22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 16:20

OAV

 

En parcourant cet article des yeux vous vous engagez à :

1) Lire jusqu’au bout

2) Commenter si une remarque vous venait à l’esprit

3) Regarder Petshop fo Horrors si j’ai réussi mon boulot

Si l’un des termes du contrat venait à être brisé, le blog se dégage de toute responsabilité quant aux éventuelles conséquences que cela entrainerait…y compris si vous vous faites dévorer par un tigre qui sort de la tapisserie  !

 


 

Petshop of Horrors est une série de 4 OAVs, sortis en 1999 par Madhouse à partir de quelques chapitres du manga du même nom de Matsuri Akino. On y suit le quotidien de Léon Orcot, un détective au tempérament volcanique qui travaille d’arrache-pied sur des cas de meurtres et de disparitions étranges. Toutes les victimes auraient pour lien d’avoir été clients d’une animalerie de Chinatown, tenu par l’énigmatique Comte D. Persuadé que l’animalerie n’est qu’une façade, Léon entend bien prouver la culpabilité du comte. Pas facile quand on sait que même ses supérieurs fréquentent la dite boutique…

 

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Ce qui frappe le plus quand on regarde attentivement Petshop of Horrors, c’est que le titre ne reflète pas du tout l’histoire. Certes l’animalerie est un « personnage » d’une importance capitale, et il y a une ou deux scènes assez glauques, mais dans l’ensemble, ce n’est pas un anime qui fait si peur que ça. L’ambiance est plus au mysticisme qu’à la terreur pure.

 

Chaque OAV est en réalité une histoire indépendante dans laquelle sont forcément impliqués le comte et Léon, de par leurs métiers respectifs (si boire du thé toute la journée est considéré comme un métier). Cela laisse peu de place à l’épanouissement des divers protagonistes et pourtant on ne ressent pas ce manque, amplement compensé par la relation très ambiguë qui relie le bouillant détective rationaliste et ce drôle de commerçant calme et posé à l’apparence androgyne qui a une petite faiblesse pour les pâtisseries (Léon vient souvent avec des gâteaux avant de l’interroger), ainsi que par la profondeur des différents arcs qui comportent souvent une morale.

 

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Daughter

Un couple se présente à l’animalerie du comte dans le but d’acheter un animal qui les consolerait un peu de la récente mort de leur fille unique, Alice. C’est alors qu’à leur plus grande surprise, D leur propose un clone parfait de leur enfant, en affirmant qu’il s’agit d’une espèce très rare de lapin. Sans trop se poser de questions, le couple signe le contrat stipulant de ne jamais la montrer à personne et de la nourrir uniquement avec de l’eau et des légumes frais et embarque l’animal avec eux dans l’espoir de prendre un nouveau départ. Tandis qu’ils vivent heureux tous les trois dans leur grande maison, dans la rue, deux commères commentent l’arrivée du lapin dans la famille avec cette remarque « Pourvu que l’animal ne finisse pas comme la précédente Alice »…

 

Delicious

La nuit de son mariage, alors qu’elle voyageait sur un luxueux paquebot l’emmenant en lune de miel, la célèbre chanteuse Evangeline Blue tombe à la mer. Son corps n’est toujours pas retrouvé. C’est alors que le comte D contacte Iason Grey, son manager et époux, pour lui signaler que sa femme avait commandé une espèce rare de poisson et qu’après sa mort, il ne sait plus quoi en faire. Quel n’est pas alors l’étonnement de celui-ci lorsqu’il découvre un gigantesque vase rempli d’eau dans lequel se trouve une sirène qui ressemble trait pour trait à sa femme. Elle semble avoir perdu la mémoire mais l’alliance à son doigt fait planer le doute. Qui est-elle ? La réincarnation d’Evangeline ? Ou Evangeline Blue était-elle une sirène pendant tout ce temps ? Trop heureux de ce miracle, Iason Grey accepte le contrat qui demande de ne jamais montrer le mystérieux poisson à qui que ce soit, de mettre à sa disposition une grande étendue d’eau salée à changer régulièrement et de ne surtout jamais le laisser mourir de faim. Subjugué, le veuf croit alors être pardonné…

