10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 16:10


Suite de mon analyse de quelques jeux NaNoRenO 2012
. Après avoir testé deux petits VNs presque pour s’échauffer et découvert deux autres assez sympathiques, il est temps de s’attaquer à de plus gros poissons.

 


 

The knife of the traitor

Clua

Durée : environ une heure (7 fins et des bonus)

 

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Une princesse génocidaire comme héroïne ? Chic, alors !

 

Lady Os est la terrible princesse à la peau verdâtre du royaume pas très enchanteur d’Ulla qui est peuplé de créatures aussi étranges que décalées. Elle torture et abat sans vergogne ses opposants pour étendre le domaine de son père, ce qui lui vaut une réputation redoutable. Mais un jour, elle se réveille d’un trop long sommeil de quatre années dans une tour verrouillée en compagnie de son fidèle serviteur, Corvus. Un couteau est planté au travers de sa gorge. Muette et amnésique, elle va alors arpenter le donjon à la recherche du coupable.

 

The knife of the traitor était un des VNs Nanoreno que j’attendais avec le plus d’impatience, notamment à cause de l’illustration du menu : je suis littéralement tombée amoureuse du design de Lady Os avec sa peau verte, sa lingerie bleu rayé et ses yeux décoratifs. Et il est vrai qu’artistiquement il claque ! Les sprites sont très colorés avec plein de petites expressions variées et toujours dans ce ton burtonien fantasmagorique, ce qui est très agréable. Les event CG sont magnifiques et les chibi très mignons. On pourra reprocher aux BGs fait main d’être assez imprécis et vides mais ils tiennent tout autant la route et complètent très bien l’ambiance. Une réussite donc.

 

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Sois pas si grognon, Gervase, tu finiras par l'avoir ton harem !

 

Pour ce qui est de l’interface, si le menu est nickel et le système irréprochable, on regrettera juste un petit bug dans la section Galerie qui empêche de retourner directement au menu principal et lance directement une nouvelle partie une fois qu’on clique sur Retour.

 

Du point de vue du son, je serais plus critique vu que j’ai une forme d’allergie à la musique 8bits et que toutes les pistes du VN tombent sous cette catégorie. Elles restent écoutables mais la mélodie du menu m’est très vite sortie par les trous de nez. A part ça les rares bruitages présents sont adéquats et on aura la douce nostalgie de reconnaître le petit tching issu de Yume Nikki dans les options.

 

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Vu la qualité technique, ce que je craignais le plus dans The knife of the traitor c’était de découvrir le scénario et, surprise, il s’agit plutôt d’une comédie présentant bon nombre de moments désopilants. Les personnages sont tous étrangement attachants malgré le peu de temps disponible pour les décrire, même Os, pourtant muette une grande partie de l’aventure. Le but du jeu étant assez simple puisqu’il s’agit de parcourir trois lieux à l’intérieur du donjon où se trouvent trois bonshommes : Vosges le magicien-champignon, un shotacon à lunettes un poil tsundere qui déteste Os, Gervaise l’homme-chien bleu et pervers un poil tsundere qui déteste Os et Lilja, le...euh...la divinité mauve psychopathe et narcissique qui déteste Os. Oui, personne ne peut supporter notre héroïne à cause de ses antécédents de meurtrière (voire génocidaire). Le tout en compagnie d’un volatile noir bizarre, Corvus, qui, lui, voue une telle admiration envers sa maîtresse que ça en devient suspect. Prisonnière de la tour, Os devra pourtant coopérer avec ses compagnons de galère si elle veut trouver le coupable, d’où des interactions assez croustillantes. Si Lilja apporte au jeu tout son potentiel comique, celui-ci n’est pas exempt de sérieux et les quelques passages plus sombres apportent un background très bienvenu à toutes ces créatures. De ce point de vue-là, The knife of the traitor réserve d’ailleurs quelques surprises en matière de twists scénaristiques.

 

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Oh, Lilja, tu sais que tu serais parfait en dieu du fanservice !

