XEWlgftbQ » = Oh merci, j’irais regarder ça de<br /> plus près ^^.<br /> <br /> <br /> <br />
Z
J'ai lu, j'ai aimu, j'ai partageu.
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H
<br /> <br /> Court, concis, efficace =)<br /> <br /> <br /> <br />
T
Article très intéressant qui fait plaisir à lire, ayant moi même était nourri aux contes issus de divers continents depuis le biberon (et c'est amusant de voir les similitudes malgré des zones<br /> géographiques éloignées).<br /> Personnellement, j'aime aussi Disney (j'ai grandi avec comme bcp), certains de mes amis conchient les films quand d'autres ne jurent que par eux. Une de mes amies croyait d'ailleurs fermement que<br /> notre petite sirène finissait heureuse mariée à son prince.<br /> En tout les cas ton analyse me rappel un article que j'avais lu il y a un moment sur l'image de la femme dans les films disney et son évolution. On passe du "soit belle et tait toi!" à un autre<br /> modèle mais par petites touches (la 1ere qu'on voit enceinte, la 1ere qui finit seule, etc...). Sans oublier la vision de la belle mère bien égratignée. Ceci dit je ne sais pas si la place de<br /> l'homme est mieux, puisque le prince n'a que sa fonction pour lui et pas d'autres attributs, il faut attendre la petite sirène pour qu'il est un nom (ou du moins un prénom). Là j'ai des images de<br /> Mariel Clayton qui me viennent en mémoire...<br /> Le conte de fée est une source intéressante à analyser (cf Bettelheim), d'ailleurs une de mes concipriotes fait un mémoire sur le sujet (l'an passé sur le chaperon rouge, cette année sur blanche<br /> neige). "Que dites-vous après avoir dit bonjour ?" d'Eric Berne avait un passage sympa sur le PCR (bref). Je vois également un regain d'intérêt pour les contes au niveau cinéma/TV : les 2 versions<br /> de blanche neige au ciné, sans oublier les séries Grimm et Once upon a time...que je n'ai pas regardé mais j'aimerai voir quelles images en ressortent.<br /> Pour en revenir sur les contes analysés ici, c'est vrai que le nom de "blanche neige" atténu le côté nécrophile alors que dans la version de Aleksandr Pushkin on parle bien de "dead princess" ou<br /> "dead tsarevna" et de 7 chevaliers/bogatyrs (à ce titre je conseille les jolies adaptations animées russes des années 50 :) ). Concernant la belle au bois dormant, j'ai toujours apprécié la<br /> galanterie du prince de la garder au chaud dans un château avec ses mioches, en oubliant de la présenter à ses parents pendant quelques années :'D<br /> En tout les cas, j'ai noté les livres cités en espérant avoir l'occasion d'y jeter un coup d'oeil.<br /> <br /> En ce qui concerne le fait de passer d'un mariage de convenance à un mariage d'amour, je reste mitigé sur le sujet. Une certaine forme d'endogamie reste qd même très présente selon moi.<br /> <br /> Je conclue en disant que c'est toujours intéressant de lire des articles comme ça et plus généralement de te lire !
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H
<br /> <br /> « Article très intéressant qui fait plaisir à lire, ayant moi même était nourri aux contes issus de divers continents depuis le biberon (et c'est amusant de voir les similitudes malgré des<br /> zones géographiques éloignées) » = En un sens, toutes les mythologies et tous les contes de tous les pays racontent un peu la même chose, ce qui montre bien que malgré un fossé géographique,<br /> tous les hommes ont des préoccupations similaires ^^.<br /> <br /> <br /> <br /> « Personnellement, j'aime aussi Disney (j'ai grandi avec comme beaucoup), certains de mes amis conchient les films quand d'autres ne jurent que par eux » = Je suis un peu entre les<br /> deux : il y a des Disney que j’aime beaucoup, d’autres que j’ai aimé étant enfant et que je vois d’un œil critique aujourd’hui, et d’autres que je n’ai jamais aimé.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Une de mes amies croyait d'ailleurs fermement que notre petite sirène finissait heureuse mariée à son prince » = ça a dû lui faire bizarre quand elle a appris que la sirène se<br /> suicidait à la fin XD.<br /> <br /> <br /> <br /> « Le conte de fée est une source intéressante à analyser (cf Bettelheim), d'ailleurs une de mes concipriotes fait un mémoire sur le sujet (l'an passé sur le chaperon rouge, cette année sur<br /> blanche neige) » = Concipriote, c’est un synonyme de compatriote ou concitoyen :x ? Je ne connaissais pas ce mot.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Je vois également un regain d'intérêt pour les contes au niveau cinéma/TV : les 2 versions de blanche neige au ciné, sans oublier les séries Grimm et Once upon a time...que je n'ai pas<br /> regardé mais j'aimerai voir quelles images en ressortent » = Des regains pour les contes de fées, il y en a régulièrement à travers le temps, je crois qu’on ne s’en défera jamais vraiment<br /> ^^. Et puis, en temps de « crise », ça permet de s’évader de manière très efficace.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Pour en revenir sur les contes analysés ici, c'est vrai que le nom de "blanche neige" atténu le côté nécrophile alors que dans la version de Aleksandr Pushkin on parle bien de "dead<br /> princess" ou "dead tsarevna" et de 7 chevaliers/bogatyrs (à ce titre je conseille les jolies adaptations animées russes des années 50 ) » = Je ne me souviens pas avoir eu l’occasion de<br /> tomber sur cette version tiens, ce que tu dis est très intéressant, il faudrait que je voie ça.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « En tout les cas, j'ai noté les livres cités en espérant avoir l'occasion d'y jeter un coup d'œil » = Le livre cité, tu veux dire, je n’ai pas envie de noyer mes lecteurs sous une<br /> abondante bibliographie XD.<br /> <br /> <br /> <br /> « En ce qui concerne le fait de passer d'un mariage de convenance à un mariage d'amour, je reste mitigé sur le sujet. Une certaine forme d'endogamie reste quand même très présente selon<br /> moi » = Mais l’un n’empêche pas l’autre ;). D’une certaine manière (et je l’ai vu en SES en seconde), on a plutôt tendance à choisir ses amis et ses amours dans un groupe social et<br /> idéologique proche du sien donc c’est normal qu’il y ait une proximité. Une relation composée de deux personnes complètement opposées et incapables de se retrouver sur des valeurs communes a peu<br /> de chances de marcher.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Je conclue en disant que c'est toujours intéressant de lire des articles comme ça et plus généralement de te lire ! » = Oh, milles mercis :$.<br /> <br /> <br /> <br />
