Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 18:36

Eroge

 

PREMIERE HISTOIRE
QUI TRAITE D'UN MIROIR ET DE SES MORCEAUX

 

Il était une fois un méchant sorcier, un des plus mauvais, le Diable en personne. Un jour qu’il était de fort bonne humeur il avait fabriqué un miroir très spécial, un miroir ensorcelé dont la particularité était que le Bien et le Beau en se réfléchissant en lui disparaissaient mais que tout ce qui était laid apparaissait nettement et empirait encore. Les plus beaux paysages étaient réduits à néant, ressemblaient à de la bouillie informe et repoussante, de même les plus jolies personnes y apparaissaient monstrueuses à en faire peur, leurs visages étaient si déformés qu’ils n’étaient plus reconnaissables. Le diable trouvait ça très amusant. Pour la première fois, disait-il, on voyait comment la Terre et les êtres humains sont réellement.

 

Les apprentis sorciers sous son autorité racontaient à la ronde que c’est un miracle qu’il avait accompli là. Ils voulurent voler vers le ciel lui-même pour se moquer aussi des anges. Plus ils volaient haut avec le miroir, plus ils ricanaient. C'est à peine s'ils pouvaient le tenir et ils volaient de plus en plus haut, de plus en plus près de Dieu et des anges, alors le miroir se mit à trembler si fort dans leurs mains qu'il leur échappa et tomba dans une chute vertigineuse sur la Terre où il se brisa en mille morceaux, et alors, ce miroir devint encore plus dangereux qu'auparavant. Certains morceaux voltigeaient à travers le monde, aussi légers que des grains de sable. Si par malheur quelqu’un recevait un éclat dans l’œil, le pauvre accidenté ne voyait plus que ce qu’il y avait de mauvais en chaque chose, le plus petit morceau du miroir ayant conservé le même pouvoir que le miroir tout entier. Quelques personnes eurent même la malchance qu'un petit éclat leur sautât dans le cœur et, alors, c'était affreux : leur cœur se changeait en pierre, ils ne pouvaient plus sentir ni compassion ni pitié. Ils étaient maudits.

 

Mais ce n'était pas fini comme ça. Dans l'air volaient encore quelques parcelles du miroir !

 

La Reine des Neiges, Hans Christian Andersen

 


 

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C'est l'histoire de Fuminori Sakisaka, un étudiant en médecine ordinaire, dont la vie bascule le jour où il est victime d'un accident de voiture Ses parents décèdent sur le coup tandis que lui reste entre la vie et la mort. Pour le sauver, le corps médical lui opère le cerveau de manière assez expérimentale. Il s'en sort mais non sans effets secondaires particulièrement atroces. Désormais ses sens sont complètement déboussolés et le monde devient un véritable cauchemar : les êtres humains sont des monstres défigurés, les rues couvertes d'organes, la nourriture a un goût répugnant et même les fleurs sentent la pourriture.

Évidemment c'est un drame pour lui mais Fuminori décide de garder son mal secret de peur d'être enfermé à l'asile ou pire, de servir de cobaye à des expériences scientifiques toute sa vie. Chaque jour il s'enfonce un peu plus dans la folie tandis que ses anciens amis, physiquement morts à ses yeux, s'inquiètent de plus en plus à son sujet. Une nuit, à l'hôpital, alors que Fuminori décide de se suicider pour mettre fin à cette horreur, il croise le chemin de Saya, la seule figure humaine des environs. Mais qui est-elle vraiment et pourquoi peut-il la voir normalement ?

 

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Saya no Uta est un visual novel érotique réalisé par la firme Nitro+ en 2003 avec Chūō Higashiguchi (Mnémosyne, une bonne partie des jeux Nitro+) au character design et Gen Urobuchi (Puella Magi Madoka Magica, Phantom of Inferno) au scénario et encore aujourd’hui il fait figure d’OVNI dans le média, notamment à cause de son univers atypique et noir.

