6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 19:35

Pour rester dans la lignée de Noir, je vais maintenant parler de Madlax, son « successeur spirituel », afin de compléter la saga Girls with Guns (qui se termine assez lamentablement avec El Cazador de la bruja).

 

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Dans le pays moyen-oriental de Gazth-Sonika une terrible guerre civile fait rage depuis bientôt 12 ans. Au milieu de la pagaille une mercenaire officie secrètement, que ce soit dans la jungle profonde au plus fort des affrontements ou dans la zone démilitarisée faussement tranquille, sous le nom de code Madlax et avec une dextérité telle qu’elle entre dans les légendes urbaines. Pour une très grosse somme d’argent, vous pouvez requérir à ses services pour une tâche de garde du corps, un assassinat, un sabotage ou toute autre mission particulièrement délicate.

A des kilomètres de là, dans le pays prospère de Nafrece, une jeune bourgeoise un peu tête en l’air du nom de Margaret Burton vit paisiblement aux côtés de sa domestique Elinor jusqu’au jour où elle retrouve dans ses affaires un livre mystérieux aux pages teintées de sang.

Madlax et Margaret semblent à l’opposé l’une de l’autre, et pourtant un lien étrange les unit…

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Calm violence

Si la série fait très clairement écho à Noir dans ses thèmes de départ (la profession de tueuse à gages, l’amnésie, deux héroïnes apparemment opposées, une organisation mafieuse qui contrôle le monde, la France, des gun-fights « magiques », le shoujo-ai), elle s’en démarque totalement par un traitement très différent. Cette fois-ci l’intrigue n’est pas resserrée sur deux personnages, il s’étend sur un cast beaucoup plus large (fatalement moins développé que pour Noir mais on y trouve son compte) comprenant enfin des protagonistes masculins importants et comporte pas mal d’éléments surnaturels (j’y reviendrai). De plus, il est à noter que si tout tourne autour de Madlax et Margaret, celles-ci ne se rencontrent qu’aux 2/3 de l’anime ! Voilà de quoi garder le spectateur en haleine…

 

Madlax commence par nous présenter son héroïne éponyme en action et alterne entre les deux jeunes filles d’un épisode à l’autre en prenant toutefois garde à faire le lien. Ainsi vous pouvez être certain que si un personnage habitant à Nafrece parle de Gazth-Sonika, lui ou quelqu’un avec qui il était en contact se retrouvera là-bas juste après et il y a de grandes chances pour que ce soit Madlax son agent…Le spectateur n’est donc jamais complètement perdu dans cette alternance. Puis petit à petit on finit par retrouver des passages avec les deux héroïnes à chaque épisode jusqu’à ce que, se rapprochant de plus en plus (en étant en contact avec les mêmes personnes par exemple), elles finissent par se rejoindre. Mais quel est le rapport entre Madlax et Margaret ?

 

En réalité il n’y a bien qu’une seule intrigue et elle est particulièrement bien ficelée en ce que chaque épisode est conçu de manière à percevoir un fragment de ce tout. Le rythme avance parfois un peu lentement mais on se rend vite compte que tout est nécessaire, il n’y a jamais de passage en trop et même l’épisode « piscine » où Margaret, Elinor et Vanessa font trempette en maillot de bain est déterminant dans la progression de l’histoire, c’est vous dire à quel point BeeTrain a tout prévu. Et il y a toujours des scènes de bataille pour venir dynamiser l’ensemble de temps en temps. Aller plus vite serait de toute façon impossible pour comprendre le final (car oui il comprend pas mal de subtilités).

 

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A gauche : Madlax. A droite : Limelda et Margaret

 

Revenons-en aux protagonistes principaux pour mieux saisir ce grand « tout ».