 

On compte une bonne et une mauvaise fin par personnage plus la route de Corvus (qui est au fond la seule vraiment romantique) et il faudra environ 30 minutes pour atteindre la fin du jeu en première partie. Globalement les fins sont toutes satisfaisantes en matière de résolution de conflit et se reposent majoritairement en une phrase de conclusion TRES évocatrice (j’ai envie de mentionner celle de la bad end de Gervase par exemple, qui est hilarante et froidement macabre à la fois dans ce qu’elle sous-entend mais ce serait du spoil). Si l’interactivité est bien le nerf du jeu, on regrettera cependant quelques difficultés dans certains choix où on ne saisit pas forcément pourquoi tel choix est important dans telle route et pas dans l’autre, par exemple. A noter un bug légèrement handicapant quand Gervase, sous sa forme de chien, vient foutre un coup de boule à Corvus : un seul choix s’affiche à l’écran et disparaît au bout de quelques secondes. Heureusement il n’y a besoin de sélectionner celui-ci que dans un seul cas et on peut contourner le problème quand on l’a compris mais il aurait été bon de corriger cela.

 

A noter plusieurs ajouts agréables comme le changement de l’écran titre en fonction de la bonne fin que l’on a débloquée (ci-dessous, celle de Vosges) et une partie bonus qui apparaît à l’intérieur du jeu une fois qu’on a achevé les quatre bonnes fins. Ce dernier passage mettant en scène Lilja et la déesse du fanservice dégouline de naouak et arrive à la fois à faire rire et à récompenser les lecteurs par des illustrations supplémentaires.

 

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En conclusion, The knife of the traitor est un très bon visual novel qui a su s’affranchir des contraintes du NaNoRenO en allant à l’essentiel sans se prendre au sérieux et sans négliger d’approfondir ses personnages pour autant. L’aspect visuel très réussi parachève de donner au titre une identité propre. Je vous invite fortement à l’essayer.

 


 

Nanolife

Circle Pegasi

Durée : environ une heure (3 fins)

 

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L'écran du menu une fois le jeu complété

 

Un soir de tempête un jeune homme planté devant son ordinateur est en train de créer un personnage pour jouer à un MMORPG qui a attiré son attention. Cependant, au moment de la finalisation la foudre s’abat et coupe l’électricité. Devant son ordinateur éteint, le voilà obligé d’attendre. Ce qu’il ne sait pas c’est que son personnage a déjà commencé à jouer. Sous le nom de ¢hu« le petit chevalier découvre son nouvel environnement avec curiosité...

 

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Nanolife s’impose comme le plus « mignon » des titres participants avec ses illustrations chibi aux expressions craquantes et ses décors colorés haute résolution. Tous les personnages secondaires, même les plus anecdotiques, sont d’ailleurs représentés, ce qui donne une impression de vie à cet univers : des kikoolols aux joueurs expérimentés, en passant par des NPCs divers et variés (on pensera à la fille-chat adorablement tsundere ou à la sorcière), toute la faune habituelle des mondes geeks et otaks répond présent à l'appel. Puisque l’histoire se situe dans un MMORPG l’interface simule d’ailleurs les skills et les options des personnages avec la barre de vie qui descend par exemple, ou encore la petite mélodie quand on change de niveau, ce qui permet de mieux s’immerger dans le VN. On regrettera simplement que le système pourtant soigné aux petits oignons comporte une barre en haut de l’écran...qui ne sert pratiquement à rien. Impossible de sauvegarder par cet intermédiaire puisque tout se fait par les réglages situés au dessus du nom du personnage, ce qui est un poil confus quand on commence le jeu, heureusement il y a un tutorial disponible sur le menu principal pour clarifier la méprise. Au niveau des musiques, les quelques pistes utilisées sont agréables, sans plus, et se font discrètes (c’est bien tout ce qu’on demande).

 

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L’histoire en elle-même n’est pas superbement originale et rappelle fortement la franchise .hack// (notamment .hack//sign) à certains moments mais elle est simple et efficace. Le VN repose beaucoup sur la naïveté de cette AI qui découvre un monde bizarre où les lapins trognons sont des ennemis mortels et sur ce jeu avec le lecteur qui, lui, connaît bien sûr tous les rouages basiques d’un MMORPG, même sans y avoir joué. Nanolife se pare donc d’un ton très léger qui en fait un VN facilement montrable aux plus jeunes, surtout que la romance y est totalement absente. L’interactivité est très présente, ce qui renforce ce sentiment d’immersion, mais peu importante dans le déroulement du récit. Il n’y aura guère de choix capital qu’au moment de suivre Iris, une archère sympathique et volontaire qui vous prend sous son aile, ou d’effectuer le « tutorial » d’Alesia, une demoiselle calme et polie qui est évidemment un NPC. Ces deux routes ont d’ailleurs la particularité de ne pas posséder de conclusion véritable, conclusion qui ne viendra que dans la troisième route, déblocable après les deux précédentes, et il faudra recommencer une nouvelle partie pour atteindre de nouveaux choix menant à la résolution du problème de ¢hu« qui ne saisit pas trop ce qu’il fait là et qui se découvre petit à petit. Une fin toute aussi mignonne que le reste et qui permettra de voir une image bonus dans la catégorie Extra.