 

D’emblée, on découvre avec stupéfaction et dégoût le monde tel qu’il est perçu par Fuminori, un monde dégueulasse, cauchemardesque, l’image trop vivante de l’enfer sur terre. Les rues sont parsemées de tripes et de cadavres, les passants sont des créatures hideuses qui crachent des sons grésillant en guise de paroles. Tout y sent mauvais, tout y est pourri, en décomposition. Fuminori avait des amis, aujourd’hui il ne les comprend plus ; comment le pourrait-il ? Kōji, son meilleur ami, sa petite amie Ōmi, la timide et jolie Yō qui ne lui semblait pas indifférente, sont comme morts à ses yeux. Ce sont des abominations désormais, plus les visages souriants d’autrefois. En un sens, le héros de Saya no Uta est très similaire à Kay de la Reine des Neiges d’Andersen qui reçoit des fragments du miroir maléfique et dans l’œil et dans le cœur. C’est la même descente aux enfers...en plus violent. Et si on poursuit la comparaison, l’amie d’enfance incarnée par Yō a tout d’une Gerda, sauf que celle-ci est parfaitement impuissante. Pour tout ce qu’il endure, on se surprend très vite à faire preuve de beaucoup de compréhension à l’égard de Fuminori : certes il se montre de plus en plus antipathique avec ses amis et d'une froideur assez glaçante, mais c’est parfaitement justifié quand on sait qu’il se débat chaque jour contre la folie.

 

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C’est d’ailleurs là qu’intervient Saya. La jeune fille est un peu son seul espoir, le dernier fil qui retient Fuminori à ce monde hideux dont il ne peut s’échapper, la seule source de chaleur et d’humanité. Elle va donc prendre de plus en plus d’importance puisque c’est le seul refuge dont il dispose pour se sauver du désespoir. Or, vous vous doutez bien que la demoiselle a quelque chose à cacher, que quelque chose cloche : elle ne sort que très tard la nuit de peur d'être vue, prétend ne pas avoir d'amis car elle fait peur à tout le monde et n'a pas l'air d'avoir de domicile. Je pense que je ne vous spoilerai pas si je vous dis que Saya n'est pas tout à fait humaine. Sa véritable apparence n'est jamais vraiment montré mais comme Fuminori le fait lui-même remarqué dans une des fins, si les choses normales lui apparaissent monstrueuses et que les choses monstrueuses lui apparaissent magnifiques, elle doit avoir une forme assez unique.

 

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Et c’est finalement là l’aspect le plus intéressant du scénario. Tout comme la Reine des Neiges, Saya no Uta met en scène la lutte du Bien contre le Mal mais en la pervertissant au plus profond degré. Depuis que ses sens ont été bouleversés, Fuminori ne cesse de finalement perdre son humanité. D’où la question : Qui de Saya ou des amis de Fuminori est le plus humain ? Qui est le méchant ? Qui est le gentil ? La réponse ne change-t-elle pas radicalement selon notre perception ? Il y a un aspect presque philosophique qui est palpable. Saya no Uta force le joueur à se poser des questions à mesure qu’il avance dans l’aventure, mais aussi à remettre en cause ce qu’il croyait.

 

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Il n’y a pas énormément de personnages dans l’œuvre mais ils sont tous soigneusement travaillés. En plus du couple principal autour duquel gravite l’intrigue, on compte donc Kōji, Ōmi et Yō dans le trio des amis ainsi que Ryōko, le médecin en charge du cas de Fumnori aussi redoutable que belle. Saya no Uta n’étant définitivement pas pour les enfants, tous ces personnages, même les deux ou trois secondaires en plus, vont en baver sévèrement : cannibalisme, viol, meurtre/massacre (à ce stade ce n'est plus « juste » du meurtre), cruauté simple, tentacules, sadisme, tout le monde va en prendre pour son grade. Ce qui fait de ce jeu une oeuvre incroyablement gore (pas tant par les images que par les situations en elles-mêmes) donc à déconseiller aux âmes sensibles. Évidemment, comme c'est un eroge, il y a aussi des scènes de sexe, or la plupart d’entre elles servent surtout à accroître l’horreur et sont par là presque indispensables à l’ambiance du jeu. Seules les scènes d’amour entre Saya et Fuminori paraissent plus dispensables, mais elles sont aussi nécessaires parce qu’elles permettent d’établir un contraste.

