20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 15:30

Visual Novel

 

Au cours des deux articles précédents, j’ai pu offrir un aperçu global des différents projets Nanoreno ayant vu le jour en 2013. Manquent à l’appel The Censor (du créateur de Locked-in), retiré peu de temps après pour être entièrement refait, et Autumn’s Journey qui est toujours en cours suite au manque de temps pour terminer les graphismes (Deiji étant très demandée, ce n’est pas bien étonnant). En dehors de ces deux cas, j’avais à peu près fait le tour…sauf que quelques jours après la fin du Nanoreno un autre concours a été lancé : le Pulse Pounding Heart Stopping Dating Sim Jam. Le PPHS JAM se déroulait sur une période encore plus courte, d’à peine quelques jours, et avait une thématique, « les dating sim ». L’engouement a été certain avec une déferlante de caricatures du genre et une partie des créateurs de Lemmasoft se sont lancés dans l’aventure, d’où l’intérêt de présenter quelques uns des innombrables jeux sortis. Difficile d’en faire une critique approfondie vu la brièveté de chaque projet (disponible en ligne), alors je me contenterai de souligner les caractéristiques principales des dating sim les plus remarquables à mes yeux.

 


 

A Very Splendid Otome Game

Camille & Neon

Durée : 20 minutes

 

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Disney nous a appris qu’il fallait croire en ses rêves car ils finiraient par être réaliser. Ce qu’on ne vous a pas dit c’est que les souhaits peuvent avoir des effets secondaires intéressants. En témoigne A Very Splendid Otome Game qui narre la merveilleuse (?) histoire d’amour entre une jeune pâtissière et un gâteau. Un magnifique gâteau.


Pendant qu’Auro-Cyanide travaillait sur Witch/Knight, Camille a participé au PPHS JAM avec Neon. Le résultat est minimaliste (dû à l’absence de décor et de musique) mais convainquant. Les sprites sont jolis et le postulat est tellement fumé qu’il est impossible de ne pas sourire au moins une fois devant les déboires de l’héroïne (au nom aléatoire) qui essaye tant bien que mal d’accepter que son beau tiramisu préparé avec amour soit devenu un flamboyant bisho. Plusieurs fins sont disponibles, cependant les variantes n’apportent guère d’éléments, aussi on peut très bien en rester à un seul playthrough.

 


 

Jurassic Heart

Hima

Durée : 10 minutes

 

Jurassic-Heart.jpg


Kya, aujourd’hui je vais en ville passer du temps avec Taira-kun pour acheter un ukulélé, j’ai hâte de le voir, mon petit cœur en bat la chamade ! J’espère qu’il aimera ma nouvelle barrette, je me sens un peu nerveuse ! Peut-être qu’une belle histoire d’amour va commencer entre nous ! Au fait, Taira-kun est un T-rex.

 

Autre jeu absurde, Jurassic Heart imite à merveille les codes du dating sim lambda en introduisant un charmant dinosaure en guise de partenaire. Et bizarrement, l’histoire de Taira-kun est toute mignonne, un peu plus et on le trouverait moe ! La présentation reprend des décors et des musiques libres de droit, ce qui a le mérite de coller avec le thème, et nous propose quelques choix menant à des fins différentes. Seule la bonne donne accès à une CG de Taira-kun jouant de son ukulélé. Bref, un petit jeu rigolo comme tout.

 


 

Night at the Hospital

Team Snugglebunny

Durée : 30 minutes 

 

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Frank est un étudiant presque ordinaire. Très régulièrement, son meilleur ami Steve l’entraîne dans une chasse aux fantômes et c’est à lui que revient la dure tâche de le raisonner. Ce soir-là, Steve est parti explorer un hôpital abandonné en pleine nuit et il a bien évidemment oublié de prendre sa lampe-torche. Or, lorsque Frank débarque pour lui donner un coup de main, impossible de le trouver. Inquiet, notre héros va donc explorer les décombres du bâtiment pour en deviner le secret…et tomber sur Luka, un mystérieux jeune homme.

 

Night at the Hospital a l’air d’une histoire d’horreur sérieuse mais ne vous y trompez pas, il est avant tout question de câlins. Oui, de câlins. Pour expliquer pourquoi c’est un dating sim loufoque, il faudrait spoiler donc je vous réserve la surprise. Déjà, on remarque que la présentation est vraiment de très bonne facture et que la version téléchargeable ressemble davantage à un projet Nanoreno qu’à un dating sim conçu en moins d’une semaine, sans doute grâce au grand nombre de personnes ayant participé. Les différents éléments restent tous dans la thématique : l’interface est soignée, les décors bien que peu nombreux sont irréprochables et sprites comme CGs restent agréables à l’œil, même si on perçoit quelque chose d’un peu statique dans la colorisation. Quant à l’intrigue, elle est relativement simple : il s’agit d’interagir avec Luka sous le prétexte de partir à la recherche de Steve. Selon les réponses, il y a 3 fins dont deux fortement romantiques, chacune assortie d’une illustration.

 

Hospital-02.jpg

L’atout de Night of the Hospital ce sont ses dialogues sarcastiques et les réactions du personnage principal au moment des « révélations » qui prennent à contre-pied les attentes du lecteur. On remarque assez peu la différence de style de chaque auteur, il y a dû y avoir un gros brainstorming à ce sujet, ce qui est appréciable et rend l’histoire plus cohérente. J’ai beaucoup apprécié la bonne fin et la romance entre Frank et Luka (c’est donc du shounen-ai). Il est cependant dommage que le jeu ait été codé de cette manière : en effet, en voulant faire des choix menant vers une romance entre les deux protagonistes, je me suis retrouvée sur Vacuum, qui est la fin CALINS (à chaque embranchement ou presque il est possible de câliner Luka pour le lol), alors même que je n’avais jamais choisi cette option. Aussi je recommande au lecteur de soit suivre d’abord le walkthrough, soit de délibérément chercher la fin CALINS au préalable. On remarque aussi notablement quelques bonus assez originaux de disponibles, ce qui est toujours le bienvenu (comme le fait de débloquer le journal de chaque personnage sur le site web du jeu avec un mot de passe).