 

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Il n’y a pas grand-chose d’autre à ajouter, je crois. Circle Pegasi nous livre ici un petit VN sans prétention, adorable, qui donne finalement assez envie de tester Firefly, leur unique œuvre commerciale pour l’instant, un kinetic novel beaucoup plus long.

 


 

Ristorante Amore

Cyanide Tea 

Durée : environ trois heures pour compléter le jeu en entier (9 fins + 3 parties du prologue)

 

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C'était trop tentant de lui donner un prénom adéquat, fufu...Oh allez, me regarde pas comme ça, Ethan.

 

Vous incarnez une charmante Mary Sue maladroite et bien intentionnée (au nom réglable, Lily par défaut) que son oncle a embauchée avec beaucoup de bienveillance dans un restaurant italien, Ristorante Amore. Parmi vos coéquipiers il y a Ethan, le brun à lunettes froid et sévère, Pierre, le prince charmant dans toute sa splendeur, Liam, le boy-next-door gentil et serviable, ainsi que Laura, la trop timide serveuse qui vous sert de confidente. Entre deux cassages d’assiettes, notre belle héroïne sentira son cœur fondre pour l’un des trois bishonens à sa disposition. Mais attention, Angelina, la terrible snob guette et pourrait bien vous mettre des bâtons dans les roues !

 

Vous l’aurez compris, Ristorante Amore a tout de l’otome game dégoulinant de clichés au premier abord. Rien qu’à voir le slogan du site officiel, on se dit même que c’est un peu trop stéréotypé pour être vrai...et c’est le cas puisque le scénario vous réserve quelques surprises. Il se compose d’un prologue (d’environ une heure si on le complète jusqu’au bout) et d’un post-prologue plus long et plus fourni en ressources. En effet, durant tout le prologue, vous n’aurez le droit qu’à un seul décor, aucun event CG et vos équipiers garderont toujours leurs uniformes. Il y a un côté presque claustrophobe à cette première partie, l’impression d’une routine impossible à briser. C’est probablement voulu par les créatrices, les deux siamoises de Cyanide Tea (elles se complètent tant si bien qu’à force on ne sait plus laquelle fait quoi), pour mieux nous libérer dans la seconde partie où les décors et les sprites se feront plus variés et où on aura enfin l’occasion de sortir à l’air libre.

 

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Laura, votre meilleure-meilleure-amie que vous connaissez depuis 3 semaines, et Liam, le mec sympa

 

A propos des graphismes justement, on ne peut qu’admettre qu’ils sont particulièrement soignés. Les décors, par exemple, sont des photos retouchées et repeintes et l’effet est particulièrement bluffant. L’interface est aux petits oignons et colle bien avec le reste de l’histoire. On a même une petite animation en haut à gauche de l’écran pour signaler le temps qui passe (par contre elle devient un peu pesante à la longue, les ellipses étant très courantes dans le récit). Mais j’avoue que j’ai toujours eu du mal avec la patte d’Auro-Cyanide, et Ristorante Amore ne fait pas exception. Les visages sont anguleux, les yeux serrés, ça me dérange un peu et j’essaye de ne pas me focaliser sur cela mais les 5 event CG déblocables ajoutent quelques erreurs de proportions, surtout quand les personnages sont de profil, ce qui est franchement dommage et un poil désagréable.

 

Quant à la musique, je vais être honnête, j’ai fini par la couper vers la fin du prologue. Elle n’est pas particulièrement mauvaise avec ses tons jazzy qui donnent du cachet au restaurant, mais elle est très répétitive et on s’en lasse particulièrement vite.

 

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Angelina, "la garce de service", et Pierre, le prince charmant français

 

Pour commenter le scénario, je vais être obligée de spoiler un peu, mais vous pouvez toujours sauter ce paragraphe pour passer au suivant si vous craignez de vous gâcher la surprise.