 

Gazth-Sonika

Nous avons donc Madlax, l’agent le plus redoutable de Gazth-Sonika, doublé par Sanae Kobayashi (Lucy d’Elfen Lied, Akira de Mai Hime). Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Madlax n’est pas une machine à tuer inhumaine et froide, c’est même une jeune fille plutôt sensible. Elle n’hésitera pas, par exemple, à prendre des risques pour rencontrer son client à l’épisode 3 lorsqu’elle apprendra que commanditaire et cible ne font qu’un, sans aucune raison, juste pour comprendre son geste, juste pour passer du temps avec lui. Cette sensibilité est d’autant plus étrange qu’elle se mélange à une adresse presque surnaturelle dans le combat. Madlax est donc un personnage assez intéressant qui ne tue au fond que par nécessité, que parce qu’elle y est obligée pour survivre  mais qui le fait avec une nonchalance extraordinaire. A noter qu’elle affectionne troquer sa tenue militaire pratique contre des robes de soirées, comme si elle allait au combat comme à une fête, ce qui apporte une petite touche de fanservice assez rigolote et non envahissante (et puis c’est classe une tueuse qui virevolte en robe de soirée).

 



Très vite apparaît dans l’histoire une sorte de Némésis à Madlax dans la personne de Limelda Jorg, doublée par Aya Hisakawa (dois-je encore la présenter ?). Sniper d’élite au service de l’armée royale de Gazth-Sonika et considérée comme la meilleure tireuse du pays, quand elle est mise en déroute par Madlax, Limelda le prend forcément très mal et son orgueil n’accuse pas le choc. Dès lors, elle se mettra en tête de poursuivre sans relâche la jeune fille pour la tuer et chacune de leur rencontre renforcera sa détermination. Détermination qui ne s’explique en fait vraiment que dans la seconde moitié de la série. Limelda veut prendre sa revanche, c’est certain, on voit bien qu’elle admire sa rivale sans même se le cacher, mais leurs relations sont bien plus complexes que cela : en réalité Limelda voit en Madlax une sorte d’alter ego et elle est sans arrêt poussée à la défier parce que c’est la seule capable de la vaincre ; leurs confrontations récurrentes la font se sentir exister et une fois un certain cap passé, on nage dans l’obsession et Limelda ne pensera plus qu’à elle.

 

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Ignorez avec moi les gens au second plan et bavez devant Nahal qui n'a été conçue que dans l'optique d'être cool

 

Nafrece (anagramme de France)

Très loin de ce climat de guerre et du parfum de la mort, Margeret Burton, doublée par Houko Kuwashima (qui faisait déjà Kirika dans Noir), a l’air de posséder une vie idéale : elle est incroyablement riche, possède sa propre domestique, et va dans une école apparemment aisée. Mais là où Madlax parvient à conserver son humanité même dans l’horreur de la guerre, Margaret au contraire a une personnalité complètement brisée. Elle se montre dénuée de sentiments, apathique, mais pire encore, on dirait qu’elle ne vit tout simplement pas dans le même monde que ses semblables. Elle semble coincée dans le passé, incapable de grandir. La plupart du temps elle arbore une attitude incohérente ou  enfantine, ce qui fait qu’il est très difficile d’apprécier ce personnage, du moins lorsqu’on ne sait pas quel traumatisme caché l’a poussé à se renfermer dans son monde. Même en étant mentalement un peu déficiente, son excentricité lui vaut d’exercer un incroyable pouvoir sur son prochain et elle marque involontairement tous ceux qui la rencontrent.

 

Autour de Margaret évoluent Elinor, doublée par Ai Uchikawa, qui se révèle être le modèle même de la domestique accomplie (bonus dans sa maitrise des arts martiaux), la notion pure de maid se dévouant à sa maitresse au péril de sa vie, et Vanessa, doublée par Satsuki Yukino (Shion/Mion Sonozaki dans Higurashi, Mutsumi dans Love Hina), une amie de la famille Burton et ancienne préceptrice de Margaret, qui va avoir un rôle déterminant dans l’intrigue puisque c’est suite à l’épisode « piscine » que prise de doute, elle va tenter de mettre au jour le complot d’Enfant sans prévoir qu’elle mettrait ainsi le doigt dans un terrible engrenage.

 

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Vous ? Le méchant de l'histoire ? Je ne m'en serais jamais doutée...

