4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 01:25

Musique

 

On prend les mêmes et on recommence ! Etant donné que j’écoute vraiment beaucoup de choses en ce moment, il devenait urgent de parler à nouveau de mes coups de cœurs musicaux puisque, comme le montre le calendrier sur ma droite, il va y en avoir beaucoup, beaucoup d’autres en prévision =).

 

 

The Epic of Zektbach -Ristaccia-


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Jusqu’à il y a peu de temps je n’avais encore jamais entendu parler de The Epic of Zektbach jusqu’à ce que poussée par la curiosité, je me décide à réaliser une petite investigation pour découvrir d’où provenait cette jolie illustration représentant des jumeaux que j'avais brièvement apperçue sur Lastfm. Comme le hasard fait bien les choses ! Zektbach est en réalité le pseudonyme d’un certain Tomosuke Funaki qui a composé un certain nombre de chansons pour le jeu Beatmania IIDX que l’on peut donc retrouver ici dans ce premier album. Le ton est assez particulier puisque se mêle un aspect très fantasy avec des chœurs et une structure classique et un côté beaucoup plus techno.

 

Il y a tout de même des titres relativement calmes, comme le sublime Zeta, composé par la superposition d’un beat léger, de quelques notes de harpe et d’une voix envoûtante et caressante. Mais ce sont généralement les pistes « qui bougent » que l’on retient plus facilement.

 

 


 

Blind Justice, par exemple, qui est aussi sorti sous forme de MAD (voir ci-dessus) et raconte l’histoire de ces fameux jumeaux, débute par une mélodie de boîte à musique qui se mue ensuite en un air au piano pour prendre de plus en plus d’ampleur. Les voix douces et féminines se font plus fortes et on se retrouve très vite avec un mélange à base de clavecin, de violon et de beat. Vraiment très joli.

 

Apocalypse est un peu plus lente à se mettre en place et se cantonne à une femme qui chante en anglais par-dessus un piano, agrémenté de quelques violons, jusqu’à 1:40 où la piste jusqu’alors très calme prend finalement son envol pour redémarrer à 2:20 avec le même air doux, mais par dessus un mix techno bien rythmé comme il faut qui apparaît à intervalles réguliers, quand ce n’est pas dans une orchestration plus sombre.

 

Mais ma grande préféré reste Turii Panta Rhei où l’on peut reconnaître dès les premières secondes la voix d’Akiko Shikata, agréable surprise puisque c’est une chanteuse que j’ai plutôt tendance à affectionner. La piste est basée sur une série de chœurs qui s’intensifient au son des violons, avec toujours ce petit beat assez représentatif du style de Zektbach. La piste aurait pu se contenter de rester aussi belle tout du long mais de 1:47 à 2:06 le compositeur a eu le vice de placer un passage purement jouissif avec une instru de violon (toujours sur le même beat) à tomber par terre.

 

Overture -Ristaccia- suit un schéma similaire  à Blind Justice et Apocalypse mais c’est toujours du bonheur pour les oreilles surtout lorsque résonne le très beau thème principal de Ristaccia au violon vers la toute fin du morceau. Thème que l’on retrouve par exemple dans l’exotique Shamshir Dance aux sonorités orientales.

 

Rien à dire, je suis séduite par ce mélange et j’attends derechef le second album de Zektbach qui devrait sortir en mars prochain (décidément !) et où se trouvera vraisemblablement Raison d’être, une chanson magnifique à laquelle a aussi collaboré Akiko Shikata.

 

 

Shikkoku no Sharnoth Original Soundtrack

 

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Je l’avais déjà évoqué dans un des commentaires du Top 20 des meilleurs eroges mais comme je pense que tout le monde ne lit pas forcément jusque là, je me permets de résumer un peu ici. L’OST de Shikkoku no Sharnoth, un eroge de Liar Soft, a été compose par Blueberry&Yogurt et s’il ne brille pas par un aspect transcendant et extraordinaire, il se révèle du moins être plutôt agréable aux oreilles.

 

Ar maidin, par exemple, est une piste d’ambiance évoquant une ville fourmillante de vie qui se base dans des alternances entre cordes et flûtes, avec quelques touches de cornemuse irlandaise ça et là. Plutôt reposant donc.

J’adore Um thrathnona, subtil mélange de percussions discrètes sur un rythme doux à la flûte, repris ensuite au violon. Je trouve le résultat très doux et très mélodieux, idéal pour s’endormir :3.

Dans un registre complètement à l’opposé, Lacha chuana se présente comme un air très rythmé de batterie/guitare électrique avec des pointes de cornemuse irlandaise. Assez surprenant mais pas désagréable.

 

 

SQUARE ENIX BATTLE TRACKS Vol.2 SQUARE 1996-1998

 

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Encore une fois c’est une découverte que je dois à Role Playing Game dont j’apprécie toujours autant la rubrique spécialisée sur les bandes-son de jeux vidéos (rubrique qu’ils devraient élargir d’ailleurs). Dans ce petit album on y (re)découvre tout un tas de musiques de combats de divers jeux parfois oubliés par l’histoire.

 

A cet égard [SHUDDER] Against A Large Enemy Type 1 du jeu Einhänder, composé par Kenichiro Fukui est une vraie tuerie. La piste commence possède un rythme électronique endiablé et se paie le luxe d’être ponctué par deux passages de folie de 1:10 à 1:36 et de 3:07 à 3:32 où un type récite des trucs pas vraiment compréhensibles en anglais mais qui te donne une envie de danser irrépressible.

 

Weapons Rumbling issu de Bushido Blade 2 et compose par Ryuji Sasai est moins mémorable mais c’est un mélange intéressant de rock et de musique « traditionnelle » japonaise qui a quand même son charme.

 

N’ayant jamais encore testé la bande-son de Parasite Eve, je ne connaissais pas du tout Arise Within You de Yoko Shimomura, l’erreur est maintenant réparée et je suis toujours aussi fan de ses productions. Avec  un mix de sonorités planantes et de rythme, la compositrice nous offre un thème de combat aussi original que génial.

 

Self Amplification, du jeu Another Mind, et compose par Junya Nakano se présente comme un crescendo de plus en plus angoissant et étouffant à base de percussions et de sons métalliques. Une piste qui n’a pas l’air d’être passée à la postérité et c’est bien dommage.

 

 

FINAL FANTASY XIII - Original Soundtrack PLUS


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Un certain nombre de personnes se sont déjà prononcées sur l’OST de Final Fantasy XIII composée par Masashi Hamauzu et je ne compte pas m’attarder dessus, il y aurait trop de choses à dire, alors à la place je vais plutôt évoquer rapidement le Soundtrack Plus. Comme son nom l’indique celui-ci contient quelques pistes à l’état de prototypes, avec des orchestrations différentes ou encore les mélanges utilisés pour les trailers. Rien de bien différent à deux à deux exceptions près (enfin pour moi.

 

Le M1 No. 2 Title (Alpha Version) qui reprend en fait le thème principal de FFXIII dans sa version Alpha ressemble beaucoup à sa version finale si ce n’est qu’elle comprend un petit son cristallin vraiment très beau. Pourquoi l’avoir retiré ? Mystère, je trouve que la musique était très bien comme ça.

 

De même M306 OPN2 ''Defiers of Fate'' (Palamecia Assault Version) est identique à sa version finale sauf à un seul moment, situé en plein milieu du morceau, entre 2:37 et 3:00. Là encore pourquoi avoir enlevé ce passage ? Il était monstrueux avec ces chouettes sonorités qui donnent une impression de vitesse, d’accélération. En plus ça cassait un peu la structure de la piste. Encore un mystère…

 

 

Shiki Original Soundtrack Mini Album Rouge/Noir

 

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Je n’ai pas encore eu l’occasion de regarder cette série mais j’ai bizarrement cédé à ma règle habituelle en me laissant tenter par la musique. Très peu de pistes sont sorties mais elles valent toutes d’être entendues.

 

Celle que je préfère, des deux albums, existe en réalité en double et sous deux noms différents. Je ne sais vraiment pas pourquoi le compositeur a fait ce choix, y a-t-il une relation avec un évènement de l’anime ? Bref, Pendulum/Amethyst est une petite merveille. Tout commence par une voix enfantine qui répète « la la la » dans un balancement de violon et de tintements métalliques  qui ne sont pas sans rappeler un pendule. Mais très vite la voix se fait de plus en plus menaçante et un chœur de femmes s’impose rapidement. La mélodie est scandée de manière très appuyée, presque militaire et le crescendo dans l’horreur n’en finit plus. Une voix fantomatique en « arrière-plan sonore » semble alors flotter puis rire. Typiquement le genre de piste complètement glauque (à en donner des cauchemars) que j’adore.

 

Muddy Water est très différente est se pose sur une boucle rythmique et des effets sonores qui ne sont pas sans évoquer un rap, mais avec de la guitare et une voix légèrement lugubre qui « hante » la piste à coup de « he he he » ou de « uuuuuuuuuh ».

 

Les pistes du Mini Album Noir ont toutes pas mal de points communs et il est assez délicat d’en sélectionner une qui sorte du lot. J’aime bien Epitaph, avec sa harpe, son violon et ce petit tintement indéfinissable agrémentée d’une voix douce et aérienne, mais aussi 13th Floor et son chœur grégorien qui rappelle l’OST de NieR Gestalt & Replicant dans son côté apocalyptique, ainsi que Dance of Death, calme mélodie au xylophone évoquant une sorte de boite à musique sur laquelle se pose une autre voix douce et aérienne.

 

 

Panty & Stocking with Garterbelt Original Soundtrack

 

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Revirement à 190° avec Panty & Stocking qui a, je crois, marqué le paysage de l’année en terme de bande-son. OST sonne souvent dans notre tête comme « musique d’ambiance ». Or là, la Gainax a confié le Soundtrack de son anime à des DJs pour qu’ils en fassent un album techno bien bourrin comme il faut, totalement en décalage avec la majorité des productions actuelles. Alors la techno, on aime ou on n’aime pas. J’avoue que comme je touche à tout en termes de musique, avoir un OST un peu différent de temps en temps ne me perturbe pas plus que ça (j’écoute de tout, de toute façon). C’est frais, ça change, pourquoi pas. Par contre il faudrait voir à ce que cela ne devienne pas systématique.

 

On commence avec le très emblématique Fly Away que l’on entend lors des phases de transformations. Emblématique parce qu’on y ressent une montée en puissance du rythme qui donne envie de se dépasser et, pour une raison inconnue, de crier à tout-tête les paroles aussi simples qu’accrocheuses. Ne niez pas, vous êtes déjà sous l’emprise ! A noter que le morceau semble s’être inspiré d’un autre Fly Away qui est complètement différent mais qui possède ses propres qualités. Le rythme est moins soutenu, légèrement plus planant, les paroles articulées de manière moins synthétique. Certes le résultat est moins épique mais je trouve qu’il a quand même un charme fou…

 

On poursuit avec Pantscada qui est une des pistes les plus originales de l’album à base de percussions, de maracas, le tout sur une boucle techno totalement diabolique et des cris très orgasmiques en guise de paroles, mais des cris dont le montage donne un résultat très…étrange.

 

Chocolat, le thème de Stocking interprétée par sa doubleuse, Mariya Ise, est un des morceaux les plus calmes de l’OST. On y abandonne le côté techno-boum-boum pour davantage de simplicité et un fond sonore assez discret avec un petit côté électronique et de la guitare. Une chanson seulement agréable s’il n’y avait un petit passage de 2:52 à 3:20 où la jeune femme tente un peu de français. C’est du point de vue de la langue complètement nawak (« Je t’aime très beaucoup ») mais qu’est-ce que c’est chou :3.

 

Sinon je relève plus particulièrement See-Through et Corset Theme dans la catégorie « Rythme de ouf » sans m’attarder dessus et passe directement à l’ending de la série : Fallen Angel qui se présente…comme une chanson Rnb et, avec Chocolat, un des seuls morceaux à peu près posés. Rien de bien révolutionnaire mais il faut avouer que la piste est efficace, plutôt sympathique et a des paroles pas trop bêtes. Petit extrait notable de 3:02 à 3:21

 

 

Je pensais aussi aborder l’OST de Boogiepop Phantom en plus mais comme j’ai un article sur la série en préparation, je crois que je vais plutôt en parler à ce moment là, ça évitera les redites =).

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 00:01

Aujourd’hui je vais délaisser un peu la japanimation (même si elle n’est jamais très loin) pour parler un peu de l’émergence d’une nouvelle tendance à partir de Pirates et surtout Pirates II : Stagnetti’s Revenge.

 

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  Des arguments de vente gonflés à bloc !

 

Ce que ces films ont de particulier c’est qu’ils ont derrière eux le plus gros budget jamais attribué à une production adulte (rien que ça) mais qu’ils ont aussi été distribué partout en version grand public (enfin grand public, -12 ans plutôt je suppose) ! Vous pouvez donc regarder avec une partie de votre famille un film pornographique sans pornographie (c'est soft, par contre quand les acteurs s'embrassent on voit qu'ils ne font pas semblant hein), ce que je trouve assez révolutionnaire quand même. Et pour ceux qui auraient apprécié, il y a bien évidemment un DVD avec les scènes de fesses incluses, ainsi que de nombreux bonus (il semblerait qu’il y en ait énormément même donc le consommateur en a clairement pour son argent). J’en vois déjà rire grassement dans le fond : « Ouais mais ça doit être un navet complet ton truc ! ». Eh bien, pas du tout.

 

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J’ai testé le second volet (en version tout public bien sûr, bande de pervers !) et le constat est à la fois encourageant et pessimiste : Pirates II : Stagnetti’s Revenge met clairement la pâtée à la plupart des comédies qui sortent au cinéma en France actuellement. Voilà c’est dit. Un film pornographique est plus drôle et mieux réalisé que Bienvenue chez les Ch’tis, Les Bronzés 3 ou encore Coco. Les effets spéciaux ne sont pas mal gérés du tout, la musique pas désagréable pour les oreilles non plus, il y a un gros travail derrière et on pourrait facilement croire à un blockbuster ordinaire. Déjà pour ça respect.

 

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L’histoire de Pirates II est assez anecdotique dans le fond. La série est censée être une parodie de Pirates des Caraïbes mais s’écarte ici pas mal de l’ombre de son modèle pour prendre son propre chemin, ce qui est appréciable, d’autant plus que le scénario ne se prend pas du tout au sérieux.

 

Le capitaine Edward Reynolds est un chasseur de pirates réputé pour avoir terrassé le terrible Victor Stagnetti…par erreur. En effet l’homme est incroyablement lâche et s’il sait tenir une épée, il a souvent tendance à aller se planquer dans un coin le temps que ses subordonnés s’occupent du sale boulot pour mieux réapparaître et déclarer qu'il avait tout prévu. Son narcissisme sans fin est relativement bien supporté par l’équipage qui n’a pas très envie de le contrarier mais personne ne croit à son héroïsme. Sauf peut-être Jules, blonde à forte poitrine, sa meilleure amie et sous-capitaine, qui lui répète régulièrement que oui, c’est bien lui le meilleur.

 

Suite aux évènements de Pirates premier du nom (assez vite évoqués), le duo se rend chez le gouverneur de Jamaïque pour demander la grâce concernant une de leur camarade condamnée à mort (et s’étant échappé du navire entre-temps, pas folle la guêpe). Reluctant, il accepte d’y réfléchir si Edward Reynolds accomplit un « petit » service pour lui : retrouver un trésor dérobé par l’impératrice pirate chinoise Xiefeng. Et c’est accompagné d’Olivia, seule guerrière compétente à bord et cousine de la condamnée, qu’ils décident d’accepter la mission.

 

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  Olivia, celle qui passe son temps à sauver les fesses des autres...appréciez le rouge à lèvres doré très tendance

 

Vous l’aurez compris, l’histoire est d’un classicisme absolu et frappe du côté des clichés du genre sans broncher. Là où Pirates II se démarque c’est par son humour. Les producteurs ont bien compris que les acteurs de films X (ici toutes de grosses stars du milieu) ne sont absolument pas crédibles dans des rôles sérieux et que les spectateurs leur tomberaient de toute façon dessus en critiquant la pauvreté de leur jeu. Du coup il était essentiel de faire preuve d’autodérision. Et là on peut dire qu’ils y sont allés fort !

 

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Salut moi c'est Maria, je sers à rien mais je suis potentiellement badass

 

Le personnage d’Edward Reynolds est juste monstrueux, pour ne pas dire jouissif (je vous vois venir, attention :p). Toujours en total décalage avec la situation il passe son temps à faire des remarques hilarantes. J’ai en mémoire une scène où on le voit dans la soute d’un bateau avec Jules (la seule avec qui il ne couche pas dans le film, ce qui est assez intéressant pour être souligné et donnerait presque l’impression que des valeurs sur l’amitié sont transmises) et où il se mets tout à coup à déclarer « Je suis une grenouille », là comme ça, sorti de nulle part, avant de faire une crise de panique et puis, une fois calmé, de se pencher vers la bouche de Jules de manière sensuelle pour lui déclamer : « Jules » « Oui ? » « Je dois aller pisser ». L’acteur qui interprète ce rôle, Evan Stone, est assez démentiel dans son jeu de mimiques et sa capacité à se montrer « over the top » en toutes occasions (il parait que même dans les scènes de sexe il dit des trucs marrants, vous m’excuserez de ne pas avoir pu vérifier :p). Je vous mets un extrait ci-dessous (totalement safe for work) pour que vous puissiez vous faire une idée de la chose.