 

\!/ Spoilers \!/

Le twist de Ristorante Amore que promettait Camille, la scénariste, est au final à double tranchant. D’un côté il permet une nouvelle perspective sur ce qu’a lu le joueur lors du prologue et entame une forme de méta-fiction très intéressante, de l’autre côté, il n’est pas assez fort pour que le récit ne s’appuie que sur lui. Ce que je veux dire, c’est qu’une fois la révélation passée, maintenant qu’on connaît la véritable identité des personnages et qu’on suit le vrai héros de l’histoire...il n’y a plus rien. Le jeu étant fini, on ne saisit plus bien pourquoi on continue à lire, ce que les protagonistes ont encore à accomplir (d’ailleurs le héros lui-même nous confie qu’il ne sait pas quoi faire et il continue de travailler dans le restaurant alors que le « jeu » est fini, ce que j’ai du mal à comprendre), il n’y a plus de but à accomplir, plus d’horizon. On enchaîne les scènes de vie, sympathiques et vivantes, rien à dire là-dessus, mais on ignore quel est leur intérêt et ce que le jeu a à nous offrir de plus. La structure même de Ristorante Amore reflète ce problème narratif : il y a un prologue et un post-prologue, donc une introduction et une après-introduction...mais pas de développement !

 

Sur les 9 fins que propose le VN, Josh, le héros, pourra sortir avec ses 4 collègues (mâles ou femelles, on a le droit à deux de chaque), se foirer et finir juste ami avec sa cible, ou se foirer plus fort et finir ami avec tout le monde. Seule cette dernière fin et les réussites romantiques sont récompensées par des event CG, généralement une scène de baiser ou de tendresse qui clôture la route du personnage. Cette partie romance est fort agréable mais, je l’avoue, un peu décevante, je m’attendais à plus de peps. Après avoir démonté les clichés du prologue, le post-prologue exauce finalement ces mêmes clichés, juste pas comme on l’aurait pensé au début. Par exemple, les personnages qui paraissaient stéréotypés n’ont parfois qu’inter-changé leurs caractéristiques : ainsi Ethan qui paraissait « méchant » avec tout le monde se révèle le gentil garçon typique que Liam devait représenter et Liam lui-même devient le vrai « méchant » du groupe avec son côte je-m’en-foutiste et ses piques cinglantes. De même, de petite fille timide, Laura passe à la catégorie garçonne et Angelina, censée être détestable (d’ailleurs pas tant que ça) et toujours vêtue de robe de cocktail, se révèle être juste une jeune femme accro à son travail au point de se négliger un peu. Et Pierre...visiblement ce n’est plus un prince charmant idéal mais un homme normal, un changement qui me parait évident mais soit.

\!/ Fin Spoilers \!/

 

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Trinquons à toutes les Mary Sue du monde ! (Les autres event CG sont trop spoilantes)

 

Au final, comme je l’avais annoncé dans ma news, Ristorante Amore est bien le titre du NaNoRenO 2012  le plus solide en termes de contenu : on sent qu’il y a eu un énorme travail sur les graphismes, l’interactivité, l’écriture. D’un point de vue strictement narratif par contre, le VN tourne un peu à vide une fois la surprise du post-prologue passée, quelques éléments supplémentaires concernant l’univers au lieu de se focaliser sur la romance tout de suite auraient pu pimenter le tout et élever Ristorante Amore à un autre niveau, ce qui est un tantinet dommage. Reste que le VN est plaisant et que la diversité des relations possibles (*tousse* boy’s love *tousse*) et les petits bonus additionnels intéresseront sûrement bon nombre de demoiselles. Si le défi de la team Cyanide Tea était de prouver leur valeur, il est réussi, cependant s'il s’agissait d’élargir le cercle de leurs consommateurs à l’approche de leur premier jeu commercial, Break Chance Memento (des bishonens, de l’inceste entre frères et des voyages dans le temps), je crains que ce soit plus compliqué. En tout cas, j’avais compté sur Ristorante Amore pour me rassurer et je ne me sens toujours pas prête à tester...

 


 

Normalement cette rétrospective (en retard) devrait s’arrêter là mais vu que le studio Dischan, responsable de Cradle Song, a annoncé que leur poulain allait bientôt sortir malgré le fait que la date limite soit passée depuis quelques semaines, il n’est pas impossible que je le commente à l’avenir. On verra bien...

 

Sinon, vous l'aurez remarqué, l'Eroge Mix d'avril est un poil en retard. Un spécial Kanako Ito, pour changer (donc avec de grands bouts de Nitro+ dedans et une touche de franponais, on ne se change pas, que voulez-vous).

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commentaires

Ziassan 05/05/2012 22:41

Ahah, c'était surtout l'impression que chaque point que j'avais discuté avait été interprété de la pire des manières possibles, puis que chaque tentative d'explicitation avait encore empiré le
truc. Mettre ça sur le compte du contexte permet d'éviter de me dire que je me suis réellement juste mal exprimé~
Même sur des points sur lesquels on était en fait du même avis.