 

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Qu'est-ce qu'il y a de si fabuleux dans Saya no Uta pour que j'en parle comme ça avec des larmes aux yeux, ou presque ? Je dirai que malgré le côté gore, il y a un charme indubitable à cette oeuvre. Gen Urobuchi sait vraiment changer la laideur en beauté. Les graphismes magnifiques (même si terriblement inquiétants dès que des tripes sont dans le coin) et la musique, qui l’est tout autant, l’attestent et collent parfaitement avec l’ambiance glauque, l’accentuent. Le seul défaut qu’on pourrait trouver à ce bref eroge serait l'interactivité moindre. En effet, vous ne décidez de rien ou presque car en tout il n'y a que deux fois où on vous demandera votre avis. En somme on se rapproche plus du kinetic novel (linéaire) que d’un visual novel à choix. Il y a trois fins possibles, toutes très tristes, qui vous chatouilleront les yeux [spoiler] et dont la meilleure montre Saya, telle une chrysalide devenant papillon, accéder à un autre niveau d'existence [spoiler]

 

  Un des thèmes les plus marquants du jeu, Song of Saya I, par Toshimichi Isoe

 

En conclusion : si vous êtes majeur et que vous avez les tripes bien accrochées, c'est résolument une expérience que je recommande, une sorte de fusion improbable et envoûtante entre le conte d’Andersen et le mythe de Cthulhu. Vous trouverez assez facilement des traductions sur le net vu la popularité du jeu (il y en a même une en français chez Nnuuu).

 


Edit 27/11/11 : L'article a été totalement refondu, pour le retrouver sous sa forme originale (histoire de comparer mes progrès en analyse peut-être ), je vous redirige vers mon ancien blog.

Par Helia - Publié dans : Eroge
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Commentaires

C'est en parcourant ton blog que j'ai connu cet eroge. merci beaucoup, il est génial ! j'avoue avoir un peu eu peur et que j'ai eu du mal a m'endormir cette nuit là, mais je ne regrette rien, cette histoire est trop romantique ! c'était une super expérience ! je vais m'attaquer a yume miru kusuri. bises
Commentaire n°1 posté par chloe carmin le 16/06/2010 à 22h03

Eh bien ça fait plaisir à entendre, merci ^^.

Romantique, c’est à débattre vu le contenu de l’histoire et les différentes fins mais c’est sûr que c’est une histoire unique et si les eroges te plaisent, je ne peux que chaudement te conseiller de jouer à Yume Miru Kusuri =).

 

« j'avoue avoir un peu eu peur et que j'ai eu du mal a m'endormir cette nuit là » = Ah, quand même =<. L’espace d’un instant j’ai cru qu’une joueuse potentielle d’eroges féminine était apparue pour me seconder dans ma mission douteuse de répandre le genre auprès du public mais j’imagine que tu ne vas pas t’aventurer sur des terrains plus hasardeux (genre tentacules et autres monstruosités typiquement japonaises) et que je ne vais donc pas pouvoir refiler ce sale boulot à quelqu’un d’autre X).

 

Sinon si tu aimes bien les eroges et les histoires romantiques, je crois qu’il y a certains otomes games qui sont pas mal dans le genre =O. Bon moi j’y connais que dalle et c’est clairement pas mon truc mais vu que t’as l’air de plutôt bien aimer, je cite ton blog, le «Shojo, Josei, Shonen ai, Sci-Fi et pas mal de bishonen »), ptet que t’y trouveras ton bonheur ^^.