 

 

  Dans son costume il a comme un faux air de Gérard Depardieu je trouve. 

 

 

C’est un peu LE grand ressort comique du film. Et à juste titre. J’aime beaucoup quand, tout au début, il fait office de narrateur et te raconte le plus sérieusement du monde que l’équipage est très enthousiaste à l’idée de s’entrainer avec Jules (ils sont en fait très occupés à mater son décolleté) ou se fait « soigner » par la petite chinoise qui grâce à ses techniques bouddhistes parvient à relâcher les tensions des hommes un peu trop stressés (on ne précisera pas comment). Mais il n’est pas le seul, on compte au rang des protagonistes loufoques Oxford, le « majordome » à la voix pompeuse et aux manières raffinées ou l’arménien fortuné et sa passion dévorante pour l’or. Sans compter que Steven St. Croix, qui joue le rôle de Marco, visiblement présent dans le premier Pirates et qui se retrouve obligé de se marier avec sa partenaire d’un soir (j’ai envie de dire lol), a des expressions faciales purement fantastiques. Le contrecoup c’est que les autres personnages paraissent un peu trop sérieux en comparaison, mais en y réfléchissant bien ils ne sont pas plus ridicules que certains acteurs professionnels.

 

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En conclusion, Pirates II : Stagnetti’s Revenge est un divertissement à prendre vraiment au second degré, comme une bonne tranche de déconade à voir avec des amis (et amies) et avec du pop-corn. Ce que devrait être la plupart des virées au cinéma en fait…

 

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Ce qui est particulièrement intéressant avec cet exemple c’est qu’il nous montre que, tandis que les films grand public se « sexualisent » de plus en plus (vas-y que je te rajoute une scène de douche, vas-y que je te fous un plan sein, etc, etc), les productions adultes prennent ici le chemin inverse en essayant de camoufler leur contenu pornographique pour attirer davantage le consommateur. Et, comme je l’ai dis dans un certain article, vu que les animes ont aussi tendance à s’ecchi-ser de plus en plus, il serait une bonne idée que de voir un hentai marcher dans les traces de la série des Pirates et nous proposer une expérience similaire. Il y a peu de chance que cela se produise mais, après tout, pourquoi pas ?

 


 

Les plus perspicaces d'entre vous auront sûrement remarqué un léger changement dans la colonne de droite puisqu'elle contient à présent un mini-calendrier des OSTs dont j'attends la sortie. Je l'ai surtout mis là pour me servir de pense-bête et ne rien louper en fait. Mais ça peut peut-être aussi servir aux mélomanes de service, qui sait. En tout cas je le modifirai souvent je pense. Rien que pour février et mars il y a une foule de CDs alors que pour décembre je n'attendais que deux OSTs et qu'il n'y avait rien en novembre ou presque. Enfin, on ne va pas s'en plaindre, hein...

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 22:15

La dernière fois je présentais Yume Nikki, un jeu plus qu’atypique, en m’arrêtant pas trop loin de la surface par manque d’envie de noyer le lecteur (que je présumais néophyte) dans d’interminables théories sur ce sujet, ma foi passionnant. Mais au final je me rends compte que beaucoup plus de gens que je ne le pensais ont testé ce petit bijoux et s’en est suivi des discussions qu’il aurait été dommage de garder dans un coin. Du coup je vais synthétiser ce que j’ai dis à plusieurs personnes individuellement pour interpréter un peu Yume Nikki.

 

Attention, je spoile la fin du jeu donc si vous ne l’avez pas encore essayé, je vous renvoie à l’article de présentation :p.

 

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De nombreuses hypothèses circulent sur la vie un peu mystérieuse de Madotsuki, certaines pertinentes et d’autres très, très décevantes. La plupart de ces explications s’appuient sur les personnages secondaires que l’on peut rencontrer dans le monde des rêves.

 

Monoko serait par exemple une fille renversée par une voiture (en ce que son apparence monstrueuse est dévoilée par le feu de signalisation) et une amie de Madotsuki. Monoe une autre amie ou la sœur de cette dernière, morte ou partie on ne sait où. L’homme silencieux trouvable dans le vaisseau spatial, Seccom Masada-sensei, est vu, à cause de son piano, comme le professeur de musique de l’héroïne et son amant. Les Toriningen seraient alors des filles ayant fais du mal à Madotsuki et l’auraient peut-être même maltraitée (cf un endroit où Madotsuki peut découvrir…Madotsuki dans un placard). De même Poniko serait une fille populaire qui la méprise (puisqu’on ne peut interagir avec elle) et que la jeune hikikomori aurait tué à coup de couteau parce que celle-ci aurait couché avec Masada. Uboa représenterait donc ce meurtre expliquant que Madotsuki ne veut pas sortir de chez elle : elle a peur de la police. Et enfin, Kyukyu-kun, l’espèce de serpent rouge flashy qui asticote une rampe d’escalier, serait la vision d’un pénis et indiquerait que la jeune fille s’est faite violée. Oh et certains monstres ont été perçus comme des fœtus morts prématurément qui laisseraient à penser que Madotsuki a subi un avortement.

 

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Vous savez quoi ? Quand j’entends ça j’ai envie de chialer. Yume Nikki est un jeu infiniment complexe laissant la part belle aux théories de tout poil et tout ce que les joueurs trouvent à faire c’est de plaquer à l’héroïne une intrigue de soap-opera plus clichée qu’un épisode des feux de l’amour. Ce flagrant manque d’imagination me désole. Vous pouvez tout inventer, tout, et la première chose qui vous vient à l’esprit c’est ça ? Eh ben c’est triste, je ne vous envie pas. Je ne prétends sûrement pas détenir la sagesse absolue, puisqu’il n’y a de toute façon aucune réponse définitive possible, mais il me semble que les joueurs oublient un élément très important qui est au cœur même de Yume Nikki : la question de la représentation.

 

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Ce que j’estime être une grosse erreur, à chacun d’en juger, c’est que toutes ces hypothèses se basent sur les personnages secondaires. Or nous sommes ici dans un rêve. Un rêve n’est pas exact, il ne montre pas forcément un protagoniste tel qu’il est dans la réalité, il peut même le déformer totalement. Ce n’est pas parce que l’on voit Poniko comme une fille blonde à queue de cheval que Madotsuki l’a forcément connue ainsi, si ça se trouve elle était brune à couettes ou rousse avec des cheveux ondulés. Autrement dit, ces personnages ne sont pas fiables du tout, ce ne sont que des reflets dont on ne sait ce qu’ils représentent. La seule chose dont on puisse être sûr c’est qu’une fille nommée/surnommée Madotsuki a un jour existé. Tout le reste est à prendre avec beaucoup de recul et de scepticisme. Ce qu’on voit peut très bien être totalement faux. Imaginons que Madotsuki est en fait déjà morte avant le début du jeu et que l’on accompagne son fantôme. Aucun indice ne nous le laisserait deviner (sauf peut-être la présence de son spectre errant dans le Red Maze) mais ce n’est pas non plus impossible. A partir de là, tout peut être envisagé. Donc oui, Madotsuki rêve de personnes qui ont probablement existé, mais pas forcément comme ils sont dans la réalité et cela ne nous indique que très peu de choses quant à leurs rapports.

 

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Masada est perçue comme le professeur de musique de Madotsuki et son amant. Première question : si Madotsuki est amoureuse de cet homme, pourquoi est-il représenté comme un croque-mort, silencieux et triste ? Pourquoi est-il seul dans un vaisseau spatial ? Et si c’est SON prof de musique, pourquoi cette dernière est-elle aussi absente de ses rêves ?

 

De ces interrogations s’élèvent un certain nombre de problématiques. Masada est très certainement un musicien vu qu’il est accompagné d’un magnifique piano, mais on peut douter que ce soit le cas de Madotsuki. Dans sa chambre, tout au début du jeu ne se trouve aucun appareil d’écoute, que ce soit un ordinateur, un poste de radio ou même un walkman. Elle n’a rien pour mettre en marche des CDs. Comment une musicienne peut-elle être dépourvue à ce point ? Et ce n’est certainement pas une question de moyen et de cohérence : si Kikiyama l’avait voulu, il lui aurait suffit de rajouter un poste de radio cassé ou émettant un bruit blanc lorsque le joueur veut l’actionner. C’est donc une absence volontaire qui en dit long. Les rêves de Madotsuki sont de plus totalement dépourvus de musique, hormis à des endroits très particuliers (j’y reviendrai). Il y a des bruitages mais aucun morceau.

L’effet flûte parait contredire ma théorie mais je crois qu’au contraire elle l’accrédite. Il y a bien des cours d’éducation musicale à l’école donc il n’est pas impossible que, sans faire de solfège à un stade poussé, l’héroïne ait déjà joué de la flûte dans un contexte d’obligation.

 

Qui est donc Masada et que vient-il faire là ? S’il est musicien et pas Madotsuki, il est probable que ce soit quelqu’un qu’elle admire, tout simplement. Elle n’a pas forcément couché avec lui mais elle l’aime bien ou alors elle aime bien sa musique, se sentant incapable d’en faire autant.

 

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Revenons sur l’absence de musique et sur le vaisseau spatial. Les seuls moments où l’on entend véritablement une piste musicale ce sont lorsque la jeune fille monte sur le toit d’un immeuble où se trouve un chat noir et lorsqu’elle utilise son effet sorcière pour en sauter et voler dans le ciel…pour ensuite tomber en chute libre et se réveiller directement. La musique est donc liée à une envie de s’envoler, de liberté même, qui se conclue par un échec : le triste renvoi à la réalité. Et justement Masada se trouve dans un vaisseau spatial, un vaisseau qui vole vers l’inconnu. Joli parallèle, non ? Certains ont dis que le crash du même bâtiment voulait dire que Masada est un drogué. J’ai envie de répondre : n’avez-vous donc jamais eu, en écoutant votre disque préféré, l’impression de planer ? Pourquoi donc en venir tout de suite à quelque chose de purement et abruptement concret comme de la cocaïne, de l’héroïne ou du LSD, quand on peut penser à quelque chose de plus onirique et de plus « compatible » avec le thème du jeu ? Le professeur de piano est probablement un mélancolique mais qui sait, grâce à son instrument, décoller loin de la Terre, atteindre les étoiles (ou juste une allégorie, c’est aussi possible). Et c’est un souhait que visiblement partage Madotsuki si on en croit le passage avec le balai de sorcière et surtout la fin. Le chat noir sur le toit de l’immeuble virtuel renvoie à la fois à la magie mais aussi à un mauvais présage, il prédit en quelque sorte le suicide de l’héroïne qui se jette du haut de son balcon.

 

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Ce symbole de l’envol, de la liberté est tout de même très problématique puisque les Toriningen, ces femmes à bec d’oiseaux, sont justement des sortes de pénitenciers qui cloisonnent Madotsuki dans un espace étriqué, étouffant et fatal. Le contraire de la liberté donc. On peut voir là le signe d’une lutte intérieure entre le désir de s’envoler et l’incapacité de le faire. Mais cela n’explique pas le fait qu’il existe des Toriningen folles et d’autres saines. De ce point de vue là je rejoins les théories qui ont été formulées : ces drôles de créatures rappelant les sirènes de l’Odyssée (au départ les sirènes ne sont pas du tout des femmes-poisson) peuvent représenter des êtres humains ordinairement paisibles mais qui peuvent aussi se montrer cruels envers Madotsuki et l’enfermer, l’empêcher de voler.

 

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Il y a beaucoup moins à dire concernant Monoko et Monoe et les explications qui circulent à leur sujet sont très acceptables. Je relèverai juste un détail que personne ne semble mentionner, toujours au niveau de la représentation. Monoko nous est présenté comme un personnage double : elle ressemble à une petite fille normale mais en réalité c’est un monstre hideux. Cela pourrait être le signe d’une duplicité mentale, d’une hypocrisie et d’un comportement malsain envers Madotsuki. S’il y avait un personnage à pointer du doigt comme méchant ce serait elle. Mais évidemment il est impossible de savoir si c’est bien une jeune fille morte sous les yeux de l’héroïne dans un terrible accident, ou au contraire quelqu’un de vivant mais ayant été particulièrement insupportable. La première explication se tient davantage je dirais.

 

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On en arrive au cas de Poniko. Commençons par mettre les choses en contexte. C’est une blonde à queue de cheval qui vit dans une petite maison en plein cœur de la zone désertique des bains, accessible à partir du Snow World. On ne peut lui parler ou faire quoique ce soit d’autre avec elle sinon la tuer à l’aide du couteau. Comme pour le toit de l’immeuble, la présence de musique dans la pièce nous suggère qu’il y a un évènement à débloquer, et en effet, si le joueur éteint la lumière il y a parfois la possibilité de découvrir UBOA à la place de Poniko. Ce dernier l’entraine alors, tout comme les Toriningen, dans une impasse. Parce que Madotsuki ne peut que tuer Poniko, cela ne signifie pas qu’elle est une meurtrière dans la réalité. Ni que le manque d’interaction est immédiatement à prendre comme une marque de mépris.

 

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Poniko est perçue comme la méchante de l’histoire. Or c’est l’unique personnage secondaire du jeu à être représenté de manière tout à fait ordinaire ! Etrange, non ? Si Poniko était une salope sans cœur, pourquoi ne pas l’imaginer sous forme de Toriningen et la mutiler d’un bec d’oiseau disgracieux ? Ou même en faire leur reine ? Pourquoi lui laisser une habitation ? Et si elle est vraiment une fille populaire dans la réalité, pourquoi se trouve-t-elle ici, à l’instar de Madotsuki dans sa chambre, enfermée dans un espace réduit dont elle refuse de sortir ? L’interprétation ne colle, selon moi, pas très bien. Ce parallélisme évident entre les deux demoiselles semble plutôt la présenter comme quelqu’un que Madotsuki a aimé.

 

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Pourtant elle ne parle pas et ignore ostensiblement l’héroïne. Plus que du dédain, je prends cela comme de l’indifférence ou une erreur de jugement. En effet, personne ne s’est demandé : Est-il possible que Poniko ne voie pas Madotsuki ? C’est encore une fois une question épineuse mais plausible. Poniko ne peut sans doute pas percevoir la présence de l’héroïne ou peut-être est-elle muette. Dans tous les cas son histoire me parait plus complexe qu’une quelconque histoire de coucherie. Et UBOA me direz-vous ? Je ne sais pas vraiment à quoi correspond UBOA. On l’interprète souvent comme la manifestation de la culpabilité, du désespoir ou de la monstruosité. Personnellement j’aurais tendance à penser que Madotsuki vient en rêve faire ses adieux à Poniko (ce qui suppose que sa tentative finale est préméditée), qui ignore ce qu’elle s’apprête à faire, mais qu’elle est effrayée de ce qui pourrait advenir à cette dernière quand elle ne sera plus là. UBOA peut être cette possibilité, celle d’une catastrophe. Là encore c’est difficile à définir mais je trouve cette hypothèse plus douce que de présenter l’héroïne comme une cinglée sans retenue.

 

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Passons à présent à ce qui m’agace le plus : Kyukyu-kun. Je ne le répéterai jamais assez mais gare aux excès de psychanalyse. Ne soyons pas plus freudien que Freud lui-même et tentons de prendre plus de recul que lui. Certes, Kyukyu-kun ressemble à un gode rouge fluo, l’affaire est entendue, mais de là à aller crier au viol il faudrait quand même relativiser. Ce n’est pas parce qu’un objet a une forme allongée que c’est naturellement une bite, nom de diou. C’est la définition la plus facile qui soit, donc la plus utilisée. Sauf qu’ici l’explication est vide de sens. La bonne approche serait de dire que pour accéder à cette créature il faut poignarder un mur en forme de fermeture éclair, permettant ainsi d’entrer dans un passage secret, et ensuite s’intéresser au fait qu’il caresse une rampe d’escalier. Mais même là rien ne prouve que Madotsuki se soit faite violée et qu’elle voit des pénis dans ses rêves ! Donc c’est une possibilité mais il me semble abusif de se focaliser là-dessus. Un marginal a par ailleurs prétendu que Kyukyu-kun représenterait des lasagnes. J’adore cette idée =).

 

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J’en reviens donc à ce que je disais au tout début : les personnages secondaires sont peu fiables. On ne peut en tirer que des suppositions très vagues et par là il est plus que réducteur de penser qu’une image fictive est forcément la représentation relativement fidèle d’une situation réelle. On peut rêver de gens que l’on ne connaît pas ou peu, rêver de nos proches en déformant leur apparence ou leur personnalité, ou plaquer sur le visage de quelqu’un de réel tout un tas de valeurs qui ne sont pas les siennes et en font une allégorie involontaire. Un songe est infiniment plus complexe que l’idée qu’on a de lui, c'est-à-dire un pale reflet de la réalité.