Non bref, et au passage tu (et n'importe quel autre lecteur) devrais jeter un oeil à ces courtes et acerbes critiques des VN du Nano2012 : http://weeaboo.nl/blog/2012/nanoreno/

Il les a tous fait, et mélange sarcasme sévère et réelle critique.



Ps : et niveau contexte, c'était plus "le bas d'un article de blog où en plus le champs pour écrire cache la réponse de son interlocuteur, et où on peut pas agrandir le dit-champs pour une réponse
un peu longue", les forums&co font en général l'affaire sinon

Helia 22/05/2012 23:54



Y a des moments comme ça où la communication devient périlleuse mais au fond, le plus important c’est qu’on finisse par se comprendre =).


 


« Non bref, et au passage tu (et n'importe quel autre lecteur) devrais jeter un oeil à ces courtes et acerbes critiques des VN du Nano2012 : http://weeaboo.nl/blog/2012/nanoreno/ » = Je suis déjà tombée dessus bien avant que tu ne le mentionnes sur Lemmasoft et j’avoue que je ne
comprends pas l’enthousiasme de certains créateurs à son propos. Il n’y a rien d’extraordinaire dans ce qu’il dit 0o.


 


« niveau contexte, c'était plus "le bas d'un article de blog où en plus le champ pour écrire cache la réponse de son interlocuteur, et où on peut pas agrandir le dit-champs pour une réponse
un peu longue", les forums&co font en général l'affaire sinon » = Oh, je crois que je saisi ce que tu veux dire...Mais pourquoi ne fais-tu pas comme moi, c’est-à-dire mettre sur Word le
texte de la personne à qui tu veux répondre et le recopier sur le champ du blog ? En outre, ça évite les mauvaises surprises (Overblog qui te sucre ton commentaire sans raison, par exemple).



Ziassan 22/04/2012 03:17

Et bien, presque toutes les phrases prises de travers, je me demande si c'est le contexte 'commentaire de blog' qui rend la compréhension générale plus difficile, gh.

En bref :
* Pour le commentaire que visiblement tu as mal pris, c'était simplement tiré de "Mon but c’était d’inciter les gens à regarder les VNs Nanoreno de plus près, je n’ai pas envie de détruire le
travail des autres par des commentaires désapprobateurs" qui pouvait tout à fait être compris comme "détruire aux yeux des lecteurs" puisque quand on on publie une critique sur un blog, à priori,
c'est entre autre pour partager son expérience avec les visiteurs. Ça ne s'oppose en rien à l'explication que tu donnes d'ailleurs, je ne comprends pas comment ça peut être considéré insultant (en
dehors, éventuellement, du ton semi-sarcastique, mais bon). Et pas la même vision du milieu, je ne sais pas, on s'est surement mal compris.

* Je sais bien qu'une partie des gens ne se fient qu'à la première critique, la première opinion qu'ils rencontrent, d'où le "j'espère", c'est plus un souhait qu'une réalité.

* à propos du regard différent, le rapport entre ta réponse et mon commentaire m'échappe totalement. Je vais tenter de me redire ça un peu mieux.
Un VN n'est pas que romance, que ceci ou que cela, c'est plutôt un dosage de plusieurs choses, donc on peut en lire un pour un de ses domaines, en ayant malgré tout un œil désapprobateur sur une
partie de l'œuvre qui correspond moins à ses goûts, c'est tout. Et c'est une bonne chose un oeil différent sur une création, évidemment.


Quand à la dernière phrase, ce n'était bien sur par un opinion personnelle, mais un constat de la réalité : en général, ce qui compte niveau popularité, c'est plus combien on parle de quelque
chose, que de si on en parle bien ou moins bon (rien qu'à voir certaines méthodes politiques qui tombent exactement sous cette règle). Peut-être qu'un "Visiblement, l'imprtant final, c'est" aurait
évité la confusion.

Bref, on ne m'y reprendra plus hah, faire passer des idées correctement surtout un peu longues, c'est pas le bon plan de le faire dans ce genre de contexte hmm.

Helia 05/05/2012 21:20



Je crois que tu es bien le premier à autant contextualiser une banale discussion autour d’un sujet évoqué dans un article ^^’. Un blog n’est qu’un support pour le dialogue, pas le centre même de
la discussion, sauf cas explicitement contraire. Du coup je ne vois pas bien pourquoi tu me considères avant tout en tant que blogueuse et pas juste en tant qu’Helia, c’est-à-dire en tant que
fille avec ses propres goûts qui publie juste son avis. Le blog est une virtualité de discussion, non ?


