29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 07:00

Littérature

 

Sir Charles Cunningham

(1919 – 1985)

Sir Charles Cunningham est un orphelin indien adopté par un couple d’aristocrates britanniques, ce qui aura sur lui un certain nombre de retentissements puisque le monsieur deviendra vite très violent à l’égard de son propre peuple et des autres en général, frappant ainsi, un jour, un camarade pour des raisons d’une logique imparable « Ce dernier n’avait pas d’autre tort que de lui avoir conseillé d’arrêter de proférer des propos racistes, et ce d’autant plus qu’il avait lui-même le teint mat ».

Le père de Charles Cunningham se suicide quelques années plus tard, par honte, en entraînant avec lui sa femme, et laissera une lettre d’adieu : « My beloved Charlie. She was running on my bean for way too long. Had to do it. Some may say that despite my love, I have obviously failed in transmitting you some essential values. Have I ? Anyhow, I’ve seen enough. Let’s just hope that you’ll do better with my financial assets than with my spiritual legacy !* »

 

« * Mon bien-aimé Charlie. Elle a continué de tourner sur ma façon de haricots pour trop longtemps. A dû le faire. Certains mai dire que, malgré mon amour, j’ai manifestement échoué en vous transmettant des valeurs essentielles. Ai-je ? Quoi qu’il en soit, j’ai vu assez. Nous espérons seulement que vous vous faire mieux avec mes actifs financiers que avec mon héritage spirituel ! (traduction Boogle) »

 

Sir Charles Cunningham lui-même mourra dévoré par sa meute de corgis « répondant tous au nom de Doogie en l’honneur du chien préféré de la reine mère ».

 

Signe distinctif : Déteste Gandhi, le traite régulièrement de « Bloody fucking Gandhi ! » soit « Saignant d’enculé de Gandhi ! » et qualifie sa mort « d’évènement le plus extraordinairement jouissif depuis la perte de [sa] virginité ».

 

Citation : Un chien vaut mieux que deux tu l’auras.

 

Extrait de Une enfance londonienne (autobiographie) : 

Mais avant que j’aie eu le temps de répondre, nous fûmes interrompus par la présence inappropriée d’un nègre. Surgi de nulle part, il se tenait devant nous, maigre et sale, et eut l’outrecuidance de s’adresser à nous. « Z’au’iez pas la bonté de me conner la ca’casse du poulet, m’sieur-dame ? ».

Mère se saisit aussitôt de son ombrelle, bondit, et lui asséna un violent coup au visage tandis que Père abattait sur son crâne sa raquette de badminton. Le moricaud tenta de détaler, Père le faucha dans sa course et, lorsqu’il fut à terre, il souilla son visage ensanglanté de ladite carcasse. Puis il la jeta dans la Tamise, s’exclamant : « Tu la veux ? Va la chercher ? ».

Mon cœur battait la chamade ; avare de longs discours, Père venait de me donner une leçon de vie que je n’oublierais jamais : point de charité sous la menace. Le basané détala en pleurant. Père se tenait droit, majestueux, la raquette cassée posée sur son épaule. C’était le bon temps…

 

A noter que Cunningham a aussi sorti la série L’Empaleuse de Notting Hill sous un pseudonyme :

Ces romans ont pour héroïne une jeune fille de  quatorze ans qui s’invite chez des hommes de couleur, les aguiche, et les drogue avec du thé afin de les empaler avec un manche de parapluie qu’elle démonte en un geste. Disons-le sans détour : ces livres sont abjects. Ils font l’apologie de crimes racistes mettant en scène une adolescente perverse et schizophrène. Cette allégorie naïve et cruelle est l’occasion pour Cunningham de cracher tout son fiel dans un style n’ayant rien à envier aux plus mauvais romans de gare.