 

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Pour finir, je vais m’atteler un peu à la fin du jeu. Je ne sais pas pourquoi Madotsuki s’est jetée dans le vide. Peut-être a-t-elle vécu un drame digne d’un soap opéra, peut-être que non. Je ne peux pas savoir. Mais s’il y a bien une chose que je sais c’est que certains éléments ne s’expliquent pas. On peut par exemple avoir une vie tout à fait banale et sombrer dans la dépression sans aucun motif apparent. Madotsuki n’a pas besoin d’être l’héroïne d’un drame racinien pour justifier son geste. Si elle refuse de sortir de sa chambre ailleurs que par la porte des rêves c’est sans doute parce qu’il y a en elle un profond dégoût de la réalité, un dégoût qui la pousse à faire des rêves morbides mais dans lesquels elle peut enfin se déplacer à sa guise. Des rêves qui ne lui permettent malheureusement pas de s’envoler (l’effet sorcière lancé en haut de l’immeuble conduit à une chute, donc à un échec en quelque sorte), ou trop rarement. Alors elle a probablement eu envie de mettre fin à ce cycle sans fin en se suicidant, de faire en sorte de rêver pour l’éternité. Ce n’est qu’une interprétation bien sûr, mais je pense sincèrement que la vie de cette petite fille (si elle est une enfant, l’idée selon laquelle elle aurait couché avec Masada et assassiné Poniko devient obsolète et ridicule) n’avait rien de bon, et que c’est pour cela qu’on n’en saura jamais rien d’autre.

 

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J’ignore totalement si Yume Nikki doit se targuer d’une signification particulière ou si Kikiyama avait une histoire très précise en tête quand il a réalisé ce jeu mais une chose est sûre : ce n’est pas rendre justice à une œuvre aussi terriblement onirique que de la démonter pièce par pièce pour en faire un fait divers sordide. Laissons Yume Nikki tel qu’il est, c'est-à-dire une fable moderne à la fois poétique et morbide, et ne détruisons pas le mystère avec des théories trop terre à terre, toute explication définitive tue le jeu. En tout cas, je préfère ne pas essayer de plaquer des causes et des conséquences sur ce que je vois et profiter de Yume Nikki tel qu’il est, sans me prendre la tête.

 

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La prochaine fois les enfants nous parlerons de pornographie. Et ce sera un article entièrement SFW. Si, si, c'est possible.

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 00:05

Restons dans le thème des jeux vidéos mais en abordant cette fois un titre qui fait vraiment figure d’OVNI : Yume Nikki. Entièrement crée par un japonais du nom de Kikiyama à partir de RPG Maker, le jeu a récemment été traduit en français et se trouve facilement (et gratuitement) ici. Pour ceux qui connaissent déjà et voudraient une analyse approfondie de Yume Nikki, je vous invite à lire l'article suivant.

 

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Il n’y a pas réellement d’histoire dans Yume Nikki. En réalité il n’y a même aucun dialogue ni récit. Ce qui fait que c’est bien souvent au jouer d’interpréter ce qu’il voit et de créer sa propre histoire à partir des éléments donnés. Et ils sont aussi riches que nombreux.

 

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Vous débutez l’aventure dans la chambre de Madotsuki, l’héroïne. L’espace est clos, étouffant, il n’y a pas grand-chose à y faire. La télévision ne reçoit aucune chaîne et la console ne propose qu’un unique jeu, Nasu, creux et ennuyeux. Dehors, sur le petit balcon, il n’y a rien à faire non plus. Le bureau permet simplement de sauvegarder. Il est également impossible de sortir par la porte pour des raisons mystérieuses, Madotsuki refusant vigoureusement de l’ouvrir si vous essayer de l’approcher. Que faire dans de telles conditions ? Eh bien dormir, c’est la seule manière de s’évader. Une fois dans son lit, Madotsuki est transportée dans le monde des rêves. Vous vous retrouvez dans la même chambre mais la console a disparue et dehors le ciel prend une couleur effrayante. Un son angoissant vous accompagne désormais. Cette fois-ci, vous pouvez ouvrir la porte…

 

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Vous voilà dans le Nexus. A partir de cet endroit peu rassurant vous avez la possibilité d’accéder à une douzaine de mondes, parfois secrètement reliés entre eux par des chemins tortueux, tous plus étranges et plus malsains les uns que les autres. Certains sont jonchés par des yeux, des bougies, des membres écartelés et mouvants, des fantômes, des illusions, des personnes sans visages, des statues ou des créatures glauques. Vous pouvez vous retrouvez tout à tour dans les ténèbres, dans une forêt, dans le métro, dans des univers multicolores ou cybernétiques, dans un désert blanc aux faux airs de cartoons mal dessinés ou encore dans le très redoutable Red Maze, un immense labyrinthe rouge, voire dans le Teleport Maze, dans lequel il est encore plus délicat de s'orienter.

 

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Oui, il faut passer dans la gueule de ce machin pour poursuivre son chemin...

 

Le but du jeu n’est pas ici de tuer des ennemis (d’ailleurs il n’y en a pas vraiment) ou d’accomplir des quêtes mais d’explorer les rêves dérangés de Madotsuki. Vous ne pouvez interagir avec personne, en ce que les créatures que vous croisez sont muettes ou ne lancent que de vagues sons inhumains, mais de temps en temps il arrive qu’un objet ou un fantôme un peu étrange vous donne un « effet » si vous tentez de communiquer avec eux.

 

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Le vélo est votre meilleur ami dans ce monde cauchemardesque !

 

Les effets sont des pouvoirs que vous pouvez équiper (un à la fois). Certains sont primordiaux, ainsi la bicyclette (à obtenir d’urgence) vous permet de vous déplacer plus vite, le parapluie d’éteindre le feu, le foulard triangulaire de devenir invisible, le madamaude de revenir au Nexus en cas de pépin (mais en contrepartie Madotsuki a une main à la place du crâne, brr), le couteau de massacrer les habitants des rêves ou le feu de signalisation de stopper le temps. D’autres au contraire, comme les cheveux blonds/longs, le néon ou le buyo-buyo, sont complètement inutiles. Il y a 24 effets en tout et vous devrez souvent vous en servir pour explorer de nouvelles zones.

 

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L'effet tête coupée est assez glauque quand même...

 

Les mondes en eux-mêmes sont immenses et déstabilisants. On s’y perd en permanence. Quelques fois on y découvre par hasard quelques secrets qui émettent des hypothèses quant au passé de Madotsuki, dont on ne sait rien. On tourne en rond, on explore. On tombe parfois sur des Toriningens, des créatures un peu particulières. Une Toriningen « saine » est aussi inoffensive que les autres habitants. Mais si elle a des yeux roses-rouges, elle devient enragée et vous poursuit sans relâche. Si elle vous attrape, elle vous téléporte dans une impasse et vous devrez vous réveiller puis retourner dans le monde des rêves afin de poursuivre ce que vous faisiez. A noter qu’une Toriningen « saine » poignardée se transforme en Toriningen « folle ». Il est donc déconseillé de sortir le couteau devant ces bestioles là.

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Vous pouvez vous réveiller à n’importe quel moment en appuyant sur une touche (ce qui pousse Madotsuki à se pincer) et aller sauvegarder dans votre journal pour retourner ensuite dans le Nexus pour poursuivre l’exploration. Et quand vous en avez assez et que les 24 effets sont rassemblés, il suffira de les larguer dans le Nexus sous forme d’œuf pour déclencher la fin du jeu. Une fin abrupte qui, elle-aussi, vous incite à échafauder les hypothèses les plus folles.

 

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Mais Yume Nikki ne se réduit certainement pas à collecter des effets. Les différents mondes regorgent de détails, de petits secrets, d’évènements à découvrir, tel que Uboa (frayeur garantie), Monoko et ses cinq bras (là encore quand on ne s’y attend pas, c’est absolument flippant), Monoe ou le vaisseau qui conduit sur Mars. Parfois, vous pourrez même trouver des lits (le premier étant celui de la chambre de Madotsuki) et basculer dans le rêve dans le rêve où se trouvent encore d’autres choses à découvrir. En réalité il me semble que le jeu n’a d’autre fin que la lassitude du joueur : le fait de se séparer de tous ses effets durement acquis étant le symbole de cet abandon.

 

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Eyeball World, charmant n'est-il pas ?

 

Des hypothèses il y en aurait beaucoup à formuler à propos de Yume Nikki. Pour commencer sur Madotsuki elle-même. Nous ne savons rien de son âge (elle pourrait être une enfant, une adolescente ou une jeune adulte, ce qui change tout de même les interprétations qu’on se fait de sa vie) et encore moins de son histoire. Que fait-elle seule dans cette chambre ? Pourquoi refuse-t-elle de sortir ? Pourquoi passe-t-elle son temps à dormir (ce qui trouble totalement toute notion de temporalité) ? Que lui est-il arrivé pour que ses rêves soient dérangés à ce point ? Certains pensent que Madotsuki est une hikikomori, qu’elle fait une dépression. D’autres s’appuient sur le fait qu’il existe des toilettes dans les rêves et qu’elle peut utiliser les toilettes hommes comme les toilettes femmes pour esquisser la possibilité d’un rapport conflictuel avec son sexe (mais là encore, jusqu’à quel point ?). D’autres comptent les personnages comme Monoko, Poniko ou Monoe comme des flashbacks, des réminiscences de personnes décédées ou non que Madotsuki aurait connu. Il n’y a jamais rien de certain. C’est bel et bien au joueur d’inventer sa propre histoire à partir de tous ces éléments disséminés ça et là.

 

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Evidemment, Yume Nikki étant conçu via RPG Maker, il est graphiquement assez simple et concurrence difficilement la plupart des jeux actuels, mais il possède un certain charme visuel. On voit bien que cela a demandé un gros travail et Yume Nikki dégage une ambiance certaine, angoissante et prenante. Du point de vue de la gestion des bruitages, on croirait avoir avoir à faire à un Serial Experiments Lain du jeu vidéo (sur plusieurs niveaux en fait, mais je n'en dirais pas plus) : ça regorge de petits sons partout. Quand vous parlez à une créature, que vous marchez dans le monde musical, que vous testez le piano du vaisseau spatial ou juste quand vous changez d’endroits, il y a tout un tas de petites musiques, généralement de courtes boucles sonores, qui participent à cette ambiance si particulière. C’est glauque, malsain, et les cris des être poignardés à coup de couteau sont brefs mais suffisamment déchirants pour vous ôtez l’envie de tuer tout ce qui bouge (sauf si vous êtes psychopathe, mais dans ce cas, vos rêves à vous doivent être tout aussi sympathiques =D).

 

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En conclusion, Yume Nikki est un jeu très particulier qui ne plaira certainement pas à tout le monde (vu qu’il s’agit d’explorer en permanence) mais qu’il faut vraiment tester, au moins pour voir. Ce n’est plus tant un « jeu » dans ce qu’il a de ludique qu'une expérience à vivre. Madotsuki vous invite dans ses cauchemars, à vous de la suivre dans cette plongée suffocante et fascinante pour démêler qui elle est vraiment. Pour ne pas trop rendre l’exploration fastidieuse, je vous conseille de commencer par parcourir les mondes par vous-mêmes, puis, dès que vous en avez un peu marre, de jeter un coup d’œil à la FAQ (très bien faite, j’ose à peine imaginer en combien de temps ils ont pu trouver tout cela) et de poursuivre de manière plus guidée.

 

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  Je crois que ce fan art résume parfaitement le monde de Madotsuki !

 

Si vous êtes amateurs d’étrange, de glauque ou de tout ce qui touche à l’onirisme, Yume Nikki est le jeu idéal et vous laissera songeur encore longtemps après l’avoir fini. A tester de nuit, le son à fond pour un effet encore plus dévastateur (mais gare à la crise cardiaque, surtout avec Monoko et Uboa).

 

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Il semblerait qu’une grosse communauté de fans tente de donner des suites à cette œuvre mais pour l’instant aucune n’est véritablement aboutie ou ne se démarque des autres. Si quelqu’un arrive à capturer l’essence de Yume Nikki en poussant l’expérience encore plus loin, je crois qu’on aura le jeu du siècle.

En parlant de fangames, si Yume Nikki vous a plus, il y a de fortes chances pour que .flow vous plaise aussi.

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 09:30

Jeux vidéos

 

Quelques fois, j’ai envie d’écrire plus sur les jeux vidéos. Le souci c’est que souvent un détail en particulier me saute à la tronche dans tel ou tel jeu et que j’ai tendance à disserter dessus pendant des heures sous la douche (je fais des brouillons d’article sous la douche si je veux d’abord !). Inutile de dire que le post potentiel s’en retrouve dramatiquement obèse puisque je passe plus de temps à appuyer sur une poignée de détails qu’à parler du gameplay ou de la réalisation. Et les articles jeux vidéos partent donc dans les canalisations en même temps que l’eau usagée. Ce qui explique l’étrange fossé qui sépare mon activité ludique (je crois que je n’ai jamais autant joué qu’en ce moment) du vide intersidéral que constitue la catégorie JV du blog.

 

Pour me libérer de ce « fardeau », je me dis qu’un petit post concentrant tous ces fameux détails me permettrait peut-être de faire de vrais beaux articles plus tard. Cela ne coûte pas grand-chose d’essayer.

 


 

Kingdom Hearts : Birth By Sleep

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Small World, Big Troubles

Dans Birth by Sleep, les développeurs ont eu la chouette idée de faire d’un des mondes (Disneytown) un réseau de mini-jeux. Quand tu entres là pour la première fois tu es donc tout impatient en te disant « J’ai envie de faire pleins, pleins de mini-jeux rigolos ! ». Déception immédiate quand on comprend qu’il n’y en a en fait que trois mais bon, la qualité avant la quantité comme on dit. Sauf que la qualité est assez variable.

 

Le jeu du Fruitball est de loin le moins désagréable ; il s’agit d’une sorte de beach-volley avec des fruits géants et un but qui bouge tout seul (mesquin ça !), c’est mignon, un peu longuet mais ça se laisse jouer.

 

Les courses folles c’est déjà un peu plus délicat. Au premier abord, on dirait un énième clone de Mario Kart (le début de la piste est à s’y méprendre quand même), mais il n’en a pas l’étoffe pour la très bonne raison que la maniabilité est casse-bonbon. C’était une bonne idée de transformer la keyblade en vaisseau-moto classe, mais si quand on la conduit, on a l’impression de manier une brique ou une chape de plomb, autant prendre une bonne vieille voiture ou un vélo… Avec le vaisseau-keyblade, c’est bien simple, on se prend les murs, tout le temps et partout. Il est quasiment impossible de freiner et de tourner sans s’enfoncer dans le décor. Ou alors c’est tout une astuce technique. Et moi ça me pompe un peu de devoir préparer mes virages 15km en avance. Il y a d’autres options mais elles ne sont pas très utiles. Quand tu t’appliques à ne pas foirer tes virages, tu n’as pas le temps de transformer  ta moto en fusil pour tenter de tirer sur les vilains Unversed qui ont l’audace de te doubler, surtout que si tu lâches la croix, tu n’avances plus.

 

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Mais le pire c’est tout de même le troisième jeu : Glace à gogo. Suite au monde relou d’Ariel dans Kingdom Hearts II où il fallait enchainer des jeux de rythmes à base de chansons Disney qui avaient le don de me transformer en pile électrique (une seule erreur au mauvais moment et t’es bon pour recommencer la même chanson en boucle, raaaah), on aurait pu penser que les développeurs abandonneraient peut-être l’idée. Mais non. Glace à gogo est un jeu de rythme. Riri, Fifi et Loulou se dandinent à l’écran sur la fameuse musique de l’attraction des poupées de Disneyland qui prend le chou, et le but est de les aider à faire de la glace. Première difficulté : j’ai mis au moins cinq essais avant de comprendre comment jouer et ce, même après avoir lu et relu les indications. Peut-être parce que j’étais trop habituée au système de KH2. Ou alors parce que je ne joue jamais aux jeux de rythme (normal, je peux pas piffrer ce genre d’exercices). Toujours est-il que je n’arrêtais pas de me vautrer. Lassée, j’ai donc décidé d’arrêter les frais.

 

Or, et c’est là que ça devient rigolo comme tout, saviez-vous que pour finir le monde de Disneytown, il faut obligatoirement terminer le mini-jeu correspondant au personnage incarné ? Terra doit arriver premier aux courses folles (ce qui n’est pas insurmontable, même en jouant comme un manche, j’ai réussi du premier coup : il suffit de toujours prendre le raccourci), Aqua doit battre deux vilains Unversed au Fruitball…et Ven doit obtenir un certain score à Glace à gogo. Score mauvais ? Tu recommences. Score bon ? Tu recommences. Score excellent ? Ah, là tu peux passer. Et je ne parle même pas du score parfait.