G
Tiens Helia, j'y ai pensé après avoir lu ton article, mais si tu aimes les contes et que tu ne l'as pas encore fait, je te recommande chaudement Ludwig Revolution, de Kaori Yuki.<br /> L'auteur part d'un principe assez simple : si les contes sont des histoires transmises par bouche-à-oreille et déformées au fil du temps, alors à l'origine, cela aurait pu correspondre à ce qu'elle<br /> raconte. Dans l'ensemble, chaque conte revisité est très bien trouvé, et si tu aimes les princes nécrophiles, tu vas être servie ^^
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H
<br /> <br /> Je t’ai déjà répondu sur Twitter mais je vais re-répondre quand-même X). J’ai effectivement lu Ludwig Revolution (sur les conseils de Sirius, il me semble) et j’ai été très emballée. J’aime<br /> beaucoup les versions revisitées des contes. Le prince nécrophile est marrant.<br /> <br /> <br /> <br />
O
Salut!<br /> Très bon article, comme d'habitude il faut dire, bien que je n'aie pas vu ces Disneys là. Ils me faisaient trop peur quand j'étais petit honnêtement ^^' Les Disneys que j'adore sont Mulan avec son<br /> petit côté féministe et certains Pixar, particulièrement Wall-E et Nemo :)<br /> On a étudié Perrault pendant quelques cours en philo en relation avec Hobbes, c'est vrai que c'est des fois surprenant de revoir les contes originaux après toutes leurs déclinaisons modernes. Je<br /> trouve assez drôle pourquoi Perrault a fait ses contes: il pensait que prendre des histoires aux paysans, censés êtres dénués de raison, et leur rajouter une morale feraient de bons apprentissage<br /> pour les enfants, vu que eux non plus n'ont pas de raison.<br /> Quand tu parles des prétendues féministes de 2012, tu parles comme dans ton précédent commentaire des filles qui veulent "le beurre et l'argent du beurre"? Je dois dire que rien ne m'énerve plus<br /> que ce genre de filles. Je m'autoproclame féministe, même si je suis un mec d'ailleurs, car justement comme tu le dis on a fait un certain pas un arrière en matière d'égalité. Dans notre culture<br /> qui prône le machisme et la femme soumise (regarde 5 minutes les pubs à la TV pour t'en convaincre, je pense qu'il est temps de refaire bouger un peu les choses, malheureusement autant le web<br /> anglais est riche en blogs féministes autant celui francophone... j'aimerais bien m'y mettre aussi mais j'ai pas trop le temps vu le VN que j'ai à faire, mais j'articulerais pas mal de points de<br /> mon histoire là-dessus normalement :)
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H
<br /> <br /> « Les Disneys que j'adore sont Mulan avec son petit côté féministe et certains Pixar, particulièrement Wall-E et Nemo » = J’aime bien Mulan aussi, tiens :3. C’est surtout le côté<br /> « je ne conviens pas aux archétypes féminins de mon époque et je vais devenir aussi badass que les mecs » qui m’a convaincue quand j’étais petite, à un âge où je préférais jouer avec<br /> les garçons qu’avec les filles, justement XD.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « On a étudié Perrault pendant quelques cours en philo en relation avec Hobbes, c'est vrai que c'est des fois surprenant de revoir les contes originaux après toutes leurs déclinaisons<br /> modernes » = C’est un prisme très...resserré, ma foi...<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Je trouve assez drôle pourquoi Perrault a fait ses contes: il pensait que prendre des histoires aux paysans, censés êtres dénués de raison, et leur rajouter une morale feraient de bons<br /> apprentissage pour les enfants, vu que eux non plus n'ont pas de raison » = Hum, ce n’est pas tout à fait exact : Perrault, contrairement aux frères Grimm, n’a jamais destiné ses contes<br /> aux enfants quand il a commencé à les écrire. A la base, ses premières créations (comme Grisélidis, Peau d’Ane ou les Souhaits Ridicules) sont des vers qu’il récitait dans les salons. Perrault<br /> était un mondain avant tout, d’où la prédominance de certains thèmes et de certains valeurs (ce qui explique qu’il édulcore les contes pour les rendre compatibles avec la bienséance). A l’époque,<br /> c’était les jeunes filles de bonne famille qui étaient les lectrices privilégiées des contes et la plupart des auteurs derrière les plus grands contes du XVIIe et XVIIIe siècle étaient en réalité<br /> des femmes (madame Le Prince du Beaumont, madame d’Aulnoy, mademoiselle l’Héritier). Et puis, la notion d’enfant était aussi plus englobante (un homme de 18 ans est aujourd’hui un majeur,<br /> auparavant il était encore considéré comme un enfant), ce qui peut introduire des confusions et il y avait la Querelle des Anciens et des Modernes en toile de fond. Bref, la genèse, comme toutes<br /> les genèses, est fort riche X).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Quand tu parles des prétendues féministes de 2012, tu parles comme dans ton précédent commentaire des filles qui veulent "le beurre et l'argent du beurre"? » = Oui, ce sont bien les mêmes<br /> que je désigne ^^. Disons que je trouve que le féminisme moderne est en train de devenir n’importe quoi et que c’est bien dommage.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Dans notre culture qui prône le machisme et la femme soumise (regarde 5 minutes les pubs à la TV pour t'en convaincre, je pense qu'il est temps de refaire bouger un peu les choses) »<br /> = Oh, je ne regarde plus la télé depuis belle lurette et je suis déjà convaincue qu’on entre dans une ère d’hypersexualisation qui devient malsaine. Quand j’étais adolescente, j’avais parfois<br /> l’impression de regarder des films pornos quand je tombais devant certains clips de rap/r’n’b 8).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « j'aimerais bien m'y mettre aussi mais j'ai pas trop le temps vu le VN que j'ai à faire, mais j'articulerais pas mal de points de mon histoire là-dessus normalement » = Tu rédiges un<br /> VN ? Il te faudrait plus de publicité =O.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> P.S : Ton pseudo me dit quelque chose, tu as déjà commenté plusieurs fois, non ?<br /> <br /> <br /> <br />
O