 

Mots-clés : baleines, earl Grey, poulet fermier, hémorroïdes, Philippe de Villiers

 


 

Kentaro Yukimura

(1813 – 1895)

Otomen avant l’heure, ce samouraï valeureux écrivait déjà des histoires à l’eau de rose. « A ceux qui le traitent de lopette, il répond par une invitation au duel, la plupart du temps poliment déclinée. »

 

Œuvres majeures : Les Cimes du vent, Appelez-moi Fleur de cerisier, La Neige du mont Fuji ne fond qu’au soleil levant

 

Mots-clés : Valéry Giscard d’Estaing, Allo Sushi, manga, Tom Cruise, geisha, arts martiaux

 


 

Michel Saint-Pierre

(1901 – 1998)

Dans le registre « les hommes sans talents », Michel Saint-Pierre fait bonne figure en tant que meilleur relou de l’histoire littéraire fictive. Ingénieur de profession, il découvre la poésie grâce à sa mère qui, croyant lui offrir un ouvrage sur la mécanique, lui achète « Les Champs magnétiques, texte élaboré en écriture automatique par André Breton ». Il déménage à Paris pour rencontrer son idole et rejoint le groupe surréaliste avant de se faire jeter comme un malpropre.

« Totalement isolé du jour au lendemain, Michel Saint-Perre refuse de se laisser aller. Dans un premier temps, il s’inspire d’Erik Satie, qui avait fondé une église dont il était le seul membre. Mais celui que le tout-Paris surnomme Michel Nancy est tout sauf un solitaire, aussi se lance-t-il à la recherche d’un nouveau groupe à intégrer. Tour à tour martiniste, rosicrucien puis franc-maçon, il sera mis au ban de toutes ces sociétés, comme il l’avait été du mouvement surréaliste. […] Il aborde tous les courants de pensée, mais certains d’entre eux, après lui avoir ouvert leur porte, n’hésitent pas à se dissoudre à la seule fin d’échapper à son assiduité. Tout ceci l’occupe une bonne trentaine d’années […] Michel Saint-Pierre veut faire partie de la bande, quelle qu’elle soit…Mais Michel Nancy gave tout le monde. […] Même les hippies, pourtant fort amicaux, n’en voudront pas. Son insistance les poussera même à en venir aux mains. »

Il finira par rejoindre un ordre monastique et y mourra dans l’indifférence totale. « Entre-temps, il a tout de même réussi à publier ses célèbres Cahiers du silence, et à les fourguer aux visiteurs de son abbaye, attirés par le panneau « Vente de miel ». C’est finalement cette œuvre qui passera à la postérité. »

 

Citation : ………. (soupir)

 

Mots-clés : Baba au rhum, chaussée-aux-moines, loser, méthode Coué

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commentaires

Kiddy 31/03/2010 15:19


Merci , mais je vais ABSOLUMENT acheter le livre ( parce qu'il le vaut biiiiien =D )Donc je lirai surement ce merveilleux passage que tu nous conseilles ;)


Helia 01/04/2010 10:12



'tain mais je suis trop douée pour la vente en fait \o/. Je crois que je vais contacter les auteurs et réclamer 50% des bénéfices en échange de ce coup de pub XD.



Helia 31/03/2010 14:02


Kiddy = Si ça t'intéresse, je peux t'envoyer l'extrait complet de cette magnifique série qu'est l'Empaleuse. Un peu trop long pour être posté mais tellement WTF que ça en devient marrant XD.

Phatkap = Je ne connais de BHL que le nom, du coup je ne pige pas du tout la référence =/. Faudrait que je me cultive un peu plus X).

Kaïl = Ah mais c'est tous une belle brochette de vainqueurs XD.


Kaïl 30/03/2010 14:15


+1 Phatkap.
On a donc un lot comprenant un raciste, un efféminé et un boulet. Une belle brochette de vainqueurs !


Phatkap 29/03/2010 20:05


C'est méchant de balancer toutes les sources de BHL comme ça... :D


Kiddy 29/03/2010 18:24


"Ces romans ont pour héroïne une jeune fille de quatorze ans qui s’invite chez des hommes de couleur, les aguiche, et les drogue avec du thé afin de les empaler avec un manche de parapluie qu’elle
démonte en un geste."

MDR ! J'imagine même pas l'état du parapluie par la suite O_O (et l'état des messieurs aussi )


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