 

Tu peux finir tous les mondes à côté de Disneytown, buter des gros monstres à la pelle, tant que tu n’as pas eu le score excellent à Glace à gogo, tu ne peux pas accéder au monde du niveau suivant. BANDE DE SADIQUES. Si je joue à un action-RPG, c’est peut-être parce que j’ai envie de me défouler, pas de remuer le popotin en rythme avec Riri, Fifi et Loulou (qui peuvent crever d’indigestion de glaces, je m’en tamponne les oreilles). J’ai mis des heures avant de parvenir à la fin de It’s a small world. Et je crois que je n’ai jamais été aussi heureuse de sauvegarder de ma vie…

 

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C’est la fête au village

Ce qui est cool dans KH BBS, c’est que tu peux combiner tout un tas d’attaques pour en former d’encore plus puissantes et rendre ton personnage bien badass comme il faut. Du coup quand tu débloques une attaque que tu ne connais pas, tu te fais plein de films dans ta petite tête en te demandant à quoi ça peut servir. Et c’est là que le jeu te fournit une récompense de folie : les attaques bonus complètement inutiles à visée purement esthétique. Le meilleur exemple c’est quand même Confettis et Feu d’artifice. Description : Cela vous mettra peut-être de bonne humeur. Euh, oui, tout à fait 0_o. Effet : lancer des confettis mignons ou un feu d’artifice tout joli. Evidemment aucune incidence sur les ennemis, ça ne sert strictement à rien. C’est gentil tout ça mais qu’est-ce que j’en fais moi de ces attaques là ? Je ne vais quand même pas me casser la tête à les faire monter de niveau pour les combiner avec des choses utiles…

 

Le clou est atteint lorsque, dans ma partie avec Aqua, et après avoir fini le jeu, je découvre, grâce à mes nouvelles compétences, un coffre auparavant impossible à atteindre. Dedans, une nouvelle attaque : Courte Pause. Je l’essaye donc immédiatement. Et là, surprise, Courte Pause est un…mini-jeu de rythme (même principe qu’avec Glace à Gogo en plus) ! Oui, vous avez bien entendu, grâce à cette « attaque » révolutionnaire, Aqua peut danser en plein milieu d’un champ de bataille ! Mais qu’elle réussisse ou non sa superbe chorégraphie, j’ai une mauvaise nouvelle pour vous : les Unversed ne restent pas regarder gentiment, ils vous sautent dessus. On a donc l’air complètement stupide à danser pendant que ça grouille de vilains monstres partout. Absolument magnifique…

 

Messieurs les développeurs, c’est gentil de faire partager votre passion pour les jeux de rythme, mais vous n’êtes pas obligés d’en foutre partout ; ça commence à devenir légèrement redondant !

 


Final Fantasy VII : Crisis Core

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Le pouvoir du couloir

J’ai moins d’anecdotes pour Crisis Core mais il y a quand même un truc qui m’a marqué : la félonie des concepteurs à systématiquement mettre des coffres dans ton dos. En incarnant Zack, on va régulièrement en mission dans des endroits plus ou moins divers et variés. Généralement en consultant la carte on se rend compte que la surface de jeu disponible n’est pas des plus vastes.

 

Lors de mes premières missions j’explorais tout partout en me tapant tous les affrontements hasardeux assortis, et puis petit à petit, je me suis mise à délaisser certains coffres pour aller plutôt directement poutrer le monstre du jour. Sauf qu’en comparant ma liste de missions débloquées avec celle disponible sur le net, je me suis dis qu’il m’en manquait quelques unes (notamment pour obtenir les invocations Pampa et Tomberry). Et devinez quoi. Pour obtenir ces missions là, il fallait ouvrir un coffre bien défini dans telle mission. Et ce coffre est disposé, soit dans ton dos, soit dans la direction à l’opposé du monstre du jour, histoire que tu fasses un joli détour.

 

C’est vicieux ça ! Au lieu de jouer avec les angles morts, on ne pourrait pas rajouter un peu d’espace et de décor afin de cacher plus efficacement ces fameux coffres ? Non parce que c’est quand même plus gratifiant de découvrir par hasard un trésor habilement dissimulé que de se retourner en s’exclamant : « Oh bah ça alors, ils ont encore mis un coffre dans mon dos, les coquinous ».

 

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Mère indigne

Sinon la dernière chose qui m’a choqué c’est la quête de la mère indigne. Dans un chapitre plus ou moins avancé, Zack croise en ville un petit garçon qui nous annonce que sa génitrice l’a abandonné et que ce serait cool de le prévenir si d’aventure elle se trouvait dans les parages. Déjà, tu fronces les sourcils en te demandant pourquoi elle s’est barrée sans donner de nouvelles. Mais surprise, tu peux la retrouver un peu plus loin sur le quai de la gare. Et en lui parlant tu te rends compte qu’elle essaye de se jeter sous le train (heureusement qu’il est en arrêt juste devant). Re-haussement de sourcils. Quelle terrible tragédie s’est abattue sur ce malheureux PNJ pour qu’il tente de se suicider ? En fait, son idole de toujours (un SOLDAT première classe dont je tairais le nom pour ne pas spoiler) a disparu depuis peu. Donc elle veut mourir. Mais quelle abrutie ! Bah, vas-y, saute sur les rails et bon vent. Laisse ton gosse crever de faim sur le pavé. Non mais ho, écervelée, tu vas aller t’excuser devant ton gamin ou j’appelle les services sociaux !

 

Etonnamment, Zack arrive à la raisonner en lui balançant à la gueule que son idole aurait honte d’elle. Même que le gosse, pas rancunier pour deux sous, lui a remonté le moral en fondant un nouveau fan-club. Soupir… J’espère qu’il n’y en aura pas d’autres comme ça parce que c’est quand même assez glauque au fond =<.

 


Disgaea Afternoon of Darkness

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Because I'm bad, I'm bad 

J’avais acheté Disgaea un peu sur un coup de tête. La promesse d’incarner le nouveau roi des démons (ah ouais rien que ça) qui tente de se faire respecter de ses sujets avait tout pour me faire saliver. Sauf que, sauf que, la choupi-kawaii attitude reprend vite le dessus…pour mon plus grand dam. En fait tout va bien dans le premier chapitre. Laharl va dévaliser le premier manoir qui passe avec son vassal et l’escouade de prinny  offerte en bonus. Et puis second chapitre : Flonne entre en scène. Laharl la pourchasse là où elle s’est planquée et finalement elle rejoint l’équipe. Troisième chapitre : bon on manque de sous, on va aller voler le mec le plus riche du secteur. Et c’est là que le bât blesse.

 

Laharl affronte Hoggmeister, le vieux porc (au propre comme au figuré) qui a un peu chouré des trucs qui lui appartenaient. En plus il est riche, l’état des finances est à la baisse, hophophop, on en profite. Mais le fils du grigou, un cochonnet tout mignon tout plein apparaît au moment où on va l’achever. On voit qu’il pleure, oh que c’est attendrissant. Dubitatif, Laharl demande au cochonou pourquoi il s’interpose parce que bon, il est un peu jeune pour se suicider. Le fils ne pipe pas un seul mot de tout l’entretien (il se contente d’être choupi-kawaii) mais Flonne intervient avec un magnifique speech sur l’amuuuuuuuuuuuuur. Et Laharl épargne Hoggmeister. Et Hoggmeister se joint au groupe.

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Et je dis STOP. C’est quoi ce foutage de gueule ? Notre personnage c’est le roi des démons. Son job c’est de se faire respecter des vilain pas beaux sur lesquels il est censé régner tout en essayant de rester juste pour éviter de se faire renverser par une foule en colère. Hoggmeister est un vieux porc : il a volé le roi des démons. En plus il lui manque de respect. La moindre des choses c’est de lui donner une bonne leçon. Si on laisse en vie un démon dissident comme ça après l’avoir dévaliser, il va vouloir se venger. Et trois épisodes plus tard Laharl va avoir un bon coup de poignard dans le dos. C’est un putain de démon, tu l’achèves et t’en profites pour l’ériger en exemple, que tous tes autres sujets comprennent qu’on plaisante pas avec le roi. T’as le meurtre d’une famille sur la conscience mais t’es un démon donc bon, ça doit être monnaie courante ce genre de choses quand même. MAIS NON. Il faut que tu laisses la vie sauve à Hoggmeister pour prouver au monde entier que t’es une lopette incapable de gérer un royaume tout seul. Ah bah bravo…Non mais sérieusement WTF ?

 

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Je l’avais senti dès le deuxième chapitre quand, en voulant capturer Flonne, Laharl a une rapide remarque comme quoi « Han l’amour c’est de la merde parce que môman est morte à cause de ça ». Et au quatrième chapitre c’est l’apogée : l’ange kawai-choupi a perdu son pendentif magique. C’est con, sans lui, elle est obligée de rentrer à la maison ou elle mourra. Et bien tu rentres chez toi et tu nous fous la paix ma mignonne, moi j’ai un enfer à diriger, alors t’es gentille et tu retournes chez tes copains les anges kawai-choupis. Ou alors tu meurs de manière absurde, si ça te fait plaisir. Quoi ? Laharl va l’aider à retrouver son collier qu’un vil voleur a dérobé ? Mais mec, t’es le roi des démons ! Qu’est-ce que tu vas suivre les ordres d’un ange neuneu ? C’est bien, les idéalistes comme elle il en faut, mais en attendant t’as ton royaume à remettre sur pied, il y a peut-être plus urgent sur le feu…

 

Bizarrement mon plaisir de jeu a soudainement chuté. Parce que je sais que dans une des fins du jeu, il arrive un pépin à Flonne et que Laharl a la possibilité de se sacrifier pour ses beaux yeux. Et ça me bouffe parce que ça signifie que le sentimentalisme va reprendre le dessus. C’est ça que je ne supporte pas : on te fait miroiter l’idée que tu auras enfin le droit d’être le méchant dans un jeu vidéo, et au final on te rappelle à tout bout de champs que olalala, que c’est mal d’être vilain. Bon Dieu, mais laissez-moi me défouler en torturant de pauvres petits orphelins aveugles et infirmes ! Les détracteurs des jeux vidéos critiquent souvent cet aspect de défouloir en hurlant que ça va nous rendre psychopathe, mais à part GTA, il n’y a honnêtement pas des masses de jeux dans lesquels on puisse incarner un salaud en toute impunité. T’es toujours le gentil qui va sauver le monde, jamais l’enfoiré qui en a marre et qui préfère le mettre en pièces. Moi je veux un jeu à la Conker où, tu te ramasses une bad end réaliste, mais que tu assumes parfaitement parce que tu sais que tu la mérites =<.

 

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Who’s bad ?

N’empêche que ce jeu est très fort : le seul qui te permette de te couillonner tout seul. La preuve, quand j’ai voulu battre Hoggmeister, j’ai cru que sa taille (massive) incitait à découvrir un truc. Alors je l’ai balancé sur les deux gardes balèzes à côté de lui. Mais étrangement il était sacrément dur à battre, et il avait une barre de vie démentielle. Ce n’est qu’après un passage de level up que j’ai soudainement réalisé, que de fracasser les ennemis entre eux les faisaient monter de niveau. Donc la guerrière devant moi était niveau 18. Le double de la plupart de mes personnages. Je crois que ça explique beaucoup de choses…

 

Le trou de la sécurité sociale !

L’autre truc qui est relou dans Disagea c’est les frais énormes d’hôpital. T’as beau revenir de bataille en pleine forme, si t’as dû utiliser tes meilleurs sorts et qu’il ne te reste presque plus de points de magie l’addition est salée. Et je ne parle même pas des personnages K.O qui coûtent une petite fortune à réanimer. L’infirmière se fait très clairement plaisir sur les tarifs, la bougre. Du coup t’es obligé d’attendre une fin de chapitre (ça guérit tes persos gratos) pour pouvoir utiliser ton fric dans l’achat d’objets plus performants. Le reste du temps tu économises pour l’hôpital =/. Je rêve de pouvoir, une fois un certain niveau acquis, provoquer l’infirmière en duel. Grâce à mon armée personnelle je lui latterais sa race et elle sera bien obligée de me faire un prix. Non seulement je suis son meilleur client mais en plus comme je vais buter tous les gars du secteur, je lui en ramène de nouveaux, ce serait un peu la moindre des choses…Et j’irais massacrer cet arnaqueur de marchand de musique. Déjà que l’OST est pas terrible mais si en plus il faut vendre sa maison pour acheter une piste écoutable, scandale !

 

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Et le pire c’est que je pourrais continuer très longtemps comme ça. C’est fou tout ce qu’on peut dire en partant d’un détail minuscule…

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 23:59

Maintenant que la trêve de Noël est finie, permettez que je fasse griller tous les petits zoziaux qui chantonnent sur mon nouveau barbecue et que reprenne la petite guéguerre entre les deux hémisphères de mon cerveau. J’ai été sympa, je vous ai laissé tranquille les 24 et 25 décembre mais pour le premier de l’an, je vous préviens que je ne vais pas vous louper =D.

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Pourquoi toute cette mise en scène, me demanderez-vous. Eh bien parce que je vais maintenant vous parler du meilleur anime jamais pensé par l’homme. Les séries à la Eiken ou à la Boku no Pico peuvent clairement aller se rhabiller (ça fera plaisir à nos yeux de surcroit) devant la suprématie de celle que je vais vous présenter…et qui est incomplète. Remettons les choses en contexte.

 

Kyoko et Mika Kano sont des « stars » japonaises, dont on se souvient surtout, pour les lecteurs de Jpop Trash, par leurs excès en matière de chirurgie esthétique. Approchant de la cinquantaine, les deux sœurs peuvent clairement être qualifiées de MILF quand on voit les photos sexy qu’elles font. Je n’ai pas vraiment compris leur occupation dans la vie (visiblement pas grand-chose de passionnant) mais ce sont des « stars ». Soit. Et, chose qui va désormais nous intéresser, les deux sœurs ont lancé en 2009 leur propre anime (10 épisodes de 3 minutes), sous le titre d’Abunai Sisters. Une série disponible aussi en anglais qui s’inspire de leur vie tout en délirant un tout ch’tit peu, vraiment un tout petit peu. La différence se voit à peine.

 

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Si l’on en croit les explications de leur site officiel, Abunai Sisters c’est l’histoire de deux actrices über sexy, Koko et Mika (Pour aider ces ignares de non-japonisants, Kyoko est devenu Koko, ce qui est probablement la vulgarisation de prénom la plus stupide que j’ai jamais vu. C’est comme si je disais : « Helia c’est vachement compliqué à prononcer pour un non-français, maintenant je vais m’appeler Elia »). Mais attention, ce ne sont pas n’importe quelles actrices, non monsieur, en réalité ce sont des agents secrets au service de…euh, au service de…oh allez on s’en fout, y a des boobs ! Des agents secrets trop fortes bien sûr, non mais ho, c’est pas comme si on ne nous avait pas déjà fait le coup une bonne centaine de fois auparavant. Bref. Koko est donc l’aînée habile au maniement d’armes à feu, et Mika, la cadette avec la robe exotique, est experte en arts martiaux.

 

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Koko

 

Pour encourager les gens à acheter leur DVD, les sœurs Kano ont mis le paquet niveau bonus et diffusé le premier épisode le net. Comme je n’ai pas pu trouver la suite (commander le DVD a l’air super chaud, je crois qu’il ne se vend plus), je me contenterai donc de cet épisode là. Mais croyez-moi, avec ces trois petites minutes de rien du tout, vous allez passer le meilleur moment de votre vie tant les sœurs Kano nous vendent du rêve =D.

 

Je crois que je vous ai assez fait attendre, je vais maintenant m’attaquer à Abunai Sisters en savourant bien chaque seconde de cette petite merveille !

 

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Mika

 

L’anime commence par un petit générique d’introduction visiblement très inspiré. Les paroles, d’une très grande richesse assurément, se limitent donc au seul titre de la série et c’est un petit coup de génie que frappe là le parolier puisque ce petit tour de passe-passe permet de se souvenir quelle série on regarde. Il fallait y penser, Abunais Sisters l’a fait. Les deux héroïnes avancent sous l’œil de la caméra, tout en prenant la pause, avec une démarche chaloupée et totalement naturelle qui n’est pas sans évoquer un robot qui a des difficultés gastriques. Elles sont parées de tous leurs atours, c'est-à-dire une mini-robe à la texture rappelant le latex et mettant bien leurs formes en valeur. A noter qu’il s’agit ici d’une collection Dior pour fille de 10ans (il n’y a pas de petites économies !), ce qui explique la longueur des dites robes.

 

Ce qui est fabuleux avec ce générique c’est qu’il concentre à lui tout seul et en même pas dix secondes l’essence de la série. Vous avez vu l’intro, vous savez ce qui va suivre. Non vraiment chapeau, un tel travail mérite toutes les félicitations, je suis d’ors et déjà conquise. Des seins, de l’action, des seins, encore des seins et surtout des seins.