Billet très bien rédigé et très instructif; j'ai beaucoup apprécié le relevé des différences entre plusieurs versions d'une même histoire. L'écart entre les versions de Disney et le conte original<br /> est parfois troublant mais compréhensible: je n'imagine pas le nombre d'enfants qui auraient été traumatisés par ces détails si délicieusement politiquement incorrect, qui sont pourtant une<br /> caractéristique clé du genre.<br /> <br /> Je ne sais pas si tu as eu l'occasion (ou l'envie) de voir le dernier long-métrage de Disney ayant pour thème les contes fées, mais sache que j'ai été surpris de voir que la princesse, (Raiponce<br /> dans ce cas) avait de nombreuses caractéristique communes avec les héroïnes moe de nos compatriotes nippons. C'était très intéressant de voir un archétype, que je croyais jusqu'à maintenant être<br /> exclusif à l'animation japonaise, évoluer dans un film occidental tout public. Un bloggeur anglophone a d'ailleurs illustré parfaitement ce que j'ai ressenti:<br /> <br /> http://www.japanator.com/tangled-moe-in-america-17886.phtml<br /> <br /> Sinon pour revenir à la problématique de la position de la femme, force est de constater que de nombreuses (attention je ne généralise pas) partisanes de l'égalité, veulent également conserver des<br /> privilèges qui leur étaient uniquement accordés en raison de leur position considérée comme inférieure. La galanterie, l'étiquette sociale concernant les relations amoureuses, sont des vestiges<br /> d'un temps révolu et je ne pense pas que l'on pourra parler d'égalité tant que ils seront présents.<br /> <br /> PS: J'ai suivi ton blog depuis très longtemps mais ceci est mon premier commentaire =P<br /> Il est rare de trouver dans les méandres de la toile des sites qui ne succombent pas à la gratification immédiate et qui savent allier des articles comiques et du contenu plus poussé, que ce que<br /> l'on trouve habituellement.<br /> Je te dis bravo et te souhaite de plein coeur de continuer comme ça!
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H
<br /> <br /> « L'écart entre les versions de Disney et le conte original est parfois troublant mais compréhensible:  je n'imagine pas le nombre d'enfants qui auraient été traumatisés par ces détails<br /> si délicieusement politiquement incorrect, qui sont pourtant une caractéristique clé du genre » = Le fait de censurer certains passages me paraît évident (il faudrait être un peu sadique<br /> pour aller raconter aux enfants que la princesse se fait violer dans son sommeil, j’imagine pas les cauchemars), après certains morceaux ayant été laissés de côté n’ont rien de choquants et<br /> pourraient tout à fait être montrés aux enfants. D’ailleurs la scène de transformation de la reine a véritablement de quoi faire peur et elle ne se trouve pas dans le conte original.<br /> Personne ne forçait Disney à développer tel aspect plutôt qu’un autre, on en revient à une histoire de parti-pris ^^.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Je ne sais pas si tu as eu l'occasion (ou l'envie) de voir le dernier long-métrage de Disney ayant pour thème les contes fées » = J’en avais envie mais l’occasion ne s’est pas<br /> présentée. En tant qu’hikkikomori, j’ai tendance à préférer rester au chaud chez moi que de sortir au cinéma :3.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « la princesse, (Raiponce dans ce cas) avait de nombreuses caractéristique communes avec les héroïnes moe de nos compatriotes nippons. C'était très intéressant de voir un archétype, que je<br /> croyais jusqu'à maintenant être exclusif à l'animation japonaise, évoluer dans un film occidental tout public. Un bloggeur anglophone a d'ailleurs illustré parfaitement ce que j'ai<br /> ressenti » = Je ne saurais me prononcer, n’ayant pas vu le film, mais c’est une analyse intéressante que je crois volontiers ; je t’en remercie.<br /> <br /> <br /> <br /> « Sinon pour revenir à la problématique de la position de la femme, force est de constater que de nombreuses (attention je ne généralise pas) partisanes de l'égalité, veulent également<br /> conserver des privilèges qui leur étaient uniquement accordés en raison de leur position considérée comme inférieure. La galanterie, l'étiquette sociale concernant les relations amoureuses, sont<br /> des vestiges d'un temps révolu et je ne pense pas que l'on pourra parler d'égalité tant qu’ils seront présents » = C’est bien ce que je dis : le beurre et l’argent du<br /> beurre :p ! Le problème c’est qu’actuellement, beaucoup de celles qui se disent féministes veulent tous les avantages sans les inconvénients, ce qui tend à une inversion des rapports.<br /> Or, pour moi, une société dirigée par les femmes ne vaut pas mieux que plusieurs siècles d’androcratie : il faudrait qu’on imagine un système plus égalitaire, ce qui n’est jamais facile.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « J'ai suivi ton blog depuis très longtemps mais ceci est mon premier commentaire » = Il faut bien un début à tout ;).<br /> <br /> <br /> <br /> « Il est rare de trouver dans les méandres de la toile des sites qui ne succombent pas à la gratification immédiate et qui savent allier des articles comiques et du contenu plus poussé, que<br /> ce que l'on trouve habituellement » = C’est un équilibre délicat à trouver, j’espère y arriver peu à peu =x.<br /> <br /> <br /> <br />
G
Je me rends compte que j'ai pas mal déblatéré sur mon idée de l'amour alors qu'on était censés parler de contes de fées. Depuis quand "conte de fées" rime uniquement avec amour idyllique d'ailleurs<br /> ? Disney ? Si les adeptes du "Tu vis dans un conte de fées" savaient de quoi ils parlaient vraiment, ils s'aventureraient peut-être moins à faire des comparaisons indélicates, personne n'a envie de<br /> connaître le sort de Blanche Neige...<br /> <br /> Je note pour le livre, et j'attends avec impatience que tu te penches plus précisément sur certains aspects de ces contes. Je serais curieux de lire tes impressions sur le Petit Chaperon Rouge, y'a<br /> probablement de quoi faire un gros article pour lui tout seul. Et puis ça relancera peut-être notre débat sur le rapport mythes/contes (l'histoire des clés qu'on nous donne et dont on se joue<br /> allègrement). Ou ce serait intéressant d'aborder plus globalement la structure narrative des contes par exemple.<br /> <br /> Tiens, d'ailleurs tu sais que ce fameux gros mail que je te dois depuis belle lurette existe encore ? Il dort tranquillement dans son coin, tout ça me donne envie de le remettre à l'ordre du<br /> jour...