 

Phatkap en avait parlé sur son blog une fois si je ne m’abuse : http://www.gamekult.com/blog/phatkap/170697/Jingi+Naki+Otome+Un+jeu+pour+nous+les+femmes+enfin+vous.html

Réponse de Helia le 17/06/2010 à 00h28
je te rassure, si je n'ai pas réussi à dormir, ca n'a rien à voir avec les monstres à tentacules, le thème du viol et de la soumission.
Je regarde aussi du hentai et franchement, je pense avoir vu plus choquant.
J'ai plutôt été impressionné par l'atmosphère lourde, le désordre psychologique de Fuminori, les décors recouverts d'entrailles, et de voir la "mignonne" petite Saya au milieu de tout ça, qui faisait un peu penser à une "alice au pays du goru".
Je tient à préciser que les murs de mon salon sont rouges, je te laisse imaginer les délires de mon imagination fertile ...
Niveau romance, j'ai beaucoup aimé la fin ou saya se reproduit pour lui offrir un monde ou il pourra vivre, et aussi quand ou il devient lui même un monstre par amour pour elle au lieu de retourner à la vie humaine.

Je trouve ça kyaaarement et glauquement romantique.

Je pense que je vais continuer a fouiller dans l'eroge, car je trouve les fantasmes véhiculés dans les hentais masculins plus intéressants.
Mais je vais aussi tenter l'otome game parce que j'adore les beaux gosses ( mon coté esthète, lol ).
Tout ça entre deux épisodes de Fruit Basket... la vie est pleine de paradoxes :D !

Me connaissant, je vais probablement aimer les deux.

bises !
Commentaire n°2 posté par chloe carmin le 17/06/2010 à 01h44

Je n’ai qu’un mot à dire : copiiiiiine =D !

 

Je sens que c’est le début d’une longue et fructueuse collaboration. Une fille qui arrive à apprécier le hentai/les eroges et qui de l’autre côté kiffe les beaux gosses et le kawaii, ça ne peut qu’être intéressant ma foi.

 

Bon, j’avoue, je suis un peu comme ça aussi. Du coup sur mon étagère les Card Captor Sakura dorment paisiblement côte à côte avec mes MPD Psycho…si c’est pas paradoxal ça =x.

 

(Les paradoxes c’est tellement plus cools)

Réponse de Helia le 17/06/2010 à 19h57
Passé le choc du début (qui m'a fait quitter le jeu au bout de 2 secondes à la première image ~/o/), le jeu se laisse suivre avec "plaisir", non sans un sentiment permanent de malaise dû aussi bien à la dureté des images (gores), qu'aux situations tendues et angoissantes.

En plus de l'histoire que j'ai trouvée ô combien sombre, adulte et dure mais aussi belle et émouvante, j'ai également apprécié la narration qui alterne à plusieurs reprises les passages avec les différents personnages.

En parlant du loup, les personnages sont très biens écrits. Le pire dans tout ça, c'est que l'on comprenne et que l'on accepte de suivre la psychologie de Fuminori (pour débloquer toutes les fins), bien que l'on ne cautionne pas forcément ses actes ainsi que les motivations qui le poussent à agir ainsi.
Ainsi, aussi inhumains et difficiles à avaler (hoho) soient les actes de Fuminori, on clique, et on accepte.
La vie est dure, n'est-ce pas ?

Saya no Uta a été ma première expérience dans le monde des VN, ce n'est peut-être pas le plus recommandable pour débuter (?)
Ca fait mal, mais ça donne envie d'en découvrir d'autres =)

Merci Fraulein pour nous avoir déniché cette perle ! o/
Commentaire n°3 posté par Nataka le 13/02/2011 à 20h15

J'avais un peu peur que tu sois dégoûté quand j'ai su que tu avais abandonné dès la première image mais finalement on dirait que ça valait el coup =). Bon je confirme il vaut mieux commencer par plus soft quand on commence dans les VNs mais ce n'est pas très grave si tu manques à cette règle.

"ça donne envie d'en découvrir d'autres" = D'autres Vns ou d'autres oeuvres gores :p ?