 

N'empêche que les deux avatars de Kyoko et Mika, malgré un côté 3D bien cheap, leur ressemblent en fait pas mal : des proportions surréalistes avec des gros lolos, d’énormes lèvres dégoulinantes de silicone, des yeux enduits de maquillage et des coiffures à peu près fidèles.

 

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Mais revenons-en au plus important : l’histoire. Et là attention, scénario de haute volée, Koko et Mika sont en vacances. Donc si je comprends bien, Abunai Sisters est le seul anime au monde à commencer par le traditionnel bonus à la plage. Si ce n’est pas un fabuleux pied de nez à l’industrie ça ! Tant d’audace et d’originalité me submergent. Mais attention ce n’est pas fini,  pour aller encore davantage à l’encontre de tous les clichés habituels du genre, Koko et Mika vont à la plage en tenue de latex ! Si, si, adieu donc le sempiternel maillot de bain, prétexte frivole pour reluquer des filles innocentes peu vêtues, et bonjour la tenue en latex révélatrice qui…moule tellement près du corps qu’on leur voit la raie des fesses. Soit. De plus, loin de flâner et de se dorer paresseusement au soleil, nos deux héroïnes bouleversent tout, elles font du sport. Il est vrai qu’on est tenté de voir dans leur démarche assez particulière de top model sur un podium un caractère aguicheur, mais ce n’est qu’une apparence ! En réalité les deux sœurs font des montées de genoux. Vous croyez quoi ? Un corps de déesse ça s’entretient ! Chirurgie esthétique le matin et montées de genoux l’après-midi, tout un programme. Bon, avec des changements aussi radicaux, il fallait bien opposer quelques archétypes donc la plage n’est bien évidemment pas n’importe quelle plage mais une plage de gros riche avec palmiers partout, bouteille de champagne sous le parasol et palais cinq étoiles en marbre à disposition. Hey, le métier d’actrice demande beaucoup d’efforts en montée de genoux, il faut bien compenser !

 

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Après cette sommaire présentation s’en suit une des meilleures scènes de dialogue jamais introduite dans un anime. Mika sort un mini-string de nulle part (de ses obus je suppose vu que les gros seins servent en réalité de poche, de ponceuse, de pompe à vélo et de coffre-fort) en déclarant qu’elle a son maillot de bain (LOL, mais bien sûr. Genre tu vas aller en pyjama à la montagne et dire : « Hey ça y est, j’ai ma tenue de ski » ? Non parce que là c’est tout aussi ridicule). Ce à quoi Koko répond :

A swimsuit ? […] A celebrity should be swimming in her birthday suit !

Hein ? Que ? Quoi ? L’aînée des soeurs Kano serait-elle en train de faire l’apologie de la nage naturiste (non parce que moi à ma naissance je ne portais pas de maillot de bain jusqu’à preuve du contraire) ? Je…Euh, c’est probablement un pamphlet caché en faveur de l’écologie et…Ah non, là je suis désolée, j’ai beau me creuser la tête, je vois pas comment justifier ça 0_o. Fanservice !

 

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Mais heureusement, le spectateur décontenancé par cette petite incongruité retrouve vite ses marques quand les deux héroïnes s’avancent triomphalement en tenue de latex vers le bord de l’eau pour faire l’amour aux vagues (il suffit de les écouter pour comprendre combien elles sont folles de désir pour cette surface humide, hum, yeah). C’est alors que Mika se révèle être une magicienne de grand talent : elle fait disparaître son string doré dans ses mains. C’est vrai que c’est moins classe que de se balader avec un revolver dans les fesses (c’est là que le planque Koko à mon avis) mais c’est tout de même assez impressionnant ! Effets spéciaux de folie !

 

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Malheureusement on n’aura jamais l’occasion de reluquer Koko et Mika à poil et mouillées avec des algues partout puisqu’un évènement étrange vient interrompre la tentative de trempette. Attention, séance WTF ! Nos héroïnes reçoivent un subtil signal (le « abunai emergency alarm », traduction pourrie quand tu nous tiens) qui les avertit d’un danger imminent. Quel genre de signal ? Oh, trois fois rien, leurs seins se mettent juste à vibrer et leurs tétons envoient des ronds rouges sonores. La routine quoi. Tout le monde sait bien que nous les femmes nous avons toutes des seins magiques qui nous préviennent quand le repas est cuit (fonction minuteur) ou encore quel programme passe à la télé ce soir (mince alors, j’avais failli louper la Roue de la Fortune, heureusement que mes seins ont le « abunai emergency alarm »). Par contre il est impossible de les régler et chacune possède sa propre sensibilité. Les miens par exemple brillent dans le noir à chaque fois que mes pensées concernent un être vivant, qu’il soit humain, animal ou végétal. L’avantage c’est que ça me permet de lire un bon roman même quand l’ampoule a grillé, l’inconvénient c’est que ça m’empêche de dormir le reste du temps. Mais depuis j’ai une astuce : j’imagine un jardin zen avec pleins de petits cailloux partout, ça enlève la veilleuse pendant au moins trois bonnes minutes. Koko et Mika étant des filles avec des capacités hors normes, leurs poitrines respectives sont particulièrement sensibles et développées et réagissent à chaque fois qu’elles pensent à quelque chose de sexuel. Autant vous dire que des « abunai », il y en aura beaucoup :p.

 

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Bref, un danger les guette sous la forme d’un vilain requin. Les deux sœurs ont beau être à trois putain de mètres de la première goutte d’eau, les voilà qui paniquent comme des malades alors qu’elles ont juste vu un bout d’aileron. Très crédible… C’est vrai que les requins ont pour habitude de venir s’allonger sur le sable pour bronzer, suis-je bête. Hey wait, comment peut-il y avoir un requin aussi près du bord ? C’est pas censé être un poisson un peu trop gros pour nager dans cinq centimètres cube ? A propos de gros, le symbole phallique de l’aileron en érection perturbe visiblement Mika qui trouve la nageoire affutée énorme. Oh yeah. Mais c’est là que la force d’Abunai sisters reprend ses droits. Dans un élan anti-conventionnel, le requin est en réalité un vilain robot qui possède un beau et long canon dans ses mâchoires d’acier. A quelques mètres de là un pervers avec ses jumelles les épie et marmonne d’une voix étouffée. On ne verra jamais le bas de son corps, caché parmi les rochers. Mais je pense qu’on aurait eu une belle et longue surprise le cas échéant. Oh yeah.

 

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On entre dans la phase d’action et nos héroïnes nous donnent des conseils de self-défense assez fascinants et dont la pertinence échappera à beaucoup. Saviez-vous, par exemple, qu’en cas de fusillade, mettons d’un robot-requin (ce sont des choses qui arrivent après tout) il ne faut pas se mettre à couvert derrière les rochers en courant le plus vite possible ? C’est une erreur commune. En réalité il faut se mettre à quatre pattes et ramper. Pourquoi ? Eh bien parce que ça va moins vite et que ça vous rend plus vulnérable bien sûr ! Hum, non, attendez, c’est pas ça. Parce que ça vous permet de repérer d’éventuelles truffes enfouies sous le sable bien sûr ! Euh, non plus. Bon une minute, je cherche mes fiches. Parce que ça vous permet d’emprunter une posture connotée en parfait accord avec les symboles phalliques récurrents bien sûr ! J’y étais presque. Bref.

 

Autre conseil de survie important : comment se débarrasser d’un requin. Prendre la fuite ? Tss, tss, mais non. C’est une autre erreur récurrente qu’on constate malheureusement de plus en plus souvent et qui a finit par entrer dans les mœurs. Quand on regarde à « Problème de requin » dans le dictionnaire des situations délicates et qu’on se trouve dans le cas numéro deux (aka le requin est dans l’eau mais pas moi donc en fait je risque pas grand-chose à part d’avoir des vacances pourries), la réponse donnée est désormais « Bah reste pas planté là et casse-toi, abruti ». Mais si l’on suit la vieille école, comme le font les sœurs Kano, il faut en réalité se saisir de la belle et longue bouteille de champagne la plus proche (on ne vous demande pas d’y gaspiller toutes vos économies mais il faut qu’elle soit de qualité quand même) et la secouer en gémissant de plaisir. Ou d’effort, je ne sais plus. Ce qui aura pour effet de…de…Une seconde, j’ai comme un fou rire qui remonte le long de mes naseaux.

 

*sort dans la rue en pleine nuit et rit à gorges déployées*

 

Voilà. Je disais donc qu’il fallait caresser un objet phallique en cas de sérieux danger avec les petits cris comme il faut. Ce qui aura pour effet de faire mourir de rire votre ennemi dans 100% des cas. Avouez que c’est efficace. Bon dans le cas présent c’est un requin-robot donc ça ne sert pas à grand-chose mais le vieux pervers qui mate les deux héroïnes a l’air d’aimer ça. Surtout quand les seins gigotent en bonus.

 

Bref. Cela nous mène au conseil survie numéro trois : les bouchons de bouteille de champagne sont des objets mortels. Seriously. Des gens sont décédés à cause de ça. Et contre les robots-requins ça marche du tonnerre. Donc, premier de l’an oblige, quand vous déboucherez votre bouteille de champagne, faites gaffes, ce serait con de tuer mémé alors qu’elle n’a pas encore pu rédiger ce testament en votre faveur ou d’envoyer votre pote Titi à l’hosto avant qu’il ne vous prête sa collection de DVDs (ça risque de lui faire réfléchir à deux fois en plus).

 

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Tout ça en même pas deux minutes, avouez que vous êtes bluffés, et à juste raison. Koko aussi puisqu’elle nous rappelle que pff, être une star c’est fatiguant, faut faire des tas de montées de genoux et ramper à quatre pattes sur la plage devant un robot-requin. On peut voir ici une critique assez révolutionnaire du star-system ! A côté du champagne, de l’île tropicale et du palace, les exercices quotidiens pèsent lourd et montrent combien la vie d’une actrice est difficile. Je n’oserai bien évidemment jamais vous spoiler ce fameux cliffhanger à la fin de l’épisode où le pervers voyeuriste appelle un mystérieux interlocuteur pour lui annoncer qu’il a finalement retrouvé les Abunai sisters, tellement la surprise d’un tel retournement de situation, jamais expérimenté dans aucune série auparavant depuis Dallas, possède un impact sur la conscience. Le choc a été tellement puissant à la vu du « to be continued » que j’ai soudain été envahie par une irrépressible envie de me pendre. Je ne sais pas pourquoi. C’est vrai ça, une série de cette qualité, on en a jamais assez ! Si je pouvais j’en mangerai tous les jours au petit déjeuner…que l’on me donne une corde ou un objet tranchant…une telle profondeur de scénario qui détrône aisément tous les animes anecdotiques de 2009 comme les films de Kara no Kyoukai (au hasard)…me trancher la carotide vite…la beauté des graphiques….ouvrez la fenêtre je dois sauter !

 

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Bref, après délibération entre les deux hémisphères de mon pauvre cerveau déjà bien atteint par quelques perles qu’on ne citera plus (Eiken et Boku no Pico *tousse* ), je crois que Abunai Sisters remporte la palme du plus mauvais anime jamais conçu. En trois petites minutes il arrive à concentrer tout ce qu’il y a de plus cliché et de plus ridicule dans une série en l’arrosant de trois milles litres d’un fanservice douteux, ce qui nous donne un mélange explosif. Je n’ai vu que cet épisode de la série donc, mais je vous jure que j’étais écroulée de rire de bout en bout. Je n’ose même pas imaginer ce que doivent donner les autres (il parait que nos merveilleuses actrices vont tourner une scène de lit et une scène de douche, mouhahaha, ça annonce la couleur).

 

Je sais que Noël est passé, mais Noël revient tous les ans : donc si quelqu’un débusque un jour ce DVD extraordinaire et me l’envoie en guise de cadeau, je promets de faire un article pour parler des 9 épisodes suivants (qui sont probablement plus épiques les uns que les autres) et de partager ce petit trésor =D. Bon, ça n’arrivera probablement jamais mais s’il y a quelques petits malins qui veulent m’embarrasser en public lors d’une convention (si j’en fais une un jour), on ne pourra pas dire que je ne vous ai pas tendu la perche !

 

Je n’ai qu’une chose à dire : les sœurs Kano, continuez à nous vendre du rêve et faites-nous une seconde saison !

 

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Capture tirée du second épisode. Quel scénario proéminent !

 

…cela va bien faire vingt ou trente fois que je me repasse ce premier épisode en boucle et je suis toujours aussi explosée de rire à chaque fois, j’ai l’impression que je ne m’en lasserai jamais =D.

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 21:00

Anniversaire

 

Tous les ans c’est le même foin, à croire qu’on ne puisse vraiment pas y échapper. Marre des cadeaux pourris, des fêtes de familles reloues ou de prendre 5kg en un jour ? Camarades, vous n’êtes pas seuls ! Et pour célébrer cette fête comme il se doit, je propose un autodafé symbolique.

 


 Mouhahaha, ça fait du bien =D.

 

Sinon joyeuses fêtes à tous et à toutes, je vous souhaite pleins de chouettes cadeaux (parce que bon hein, la paix dans le monde, toussa, on sait que c’est des mythes, le plus important à Noël c’est d’arnaquer son voisin de table pour récupérer des trucs sympas en refourguant n’importe quoi), comme des matraques électriques ou des parapluies au cyanure. Y a rien de plus efficace contre les enquiquineurs/euses .Oui, je passais juste pour dire ça. Maintenant je vais repartir dans ma grotte d'ours et jouer à la console !

 

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Winter Bells c'est un peu mon hymne de Noël à moi ; ça change un peu de "Vive le vent d'hiver" et autres "Merry Christmas".

 

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 06:30

Autant je suis toujours assez réticente quand il s’agit d’aborder du yaoi, autant le yuri je ne dis jamais non. Peut-être par réminiscence de mes premiers grands animes (comment voir l’épisode 25 de Noir sans se mettre à apprécier le shoujo-ai ?) ou parce que je possède des goûts plutôt masculins, allez savoir. Toujours est-il que, dans un commentaire sur mon article concernant l’inceste, Caziro a vaguement parlé de Candy Boy, une série vraiment très brève qui traiterait…de relation amoureuse entre deux jumelles. Et évidemment, j’ai finis par me lancer dans l’aventure.

 

Yukino et Kanade sont deux sœurs très fusionnelles. Elles dorment dans la même chambre de leur résidence universitaire, vont au même lycée, et se montrent inséparables en toutes occasions. Un jour Kamiyama Sakuya, une de leur camarade moins âgée qui traine tout le temps avec elles, demande un entretien privé avec Yukino. Visiblement elle aurait le béguin pour cette dernière, ce qui fait naitre une pointe de jalousie dans le cœur de Kanade. Pourquoi se sent-elle aussi mal à l’aise suite à cette révélation ?

 

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Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur

Sorti entre mai 2008 et 2009, Candy Boy est une série de 7 ONAs d’une dizaine de minutes complétée par un épisode 0 et deux bonus de longueur sensiblement similaire, qui nous fait entrer dans le quotidien des sœurs Sakurai. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il n’y a ici aucune trace de drame ou de destin tragique, non, la vie des deux demoiselles est au contraire plutôt paisible, rythmée de petits riens et orientée sur le mode du sourire. Yukino et Kanade vont faire du shopping, s’achètent des gâteaux, rentrent chez elle pour Noël, sortent à la Saint-Valentin, se soucient de leurs examens, réservent leur prochaine année de résidence ou réfléchissent à leur futur. Des occupations de filles de leur âge quoi. Une note plus sombre est apportée lorsqu’il s’agit de la relation qu’entretiennent les jumelles avec Shizuku, leur cadette, qui se sent délaissée parce qu’elle est plus jeune et donc, fatalement laissée derrière par le torrent du quotidien ou lorsque le moment de décider de leur orientation se fait plus présent. Mais là encore la série ne s’attarde pas sur ces obstacles et s’en sert plutôt comme d’un prétexte pour approfondir les liens qui unissent les différents personnages.

 

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De gauche à droite : Shizuku, Yukino, Kanade et Sakuya

 

En parlant de personnages, il n’y en a guère que quatre ici : Kanade (Nabatame Hitomi), la sœur sérieuse mais manquant de confiance en elle, Yukino (Yuzuki Ryouka), la tête en l’air qui joue souvent les idiotes, leur stalkeuse attitrée, Sakuya (Kato Emiri), qui est pleine d’énergie et possède une imagination des plus fertiles, et enfin Shizuku, qui est probablement la plus fragile et la plus introvertie de toutes. Sa doubleuse, Yuu Kobayashi (Kimura Kaere dans Sayonara Zetsubou Sensei, Setsuna dans Negima ou Satoshi dans Higurashi) fait vraiment un excellent travail en interprétant sa douleur silencieuse, toute en retenue, et en délivrant une performance poignante. Le fait qu’il y ait si peu de protagonistes permet bien sûr un développement que ne peuvent généralement pas se permettre les animes brefs. Chaque personnage est donc mis en valeur sous toutes les facettes de sa personnalité, ce qui est assez plaisant.