 

Enfant

Avec un nom français, tout comme les Soldats de Noir, ce terme désigne une organisation criminelle que devront affronter les différents personnages pour parvenir à découvrir la vérité concernant leur passé. Sauf que cette fois-ci, légère subtilité, Enfant ne contrôle pas uniquement des hommes de main à troncher à chaque épisode (quoique…) mais surtout un réseau d’informations immense que leur chef, Friday Monday, doublé par Masashi Ebara, se fait un plaisir de manipuler. Lobotomiser les gens c’est son métier, c’est son hobby, aussi n’hésitera-t-il pas à faire disparaître votre existence de manière propre et efficace. Doté d’un sobriquet ridicule, Friday Monday est malheureusement un méchant caricatural aux motifs abstraits et difficilement plausibles. Son comportement excessif et son manque de profondeur en font un antagoniste maladroit. A mes yeux, le plus gros défaut de l’anime…

 

Heureusement, le bras droit de Monsieur « Vendredi Lundi », un certain Carossur Dawn, doublé par Toshiyuki Morikawa (Alex Row de Last Exile, Sephiroth dans les compilations récentes de FFVII, je crois que nous avons une voix garantie « effluves de classe ») se montre bien plus complexe que son supérieur, notamment parce qu’il n’obéit pas bêtement aux ordres d’Enfant et ne tarde pas à mener à la barbe et au nez de Friday Monday ses propres recherches pour retrouver avant lui le livre que possède Margaret. Arborant souvent un sourire énigmatique, il entretient une liaison assez particulière avec Limelda dont il a fait son garde du corps personnel.

 

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Quanjitta et les deux enfants : Laeticia et Poupee

 

Les gardiens

En plus de cette ribambelle de protagonistes, il faut compter sur une très belle femme du nom de Quanjitta Malice/Malison (Mako Hyoudou) vivant recluse dans un village de Gazth-Sonika avec sa disciple Nahal (Chikayo Nakano). Toutes deux observent l’intrigue se tisser de loin et ont un comportement assez ambigu, ce qui fait qu’on ne sait jamais vraiment quelles sont leurs intentions. La parenté avec Altena et Chloé dans Noir est facile à faire même si elle n’est pas tout à fait exact : on peut considérer que si Friday Monday est la part de folie d’Altena, Quanjitta est son aspect « bonne mère », là où Nahal fait preuve de bien plus de discernement que son homologue aux cheveux chatoyants.

 

Nous avons aussi deux êtres assez mystérieux qui semblent errer dans un autre monde, deux enfants visiblement liés à Madlax et Margaret, dont Laeticia (Tomoko Kaneda) aux yeux de poupée qui ponctue souvent l’histoire de remarques philosophiques, obscures et oniriques.

 

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Survie, vérité…et bizarre

Maintenant qu’on a mis un peu au clair cette toile d’araignée, on commence à entrevoir quel sera le thème autour duquel s’articulera Madlax : Noir traitait de la vengeance et l’identité, son successeur développe la recherche de la vérité et le sentiment de la survie. Survie car si l’héroïne éponyme se lance dans des combats toujours plus esthétiques que réalistes et ressort indemne de situations incohérentes (Un militaire est à deux pas d’elle, il lui tire dessus, elle ne bouge pas d’un iota…il la manque 15 fois. Elle tire un seul coup de feu, le militaire s’écroule mort) c’est aussi parce qu’elle ne peut pas encore mourir, elle doit rester en vie car il lui reste des choses à accomplir. Mais survie aussi dans le sens où la série nous montre des hommes et des femmes parfois désespérés et qui, pour continuer à exister, plongent dans la folie la plus totale. Une folie pas toujours volontaire… En effet Friday Monday possède un livre un peu particulier à l’aide duquel, en prononçant quelques mots (Elda Taluta), il peut faire se réveiller à l’intérieur de ses victimes une angoisse immense qui les pousse à toutes les atrocités possibles et imaginables (justement pour « survivre » à cette épreuve) quand cela ne les enferme pas dans un désespoir sans fin, un peu comme si le mot devenait action, qu’il suffisait d’appeler la mort pour qu’elle survienne soudain ; un concept intéressant qui devrait passionner nos amis linguistes.

 

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Face à la survie, il y a la vérité, c’est à dire que pour continuer à exister chaque personnage se cherche lui-même dans un idéal d’absolu qu’il appelle « vérité » parce qu’il est persuadé que c’est la seule chose qu’il ne pourra jamais remettre en doute. Ironie du sort c’est la découverte de cette vérité qui empêche le personnage de continuer à exister…parce que dans Madlax il existe des éléments complètement surnaturels dont il faut être conscient pour apprécier pleinement la série.