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H
<br /> <br /> « Si les adeptes du "Tu vis dans un conte de fées" savaient de quoi ils parlaient vraiment, ils s'aventureraient peut-être moins à faire des comparaisons indélicates, personne n'a envie de<br /> connaître le sort de Blanche Neige... » = Elle se débrouille pas trop mal en comparaison de la vraie Belle au Bois Dormant. J’aime mieux sortir de mon sommeil parce qu’un abruti a renversé<br /> mon cercueil (merci aux nains de n’avoir pas su porter les premiers secours, d’ailleurs :p) plutôt qu’en découvrant soudainement que je suis mère de deux jumeaux (avec un gros point<br /> d’interrogation sur l’identité du père) seule dans un château en ruines alors que tout ma famille est morte depuis des décennies. Juste pour une minuscule écharde dans le doigt.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Je note pour le livre, et j'attends avec impatience que tu te penches plus précisément sur certains aspects de ces contes » = Parce que tu en redemandes 8) ? Quel<br /> insatiable ! Mes excuses mais je crains de ne pouvoir accéder à ta requête. J’avais pensé baser ma thèse de master sur les contes de fées (et parler de Princess Arete dans le tas, par<br /> exemple) mais comme tu le sais, je ne suis pas passée en master et mon cursus actuel fait que je n’ai guère le temps de me lancer dans des travaux de cet ampleur (quand j’ai écris l’article<br /> j’étais toujours en littéraire). J’essaye désespérément de me persuader que le droit et l’économie sont des matières passionnantes, si j’en reviens à mes premières amours, ça va être triste.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Je serais curieux de lire tes impressions sur le Petit Chaperon Rouge, y'a probablement de quoi faire un gros article pour lui tout seul » = Tu sais, il suffit de venir me causer IRL<br /> pendant un certain temps pour que je laisse échapper une très intéressante version orale du petit Chaperon Rouge à base de cannibalisme et de détails croustillants. Pas besoin d’un article pour<br /> me pousser à délivrer mes très magnifiques références en la matière, j’en lâche régulièrement =D.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Ou ce serait intéressant d'aborder plus globalement la structure narrative des contes par exemple » = Il me semble que j’ai assez donné en terminale quand j’ai étudié Perrault, je ne<br /> me sens pas l’étoffe de faire un travail convainquant alors qu’il doit exister pléthore d’ouvrages sur le sujet. Et puis honnêtement, tous les contes empruntent plus ou moins la structure du<br /> schéma actanciel de Greimas...<br /> <br /> « Tiens, d'ailleurs tu sais que ce fameux gros mail que je te dois depuis belle lurette existe encore ? Il dort tranquillement dans son coin, tout ça me donne envie de le remettre à l'ordre<br /> du jour... » = Il vit encore ? Je le croyais dans le domaine de Perséphone ! Serait-ce une vilaine sorcière qui lui aurait jeté un enchantement que seul un baiser pourrait<br /> briser :p ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> (Si ma mémoire est bonne, les conversations se sont empilées au fur et à mesure, non ? Donc si on additionne le poids des mails restés sans réponse et qu’on imagine que ton message ait à peu<br /> près la même longueur...tu dois avoir une quinzaine de pages à rattraper XD. Je pensais que tu ne relèverais jamais ce défi, depuis le temps !)<br /> <br /> <br /> <br />
E
Merci pour cet article vraiment passionnant, c'était intéressant et instructif à la fois. :) Je suis aussi une grande fan de contes de fées même si cela ne se voit pas vraiment et que je suis très<br /> loin de posséder tes connaissances en la matière, et cela fait donc plaisir à lire de temps à autre un article comme celui-là. Je note aussi pour le livre que tu cites dans ton commentaire qui<br /> répond à celui de Gen' car c'est toujours intéressant d'en apprendre davantage sur le sujet. :3<br /> <br /> Ayant également connu les versions originales des contes quand j'étais petite avant de voir les films de Disney, ça m'aura toujours choquée de voir qu'ils ont vraiment donné une version<br /> "simplifiée" et très lisse des contes avec une nouvelle morale discutable et un idéal féminin qui l'est tout autant (ça me rappelle un peu cet article, d'ailleurs :<br /> http://lempire-disney.blogspot.com/2010/03/le-role-des-femmes-chez-walt-disney.html ). Du coup je n'ai rien regardé d'autre que la "trinité" Cendrillon, Blanche-Neige et la belle au Bois Dormant,<br /> justement. Et je ne veux même pas savoir ce qu'ils ont fait dans leur version de La Petite Sirène. ^^;<br /> <br /> Sinon ça me fait aussi de la peine de voir que même l'image des princesses de Disney semble être devenue la norme pour illustrer un conte, l'exemple le plus flagrant étant Blanche-Neige et où la<br /> plupart des contes reprennent son image (coupe de cheveux et vêtements similaires) pour illustrer le personnage. Et cela même dans certains anime où il y a des références à ce conte. :(
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H
<br /> <br /> « Merci pour cet article vraiment passionnant, c'était intéressant et instructif à la fois » = Vous allez finir par me faire rougir XD.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Je suis aussi une grande fan de contes de fées même si cela ne se voit pas vraiment et que je suis très loin de posséder tes connaissances en la matière, et cela fait donc plaisir à lire<br /> de temps à autre un article comme celui-là » = Disons que tu n’en parles pas souvent mais ça se voit un peu quand tu parles d’Utena vu que l’anime a l’air de faire directement référence à<br /> toute cette culture (il faudrait vraiment que je trouve le temps de regarder un jour, je suis sûre que la série me plairait =/).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Je note aussi pour le livre que tu cites dans ton commentaire qui répond à celui de Gen' car c'est toujours intéressant d'en apprendre davantage sur le sujet » = Je sens que je vais<br /> pas tarder à demander des actions chez l’éditeur en remerciement de cette pub que je leur fais :p.