 

Le style graphique est d’une grande beauté (surtout dans les scènes de neige, les paysages) et bien qu’il repose beaucoup sur des plans fixes, cela n’entrave en rien l’appréciation de l’histoire. Et, petit détail sympathique, les héroïnes changent régulièrement de vêtements et de coiffures, ce qui donne vraiment l’impression que les jours s’écoulent, contrairement à d’autres séries où le personnage reste habillé de manière identique pendant 20 épisodes. La bande-son est complètement transparente à l’oreille, et il est à noter qu’il n’y a pas du tout d’opening, juste un ending, mais sans aucune animation.

 

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Ca dégouline d'amour / C'est beau mais c'est insupportable

Jusque là je n’ai mentionné que des qualités et je me suis retenue de donner mon véritable avis, mais c’était nécessaire. Car voyez-vous Candy Boy porte un peu trop bien son titre (non pas la partie « boy », les hommes sont une espèce disparue depuis longtemps visiblement) : c’est un bon gros flan qui descend sur l’estomac, un sac de choux à la crème, de la pièce-montée à cinq étages mit chantilly. En un mot, Candy Boy c’est sucré, trop sucré ! Evidemment un anime tranche de vie ne faisait pas miroiter dans mon esprit l’espoir d’une intrigue épique avec des déchirements, des lamentations, des morts sanglantes ou des combats de dingue, mais qu’il n’y ait absolument aucune intrigue m’irrite un peu. Car le synopsis de la série…recouvre son premier épisode. Et bien que je ne l’ai vu il y a moins de 4h, il m’est absolument impossible de vous décrire quelles sont les passionnantes occupations des jumelles, c’est vous dire à quel point leurs virées shopping m’ont marquées… Certes les pitreries de Yukino et les sermons de Kanade, éternelle reprise dus schéma boke/tsukkomi, sont mignonnes comme tout mais il y a quelque chose qui me dérange.

 

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Can you feel the love tonight ?

 

C'est un pudding bien lourd / De mots doux à chaque phrases

Le couple dispose d’une crédibilité descendant en dessous de zéro. Les deux jeunes filles se tiennent la main en permanence, dorment dans le même lit, collées serrées, et ne se quittent pas d’une semelle tellement elles sont en manque. Et si par malheur elles ne rentrent pas ensemble le soir pendant –ola, juste ciel- une demi-semaine, c’est un coup terrible que l’on porte à leur moral. Quand elles ne se tiennent pas la main en babillant, il faut que l’une pose se tête sur l’épaule de l’autre ou alors lui donne la becquée. Et vas-y que je t’achète un bijou à couper en deux (chacune héritant d’une partie) pour rajouter dans le cliché « amour éternel dans l’éternité de l’éternelle éternité », et vas-y que je chouine pour partager ta glace avec toi parce que je suis incapable de manger ailleurs que dans ton assiette, et vas-y que je roucoule à qui mieux-mieux et que je répète combien j’aime dormir sur tes genoux/ta poitrine. D’ailleurs un flashback nous les montre enfants à se rouler par terre en faisant milles caprices parce qu’elles ne sont pas dans la même classe. Si l’on prend en compte le fait qu’elles sont nées le même jour et qu’elles ont toujours vécues ainsi, il y a de quoi devenir fou. Etre amoureux et être siamois sont deux choses bien différentes, il me semble, et laisser de l’air à son couple est une devise que les tourterelles ne semblent pas comprendre. La chanson « Mon coeur, mon amour » d’Anaïs est à cet égard leur hymne personnel, car oui, ça dégouline d’amour, de sentiments aromatisés aux fines herbes, et pas qu’un peu.

 

 

 

Et ça se fait des mamours / Se donne la becquée à table

Cette dimension d’un romantisme exacerbée m’agace profondément, d’autant plus que toute idée charnelle semble disparaître. En réalité les deux sœurs ne sont incestueuses que par ce que le dos du DVD l’indique, elles ont un comportement malsain par péché d’extrémisme mais ne font rien que la morale puisse reprocher : elles ne se désirent pas. Le seul rêve qui aurait pu être un peu révélateur de Kanade ne va pas plus loin qu’un léchage de doigt et si les deux simplettes batifolent volontiers à coup de « Kana-chan, Kana-chan, fais ahhhhhhhh à ta soeurette d’amour et mange ton petit pot » ou « Yuki-chan, Yuki-chan, quel cadeau inutile donc indispensable veux-tu que je t’achète pour la cinquante et unième fois ce mois-ci alors qu’on est en pleine difficulté financière ? », ça en reste là. Oui, les deux sœurs s’aiment d’un amour platonique et absolu, voyez-vous, et la simple vue de leur moitié les remplit d’un bonheur niais et indicible. Le comble est atteint lorsque Yukino, qui au tout début de la série s’amusait à réclamer des baisers de sa sœur, et se plaît souvent à la provoquer de manière gentillette (pas plus loin que des léchouilles sur le bout des doigts on vous dit), s’offusque parce que lors du dernier épisode Kanade dépose sur ses lèvres un bref et chaste baiser. Et je ne parle pas d’un baiser bien slurpeux avec langue qui gigote, non, je parle d’un petit bisou tout mignon sur le bout des lèvres. Et ça la choque. Et donc les deux sœurs s’aiment d’une incroyable passion, passion tellement puissante qu’elle les rend toutes bêtes l’une devant l’autre mais prohibe tout contact physique en dehors des câlinous en pyjamas et du léchage de doigts. MAIS VOUS VOUS FOUTEZ DE MA GUEULE OU QUOI ? Mais alors en quoi sont-elles incestueuses ? Leur sister complex atteint peut-être des proportions hallucinantes mais elles restent, dans leur relation, des sœurs. Des sœurs qui vivent dans le même appartement, s’entendent bien et partagent tout entre elles. En enlevant tout désir charnel, on enlève au fond toute la tension qui aurait pu être celle de l’intrigue mais pire encore, son sens profond.

 

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FU-SION !

 

Ce mélange de sentiments / Aromatisé aux fines herbes

Autre point fâcheux, le traitement du regard d’autrui. Certes la reconnaissance de l’homosexualité a fait un très grand pas à notre époque actuelle, mais je ne suis pas sûre que l’inceste passe pour autant de son côté pour une formalité commune. D’autant plus dans un pays aussi conservateur que le Japon et qui recense un nombre aussi impressionnants de victimes de l’ijime. Si l’on pousse des fillettes au suicide parce qu’elles ont des origines métisses ou un léger surpoids, alors j’ose à peine imaginer le regard que subirait un couple aussi hors-norme. Or là non, rien, nada. Yukino et Kanade ont le droit à trois post-it sur leur porte pour leur signaler combien elles sont graves. Trois putain de post-it. A aucun moment il n’est question ni du regard d’autrui, ni du qu’en-dira-t-on, jamais les héroïnes ne sont troublées le moins du monde par des menaces, des remarques désobligeantes ou des préjugés blessants. Elles vivent toutes les deux dans une sorte de bulle, loin de toute réalité. Je ne m’attendais certes pas à une descente aux enfers ou à un drame intense mais cela m’a profondément choqué qu’à aucun moment ne soit évoqué le moindre obstacle. Yukino et Kanade n’ont aucune épreuve à surmonter qui renforcerait ou fragiliserait leur couple, elles s’affichent dans toute leur mièvrerie (« Je t’aimerai toujours, toujours, toujours » « Moi aussi je t’aimerai toujours, toujours, toujours, toujours, toujours ») et rien ne se produit. Je ne sais pas du tout comment est la vie de deux personnes qui s’aiment malgré l’inceste mais la facilité déconcertante dans laquelle baignent ces demoiselles me semble très fort de café. On nage dans l’idéalisme complet.

 

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Autant de mièvrerie / Nappée de crème pâtissière

D’ailleurs Sakuya subit un peu le même traitement en ce que son attirance démesurée et non réciproque pour Kanade, qui sert de procédé comique récurrent, n’est jamais, au grand jamais remise en question. Est-il normal qu’une jeune lycéenne vous adule au point de couvrir les murs de sa chambre de vos photos, de vous espionner en permanence et de corrompre votre sœur pour qu’elle dévoile tous vos secrets, quand elle ne tente pas de créer un dakimakura à votre effigie ? Bien sûr, ce n’est pas à prendre au sérieux du tout et la dépendance émotionnelle parait être la norme de Candy Boy mais c’est un peu la goutte en trop, le brin d’herbe qui dépasse et qui révèle à quel point l’amour est surjoué dans cet anime. Seule Shizuku aurait pu être crédible dans la manifestation de sentiments interdits et c’est paradoxalement celle qui a les intentions les plus pures (si on considère le léchage de doigt comme scabreux). Ce qui n’empêche pas le personnage de Sakuya d’être assez désopilant par ailleurs. Sa logorrhée extatique parodie souvent assez allégrement les séries harem lambda mais elle tombe quelques fois un peu à plat –c’est le revers de la médaille dira-t-on.

 

Coucou qu'est ce que tu fais mon coeur ? / La même chose qu'y a une demi-heure...

L’épisode 0 de Candy Boy peut être vu comme un stand-alone en ce qu’il contient à lui tout seul tous les éléments de l’intrigue condensés et magnifiés en quelques brèves minutes, mais il n’échappe pas plus à la vacuité de l’anime. Les bonus (que je conseille de regarder après la série même si le premier est censé se situer avant sur l’échelle temporelle) apportent des rajouts appréciables pour les fans mais d’une inutilité assez crasse : Ex01 se contente de montrer l’emménagement ô combien palpitant des deux sœurs et Ex02 se présente comme le pendant « yuri » de l’épisode spécial plage/piscine de l’anime harem habituel, les héroïnes font juste leur numéro habituel mais en maillot de bain.

 

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Partant d’un pitch au potentiel certain Candy Boy prend la route complètement différente d’un petit "tranche de vie" sans prétention. Si le format bref et le soin apporté à l’évolution des personnages plairont aux amateurs du genre pas dérangés par l’étiquette un peu fantoche de « twincest », les autres fuiront l’épais coulis tout rose qui déborde de l’écran à chaque épisode enclenché. Le moe trop exacerbé de Yukino (sa voix devient clairement agaçante à certains moments) et le côté « lovey-dovey » poussé à l’extrême m’ont repoussés et au fond empêchés d’apprécier la série pour ce qu’elle était mais il ne s’agit pas réellement ici d’un mauvais anime. D’ailleurs c’était assez agréable à suivre. C’est juste que je ne supporte pas de prendre des kilos de sucre en intraveineuse

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 01:35

(Je comptais encore parler d’anime mais puisque j'y suis, autant rester dans le domaine des eroges)

 

Musique

 

Après mûres réflexions et surtout beaucoup de découvertes musicales, j’en suis venue à trouver mon précédent top bâclé et il ne me convient plus du tout. Du coup j’ai pris le parti d’en refaire un puisque je sais que si j’édite mon ancien article, il n’aura aucune visibilité et que probablement personne ne s’en rendra compte.

 

GWAVE POWER

Ce qui a motivé cette réédition est avant tout une découverte, celle de GWAVE. Derrière ce nom bizarre et pas très évocateur se cache en fait une idée assez bienvenue, celle de rassembler tous les openings d’eroges d’une année dans des compilations. Il sort deux albums de ce type par an et ce depuis 2003, mais en légèrement décalé, c'est-à-dire qu’en décembre 2010 sortira 1st Grace qui comporte toutes les pistes de la première moitié de 2010 et il faudra attendre juin 2011 pour la seconde moitié. Evidemment, le problème majeur d’une compilation GWAVE c’est que la plupart des titres se ressemblent énormément (comme la plupart des openings d’animes actuellement j’ai envie de dire) et qu’écouter tout un album d’une traite donne la vague impression de s’enfiler des litres de soupe en intraveineuse (au propre comme au figuré). Par contre à petite dose, ça passe sans aucun souci et il y a tout de même quelques perles à dénicher ça et là.

 

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Si comme moi vous êtes tombés un jour, par hasard, sur l’opening d’un eroge, et en aviez des étoiles dans les yeux depuis tellement ça vous a plu  tout en sachant que vous ne trouverez la piste nulle part, GWAVE est la solution. Par ailleurs, il est étonnant de constater que pas mal d’artistes répertoriées ne sont pas des noms si inconnus que ça : d’Haruka Shimotsuki à Chata (mais oui la même qui chante la chanson des Dangos !) en passant par Mitose Noriko (qui interprête certains titres issus du jeu Ar Tonelico avec la même Haruk Shimotsuki ou encore Shikata Akiko) ou Fripside, c’est fou toutes ces chanteuses qui ont fais leurs débuts (ou font encore leur carrière) dans l’industrie de l’eroge.

 

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Rappel de l’épisode précédent

Donc voilà, les eroges ont parfois des openings franchement sympas et à part certains titres archi-connus (et surtout pour leur adaptation en anime), il est assez difficile de se procurer ces bandes-son (merci GWAVE de remédier à ça). Un article pas du tout inspiré de mes folles nuits à chercher partout comme une malade des musiques qui sont tellement pas connues que pour les avoir sur son MP3 va falloir se lever de bonne heure. Evidemment c’est un classement purement subjectif et qui se base presque uniquement sur la musique. Je rappelle à cet égard que je ne compte pas les openings qui sont entièrement « animés » parce que j’estime que dans ce cas, les eroges « normaux » seraient totalement défavorisés.

 


 

20

Nursery Rhyme

True my heart - Sakura Saori

 

 

  Une piste entraînante et sucrée. A consommer avec modération. A noter qu’un MAD sur Code Geass vachement bien foutu a été posté avec cette chanson, pour ceux qui ont toujours rêvé de voir Lelouch en héros de harem, c’est l’occasion.

 

19

Canvas 3

Eufonius - Kono Koe Ga Todoitara

 


 

C’est tout doux, tout mignon et les graphismes sont absolument superbes mais la chanson met un peu trop de temps à démarrer (1 minute presque), ce qui est assez dommage. Surtout que les effets de pastel sont drôlement chouettes.

 

18

Tomoyo After ~It's a wonderful life~

Light colors – Lia

 

 

  Les openings de Key sont globalement assez cools au niveau acoustique. Celui-là est le mieux foutu du lot je trouve, mais j’aime un peu moins la chanson que pour les autres titres du studio, elle me parait un poil plus fade.

 

17

Kurai Mirai 4

KEEP OUT – Marica

 

 

  Marica, la même qui a interprété Sekai ni Sayonara (voir plus loin), et l’équipe de Funczion Sounds remettent le couvert avec un titre beaucoup plus rock’n’roll. A noter que la série des Kurai Mirai/Crime Rhyme est loin d’être reconnue pour son histoire gentillette, donc fondamentalement la musique ne correspond pas trop mal et les petits riffs de guitare électrique sont bienvenus. Par contre l’opening est incroyablement statique, ce qui est un peu dommage avec un titre qui bouge autant.

 

16

Ryoujoku Gakuen Chou Dorei Club

Insanity – Aoba Ringo

 

 

  Je n’ai jamais pu retrouver la video de l’opening (m’enfin vu la jaquette du jeu, je crois que ce n’est pas plus mal) donc je ne jugerai que sur la musique. Après quelques notes au piano on plonge directement dans un son plus électronique et plus noir et wow, l’instrumental est assez dément, rythmé à souhait, mais avec toujours ce piano qui revient de temps en temps. La voix de la chanteuse, bien sombre pour l’occasion, colle parfaitement et n’a rien de désagréable. Vu la tête du peu d’images que j’ai pu trouver de l’eroge, à mon avis Insanity est la meilleure chose à en retirer.

 

15

Kanon

Last Regrets – Ayana

 

 

  Des visuals novels de Key, celle-ci est ma chanson préférée mais malheureusement l’animation ne suit pas vraiment. Disons que rester trop longtemps sur l’image des héroïnes casse un peu le tout, sans compter le fond blanc. C’est assez classique…

 

14

Sora wo Tobu, Nanatsume no Mahou

Kimi kara Hajimaru Kiseki – Aina Kase

 


 

 D’un eroge bien obscur comme il faut naissent parfois de très bons openings…mais qui forcément auront du mal à passer la postérité. Kimi kara Hajimaru Kiseki est de ceux-là. Là encore, impossible de mettre la main sur une vidéo, mais tant pis. Se posant au départ comme une chanson très calme, presque une berceuse, la mélodie décolle à intervalles réguliers avec un mélange de beat et de violon strident assez intéressant. C’est à la fois très doux et très rythmé, une excellente surprise.

 

13

Air

Tori no Uta – Lia

 

 

  Là encore j’aime beaucoup la chanson mais rester, montre en main, près de 45 secondes sur le même paysage en guise d’introduction ça donne pas très envie. Bon point à 2 :10 pour l’effet pastel/crayon de couleur sur la fille aux cheveux blonds (Misuzu si je me souviens bien).