Réponse de Helia le 15/02/2011 à 19h53
Héhé, je parlais des VNs :p
Après, s'il y a d'autres oeuvres gores de la qualité de Saya no Uta, je ne me priverai pas ! ^^
Commentaire n°4 posté par Nataka le 15/02/2011 à 20h51
Aux vues de la présentation excellente de cet eroge faite par tes soins, je n'ai pu contenir mon envie de m'y intéresser. Je n'ai pas pu non plus , une fois lancé m'arrêter de lire pages par pages afin de comprendre le maximum du scénario ficelé et attirant au possible.
Je ne saurais dire que merci pour m'avoir fait connaitre une oeuvre aussi belle. J'avoue être toujours sous le "choc" , tiraillé entre déception et soulagement d'avoir fini de tout lire mais aussi je suis pris d'assaut de nombre autres sentiments au simple fait de repenser à certaines parties de l'histoire. Magnifique , il faut le lire complètement au moins une fois !
Commentaire n°5 posté par Ludo le 09/04/2011 à 06h10

« Je ne saurais dire que merci pour m'avoir fait connaitre une oeuvre aussi belle. J'avoue être toujours sous le "choc" , tiraillé entre déception et soulagement d'avoir fini de tout lire mais aussi je suis pris d'assaut de nombre autres sentiments au simple fait de repenser à certaines parties de l'histoire » = Eh bien écoute, tu me vois fort ravie que tu aies autant apprécié l’expérience ^^. Saya no Uta il faut toujours y aller avec des pincettes quand on en parle à cause du côté un peu gore, mais du moment qu’on a dépassé ce stade c’est toujours quelque chose =).

Réponse de Helia le 13/04/2011 à 22h19
Cela me fais plaisir que tu aies appréciée mon précédent commentaire. Je suis complètement d'accord sur le fait que saya no uta soit une oeuvre assez spéciale pour ainsi dire . Mais il faut dire aussi que j'ai vu de nombreux films d'horreur donc le gore en général , ne me fais presque ni chaud ni froid ,non pas parceque je n'en ai pas peur ( qu'on ne prenne pas pour un psychopathe ou quoi =) ) mais plutôt que j'arrive à ne pas m'imaginer en tant que protagoniste dans la fiction que je regarde. Ca me permet de contenir l'inhibition que j'aurais certainement eu si cela aurait lieu devant mes propres yeux. Enfin tout celà pour dire que je suis passé facilement outre de tout le superficiel comportement de Saya no uta pour me pencher à l'essentiel de ce que voulais faire partager l'auteur. En tout cas content que le partage de mes sentiments à propos de mon expérience t'aie plu.

Ah oui , avant de me perdre dans un trop gros flot d'écriture peu utile , serait-il possible que tu me contacte par mon E-Mail ? Il n'y a aucune intention étranges , je préfère rassurer d'avance. C'est juste que le projet que tu entretient , je le trouve vraiment intéressant et j'aurais bien aimé savoir un peu plus et dans la mesure ou il me semblerait intéressant , cela pourrait même me plaire d'y participer pourquoi pas.
Commentaire n°6 posté par Ludo le 14/04/2011 à 08h42

« Enfin tout cela pour dire que je suis passé facilement outre de tout le superficiel comportement de Saya no uta pour me pencher à l'essentiel de ce que voulais faire partager l'auteur » = C’est à dire des tentacules =D ? Aouch, non, pas taper, pas taper !

 

« En tout cas content que le partage de mes sentiments à propos de mon expérience t'aie plu » = Il n’y a pas besoin d’être aussi formel, ce n’est pas comme si j’avais sorti quelque chose d’extraordinaire (genre te demander en mariage) ^^’.

 

« Ah oui , avant de me perdre dans un trop gros flot d'écriture peu utile , serait-il possible que tu me contacte par mon E-Mail ? » = Eh bien, écoute, je n’y vois pas d’inconvénient mais si c’est toi qui a quelque chose à me dire, autant que ce soit toi qui commence le bal, non ? Le formulaire de contact est à ta disposition pour ça =).