<br /> <br /> <br /> (En tout cas, ça fait plaisir de voir qu’il y en a toujours pour lire les commentaires, j’ai l’impression que ça se fait de plus en plus rare)<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Ayant également connu les versions originales des contes quand j'étais petite avant de voir les films de Disney, ça m'aura toujours choquée de voir qu'ils ont vraiment donné une version<br /> "simplifiée" et très lisse des contes » = J’ai l’impression que cette approche critique est inévitable quand on a goûté à la version papier d’abord. C’est dur d’accepter de voir l’univers<br /> enchanteur se réduire à un seul type d’appropriation quand on pouvait faire plus de choses avec l’histoire auparavant.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « ça me rappelle un peu cet article, d'ailleurs : http://lempire-disney.blogspot.com/2010/03/le-role-des-femmes-chez-walt-disney.html » = Merci pour le lien, c’est très intéressant.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Du coup je n'ai rien regardé d'autre que la "trinité" Cendrillon, Blanche-Neige et la belle au Bois Dormant, justement. Et je ne veux même pas savoir ce qu'ils ont fait dans leur version<br /> de La Petite Sirène » = Tiens, moi c’est tout le contraire, j’ai regardé les œuvres « originales » (à quelques exceptions près, comme la Belle et la Bête dont je trouve<br /> l’adaptation très bonne) et je suis restée éloignée pendant des années de cette « trinité ». Puisque tu parles de la Petite Sirène, ahem, pour moi c’est sans doute l’un des pires du<br /> point de vue symbolique. Limite je préfère Blanche Neige parce que le film possède une très forte esthétique et qu’on ne peut pas en vouloir à Disney d’avoir représenté l’héroïne comme une chose<br /> fragile quand on sait quelle était la place de la femme dans ces années-là. Ariel par contre, n’a aucune excuse. Et puis là c’est du Andersen, plus du Perrault ou du Grimm, et Andersen faisait<br /> des contes relativement sombres et matures quand-même. Adapter une histoire comme ça en la rendant family-friendly, c’est du tronçonnage en règle assuré !<br /> <br /> <br /> <br /> « Sinon ça me fait aussi de la peine de voir que même l'image des princesses de Disney semble être devenue la norme pour illustrer un conte, l'exemple le plus flagrant étant Blanche-Neige et<br /> où la plupart des contes reprennent son image (coupe de cheveux et vêtements similaires) pour illustrer le personnage. Et cela même dans certains anime où il y a des références à ce conte »<br /> = Exactement ce que je disais à Plumy. En tout cas, tu corrobores mes dires. Je n’avais pas remarqué pour les animes par contre, tu penses à quel titre en particulier ?<br /> <br /> <br /> <br />
G
J'ai beaucoup appris grâce à cet article. Faut dire que j'ai une connaissance limitée des contes ; il faudrait que je ressorte "Psychanalyse des Contes de Fée" de mon placard.
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H
<br /> <br /> « J'ai beaucoup appris grâce à cet article » = Tant mieux ^^.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « il faudrait que je ressorte "Psychanalyse des Contes de Fée" de mon placard » = Je me rappelle avoir lu un ouvrage du genre. Il faut faire gaffe, les psychanalystes peuvent parfois<br /> sortir des trucs intéressants mais ils ont quand-même une large tendance à proférer beaucoup de conneries =x.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
C
Y'a quand même un manque dans l'article : il n'y a pas de remise dans le contexte des époques. Quand Perrault compilait les contes, l'époque et ses objectifs n'avaient rien à voir avec ce que<br /> voulait faire Disney qui visait un produit familial. Et le but de ce produit collait à la mentalité de l'époque qui était qu'une femme n'est bonne qu'à tenir la maison.<br /> <br /> Après, je suis d'accord pour regretter ce lissage de conte de la part de Disney, mais s'ils n'avaient pas été lissés ainsi, ça ne se serait pas vendu, en admettant qu'ils passent la censure (chance<br /> zéro). D'ailleurs, il suffit de voir les derniers Disney pour voir l'évolution des Princesses. Elles ont quand même bien changé du fait de l'époque où on vit (mais le happy end prime toujours sur<br /> tout). Si ça se trouve, dans 70 ans, les critiques ne seront guère tendres avec elles d'ailleurs. :)
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H
<br /> <br /> « Y'a quand même un manque dans l'article : il n'y a pas de remise dans le contexte des époques. Quand Perrault compilait les contes, l'époque et ses objectifs n'avaient rien à voir avec ce<br /> que voulait faire Disney qui visait un produit familial. Et le but de ce produit collait à la mentalité de l'époque qui était qu'une femme n'est bonne qu'à tenir la maison »<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Remise de contexte ? Je mentionne une dizaine de textes qui s’échelonnent entre le XVIe et le XIXe siècle, si je devais faire un cours d’histoire littéraire, ce ne sera plus un article mais<br /> une thèse X) ! Mon but n’était de toute façon pas d’être exhaustive.<br /> <br /> <br /> Je rappelle tout de même que je n’ai évoqué Perrault que parmi d’autres (dont les frères Grimm qui avaient une toute autre visée) et que, ironiquement, ses versions sont tout de même moins<br /> édulcorées que ce qu’on voit chez Disney alors qu’il devait se plier à une censure assez féroce aussi. J’ai parfaitement conscience que les mœurs n’étaient pas les mêmes dans les années 1930, or<br /> c’est totalement hors-sujet dans le sens où certains contes que je propose sont cent fois plus audacieux que Disney...tout en datant du XVIIIe siècle ! Je ne pense pas qu’à l’époque de<br /> Madame Le Prince de Beaumont les femmes pouvaient coucher avec qui elles voulaient, ça n’empêche pas ses travaux de posséder une morale plus intéressante et moins manichéenne.