 

 

 

 

Despair

Robin Hendrix, un acteur célèbre, amateur de reptiles, est retrouvé mort le lendemain de son anniversaire, un petit lézard sur son cou. L’autopsie n’arrive pourtant pas à déceler quoique ce soit, laissant alors penser à une mort naturelle. Suspicieux, Léon va rendre visite au comte. Robin Hendrix était un habitué de l’animalerie qu’il fréquentait avec assiduité pour acheter de nouveaux spécimens de reptiles, au grand mépris de sa femme, qui ulcérée, a fini par le quitter, en lui conseillant de se marier à un serpent. Sa dernière visite remonte deux mois plus tôt, alors que le comte D lui avait présenté une sorte de lézard très particulière…

 

Dual

Cette fois ci c’est un candidat aux élections présidentielles, Roger Standford, qui vient visiter le comte D dans l’espoir d’obtenir le légendaire Kirin, une bête fabuleuse qui, dit-on, permet d’exaucer les vœux. Pour cela encore faut-il avoir l’âme d’un meneur. Si Roger Standford ne croit pas trop à ces sornettes, son assistant, Kelly, pense sincèrement que c’est le seul moyen pour que ce dernier devienne président des Etats-Unis. Il essuie ainsi plusieurs refus, jusqu’à ce que Kelly revienne avec Nancy, la femme de Roger, pour lui trouver un animal de compagnie qui puisse la consoler de l’attitude libertine de celui qu’elle a épousé. C’est alors que le Kirin se manifeste et le comte D finit par le livrer à contrecœur. Mais lequel des deux hommes ce monstre mythique va-t-il choisir comme maître ?

 

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Dans chacune de ces histoires, on suit certains des clients du comte D, qui trouvent dans cette animalerie tous leur souhaits exaucés, à condition de respecter les termes du contrat. Or la tentation est souvent grande de céder à l’interdit et tous les protagonistes tombent plus ou moins dans ce travers. Le plus intéressant est donc de voir comment ils vont tout foutre en l’air eux-mêmes et passer du rêve au cauchemar. Avec comme différence que tous ne réagissent pas de la même manière. Ce qu’il y a de bien dans Petshop of Horrors c’est que rien n’est jamais ce qu’il semble être : Ainsi la famille parfaite de Daughter vole en éclats lorsqu’on apprend le sort de la véritable Alice et de sympathiques, les parents deviennent haïssables une fois qu’on comprend qu’ils n’apprendront jamais de leur erreur et détruisent tout ce qu’ils touchent par excès d’amour (paradoxal et pourtant…). Delicious est un peu similaire puisque le couple idéal se révèle complètement illusoire une fois qu’on sait qui était vraiment Evangeline Blue, sauf que cette fois-ci, Iason n’est pas méprisable, il est juste pathétique parce qu’il méritait le bonheur et s’est juste fait empoisonné par une garce qui le poursuit même après sa mort sous la forme d’une apparition. Despair est complètement différent, cette fois ce n’est pas par maladresse ou par inconscience que le contrat est brisé, Robin Hendrix a même mûrement réfléchi son coup et son histoire est de loin la plus touchante des quatre. Dual est peut être l’histoire la plus ambiguë en ce qu’il n’y a pas vraiment de termes spéciaux à respecter dans le contrat et qu’on ne saisit ce qui se passe qu’à la toute fin alors que de nombreux indices nous le laissaient déjà entendre.