 

12

Shirokuma Bell Stars

Winter Bells – Chata

 

 

  Un eroge mettant en scène de jolies mères Noël, voilà qui n’est pas commun, et l’opening prend le parti de coller à l’ambiance au maximum avec un petit air chaleureux qui n’est pas sans rappeler les fêtes. Petit bonus avec le « Ding Dang Dong » que l’on entend régulièrement…c’est juste adorable (surtout avec la voix de Chata) :3.

 

11

AliceParade ~Futari no Alice to Fushigi no Otometachi

Sweets Parade – Bery Very Rabbits

 

 

  Celui-là, je l’avoue, c’est un peu mon péché mignon. Alice au pays des merveilles étant mon livre préféré, il était difficile de ne pas se laisser tenter par la version du conte sauce japonaise agrémentée du chara-design impeccable de Noizi Ito. Et la musique a l’horrible propriété de rentrer dans le crâne à une vitesse affolante, impossible de s’en défaire. Les paroles sont martelées avec tant de conviction que ça donne envie de chanter…

 

10

Secret Game

Torawarebito – YuNa

 

 

  Ce que je préfère dans cet opening c’est sa partie instrumentale et rythmée. La chanteuse se débrouille très bien aussi mais c’est vraiment ce passage là qui m’a marqué par sa sonorité électronique endiablée. Graphiquement ce n’est pas fameux (notamment à cause du chara-design qui est plus que minimaliste) mais le jeu entre les couleurs noir/rouge et noir/blanc est bien trouvé.

 

9

Shikkoku no Sharnoth ~What a beautiful tomorrow~

Dorchadas - Rita

 

 

Une chanson qui, au premier abord, fait beaucoup plus penser à de la musique traditionnelle qu’à un eroge. Lente et calme, elle ne se révèle véritablement que lors des envolées de l’accordéon accompagné de claquettes. Et l’identité graphique assez particulière du jeu est un plus non négligeable. C’est beau, tout simplement.

 

8

Kara no Shoujo

Azure Bird/Ruri no Tori - Haruka Shimotsuki

 

 

  Avec un parti pris graphique, audacieux et épuré, la ballade d’Haruka Shimotsuki se retrouve véritablement sublimée. Le paradoxe repose sur le fait que cette chanson douce et paisible parcouru par un saxophone représente un jeu orienté sur le mystère et le meurtre. Un contraste assez saisissant et original.

 

7

Flyable Heart

Flyable Heart – KIYO

 

 

   Il y en a qui connaissent Noizi Ito via ses illustrations de light novel comme Shana ou Haruhi mais moi ce qui me vient directement à l’esprit en mentionnant cette artiste ce sont ses travaux sur Nanatsuhiro Drops, Alice Parade et Flyable Heart. J’aurais l’air fine en séance de dédicace, c’est sûr X). L’opening de ce dernier jeu est un régal pour les yeux avec ces couleurs chatoyantes et ces paillettes de partout, mais il est aussi musicalement très additif. Je ne saurais l’expliquer mais la mélodie rythmée met de bonne humeur avec son alliage de beat et de piano.

 

6

Sengoku Rance

Sengoku Rance - Shade

 

 

Piste instrumentale avec un moment reposant mais plutôt rythmée dans l’ensemble, ce qui donne une dimension épique à l’opening déjà bien orienté guerre. L’animation suit, seul défaut : la baisse de tension à la fin qui ne conduit pas à l’apothéose voulue. Le Gurren Lagann des eroges.

 

5 ~ Egalité

Sekien no Inganock -What a Beautiful People // Hikari no Valusia -What a beautiful hopes

Adenium // Tistrya – Rita

 

  
    


 J’ai longuement hésité entre ces deux là pour la bonne raison qu’ils se ressemblent énormément : même série de jeux ( tout comme Shikkoku no Sharnoth ~What a beautiful tomorrow) donc même compagnie, même graphismes magnifiques, même chanteuse et mêmes sonorités orientales. A partir de là le choix était presque impossible et il valait mieux les présenter comme un ensemble.

 

4

Touka Gettan

Main Theme - KIM's SOUNDROOM

 

 

Encore une piste instrumentale mais à l’opposé de Sangoku Rance, ici tout n’est que douceur et mélancolie. Je trouve la musique absolument envoûtante, ça donne envie de pleurer, comme ça, sans raison. Alors le tout assortie de belles images, que demander de plus ? Seule ombre au tableau : l’introduction un peu longue (sur un opening qui dure déjà 4 minutes). Un voyage féerique…

 

3

Gun – Katana

Raison d’etre - Denshiki Karen Ongaku Shuudan

 

 

  Oubliez tous les openings d’eroges mièvres que vous avez pu voir avant, parce que là ça dépote. Entrez dans un univers sombre et malsain des plus intrigants.

 

2

Boku no te no naka no rakuen

Papiliones – Kanako Ito

 

 

Alors là,  rien à dire, je suis tombée amoureuse de la musique, lente et rythmée à la fois, comme j'aime. Comme les graphismes sont pas trop mal, voire pas mal du tout, forcément je le place haut. Bon point pour les papillons.

 

1

Yume Miru Kusuri

Sekai ni Sayonara – Marica


 


 

Bien que j’adore toujours Papiliones, je crois qu’avec le temps c’est quand même Sekai ni Sayonara que je préfère. Tout y est. C’est doux, mélancolique, un peu triste, mais en même temps on a l’impression de s’envoler et on en prend plein les mirettes et plein les oreilles. Et la thématique des paroles est juste trop signifiante et trop bien liée à la musique. Graphiquement c’est loin d’être à la ramasse donc…au final c’est Yume Miru Kusuri qui, pour moi, possède l’un des meilleurs openings.

 

 

Mentions spéciales à :

 

Catégorie « Rena Ryuugu » de l’opening qui encourage le massacre de bonne humeur

 


Kurukuru Fanatic pour son opening plus que déjanté avec des tas de yandere qui pètent un câble de partout. C’est le genre de truc complètement inclassable et loufoque que tu  peux adorer ou détester mais jamais entre les deux. Ressemblance avec IOSYS ?

 

 

Catégorie « Excel Saga » du débit de paroles épileptique


 

Rajout d’un petit nouveau qui mérite deux-trois mots à son sujet. PrincessParty ~Seishun Kinshi Rei, interprété par Ayu + miru + Ru + Yukaina na Kamatachi, fait énormément penser à l’opening de Lucky Star par sa structure. Par-dessus un fond sonore composé d’une musique dance/techno se déverse un flot de paroles mi-sérieuses, mi-absurdes, qui se moquent des eroges en général tout en offrant le fanservice nécessaire. La répétition presque conpulsive du « Kinshi » est définitivement marquante.

 


 

Je pense que le tour d’horizon aura été instructif pour tout le monde vu que cette fois-ci, je n’ai pas hésité à taper dans les titres les plus obscurs et méconnus qui soient, et je le juge beaucoup plus représentatif de la production d’eroges en général. Donc j’espère avoir fait découvrir des morceaux sympas (même si la bonne moitié est déjà connue suite au précédent article).

 

Encore un article très musical…Mais quand vais-je donc réussir à placer l’article que je veux sur un anime ?

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 20:58

(Article semi-NSFW)

 

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Ah le visual novel, cette invention géniale. Du texte, des images, du son, une histoire interactive, des tas de possibilités. Un vrai puits de trésors en perspective.

Ah l’eroge, ce visual novel absolument merveilleux. Ce principe répétitif à souhait, ce scénario absurde, cette débauche de n’importe quoi, cette avalanche de scènes de sexe placées n’importe comment.

 

Personnellement je distingue deux types d’eroges : les eroges à scénario, qui ne sont à mes yeux que des VNs matures mais des VNs quand même, et les eroges centrés sur le sexe, qui sont…des espèces de choses bizarres assez rigolotes. Aussi j’adore passer du temps sur VNDB, le site de référence des visual novels, pour lire les synopsis des divers produits existants. Et s’il y a des images pour se faire une idée c’est encore mieux. Il n’y a même plus besoin de jouer au jeu, tout est là. En plus, VNDB propose une fonction géniale : sur la page d’accueil apparaissent à chaque fois des images de VNs différents. De fabuleuses découvertes sont là, à portée de clic. De fabuleuses découvertes dont on se passerait bien quelques fois. Voici donc un petit catalogue des diverses merveilles rencontrées sur ce site :

 

 

Catégorie « Le scénariste était sous acides »

 

Nangoku Sakunyuu Island ~Ninshin Sasete!? Chichi Shibori~

Déjà mentionné sur Twitter, ce titre nous vend ni plus ou moins que du rêve. Jugez plutôt :

 

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The main character drifts ashore to the island, where only girls with big breasts live. He is welcomed by them, and starts to live with them. One day, a man, whose job is to milk the girls, has gone missing. The girls need him because they make a living by selling their breast milk. As a result, the main character is forced to take over the job. He has a good cause to ejaculate inside the girls... on business? Anyway, his sex life soaked in milk starts....

 

Owi, un héros looser lambda qui échoue COMME PAR HASARD sur une île déserte qui n’est habitée que par des filles à gros seins. Bah ça alors. Et en plus elles…vivent de la vente de leur lait 0___o. Si quelqu’un ici présent sait où se trouve cet archipel sur la carte, je me fais reporter et je vais sur place les interviewer. Je veux dire, wow, ils ne se sont pas foulé les scénaristes. On aurait pu faire de ces demoiselles des aliens aux coutumes étranges que ça n’aurait fait aucune différence. Et je pense que je ne suis pas la seule à avoir remarqué le symbolisme qui se dégage du logo. Un volcan qui crache une substance blanche, hum, je me demdande ce que cela représente…

Mais attendez…il y a une préquelle =D.

 

 

Nakadashi Igai wa Kousoku Ihan ~Joshi Kou Sai Nottori Keikaku~

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Seita is a high school student. One day, he has a bad cold and is hospitalized. He overhears the fact that he is dying. He runs away from the hospital in desperation and sneaks into a school where a school festival is taken place. He wants to have a sex with as many girls as possible before dying to leave a proof of his life. "Listen! I will occupy this school festival!!". The school festival of me, by me, for me has started....

 

Hum mais oui, c’est bien sûr. Le héros va mourir, désespéré, il tente une dernière fois de trouver l’amour pour partir sans regrets et…Le tag « high amounts of rape » nous rappelle malheureusement que dans le joyeux monde du hentai un mec qui va mourir se transforme automatiquement en violeur. Me demandez pas pourquoi.

 

 

No pants!!

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“Members of student council are prohibited to wear underwears!" Chinu, the president of student council, suddenly orders so.... The cause of her decision is Seigo, who is in charge of general affairs. All other members tell him to stop it, but there is no way to persuade her to take it back....

 

Déjà évoqué sur Twitter auparavant, on entre ici dans le fin du fin de la création d’eroge. Savourez ce scénario émouvant et romantique. Que c’est beau… Mais euh, pourquoi la madame elle demande à tout le monde de plus porter de culottes en fait 0_o ?

 

 

Dakkoshite Gyu! ~Ore no Yome wa Dakimakura~

 

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Yuya loves hug pillows. He lives a happy life with his room full of hug pillows. One day, a girl in white coat suddenly talks to him, "Yuya, do me a favor." Her name is Tobari, a boss of the Pillow Research Club. She holds a hug pillow with a pretty girl painted on it. Yuya soon gets excited and asks her if he can get it. She says, "If you accept my offer, I'll give it to you." As a matter of fact, this is not just a normal hug pillow. If you sleep with it, you will be able to meet her in your dream. Tobari's offer is to fall in love with Akari, who was recently born in the dream world, and raise her mind. Yuya accepts the offer though he doesn't believe it. He sleeps with the hug pillow at night and the dream world actually exists there...

 

Euh…what ? Un no-life à fond sur les dakimakuras hérite d’un oreiller magique qui lui permet, en l’enlaçant le soir, de coucher avec la fille représentée dessus dans ses rêves. Rassurez-moi, les dakimakuras ne parlent pas d’une voix choupi-kawaii lorsqu’ils sont sous leur forme d’oreillers hein…pas vrai é__è ? J’ai peur, j’entends une voix provenir de mon coussin…

 

 

Ane Hara Mix ~Ane & Shinigami Onee-san to Isshukan~

 

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Since the early death of his parents, Takami Akitoshi has lived alone with his beautiful elder sister, Hitomi, while concealing his dirty desires for her. One day, a mysterious girl named Mina enters his room. She introduces herself as Death and explains that she came to take his soul because he had reached the end of his lifespan. Hearing his screams, Hitomi runs in and, after the situation is explained to her, asks Mina to spare him. Mina, moved by her earnestness, tells them that if Takami fathers a child within a week, she will let him live another 10 years. Hearing her condition, he turns his face to Hitomi…

 

_Flûte alors sœurette, la madame elle dit que si tu ne te déshabilles pas immédiatement je vais mourir. Tu veux bien faire ce qu’elle dit =D ?

_Crève connard.

_Allez sois sympa, c’est pas comme si je te demandais la permission de te faire un enfant…ah si en fait. Mais c’est encore mieux, comme ça tu garderas un souvenir de moi =D.

_Bonjour l’arnaque, j’aurais préféré recevoir ta Xbox ou ton iPod…

 

 

The Shocker

 

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  The Shocker is a secret organization aspiring to nothing less than total subjugation of (all the women in) the world. Are you ready to take up arms for (Eroge) Evil?
Une organisation pour soumettre toutes les femmes du monde 0_o ? Damned, planquez-vous les filles, nous sommes perdues !

 

 

Born Freaks!

 

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Cell's sister, Uracil, suffers from an unknown disease since she was born. Cell became a successful medical doctor but he still can't find a cure for her. Together with another doctor, who happens to be his ex-girlfriend Fenyl, that works in the same clinic with him, they devise an unconventional method that might save Uracil, where everything else already failed. The plan is to make changes in her DNA so it can fight the pathogens eating her from inside. To do that, they have to try cultivating different strains in Cell's body and inject them into her body in a way that won't be rejected by her immune system. And the only way to do that is by sex...

 

Je ne m’y connais guère en médecine mais ce concept me parait génialissime. Mais pourquoi donc les docteurs s’obstinent donc à utiliser des seringues ou des médicaments quand on peut guérir les gens grâce à du sp…wait, what 0_o.

 

 

~Pantsu wo Miseru Koto, Sore ga...~ Daiuchuu no Hokori

 

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A meteor struck Mamoru when he was a kid, but he didn't get injured at all. That's why he was called "Miracle Meteor Boy". Seven years later, a beautiful girl surrounded by noble aura suddenly appears in front of Mamoru and he is taken to a strange place. Yes, it's inside a spaceship and there he can see beautiful girls showing their underwears... "Show the Holy Ball." He doesn't know what she is talking about. According to her, they are from another planet to get the "Holy Ball", which is a key item of succession battle for the throne. To show underwear is also a proof of the royal family and the pride of the grand universe. When they check Mamoru's body, the Holly Ball is found inside his body. As a matter of fact, the meteor which struck him is the Holly Ball. To get it out, Mamoru needs to reach a universally stunning climax. Like this, a battle for the Ball begins...

 

Des aliens qui se trimballent en petite culotte toute la journée et se battent tes faveurs, tout un programme. Je n’appuierai pas sur les incohérences monstres de ce scénario, hein, tellement c’est gros. Le monsieur reçoit une météorite sur la tête, ça ne lui fait rien, et la dite météorite ne peut sortir que par orgasme (de la tête elle est descendue jusque dans les testicules donc, hunhun). Et les extraterrestres qui l’ont malencontreusement jeté sur Terre jouaient visiblement à la pétanque avec…

 

 

Pai Touch!

 

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This is a story of a boy who gets power of making girls' breasts big. There is a rumor spreading among people in the town.... If a girl touches a statue enshrined in Yachigusa Shrine, her breasts get big. One day, Daisuke visits the shrine with his friend. When he accidentally touches the statue, they are surrounded by a flash of light and a girl appears in front of them. "Give me back my power!" Her name is Maia and her power of making girls' breasts big is stolen, according to her. As a matter of fact, Daisuke gets the power! He is skeptical at first, but when he touches his old friend's breasts, they soon get big. Yes, he needs to touch breasts to make them big. Like this, his oppai life starts now...

 

Quel pouvoir splendide. A côté les X-Men paraissent clairement bien plus ridicules quoi. « Bouhouhou, tremblez devant mon terrrrrrrrrible pouvoir, je peux…faire grossir vos seins ! Et laissez moi vous dire que lorsqu’ils atteindront la circonférence d’un camion citerne, vous pleurerez vos mères d’avoir été mises au monde, oh yeah ! ».

 

 

EDIT 03/03/2011: Quand y en a plus, y en a encore ! Vu que je découvre encore régulièrement des perles, j'ai décidé de mettre à jour l'article en cas d'"Alerte eroge de qualité". J'espère que vous apprécierez autant que moi les nouveaux arrivants au catalogue...