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Après, je suis d'accord pour regretter ce lissage de conte de la part de Disney, mais s'ils n'avaient pas été lissés ainsi, ça ne se serait pas vendu, en admettant qu'ils passent la<br /> censure » = Cette excuse ne tient pas debout : Disney n’était pas obligé de lisser le conte de cette manière (et je ne parle pas du fait de passer sous silence certains détails un peu gores<br /> comme le viol mais de la manière dont le sujet est traité), il y avait des centaines de possibilités artistiques à leur disposition : j’ai vu des films, des dessins-animés, des livres, qui<br /> traitaient les contes de fées de manière bien plus intéressante et audacieuse -toutes époques confondues- ils n’étaient visiblement pas dérangés par cette obligation. Obligation fantôme<br /> d’ailleurs parce qu’il ne faut pas croire que gamins et adultes sont incapables d’aimer la complexité.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Tu as vu Mowgli's brother de Chuck Jones ? C’est un dessin animé sur le Livre de la Jungle et ça ne l’empêche pas de développer une esthétique<br /> particulière ni d’aborder le roman de manière plus approfondie. Pareil pour le film sur Peter Pan d’Hogan, sorti en 2003, c’est une œuvre dirigée vers la famille, et pourtant bien plus creusée<br /> que ce qu’avait proposé Disney en la matière.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « D'ailleurs, il suffit de voir les derniers Disney pour voir l'évolution des Princesses. Elles ont quand même bien changé du fait de l'époque où on vit » = Là, ça dépasse mon sujet =O.<br /> <br /> <br /> <br />
S
Félicitations pour ce article, c'est passionnant, ça me donne envie de vraiment me plonger dans les contes d'origine ^^
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H
<br /> <br /> Merci. Je suis une véritable fan en matière de contes de fées et je crois que je laisse parfois transparaître un peu trop d’enthousiasme. Peut-être que c’est contagieux, qui sait 8).<br /> <br /> <br /> <br />
G
Jolie manière d'aborder le sujet :)<br /> <br /> Les contes de fées passés à la moulinette Disney sont leur forme la plus connue aujourd'hui, et comme tu le prouves c'est assez dommage vu ce qu'on y perd en interprétations. Je n'ai jamais<br /> vraiment adhéré à cette morale monochrome que dégagent les films, te lire m'a permis de mettre le doigt plus précisément sur les détails qui font que ça ne fonctionne pas, comme cette femme<br /> idéalisée au point qu'elle se transforme en poupée de porcelaine sans humanité. Et puis il y a cette notion ambiante et simpliste d'une justice de l'univers, qui veut que le bonheur que tu connais<br /> dans ta vie soit forcément proportionnel aux coups durs, un joli mensonge rassurant. C'est un peu une manière de se victimiser et de se lamenter sur son sort pour se faire plaindre, du domaine du<br /> caprice.<br /> <br /> Et puis on parle beaucoup de femme soumise et impuissante, mais la place de l'homme dans tout ça n'est pas très plaisante non plus. Ne s'offrir qu'à un prince charmant parfait et "destiné" ne<br /> laisse pas beaucoup de marge aux vrais hommes faits de qualités et de défauts. Les héroïnes de Disney deviennent reines en épousant un homme riche et puissant, mais un paysan moins charmant mais<br /> plus aimant est condamné à ne jamais être aimé ? Attendre le prince charmant ou la femme de ses rêves, c'est provoquer son malheur pour continuer de croire que le parfait existe quelque part, se<br /> punir pour se donner droit à une récompense (en s'infligeant nous-mêmes l'épreuve à laquelle tu fais allusion), un acte un tantinet masochiste et borné à mes yeux. L'amour, c'est plus une affaire<br /> de différences et de concessions que de destinée et de mérite, ou dumoins c'est mon avis. C'est comme le Père Noël : à un moment, il faut arrêter d'y croire et passer à l'âge adulte, et c'est<br /> peut-être justement parce que ça fait mal qu'une personne aura le pouvoir de nous soulager de sa présence.<br /> <br /> Le fait que l'amour doive être considéré comme l'unique finalité de l'existence, ça me débecte un peu aussi faut dire, même si ça reste une grande vérité biologique. "Ils vécurent heureux et eurent<br /> beaucoup d'enfants", ça ressemble plus à une victoire de la génétique qu'à un accomplissement personnel, je pense que la pensée humaine est arrivée à un point où elle peut dépasser son instinct...<br /> Tout ça donne envie de se plonger dans des bouquins en tout cas. Les versions des contes varient selon les idéaux de leurs auteurs, d'où certaines sources plus intéressantes que d'autres, et une<br /> grande variété des sujets abordés. "La veuve et ses deux filles" me fait bien envie à ce niveau là.<br /> <br /> A plusieurs reprises, ton billet m'a évoqué la subtilité de Princess Arete dont tu avais déjà parlé, où les stéréotypes tombent doucement pour laisser place à plus de sensibilité humaine. Je ne<br /> connais pas toutes les références que tu cites, mais j'y jetterais bien un oeil pour explorer ce vaste thème, si tu as une bibliographie particulière à préconiser à ceux qui voudraient en apprendre<br /> plus sur les origines de ces contes, je suis preneur :)<br /> <br /> (Hey, un bon gros pavé, ça faisait longtemps !)
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H
<br /> <br /> « Je n'ai jamais vraiment adhéré à cette morale monochrome que dégagent les films, te lire m'a permis de mettre le doigt plus précisément sur les détails qui font que ça ne fonctionne pas,<br /> comme cette femme idéalisée au point qu'elle se transforme en poupée de porcelaine sans humanité » = En un sens, le personnage est vidé de sa substance au point de ne devenir qu’un contour.<br /> A cet égard a scène du balcon de Blanche-Neige m’a fait pensé à un jeu de marionnettes, deux mains sommairement déguisées qui s’agitent et miment un dialogue.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Et puis il y a cette notion ambiante et simpliste d'une justice de l'univers, qui veut que le bonheur que tu connais dans ta vie soit forcément proportionnel aux coups durs, un joli<br /> mensonge rassurant. C'est un peu une manière de se victimiser et de se lamenter sur son sort pour se faire plaindre, du domaine du caprice » = Je trouvais précisément que les coups durs<br /> subis par les héroïnes étaient très superficiels et pas toujours proportionnels au pactole de fin. Genre, Aurore à qui on interdit de flirter avec le bellâtre qu’elle vient de rencontrer parce<br /> qu’on a déjà prévu un truc pour son anniversaire, snif, c’est trop triste. C’est pas une épreuve, ça, c’est une contrariété, un désagrément, une crise d’adolescence X) !