 

Si vous ne supportez pas les œuvres où la magie a tendance à un peu tout expliquer, il y a de fortes chances que Madlax vous dérange. En effet, ici tout est bardé de fantastique : Les mots magiques qui rendent fous ou Madlax qui survit à toutes les balles ne sont rien en comparaison du twist final (que je développerai dans la partie spoiler) ! Pour donner un exemple suffisamment parlant, certains protagonistes (parfois totalement anecdotiques et inutiles) sont en réalité morts depuis longtemps...et vous les voyez quand même comme des êtres vivants et parlants. Je ne préciserai pas plus mais si l’idée vous est insupportable, vaut mieux passer son chemin….

 

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Jeu et image

Ce qui est fascinant dans Madlax c’est qu’en réalité les scénaristes vous disent déjà tout depuis le début, que la série est parsemé de petits détails qui trahissent la vérité, mais comme le twist final sur lequel se base toute l’intrigue est purement surnaturel, votre raison n’arrivera jamais à cette conclusion sans avoir vu les explications adéquats. Ce qui fait que ce n’est qu’en se repassant l’anime dans son intégralité qu’on se rend compte qu’en réalité tous les indices étaient là depuis le départ pour nous aiguiller sur le bon chemin, mais qu’on ne les a pas interprété correctement par pure logique.

 

La série joue donc constamment avec vous à votre insu et s’amuse à vous guider petit à petit dans un long périple où s’alternent une fois de plus scènes d’action et passages oniriques le tout ponctué de réflexions un peu métaphysiques. L’exemple qui me vient immédiatement en tête est bien sûr celui de l’épisode 4 dans une scène absolument magnifique, qui devrait vraiment être analysée en profondeur, à la limite du songe et du souvenir (Proust es-tu là ?) où Margaret rêve d’un champ de fleurs jaunes sur fond d’une musique envoûtante. [HS : les petits curieux seront peut-être intéressés d’apprendre que c'est de là que je tire mon pseudonyme] Il y a bien d'autres exemples possibles mais ce serait trop long à répertorier.

 


L'opening de la série regorge de symboles

A ce propos, je crois qu’on peut dire que la réalisation est assez irréprochable : les graphismes, plus récents que pour Noir, sont de toute beauté (petit coup de cœur pour l’effet « cheveux ensoleillés ») et une fois encore Yuki Kajiura a fait un travail incroyable pour la musique. Le thème le plus récurrent de la série, Nowhere, ne devrait d’ailleurs pas vous être inconnu si vous connaissez le Kumikyoku…Le seul défaut qui me parait évident c’est que l’utilisation de flashbacks qui au début était très sommaire devient complètement abusive pendant 2 épisodes vers le milieu de l’anime (du genre 5 fois exactement la même scène) avant de revenir à la normale (il y en a moins que dans Noir mais il y en a quand même car la recherche du passé reste une grande obsession de certains personnages). Je ne m’explique pas ce drôle de détail.

 

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\ !/Attention, gros spoilers \ !/

Un pas vers la maturité

La fin a généralement été très vivement critiquée, pourtant j’avoue ne pas y avoir trouvé grand-chose à redire. J’ai eu un peu peur lorsque Madlax s’est souvenu avoir tué le père de Margaret parce que c’était étrangement incohérent mais la révélation finale était en fait très bien pensée : les héroïnes ont le même passé justement parce qu’à l’origine elles ne formaient qu’une seule et même personne avant de se séparer en deux « moitiés » d’être. Leur réunion pour retourner à cet état originel était donc logique. Ce qui a froissé les gens, je pense, c’est que le souhait de Margaret ne soit pas de ressusciter ses amis morts pour elle (y a quand même eu 3 de ses proches qui y sont passés) et qu’elle redonne à la place à Madlax une existence propre. Pour moi c’est au contraire une preuve de maturité. Depuis le début de la série, Margaret se fait maternée, choyée et protégée par ses proches, c’est une enfant pourrie gâtée qui n’a aucun sens des valeurs (et qui dégaine son chéquier plus vite que son ombre). En voyant tomber ceux qu’elle aimait et en assumant le meurtre de son père, elle a grandi, elle a repoussé cet espèce de déni malsain qu’elle arborait tout au long des derniers épisodes en proclamant Friday Monday comme son propre géniteur. Cette fois-ci Margaret accepte que le monde n’aille pas dans son sens, elle accepte devoir parfois se débrouiller toute seule. Symbole suprême : on voyait au départ Elinor s’occuper d’elle comme une mère envers sa fille, et à la fin elle choisit de faire de Laeticia sa petite sœur, donc de prendre non plus le rôle de l’enfant mais de la « maman ». C’est une grande évolution du personnage et au fond un choix beaucoup plus mature que de déclarer « Hophophop, où sont mes esclaves personnels ? Allez bande de larves, je vous ressuscite sinon je serais obligée de me faire à manger moi-même et c'est un scandale».