 


Après, c’est dommage que l’on se soit mal compris vu que tu es probablement l’un des rares français qui aient une connaissance solide de la sphère OELVN et avec qui je puisse parler de ces
choses-là.


 


Le rapport entre mon désintérêt pour la romance et ton commentaire est simple : c’est le constat d’une incompatibilité. Beaucoup de VNs sont orientés autour d’histoires d’amour, si je n’aime
pas cela, je ne fais clairement pas partie du public visé, et il serait un peu hypocrite de ma part de m’indigner du côté « fleur-bleue » de ma lecture en disant que c’est de la merde.
C’est comme pour les animes, je ne supporte pas certains types de récits, si je m’inflige volontairement un truc que je sais que je ne vais pas aimer, quel est l’intérêt ? D’où ma prudence.
J’essaye juste de ne pas foncer dans des VNs dont le concept me débecte pour les enfoncer gratuitement, ça ne serait pas fair-play.


Après, je sais qu’un visual novel peut être un mélange de plusieurs choses et je suis toujours partante pour défier les préjugés, pour autant j’ai mes propres envies. En l’occurrence, je n’avais
pas envie de tester TOUS les VNs du Nanoreno, j’ai d’autres chats à fouetter ailleurs :x.


 


Je suis d’accord avec la réalité de ton constat mais je ne peux pas y souscrire complètement parce qu’une part de moi espère encore que la qualité triomphe de la quantité un jour. Un jour...


 


Quel autre contexte voudrais-tu pour une conversation solide si forum et blog ne te paraissent pas adéquats =O ? IRL ? Les occasions ne sont pas légion..



Ziassan 16/04/2012 21:37

[Knife of the Traitor] Sortant de l'ordinaire ? Ah mais de même, normalement. Ça me rappel sans doute trop le style Ankama.

Concernant la citation de l'article, je ne l'ai fait que parce que ça allait dans le flot de la conversation (Mary Sue ici), je m'amuse bien sur pas à le faire comme ça n'importe où (et j'ai
traduis la conclusion d'un article qu'elle avait déjà lu d'elle-même tout le trouvant bien, donc bon). Pas de raison de se sentir "désolée", même les plus soignés des travaux peuvent être
améliorés, et trouvent souvent bien peu de monde pour leur dire au final (tu devrais jeter un oeil à Juniper's Knot à ce niveau qui est vraiment sur-léché (voir presque trop pour son histoire).

Concernant la partie 3, c'est quelque part un peu osé de se dire qu'une commentaire négatif de ta part détruira les VN concernés au regard des lecteurs ahah.
J'espère que peu s'arrêtent juste à une critique défavorable pour oublier un VN (rien que la légère préférence pour la non-romance par exemple, qui peut donner un regard différent). L'important au
final c'est plus à quel point on parle de quelque chose que combien il est encensé (même si ça compte aussi),

Helia 19/04/2012 19:34



 « Mary Sue ici » = Le plus drôle c’est qu’en vrai j’ai gardé le nom par défaut et que ce n’est qu’en voulant recommencer le prologue pour prendre des screenshots afin
d’illustrer l’article que je l’ai renommé ainsi.


 


« tu devrais jeter un oeil à Juniper's Knot à ce niveau qui est vraiment sur-léché (voir presque trop pour son histoire) » = Je sais, j’ai juste d’autres chats à fouetter en ce moment,
donc Juniper’s Knot est resté quasiment intouché sur mon ordinateur. L’histoire ne m’intéressant pas plus que cela, je ne me sens pas si pressée de débuter.



« Concernant la partie 3, c'est quelque part un peu osé de se dire qu'un commentaire négatif de ta part détruira les VN concernés au regard des lecteurs ahah » = J’avoue que j’ai très
mal pris cette phrase de ta part. Quelle image te fais-tu donc de moi pour m’imaginer avec un ego pareil ? C’en est insultant... Je disais simplement que je respecte le travail de tous les
participants, même ceux que je n’ai pas aimé, et m’adonner à un exercice de lynchage pur et simple me paraît ni éthique, ni productif, c’est tout. Je me mets simplement à la place des créateurs
et je n'ai jamais prétendu avoir un quelconque pouvoir sur eux ou sur mes lecteurs. Maintenant il est clair qu’on n’a pas la même vision du milieu...


 


« J'espère que peu s'arrêtent juste à une critique défavorable pour oublier un VN » = Lis le 1e commentaire d’Otamia, tiens...