 

« Il n'y a aucune intention étranges, je préfère rassurer d'avance » = Ah mais oui, immédiatement j’ai pensé que tu allais me faire du chantage avec des photos de moi en maillot de bain datant du primaire, heureusement que tu me rassures :p. Tss, tss, je ne suis pas particulièrement paranoïaque tu sais, et puis je suis une grande fille, un petit mal ne me fait pas peur !

Réponse de Helia le 14/04/2011 à 16h51
Ralalala, ce jeu m'attire, mais me connaissant, l'ambiance risque de vraiment me rendre malade et super mal à l'aise et ça va me coller dans la tête pendant des jours >___>;;;; J'attends d'être genre mega bien dans ma tête pour tenter l’expérience, et encore XD;;
Commentaire n°7 posté par Plumy le 27/11/2011 à 21h49

Ah oui, si tu es dans une mauvaise passe ou que tu déprimes facilement, il vaut peut-être mieux faire gaffe et bien choisir son moment ^^’. Après, le problème avec les œuvres un peu déprimantes sur les bords, c’est qu’au fond c’est jamais le bon moment pour les regarder : si tu es déjà triste, ça va te rendre encore plus triste, et su tu es bien dans ta tête, ben tu le seras plus XD. Et à force de toujours remettre à plus tard, ça finit par tomber aux oubliettes, ce qui est quand-même un peu dommage.


Réponse de Helia le 27/11/2011 à 23h21
Holà !

Alors que dire...

Tout d'abords j'ai eu peur, très peur, au début de l'histoire.
Pas pour l'histoire en elle-même, étant féru de SF/Anticipation et d'horreur/policier, les choses racontées sont presque banales au départ, ni pour les images qui sans être magnifiques sont très bien dessinées, idem pour les sprites et il n'y à rien de choquant dans tout ça pour un être insensible dans mon genre.
Non, ce qui m'à rebuté c'est la façon dont le récit m'à paru m'être presque forcé à avaler dans la première partie.
Des détails, souvent gros comme des maisons, sont omis, consciemment ou non je ne peux pas le savoir.

Fort heureusement, très vite, à peine une heure ou deux de lecture et le récit se recentre parfaitement pour finir en beauté sur des révélations que je n’espérais même pas en pensant l'histoire tournée vraiment horreur et non pas avec cette gros pointe de SF qui valide sans aucun soucis cette analogie avec le mythe de Cthulhu que tu avance.
Et donc malgré le départ qui m'aura été particulièrement difficile, voir éprouvant, je suis plus que comblé par l'histoire dans son ensemble quelle que soit la fin prise, même la première un peu prématurée.
J'ai finalement passé plus de temps sur cette oeuvre que je ne le croyais au départ, la pensant bien plus courte mais ce n'est pas un mal au vue du plaisir qu'elle m'à procuré ^^.

Une autre petite chose m'à rebuté, c'est les différentes scène de sexe, j'y suis habitué avec la tonne de trucs débiles que j'ai déjà bouffé mais contrairement à tout ça où les donzelles ont des formes pulpeuses voir grotesques, Saya ayant une apparence vraiment gamine et n'ayant pas ce genre de penchant pédophile, j'étais plutôt mal à l'aise même si ces scènes, on le sais à la fin, sont "indispensable" au final.

En ce qui concerne la musique elle est dans l'ensemble très très bien composée et pour les titres faisant partie du thème principal (en gros Song of Saya I ainsi que Sin) vraiment... envoûtantes.
Je remercie d'ailleurs les créateurs qui ont eu la bonne idée de concevoir ce VN de façon simple, toutes les données sont accessibles très facilement, en brut ou très peu cachées.

La traduction française par NUUU est vraiment impeccable, les tournures de phrase sont propres, sans fioritures et je n'ai repéré qu'une seule faute, vers la toute fin du récit, un "que" je crois, oublié en début de phrase.