 

En conclusion, Night of the Hospital est un petit VN sympathique (avec du boy’s love) qui a la particularité d’avoir été traduit en français donc si ça vous intéresse, jetez-vous dessus !

 


 

Ces trois dating sim loufoques sont ceux qui m’ont le plus attiré sur l’impressionnante quantité de productions sorties : en tout on peut bien compter un peu moins d’une centaine de projets, à l’intérêt très variable.

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Dont la contribution de Christine Love : Magical Maiden Madison. Devinez de quoi ça peut bien parler. De tentacules, évidemment, comme si Diving Deeper ne l’avait pas calmé (à croire qu’elle fait vraiment une fixette dessus). 5 minutes à écouter une magical girl moderne parler de comment un monstre à tentacules a gâché sa journée (et son rendez-vous galant, accessoirement) et de comment des photos indiscrètes de cette séquence se sont retrouvées sur Internet. Heureusement qu’il n’y a pas de graphismes…


Mais bref, tout cela pour dire qu’il y avait matière et je vous recommande la lecture de cet article si vous voulez voir plus de critiques des jeux concernés.

 


 

Les seuls VNs de Lemmasoft à avoir vu le jour à l’occasion d’autres JAM au cours de l’année sont tous les deux des productions de TwinTurtle Games : Milk of Human Kindness pour le Boob JAM et Magical Majorette Drummer Garnet! Handsome Boy Blues pour le Magical Girl JAM.

 

Milk of Human Kindness avait l’originalité de traiter de la maternité dans un couple lesbien en montrant les difficultés que la venue d’un enfant engendrait dans la vie de Brooke et Cécilia. Cette dernière se plaignant régulièrement de douleurs à la poitrine à cause de sa maternité. D’où le thème des « seins » traité à peu près sérieusement.

 

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Le scénario, sans être mauvais, reste du côté de l’anecdotique et les graphismes sont très irréguliers : si les décors, moyens, restent acceptables et que les sprites sont plutôt jolis, l’interface est celle par défaut et les CGs sont une horreur. Le style y est complètement différent, ce qui pourrait facilement s’oublier si le collage par-dessus les décors (quand ils sont réutilisés) ou le nouvel arrière-plan n’était pas aussi baveux : il y a des traits de crayon gris partout, des traces blanches dues à un collage trop vite fait, des bouts coupés sur les images rajoutées et des couleurs qui dépassent de leurs limites un peu partout. Si vraiment les graphistes n’ont pas eu le temps de finir leur travail, il aurait été plus judicieux déjà de recentrer l’image pour ne pas avoir une grosse zone vide en guise d’arrière-plan (c’est pas top), mais aussi de réduire les CGs à de simples chibis insérés par-dessus les décors. Et si vraiment il n’y avait pas de temps pour la colorisation (les CGs ne possèdent que des aplats, il n’y a aucune lumière/ombre, aucun relief/effet), autant rester sur un sketch coloré, plus simple, mais tranchant moins avec la sobriété du reste =/.

 

 

Magical Majorette Drummer Garnet! Handsome Boy Blues emprunte un chemin totalement différent en essayant de se positionner comme une parodie délirante du genre magical girl avec un résultat…assez peu enthousiasmant. Vous incarnez Garnet, jeune fille aux pouvoirs magiques, et devez à la demande de Topaz, votre familier, sauver le centre commercial d’un illuminé fou de saxophone. Et c’est à peu près tout.

 

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Ce qu’on remarque dès le lancement du jeu c’est que la programmation et l’interface occupent une place importante : le mouvement des différents boutons, le titre, la textbox, le flottement de Topz, tout ceci est bienvenu. D’autant plus que le style cartoonesque des sprites n’est pas déplaisant du tout. Seule ombre au tableau : les décors. Si la chambre de l’héroïne peut encore passer, le centre commercial (qu’on voit le plus) aurait vraiment pu être un peu plus soigné. Mais bon, après tout le temps de conception a dû être particulièrement limité, regardons donc de plus près l’histoire.

 

MMDG2.png

Eh bien, la parodie affichée coule très vite puisqu’à peine débarquée sur les lieux du crime, Garnet se retrouve dans un combat acharné contre Peridot. A ce moment-là, vous avez le choix entre plusieurs attaques stupides et il faut en sélectionner une. Puis une autre. Puis encore une autre. Jusqu’à ce qu’enfin il y ait un peu de dialogue. Et qu’il faille recommencer. Encore. Et encore. Une fois tous les choix de dialogues épuisés, il en apparaît encore d’autres et le mécanisme reste le même. C’est juste inintéressant au possible. Passé le premier sourire face au random des attaques, on a juste qu’une envie : en finir. Le jeu n’est même pas long mais la phase du combat est tellement chiante que j’ai juste ragequit au bout d’un moment. Un beau gâchis… Et en plus Twinturtle Games songe à en faire une série épisodique, arg, juste non !

 


 

C’est tout sur les visual novel anglophones courts pour le moment, la prochaine fois, si je suis motivée, je vous parlerai peut-être de Grisaia no Kajitsu que je viens de finir : un VN japonais extrêmement long aux problématiques pour le coup totalement différentes

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