 

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De plus elle rend à son alter ego le contrôle de sa vie, une autre preuve de maturité. Ce qui avait enclenché la séparation en deux corps c’était bien la volonté de Margaret de se dédouaner de ses responsabilités, donc de les forcer sur le dos de Madlax. Au lieu de la faire disparaître, de faire disparaître sa culpabilité, elle la libère. Mais ce n’est plus qu’une séparation « artificielle » (à moins qu’on ne considère cela comme la véritable séparation et donc que c'est le vrai thème de l'anime) puisque chacun a à présent conscience de son héritage, elles ne sont plus deux moitiés de la Margaret Burton originale : elles sont deux personnes entièrement différentes.

 

En ce sens, j’estime que la série a au contraire très bien su se conclure (sur fond de musique géniale, que demander de plus ?) et éviter le happy end absurde à la Mai Hime.

 

\ !/Fin spoilers \ !/

 

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En conclusion, Madlax se révèle utiliser l’héritage de Noir de manière très intelligente : les scénaristes ont bel et bien réussis le tour de force de traiter la même histoire dans un style alternatif et à en faire une production bien différente que son aînée, possédant des qualités très semblables (mais aussi les mêmes défauts, c’était un peu inévitable) tout en disposant d’une identité propre, le tout avec une musique toujours aussi sublime. Sa complexité surnaturelle ne plaira cependant pas à tous, la série vaut tout de même le coup pour ceux qui ont vu Noir mais aussi ceux qui apprécient le fantastique mêlé d’action.

 

Et maintenant il est l’heure de manger des pâtes, oui des pâtes =).

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commentaires

Kapalsky 01/09/2013 20:33

Très fine analyse de la série, plus profonde et travaillée que ses apparences de gun & girl show laissent apparaitre pour certains. Et comme toujours, Kajiura assure une BO magistrale.
Alors certes elle n'est pas à la hauteur de "Noir" à mon humble avis, mais elle demeure une formidable série, prenante et tordue à souhait.

Helia 07/09/2013 23:41



Madlax reste beaucoup plus « gun & girl show » que Noir mais elle possède son propre charme, ce qui la démarque de l’espèce de copie sans saveur qu’essayait d’être El Cazador, par
exemple. J’aime beaucoup le fait que les deux héroïnes principales ne se rencontrent qu’aux ¾ de la série tout en étant constamment connectées l’une à l’autre. L’aspect fantastique ne fait pas
l’unanimité mais la symbolique derrière est super intéressante.


 


D’ailleurs, vu que tu n’as pas commenté mon article sur Noir : qu’en as-tu pensé ?



Katzina 14/03/2011 15:31


Moi qui ai écrit un article bien moins développé et peu flatteur, j'aurais presque honte devant ton billet si bien développé ! ^^
J'avais beaucoup aimé l'anime lors de mon premier visonnage il y a près de six ans, mais quand je l'ai revu il y a quelques mois, je lui ai trouvé pas mal de défauts. Reste la magnifique OST, on
est bien d'accord ^^.


Helia 14/03/2011 21:21



C’est marrant, c’est justement en lisant ton article que je me suis demandée pourquoi j’avais tant aimé Madlax ^^. Et à force d’y réfléchir je suis revenue sur Noir et j’ai disserté sur les deux
pendant 4 bonnes heures - je suis très productive en phase d’insomnie comme vous pouvez le constater =’). Au final, et après un petit visionnage de rigueur pour se remettre dans le bain, je reste
toujours aussi éprise de cette série.