En conclusion je suis vraiment un gros con d'être passé durant tant d'années à coté de ce VN pour des raisons débiles que je pouvais contourner sans soucis si je me bougeais un peu le cul de temps en temps ;).
Commentaire n°8 posté par Padré le 27/03/2012 à 09h19

« Tout d'abords j'ai eu peur, très peur, au début de l'histoire. [...] Non, ce qui m'a rebuté c'est la façon dont le récit m'a paru m'être presque forcé à avaler dans la première partie. Des détails, souvent gros comme des maisons, sont omis, consciemment ou non je ne peux pas le savoir » = J’avoue que je ne saisis pas ce qui a pu te gêner dans le début de Saya no Uta, peut-être parce que j’y ai joué il y a très longtemps. De quels détails parles-tu ? Quel aspect du récit ?

 

« Et donc malgré le départ qui m'aura été particulièrement difficile, voir éprouvant, je suis plus que comblé par l'histoire dans son ensemble quelle que soit la fin prise, même la première un peu prématurée. J'ai finalement passé plus de temps sur cette oeuvre que je ne le croyais au départ, la pensant bien plus courte mais ce n'est pas un mal au vue du plaisir qu'elle m'a procuré » Heureuse de l’entendre. Après je suis un peu étonnée par tes remarques sur la durée puisque Saya no Uta reste tout de même un visual novel extrêmement court, contrairement à des monstres comme Ever17 où il te faut des semaines pour en arrver à bout (avec plaisir).

 

« Une autre petite chose m'a rebuté, c'est les différentes scènes de sexe, j'y suis habitué avec la tonne de trucs débiles que j'ai déjà bouffé mais contrairement à tout ça où les donzelles ont des formes pulpeuses voir grotesques, Saya ayant une apparence vraiment gamine et n'ayant pas ce genre de penchant pédophile, j'étais plutôt mal à l'aise même si ces scènes, on le sait à la fin, sont "indispensable" au final » = Ah, je vois ce que tu veux dire. C’est parce que Saya est une loli. Je ne supporte pas les scènes de sexe avec les lolis non plus mais comme on en trouve systématiquement dans les eroges, on finit par s’y habituer.

 

« Je remercie d'ailleurs les créateurs qui ont eu la bonne idée de concevoir ce VN de façon simple, toutes les données sont accessibles très facilement, en brut ou très peu cachées » = De façon simple ? Je ne comprends pas non plus. Tu parles du nombre réduit de choix ?

 

« La traduction française par NUUU est vraiment impeccable, les tournures de phrase sont propres, sans fioritures et je n'ai repéré qu'une seule faute, vers la toute fin du récit » = J’espère que tu le lui as dit, ça devrait lui faire plaisir ^^.

 

« En conclusion je suis vraiment un gros con d'être passé durant tant d'années à coté de ce VN pour des raisons débiles que je pouvais contourner sans soucis si je me bougeais un peu le cul de temps en temps » = Tu vois, finalement, il y a des tas d’œuvres susceptibles de te plaire qui n’attendent que le fait que tu les trouves =).

Réponse de Helia le 28/03/2012 à 14h56
Tu avais dit une fois qu'il fallait mieux commencer par Yume Miru si on voulait aborder les VN. Je ne pense pas.

Si il y avait pas eu ce jeu pour me "détentre" après l’expérience traumatisante de Saya No Uta, je serais mal.

Après, c'est peut-être dû à mon côté lolicon
Commentaire n°9 posté par Shamrodia il y a 5 jours à 23h51

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MAJ : 19/04/12

Version complète :

 

Scénario : 805 pages (497 422 mots) correction & 2e jet en cours

 

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Démo :

 

Scénario rédigé et corrigé  (72 pages Word / 42 455 mots)

Listages graphismes & sons de la démo achevés

Croquis basiques des personnages principaux achevés

 

7e version du script achevée :  (5797 lignes) correction en cours

 

Production de musique en cours

~ 10 pistes en fabrication

 

Production des graphismes en cours :

2 sets de sprite sur 10

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...event CG sur...

7 chibi sur 30


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