 


« Rien que la légère préférence pour la non-romance par exemple, qui peut donner un regard différent » = Avoir un regard différent, c’est bien, avoir un regard pertinent, c’est mieux.
Si je n’aime pas la romance, je ne vais pas me forcer à lire des histoires d’amour à l’eau de rose pour pouvoir dire que c’est de la merde après, question de logique. Je ne touche pas à ce que je
suis sûre de ne pas aimer à moins de jouer volontairement sur la mauvaise foi (cf Eiken, Abunai Sisters et autres).


 


« L'important au final c'est plus à quel point on parle de quelque chose que combien il est encensé (même si ça compte aussi) » = La quantité plutôt que la qualité ? Ce n’est pas
mon genre, désolée.



Ziassan 15/04/2012 14:35

Intéressant. Je dois avouer que pour The Knife of the Traitor, le graphisme m'en avait vraiment tenu éloigné (mais visiblement ça plait à pas mal de monde, comme quoi) ; si l'histoire vaut le coup
je vais m'y repencher.

Concernant RisAmo, même impression pour le post-prologue, passé la découverte et tout et tout qui bien syma, y a une sentation de vide scénaristique, d'absence de direction précise.
Disons que le concept était très bon (même si "classique" et utilisé dans plein de VN dont certains connus), mais qu'il se prêtait pas au NaNoReNo. Pour donner de la consistance au post-prologue il
aurait fallu plus de temps, un vrai truc développé derrière. Ou alors écourter rapidement en s'appliquant à garder le rythme (pour éviter les impressions flottement qu'on a régulièrement). Là c'est
un peu vouloir faire trop en pas assez de temps.

Et comme dit au-dessus, j'espère une partie 3, certains autres VN mériteraient un petit commentaire, même désapprobateur (comme les deux du début).

Helia 16/04/2012 20:38



Comme quoi, on a tous des goûts différents. J’avoue que j’ai une certaine faiblesse pour tout ce qui sort un peu de l’ordinaire et le design de Lady Os m’apparaissait une touche de fantaisie très
bienvenue.


 


Pour RisAmo, j’ai vu que tu m’avais mentionné sur le topic Lemmasoft, je me sens un peu embarrassée du coup, je vise pas vraiment ce public-là et ça m’embête de les forcer à passer par Google
Translate pour me comprendre OTL. (Surtout que j’ai vu que Camille considérait ma critique comme super-longue...mais c’est mon minimum syndical, je peux pas faire plus court é__è)


 


Disons que je suis assez d’accord sur le fait que l’histoire ne se prêtait pas forcément au Nanoreno ou qu’il aurait fallu des aménagements. En fait, le récit avait assez de potentiel pour être
quelque chose de beaucoup plus fouillé et le prologue était beaucoup trop long (1/3 du jeu), ce qui était clairement handicapant. Je pense que ça aurait pu marcher si les romances disponibles
étaient connectées à ce twist qui, au fond, a été trop vite écarté. Dans tous les cas, les histoires respectives des personnages n’ont rien à voir avec le métier d’acteur (sauf la confession dans
la route de Liam qui elle était tout à fait dans le thème) et n’apportent rien de plus à cet univers, c’est ça qui m’est apparu un peu dommage. Après j’ai conscience que la contrainte était
forte, j’ai lu tous leurs posts sur leur forum, j’ai bien vu qu’elles travaillaient comme des dingues, ça n’empêche pas de souligner les défauts.


 


D’ailleurs, en tant que créatrice, je suis un peu tiraillée entre l’envie d’encenser tous ceux qui ont réussis à voir le bout du Nanoreno et mon éternel esprit critique qui fait que je ne peux
pas m’empêcher de pointer du doigt ce qui me dérange. Au final, c’est toujours le perfectionnisme qui triomphe, désolée =’).


 


Ah, et pour répondre plus ou moins à Camille et affiner mon propos, deux petites choses :


_le fait que la romance ne m’intéresse pas est totalement dû à mes goûts particuliers. Je sais que beaucoup de gens se retrouveront dans les personnages justement parce qu’ils sont normaux, moi
je peux pas, j’ai besoin de plus de profondeur psychologique et de bizarre. Après c’était bien écrit (contrairement à...non, rien) donc je ne reste pas fixée sur ce détail.