<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Et puis on parle beaucoup de femme soumise et impuissante, mais la place de l'homme dans tout ça n'est pas très plaisante non plus » = Je suis bien d’accord. Certains ont fait<br /> remarquer que les princes étaient des copies carbones les uns des autres et qu’ils avaient encore moins de personnalité que leurs contreparties féminines. D’ailleurs ils ont très peu de lignes de<br /> dialogue dans Blanche-Neige et Cendrillon, ils sont juste là pour prendre la pose avec un sourire ultrabright (à se demander parfois qui est la vraie potiche).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Attendre le prince charmant ou la femme de ses rêves, c'est provoquer son malheur pour continuer de croire que le parfait existe quelque part, se punir pour se donner droit à une<br /> récompense (en s'infligeant nous-mêmes l'épreuve à laquelle tu fais allusion), un acte un tantinet masochiste et borné à mes yeux » = On a tous des chimères à poursuivre. C’est rassurant une<br /> chimère, ça donne un sens à ta vie. S’il y a quelqu’un quelque part qui t’attend toi et spécialement toi, c’est que tu es unique, que ton existence a un sens. Si n’importe quelle chaussure à la<br /> taille de ton pied peut convenir, ce n’est plus qu’une affaire de hasards, de combinaisons, tu deviens jetable, quelconque. Pourquoi toi plutôt qu’un autre ? Je ne suis pas surprise de voir<br /> que les plus fervents croyants dans l’idéal de l’être unique sont souvent des personnes qui ont l’impression qu’on ne voudrait pas d’elles autrement.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « L'amour, c'est plus une affaire de différences et de concessions que de destinée et de mérite, ou du moins c'est mon avis » = Je parlais de mérite pour le bonheur uniquement parce que<br /> ça m’insupporte un peu de voir les gens attendre la bouche grand ouverte que tout leur tombe tout cuit dans le bec. La vie s’apparente souvent un combat, il faut bien se battre pour se faire une<br /> place (pas forcément luxueuse), mettre les mains dans le cambouis, du moins c’est ma perception de la grande jungle qui nous entoure. L’amour c’est différent, mais pas tant que ça, au fond. Les<br /> concessions demandent qu’on aille sur le terrain de l’autre pour lui tendre la main, c’est donc faire des efforts, non ? Faire des efforts pour moi c’est la définition même du mérite puisque<br /> c’est ce qui rend une personne « digne d'estime, d'éloge, de considération ou de récompense au regard de sa conduite ou des obstacles surmontés ».<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Le fait que l'amour doive être considéré comme l'unique finalité de l'existence, ça me débecte un peu aussi faut dire, même si ça reste une grande vérité biologique. "Ils vécurent heureux<br /> et eurent beaucoup d'enfants", ça ressemble plus à une victoire de la génétique qu'à un accomplissement personnel, je pense que la pensée humaine est arrivée à un point où elle peut dépasser son<br /> instinct... » = A qui le dis-tu ! Je suis une des premières à m’indigner de l’uniformisation de la notion de bonheur. Pourquoi le bonheur devrait-il se résumer à se marier, faire des<br /> gosses et avoir du fric alors qu’on pourrait avoir tant de rêves à réaliser ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « A plusieurs reprises, ton billet m'a évoqué la subtilité de Princess Arete dont tu avais déjà parlé, où les stéréotypes tombent doucement pour laisser place à plus de sensibilité<br /> humaine » = Ce n’est pas pour rien que je suis tombée sous le charme de Princess Arete =’).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Je ne connais pas toutes les références que tu cites, mais j'y jetterais bien un oeil pour explorer ce vaste thème, si tu as une bibliographie particulière à préconiser à ceux qui<br /> voudraient en apprendre plus sur les origines de ces contes, je suis preneur » = Pour mémoire, ma source principale pour cet article a été ma ‘récente’ acquisition (au moment de l’écriture<br /> donc) d’un livre passionnant qui reprend tous les contes de Perrault et les met en parallèles avec des tas de variantes, parfois orales, parfois des parodies, des textes de la Décadence ou des<br /> précurseurs (et là on voit que Perrault a piqué un certain nombre de trucs à Basile). J’en connaissais déjà une bonne partie mais ça a été l’occasion d’approfondir ma culture. Dans le tas il y<br /> avait notamment une version décadente de Barbe-Bleue à se pâmer, le texte est cisaillé comme un bijou sans les excès propres à l’époque fin-de-siècle, j’aime beaucoup :3.<br /> <br /> <br /> Le titre c’est Les Contes de Perrault dans tous leurs états, collection Omnibus (édition de Annie Collognat et Marie-Charlotte Delmas). Le tout avec les illustrations de Gustave Doré, s’il vous<br /> plaît. Je ne voudrais pas te pousser à l’achat mais si tu le trouves un jour, jettes-y un coup d’œil ^^.<br /> <br /> <br /> <br /> « Hey, un bon gros pavé, ça faisait longtemps ! » = Cela me manquait :3. D’ailleurs, je m’excuse, tu n’as pas vu de pavés de ma part sur ton blog depuis bien longtemps non plus. Je<br /> ne commente presque plus mes petits camarades malheureusement.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
P
J'ai adoré cet article ! Tout était vraiment très intéressant et instructif, merci beaucoup. On pense souvent connaitre les contes originaux, et la je me rend compte que je n'en connaissais que des<br /> grossières parties. Ton analyse des films est vraiment extra aussi. Et du coup j'ai revu des morceaux de blanche neige disney d'un nouvel œil en appréciant la musique, huhu.<br /> Sinon, l'histoire des filles qui se peignent et font tomber des perles ou des poux, c'est une autre version de celui ou elles crachent des diamants ou des serpents non ? (<br /> http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Fées ) Pour une raison obscure j'adore ce conte.