 

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Petshop of Horrors commençant à dater, l’animation ne parait pas bien extraordinaire, mais globalement les graphismes sont très corrects et il n’y a pas de tare particulièrement gênante. La musique se fait très discrète tout en collant parfaitement à l’ambiance, deux pistes en particulier émergent : Dope, qu’on entend lors de l’introduction, lorsque le comte présente sa boutique, et Delicous qui passe en boucle pendant l’arc du même nom puisque c’est le tube supposé d’Evangeline Blue, et la chanson envoûtante que la sirène utilise pour séduire Iason. Rien à dire pour ce qui est du doublage, qui est parfait, Toshihiko Seki traduit à merveille la personnalité du comte.

 

 

 

Le seul véritable problème de Petshop of Horrors, c’est que c’est beaucoup trop court, on en voudrait plus ! Il est par ailleurs dommage que l’intégralité du manga n’ait pas été adapté, parce qu’avec un peu plus de budget, si la qualité se prolonge, on aurait pu avoir le temps de s’attacher un peu plus aux protagonistes principaux mais aussi saisir un peu mieux les motifs des actions du comte D (mettre dans les mains du premier qui le demande un animal potentiellement dangereux n’est pas toujours une bonne idée) ou en apprendre plus sur son passé. Pour tout ça, il faudra se contenter du manga. En attendant la série se révèle très agréable à suivre : on sourit lors des face à face entre le bourru Léon et le très élégant comte D, on tremble lorsque les clients s’apprêtent à briser le contrat en se demandant ce qui va se passer, on pleure parfois en se disant que certains n’ont vraiment pas de chance, on en méprise certains, on en aime d’autres.

 

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Ce qui est fascinant c’est surtout le portrait du genre humain qui est fait. Tout comme Iason Grey de Delicious, chaque client se retrouve face à sa sirène, son interdit, son rêve, un rêve si éblouissant qu’il est difficile de ne pas se laisser ensorceler par la mélodie…

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commentaires

Acanthe 02/08/2010 22:55


Je trouve tout ceci très intéressant.
Prochaine étape : acheter l'édition DVD ! =D


Natth 30/07/2010 18:13


J'avais bien aimé ces OAV moi aussi, mais je préfère largement le manga. La série papier a d'ailleurs connu une suite avec "Shin Petshop of Horrors" qui se déroule à Tokyo, dans le quartier de
Shinjuku. On y retrouve le comte, flanqué de Rau Wu Fei, un jeune promoteur qui "remplace" Orcot, surtout au niveau des disputes.Lieux et personnages changent un peu, mais l'esprit reste le même
:D

Plusieurs personnes (dont moi) avaient posté sur le forum d'Akata pour leur savoir s'ils envisageaient de licencier le manga. Apparemment, ils comptaient y réfléchir, mais ça fait un moment déjà et
il n'y a pas eu de nouvelles depuis.


Jack 26/07/2010 20:11


Ca m'a l'air bien intriguant tout ça, un brin fantastique en plus ça a tout pour plaire ^^. On va essayer de passer outre le vilain bishonen et regarder ces OAVs qui ont l'air bien sympa, salue
donc mon incroyable futur effort :p.


SuzieSuzy 24/07/2010 01:56


Chouette ! Quelqu'un qui apprécie Petshop of Horrors ! Je suis d'accord avec toi, 4 oav c'est trop court ... Une édition française du manga serait le bienvenue ! Vu qu'on a droit à Aïshite Night,
on peut espérer :-)


Helia 26/07/2010 01:03



C’est vrai que les fans de Petshop of Horrors sont discrets dans le coin, on en entend pas souvent parler =x. C’est dommage, c’est une série qui le mériterait.


 


Pour ce qui est d’une édition prochaine, je dirais, histoire de ne pas trop me mouiller : Qui vivra verra \o/.



Faf 22/07/2010 22:31


[HS]
"Tiens, toujours vivant =) ?"
> Heyyy ne m'enterres pas aussi vite ;)
[/HS]


Helia 22/07/2010 22:45



Loin de moi cette idée :p



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