_pour BCM, ça m’étonnerait que je sois la seule à avoir envisager les choses de cette manière. Evidemment que les deux jeux sont très différents mais puisque RisAmo est le seul VN Cyanide Tea
achevé, c’est le seul point de comparaison disponible pour l’instant. En l’occurrence, même si BCM est plus sombre et plus complexe, il n’en reste pas moins qu’il s’adresse à un marché de niche
avec des goûts très ciblés. Pour ma part, je suis très méfiante à l’égard du côté BL, les graphismes ne me plaisent pas trop, l’histoire ne m’accroche pas non plus, et je n’ai pas envie de
cracher sur un jeu qui n’a visiblement pas été fait pour moi, je préfère donc me tenir à l’écart. C’est donc fort logiquement que je me suis dit que RisAmo était l’occasion de peut-être surpasser
ces préjugés et de regarder de plus près le travail du studio. Rien de plus.



« Et comme dit au-dessus, j'espère une partie 3, certains autres VN mériteraient un petit commentaire, même désapprobateur (comme les deux du début) » = Serais-tu en train de me dire
que je ne suis pas assez méchante finalement X’) ? Mon but c’était d’inciter les gens à regarder les VNs Nanoreno de plus près, je n’ai pas envie de détruire le travail des autres par des
commentaires désapprobateurs, ça ne me parait pas très juste.



Otamia 14/04/2012 17:07

Désolé il semblerait que j'ai oublier les espaces. --"

Helia 16/04/2012 20:00



Je ne savais pas qu’on pouvait seulement oublier les espaces dans un message, ça m’a toujours paru aussi évident que les majuscules ou les points, j’en reste médusée...


 


« Mais finalement je n’ai pas eu à l’utiliser pour comprendre l’histoire. The knife of the traitor m’a bien plus jusqu'à présent » = Comme quoi, tu vois c’est plus pratique d’apprendre
l’anglais en live ^^.


 


« par contre je n’arrive pas à trouver la bonne fin de Vosges, ça doit être un bug » = Euh, non, c’est pas si compliqué de l’atteindre pourtant, t’as regardé le walkthrough du topic
Lemmasoft ? Tout y est. Et ce même topic montre d’ailleurs bien que le choix de Gervase est un bug vu qu’il fait état de 2 options différentes. Et même, le compte à rebours est trop rapide,
on a pas le temps de choisir, même si c’est voulu, c’est vraiment pas confortable pour le lecteur =/. J’ai déjà eu à faire à des choix en temps limité dans Shira Oka (la démo), c’était mieux
foutu.


 


« Donc j’ai continué pour essayer les routes des filles mais j’ai commencé avoir du mal à suivre l’histoire et à m’ennuyer. Et puis, comme le design ne me plaisait pas trop, j’ai abandonné
…mais je mets le jeu en réserve » = Ce n’est pas grave si tu n’aimes pas, ce que je voulais dire c’est qu’il est trop facile de juger sur les apparences. Après si c’est pas ton truc, c’est
pas ton truc ^^.


 


« En effet, je ne voulais pas l’essayer au début car je me suis dit que ça allait me rendre triste puisque ma première fois dans un MMORPG devait être un rendez-vous « secret », comme mon
père n’était pas du tout d’accord que je sorte avec qui que ce soit » = Euh, ce sont des informations très personnelles, j’ai ptet pas à le savoir, si ?


 


« J’ai vraiment l’impression de répondre a une interview en fin de compte » = Parce que je te demande ton avis 0_o ? Rien ne t’oblige à répondre si tu n’en as pas envie, tu sais.


 


Pour Re :Alistair, j’ai envie de dire que ce sont des mécanismes propres aux otome game, donc il est normal que les personnages s’y soumettent. Le jeu n’a jamais eu vocation à être plus que
cela, d’ailleurs.


 


« Encore, il y a ce petit bémol comme quoi nous sommes tellement centrés autour de l’énigme, qu’on n’a pas trop l’impression qu’on essaye de draguer. Et puis l’histoire s’arrête après avoir
trouvé la clé de l’énigme » = Hein ? L’énigme EST l’histoire, c’est normal que le récit s’arrête une fois le mystère résolu et qu’il s’appuie fortement sur cet élément. Tu imagines si
dans un Agatha Christie, après avoir découvert le meurtrier, Hercule Poirot nous racontait pendant 3 chapitres la cueillette des tomates dans son jardin ? Ce ne serait pas cohérent.


 


« Côté technique et design, je n’ai pas vraiment quelque chose à leur reprocher à part peut-être que les choix prennent trop de place même pour un dating sim » = Trop de place ?
Les choix ne forment-ils pas l’essence d’un dating sim justement ? Tu es sûre que tu n’avais pas des attentes en décalage avec le produit =O ?



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