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H
<br /> <br /> « J'ai adoré cet article ! Tout était vraiment très intéressant et instructif, merci beaucoup » = Tant de compliments, je suis flattée :3.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « On pense souvent connaitre les contes originaux, et la je me rends compte que je n'en connaissais que des grossières parties » = C’est bien souvent ça le problème : suite au<br /> raz-de-marée Disney, on a vu fleurir pléthore de livres de contes qui proposent exactement la même version, parfois en copiant les graphismes de manière à ce qu’ils ressemblent le plus possible<br /> au dessin-animé (les éditeurs semblent partir du principe que c’est ce que les enfants veulent) ! Le design des personnages reste fixé alors que normalement on devrait pouvoir s’imaginer les<br /> princesses sous l’apparence que l’on veut. Je me souviens avoir été extrêmement frustrée étant gamine parce que je connaissais d’abord les versions anciennes du conte et que ça m’amusait beaucoup<br /> de repérer les différences entre les éditions. Du coup j’avais pas envie de voir du Disney-like partout, tout le temps, ça retirait tout l’intérêt du jeu que je m’étais inventé.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Ton analyse des films est vraiment extra aussi. Et du coup j'ai revu des morceaux de blanche neige Disney d'un nouvel œil en appréciant la musique, huhu » = J’ai pas vraiment commenté<br /> grand-chose en fait, je m’y connais pas assez pour ça ^^’. A part Blanche-Neige qui est un des films les plus riches en symbolique, je trouve (la référence à Docteur Jekyll, par exemple). Dommage<br /> que les Disney deviennent de plus en plus autoréférentiels avec le temps...<br /> <br /> <br /> <br /> « Sinon, l'histoire des filles qui se peignent et font tomber des perles ou des poux, c'est une autre version de celui ou elles crachent des diamants ou des serpents non ? (<br /> http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Fées ) » = Ah, tu es peut-être passée à côté mais c’est bien ce que je dis dans le tout début du paragraphe La thématique des Deux<br /> Sœurs. La version de Perrault est l’itération la plus connue de ce conte, du coup je n’ai pas trop développé parce je me disais que tout le<br /> monde avait bien dû en entendre parler au moins une fois =O.<br /> <br /> <br /> <br />
J
Bravo pour ce petit article for bien documenté et très judicieux. C'est rare de voir un peu d'analyse sur les Disneys. Cette génération de femme aux exigences irréalistes et à l'égoïsme exacerbée<br /> par cette croyance qu'elles sont des princesses à qui tout est dû, est clairement en train de saper les bases de la cohésion sociale : la famille.<br /> <br /> A force, la misogynie ambiante sur 4chan et ailleurs sur le net, m'a sans doute contaminé, mais je commence à penser que la libération des femmes a surtout eu de mauvaises conséquences, a commencé<br /> par un délitement social grandissant. Quand on sait qu'un mariage sur deux se termine par un divorce aujourd'hui, on a de quoi se faire du soucis (75% des divorces est demandé par les femmes, ce<br /> qui ne leur empêche pas de se plaindre du manque d'engagement des hommes).<br /> <br /> Je constate tous les jours autour de moi, la diffusion de l'Islam radical, la banalisation des voiles, le retour à un ordre moral et à la tradition, etc... Ce phénomène répond, à mon avis, à une<br /> volonté de restructurer la société à sa base, en protégeant à nouveau l'innocence des sexes et l'intimité sacrée de l'union. C'est pourquoi je pense qu'on a pas fini d'entendre parler d'Islam<br /> radical en France et plus généralement en Europe.
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H
<br /> <br /> « Bravo pour ce petit article for bien documenté et très judicieux. C'est rare de voir un peu d'analyse sur les Disneys » = Merci. Je voulais voir d’autres analyses sur le sujet mais je<br /> ne savais pas quels mots-clés taper dans Google, j’ai dû passer à côté d’autres billets X).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Cette génération de femme aux exigences irréalistes et à l'égoïsme exacerbée par cette croyance qu'elles sont des princesses à qui tout est dû, est clairement en train de saper les bases<br /> de la cohésion sociale : la famille » = Oh, il y a bien d‘autres choses qui sappent la famille et les femmes n’y sont pour pas grand-chose. On est passé d’un modèle économique (mariage<br /> d’intérêt) à un modèle de sentiments (mariage d’amour), ce qui fait que les liens qui unissent les différents membres de la famille sont devenus uniquement affectifs. Et baser sa relation avec<br /> quelqu’un sur un sentiment fait que, fatalement, il suffit que le sentiment évolue pour que le lien se brise.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> «  je commence à penser que la libération des femmes a surtout eu de mauvaises conséquences, a commencé par un délitement social grandissant » = En fait, la libération des femmes n’a<br /> pas été en ligne droite, elle a effectué un grand tournant ces dernières années pour revenir vers une autre forme machisme, ce qui peut induire en erreur. La génération de ma grand-mère (qui a<br /> vécu mai 68) était cent fois plus libérée que la mienne ne l’est aujourd’hui sur certains aspects et on a tendance à penser que c’est le contraire parce que le sexe se fait de moins en moins<br /> tabou. Les prétendues féministes de 2012 sont pour moi tout sauf des féministes d’ailleurs.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « Quand on sait qu'un mariage sur deux se termine par un divorce aujourd'hui, on a de quoi se faire du souci (75% des divorces est demandé par les femmes, ce qui ne leur empêche pas de se<br /> plaindre du manque d'engagement des hommes) » = Je ne vois pas bien en quoi c’est pertinent de mettre les chiffres du divorce sur le tapis. Je pourrais très bien sortir celle de la violence<br /> conjugale, du nombre de partenaires sexuels ou de statut social, qu’est-ce que cela prouve ?<br /> <br /> <br /> <br /> « Je constate tous les jours autour de moi, la diffusion de l'Islam radical, la banalisation des voiles, le retour à un ordre moral et à la tradition, etc... Ce phénomène répond, à mon avis,<br /> à une volonté de restructurer la société à sa base, en protégeant à nouveau l'innocence des sexes et l'intimité sacrée de l'union » = Je pense que tu confonds la libération des femmes et la<br /> religion. Le retour du religieux dans une société moderne est souvent la marque d’une perte de repères : quand on ne sait plus vers quoi se tourner, quel sens a sa vie, il est plus facile de<br /> croire en un Dieu capable de te guider. Et soyons francs, l’Islam est tout sauf une protection de « l’innocence des sexes » puisque le rapport est fortement déséquilibré. Toutes ces<br /> petiotes qui se font assassinées par un membre de leur famille parce qu’elles ont osé perdre leur virginité avant le mariage ont-elles été protégées par leur religion ? Au contraire.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Après je suis d’accord, le fanatisme n’est pas la majorité des croyants, je tenais juste à souligner l’absurdité d’un retour en arrière brutal au nom du « c’était mieux avant » (Et<br /> c’était souvent moins bien avant, justement. Qui ici a envie de revenir à une époque où les toilettes consistaient en un trou dans le jardin, hein ? Personne !). C’est vers l’avenir<br /> qu’il faut regarder pour construire de nouveaux rapports, le passé est perdu à jamais.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> « C'est pourquoi je pense qu'on a pas fini d'entendre parler d'Islam radical en France et plus généralement en Europe » = Je n’ai pas envie de te<br /> ressortir mon cours de culture générale, ce serait barbant mais je pense que tu devrais lire le bouquin de Marcel Gauchet sur le désenchantement du monde : sa thèse est que justement, le<br /> retour au religieux est un épiphénomène, un dernier spasme avant sa disparition.<br /> <br /> <br /> <br />