 

Semen Security 2009

 

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One day, when Tasuba turns on his PC, a lot of virus mails arrive and a PC monitor suddenly flashes. A while later, it disappears and a pretty girl comes out of the monitor. According to her, her name is Meira and she comes from his PC mail software. Due to his virus mails, the PC is now unworkable. To get rid of them, he needs to shower his semen to her.... Like this, his semen vaccine life with her and other virus-infected girls starts....

 

Rien que le titre de cet eroge annonce la couleur. Après le coup du « votre sécrétion intime est le seul vaccin possible pour sauver votre sœur d’une mort certaine » (voir plus haut), les scénaristes (car oui il doit y en avoir pour pondre ce genre de merveille) vont encore plus loin : « votre sécrétion intime est le seul vaccin possible pour sauver votre antivirus…qui est représentée par une bonasse à gros seins, youhou ». Je ne sais pas ce qu’ils fument chez Clock Up (le nom du studio) mais j’en veux bien aussi =O. Les créateurs d’eroges ne cesseront jamais de m’impressionner par leur (manque d’) inspiration…

 

 

Cossucos! ~Anatagonomi no Cosplay H Shiteageru~

 

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Yuu is a university student. He looks outwardly normal, but he loves cosplay. His dream is to get a girlfriend and enjoys cosplay H with her. One day, when he wakes up, he finds two beautiful girls giving him a blowjob.... He doesn't know their names.... He doesn't remember their faces.... "Who are they...?" He asks them their names and one of them says, "Arte. My name is Arte." and the other girl says, "I'm Toria." "Well, listen. we are magic girls from a magic world." "What? Magic girls...?" "Hey, can you hear me?" Like this, Yuu starts living together with them....

 

Sorti la même année que Semen Security 2009 et par le même studio, Cossucos nous prouve là encore que le monde eroge-sque possède des coutumes bien particulières : genre moi quand je veux saluer quelqu’un je lui dis « bonjour ». Dans un jeu érotique les mœurs veulent qu’une jeune fille courtoise salue un mâle en utilisant sa salive d’une autre manière : pas de présentation ou de blabla, non, fellation directe. J’ose pas imaginer quel est l’équivalent de la gratitude… Ah on me souffle à l’oreillette que pour « merci » c’est pénétration anale et que pour « pardon » c’est tournante dans une cave 0_o.

 

Kowareru Kokoro ~Reizoku Choukyou~

 

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A naked girl appears in front of Shuji.... When he is confused what to do, he hears his mother's voice. "Do whatever you want to her...." A scream of pleasure resounds through the room....

 

Précision : Selon les tags et les images disponibles sur Vndb, le héros se taperait, en plus de la blonde, sa mère (oui sa vraie maman, pas d’histoire de famille à la con on dirait) qui est, soit dit en passant, une très belle illustration de la MILF.

 

Les gars (et les filles), je crois qu’on tient le meilleur scénar de l’univers, toutes galaxies confondues \o/. Les gens de TailSkid ce sont des bons quand même. C’est vrai ça, pourquoi se fatiguer à doter d’un peu de personnalité des caricatures sur patte et à se fatiguer l’esprit à trouver des raisons frivoles pour qu’elles se déshabillent en permanence près du héros. Non vraiment, c’est fatiguant comme exercice cérébral. En plus il faut construire un semblant d’histoire pour mal expliquer pourquoi l’héroïne est en chaleur, bâtir des gags pas drôles, des situations invraisemblables, etc. Vous imaginez le travail un peu ? Nan mais heureusement que TailSkid est là pour se démarquer de ses concurrents de manière révolutionnaire ! Parce qu’en fait on dirait pas mais cet eroge est vachement subtil en fait. Je suis sûre qu’on peut y voir une mise en abime de la vacuité de l’être humain…ou pas. 

 

 

M ~Onee-chan no Shuuchuu Chiryou!~

 

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[Un trap se cache sur cette image, sauras-tu le retrouver ?]

 

When the main character wakes up, he finds a nurse sucking his dick. "What!?" He also finds himself wearing girls' clothing. "Oh, it seems your fever hasn't passed off yet? How about this completely erected dick...?" He doesn't know what's going on, but she just smiles and kisses on his dick, "Good morning, my heroine."

 

Cossucos nous l’avait déjà appris mais se faire réveiller par un langoureux baiser sur les parties génitales est monnaie courante au pays des eroges. Rien de neuf sous le soleil s’il n’y avait cette délicieuse histoire de travestissement qui laisse prévoir des retournements scénaristiques d’une profondeur inouïe =’). A moins que ce jeune homme visiblement déboussolé par la fellation que lui procure cette infirmière sexy en tenue pas du tout dévoilante n’ait en réalité fini à l’hôpital déguisé en fille que suite à une longue nuit de débauche au cours de laquelle il a finit complètement bourré. Ce sont des choses qui arrivent =D.

 

 

Edit : 20/05/11 J’ai attendu un petit peu pour fournir toutes les perles sur lesquelles j’ai pu tomber lors de mes dernières errances sur le net et plus ça va, plus je déterre du collector, ça fait franchement peur…

 

Sekai ni Otoko wa Jibun Dake, Zensekai no Josei o Ninshin Sasete Jinrui o Sukue! ~Semen Caravan Nintei Soft~

 

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I had a bad cold.... When I wake up, a nurse says to me, "You've been asleep for one year." "What!?" The nurse explains to me that all men except me have died because of some evil virus.... My semen is one and only hope for the continuation of human life now....

 

L’astuce de ninja pour justifier un harem est de faire disparaître tous les mâles de l’environnement sélectionné pour l’histoire, ainsi la femelle, que l’on sait nymphomane et en manque de pénis par essence, n’aura d’autre choix que de se jeter sur l’unique péon de son entourage. Devenir lesbienne n’a jamais été pensé comme une alternative car, il est bien connu que la femelle ne peut se passer des hommes. Quelle belle leçon d’anthropologie !

 

Enfin bref, suite à un mauvais rhume, vous vous retrouvez avec pour mission de repeupler la Terre, rien que ça. Le truc c’est que, comme l’indique la couverture du jeu (NSFW donc que je n’ai pas mise), c’est du sexe à la chaîne : vous devenez une espèce protégée et on vous trimballe partout pour féconder des demoiselles en demande d’enfants (et de plaisir, non mais ho, on est pas dans une association caritative non plus). L’acte est désincarné de toute complicité, vous êtes purement et simplement une machine à procréer. J’ai vu mieux comme fantasme =/. Et puis honnêtement, qui voudrait une vie aussi triste (toujours escorté de gardes du corps, surveillé, en cage, avoir perdu toute sa famille et tous ses potes) juste pour le suprême plaisir d’être le dernier mâle sur Terre, hun ?

 

 

Aa, Subarashiki Haramasekai

 

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The decreasing birthrate becomes the major problem in 20XX. Especially, the number of men sharply decreases. To deal with it, the government sets up a new law called "Sex New Law". The law bans:
- from masturbating.
- from using contraception.
- girls from refusing when asked to have sex by boys.
Yasuhiro turns 20 today and he can now have sex with any girls freely. "I don't wanna have sex for my country. I just wanna have fun!"

 

On retrouve le même thème avec Aa, Subarashiki Haramasekai en beaucoup moins lugubre (et un chouilla plus crédible que le méchant rhume). Pas grand-chose à dire sinon que ça pue le discours patriotique à plein nez. Je parie que je peux vous prédire la fin de l’histoire sans y avoir joué : au début le héros couche avec des filles pour le fun et puis, petit à petit, il se rend compte qu’en fait il avait tort et que le sexe, eh ben, c’est bien plus sérieux que ça et que l’avenir du mooooooonde repose sur ses faibles épaules, que c’est une mission de la mort qui tue et que ben il va coucher avec des filles pour le fun ET pour son pays. Un héros est né…

 

N’empêche que c’est pas intéressant s’il n’y a pas de challenge, le héros il a juste à exister et paf, hop-là, à moi les jolies filles. C’est ça l’aristocratie du nouveau millénaire ?

 

 

Nijiiro Aruke Mikan ~Magic of Alchemy~

 

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Yudai is in his second year of a magic school, living in a school dorm. He enjoys his school life with his classmates, Touka, Ayane, Rinko and Hikari. One day, Touka says to him that she will be able to make gold. "I'll let you know when I make it!" But, she needs his semen to make it. After twists and turns, he finally gives her his semen. A while later, she makes a seed that will bear gold fruit. But, what the tree bears are some rainbow color oranges. Are they just oranges, or...?

 

Aaaaaaaaah, enfin un truc un peu plus marrant =D. La magie de l’alchimie c’est donc le sexe. Tous les alchimistes des temps anciens doivent s’en mordre la barbe de ne pas avoir trouvé la solution plus tôt ! Sachez donc messieurs que votre semence est très utile pour le jardinage ; fascinant, non ? Je parie que vous n’aviez jamais pensé à essayer…

 

“Are they just oranges, or...?” = Evidemment que non, ce ne sont pas “juste” des oranges, bécasse, ce sont des oranges spermiques et ça, ça change tout. En fait, il y a trois types d’oranges : les oranges sanguines (que cultivent les serial killers), les oranges au lactose (les préférées des femmes enceintes) et les oranges spermiques qui possèdent la couleur de l’arc-en-ciel. Il existerait même un quatrième type d’oranges à base d’urine mais personne ne s’est jamais aventuré à goûter ce fruit défendu. On raconte, qu’une fois, une nuit de pleine lune, un mage très puissant aurait invoqué le grand nain enroulé dans des tranches de jambon pour un grand rituel visant à créer des oranges d’urine (pour ce faire ils auraient passés la nuit au petit coin). Mais lorsque celui-ci posa les lèvres sur le fruit maudit, il hurla que c’était la chose la plus dégueulasse qu’il avait jamais goûté (foi de magicien) et pris d’un accès de rage, il s’est suicidé dans une énorme explosion magique qui a détruit la moitié du continent au passage. Et c’est pour cela que les oranges à l’urine n’existent plus. Celles à lactose si, ce sont des sphères de lait maternel alors on les garde pour faire des réserves de biberon, et les sanguines aussi, c’est même le métier privilégié par les psychopathes lorsqu’ils essayent de réintégrer la société (il suffit d’enterrer les cadavres dans le jardin pour faire pousser les orangers). Les oranges spermiques par contre on entend plus du tout parler. Ce sont probablement des rumeurs marketing lancées par les entreprises d’aphrodisiaques pour faire marcher le buisness =O.

 

 

Henshin !!! ~Pantsu ni Natte Kunkun Peropero~

 

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“Ahhh… I wish I was a girl’s panties” After Yuuji said that, his imouto Miko left him and is now staying at the girls’ dormitory. He debated if panties would be too stimulating and if he should be a skirt or a chair instead, all the while lamenting why he was born a human. Coming home one day, he came upon a talking cat-like thing that had collapsed. As thanks for taking care of her, she gives him a cell phone that allows him to transform into anything! Armed with his new ability, he heads out to fulfill his dream of teasing girls.

 

Merci May-Be Soft, merci. Après l’incroyable Pai Touch, il fallait redonner à l’industrie des eroges sa raison de vivre et sortir enfin du moule impitoyable des scenarios-prétextes calques les uns sur les autres. Il fallait un élan de génie et le voilà ! Préquelle de Hanshin et Henshin 2, ce nouveau volet poursuit l’idée révolutionnaire qui est le leitmotiv de la série : se transformer en objets pour épicer sa triste existence avec du fun. Certains, comme moi, en auraient profité pour écrire un livre qui raconterait la pénible vie d’une chaise ou monter une rébellion de toutes les chaises du monde contre le joug humain mais malheureusement le héros n’a pas tant d’ambition et c’est bien dommage. Eh oui, pour les gens un peu bas de plafond la priorité n’est pas d’accroître le champ de leurs expériences ou de s’octroyer des pouvoirs de fou pour le lulz (Je suis CHAISEMAN, le justicier à dossier de fer et je pourfends ceux qui maltraitent mes confrères en se balançant dessus !) mais de faire chier les filles de leur entourage pour les traumatiser à vie en les pénétrant de manière indirecte (en possédant ses draps par exemple). Moi je dis que les rendre folles en jouant les fantômes aurait été plus fun mais bon, chacun ses menus plaisirs.

 

Bref, merci May-Be Soft, c’est une idée absolument géniale qui a un gros potentiel. Je vais derechef prier la peluche magique qui donne ce merveilleux pouvoir de me transformer en PORTEWOMAN, comme ça je vais claquer et claquer toute la nuit pour empêcher mes voisins de dormir et me venger du bruit qu’ils occasionnent régulièrement. Oh et quand ils auront un contact particulièrement intime à une heure particulièrement indécente, je passerai à l’étape supérieure en me changeant en RIDEAUWOMAN. Révolutionnaire cette idée on vous dit !

 

 

Catégorie « Estomacs sensibles s’abstenir »

 

Parce que malheureusement il existe aussi pléthore de scénarios dégoutants dont la seule évocation donne envie de vomir.

 

Musume Shimai

 

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The main character has two daughters. But he lives separately from them for a long time because of his job. One day, he is suddenly fired. He disappointedly comes back to his house, but he is happy to be able to stay with his daughters. He tries to keep self-control, but....

 

Ce truc là est juste dégueulasse. Les deux filles ne doivent même pas dépasser les 10 ans d’âge et le père est complètement fumé dans sa tête. La première scène consiste en une image fixe : celle d’un téléphone portable. Les deux petites sont en fond d’écran et on entend clairement l’ainée demander des nouvelles à son père. Et à peine la conversation finie, il y a comme un vieux bruit de canette qui s’ouvre et…va falloir mettre le téléphone à laver =(. Et plus loin dans le jeu on entend le même bruit suspect et juste après on voit la gamine boire un verre de lait. J’ai eu des doutes et en se renseignant, ouais, c’est bien ce que je pensais…brrr. Le reste du temps le père le passe à s’infiltrer dans la chambre de la gosse de son choix pour se tripoter sur elle dans son sommeil. Le reste je sais pas, j’ai pas vu, pas entendu, je ferme les yeux….

(Il peut même les mettre enceintes et coucher avec elles pendant qu’elles ont un gros ventre, ce qui est impossiiiiiible et complètement gerbant).

 

 

Shiiku Hakusho ~Kusari ni Tsunagareta Doukyuusei~

 

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Keiichi is from a rich family. He's got everything he wanted, books, toys, pet animals..., and girls!! He now goes to school just for a girl, Sarina. "I just want her." He confines her in his secret room and rapes her in various ways. She gradually gets addicted to it and....

 

Un timbré qui séquestre une pauvre fille pour lui infliger toutes sortes d’humiliations dont la plupart implique des animaux. VNDB nous montre, sous spoiler, des chats, des chiens, des singes et un cheval. Je…je ne veux pas savoir s’il y a d’autres joyeusetés au programme.

 

 

Dustmania Grotesque ~Kaitai Sounyuu Shinsho~

 

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A female scientist is kidnapped by her former collegue, who decides to carry out experiments related to immortality medicine on her.

 

Et la médaille de l’eroge le plus gore de tous les temps est attribuée à…Dustmania =/. Non parce que dis comme ça, on ne sait pas trop à quoi s’attendre, on se dit « Tiens, jetons un coup d’œil aux photos en bas pour voir de quoi il retourne ». GRAVE ERREUR. Les gens qui ont inventés cette chose sont des psychopathes. Je veux dire, la pauvre héroïne est découpée en petits morceaux et violée dans l’œil arraché au préalable, dans le cerveau,  dans le bras fraichement tronçonné, dans le cou une fois décapitée, mais beuh quoi. Je ne me considère pas comme facilement impressionnable mais alors là, il me suffit de regarder les quelques images disponibles et je sens tout mon corps frémir. Cela me fait mal rien que d’imaginer et je sens mon estomac qui remonte. Si le diable existe, voilà à quoi ressemblerait son jeu préféré…

 

 

Nyotai Kyouran ~Kore ga Watashi no Nozonda Body~

 

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Saya strikes down with incurable illness. She is extremely depressed and just spends her time vacantly. However, she still wants to tell her love to her old friend. One day, Kouji, a doctor, tells her that he might be able to cure her illness by fulfilling a certain condition. That is to have a newly invented operation. She desperately accepts it.... What will happen to her body? Will her love reach him...?

 

Mentionné par Sayu dans les commentaires, ce “truc” semble dans la droite lignée de Dustmania avec un descriptif assez vague mais amplement compensé par l’illustration juste magistrale d’une fille avec des seins cinq fois plus gros qu’elle. Il est fortement déconseillé de chercher à en voir plus parce ça part très vite dans le gerbant. Je vous ai fais l’honneur de couper un peu l’image histoire que le gode planté dans le derrière de l’héroïne et les tétons aussi gros que des pastèques ne vous fassent pas rendre votre repas =/.

 

Sur ce, je vais me pendre…avec mes seins, cela va de soi voyons (il est bien connu que les femmes sont composées à 90% de pudding) X).

 

 

En parlant de Satan, vous saviez qu’il existait un jeu Boku no Pico, Pico To Chiko Shota Idol no Oshigoto ? Raaaaaaaaaaah, pitié, écartez cette chose de ma vue !

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