 


« Moi qui ai écrit un article bien moins développé et peu flatteur, j'aurais presque honte devant ton billet si bien développé » = On n’a pas la même façon d’écrire aussi XD. Je suis
naturellement encline à beaucoup développer des thématiques précises perçues dans tel ou tel anime, ce qui me pousse souvent à des pavés plus ou moins conséquents. Celui-là est de belle taille,
j’en suis plutôt fière =w.



Baillan 09/03/2011 20:42


"« Je trouve également extraordinaire que les héroines se rencontrent véritablement au 16ème épisode, c'est l'un des seul anime à ma connaissance qui fait cela, et ma fois, le résultat en est
excellent... » = Je vais faire ma chieuse : en fait c’est dans les dernières minutes du 18e épisode qu’elles se rencontrent enfin :p. Mais oui c’était vraiment bien foutu parce qu’à ce moment là tu
réalises qu’en réalité Madlax et Margaret ont exactement le même problème et ça devient trèèèès troublant. "
Arf, et dire que j'en suis à une énième revision de cet anime et que j'en suis justement à cet épisode là... Bon, on se doutait quand même du lien entre elle, avec les "il pleut" de Margarette
quand il fait beau à Nafres et quand il pleut à Gazah Sonika...

Du coup tu l'as motivé pour achever les 8 épisodes qu'il me reste, peut-être vais-je comprendre les motivations de Samedi-le-Dimanche...


Helia 14/03/2011 21:20



« peut-être vais-je comprendre les motivations de Samedi-le-Dimanche... » = Ben écoute, si tu les as saisies, je veux bien que tu m’explique parce que moi je cherche toujours X).



Baillan 09/03/2011 14:10


Ahhh, je me disais bien qu'on ne pouvait pas parler de Noir sans parler de Madlax ensuite...
Anime gros coup de coeur pour moi, peut-être parce que c'est le tout premier anime que j'ai choisi moi même, sans être conseillé par qui que ce soit (donc après FMA, GTO, Naruto et Bleach).
La musique est extraordinaire, il est rare que toutes les musiques me plaisent en général sur un album, mais là, sur les 50 pistes, je dois en aimer (adorer?) 40, ce qui est d'une rare exception
chez moi... Banzai Yuki Kajiura !!

Je trouve également extraordinaire que les héroines se rencontrent véritablement au 16ème épisode, c'est l'un des seul anime à ma connaissance qui fait cela, et ma fois, le résultat en est
excellent... Heureusement d'ailleurs qu'elles ne se rencontrent pas avant...

Rien à dire de plus sur cette excellent anime, de mon côté, je ne me suis pas autant creusé la tête pour comprendre la fin, je regrette juste que les scénaristes se soient sentis obligés de
supprimés deux des personnages principales, probablement vis-à-vis de ce choix que Margarette doit faire tout à la fin et que je n'avais pas compris à l'époque...
Reste l'objectif du vilain Mardi-Jeudi, que je n'ai jamais vraiment compris... Que les hommes suivent leurs véritables natures, c'est bien ça? Et ça lui sert à quoi?


Helia 09/03/2011 17:51



« Ahhh, je me disais bien qu'on ne pouvait pas parler de Noir sans parler de Madlax ensuite... » = Héhé, c’était presque trop évident =). Il y aura tellement de parallèles à faire entre
ces deux séries qu’on pourrait presque envisager de leur dédier une dizaine d’autres articles. N’ayant pas un temps infini, je laisse ça à d’autres, plus motivés XD. Mais j’aimerai bien tester de
l’analyse filmique avec une scène choisie de chaque anime, ça pourrait être sympa (la scène des Helianthus bien sûr).


 


« Je trouve également extraordinaire que les héroines se rencontrent véritablement au 16ème épisode, c'est l'un des seul anime à ma connaissance qui fait cela, et ma fois, le résultat en est
excellent... » = Je vais faire ma chieuse : en fait c’est dans les dernières minutes du 18e épisode qu’elles se rencontrent enfin :p. Mais oui c’était vraiment bien
foutu parce qu’à ce moment là tu réalises qu’en réalité Madlax et Margaret ont exactement le même problème et ça devient trèèèès troublant.


 


« je regrette juste que les scénaristes se soient sentis obligés de supprimés deux des personnages principales, probablement vis-à-vis de ce choix que Margarette doit faire tout à la fin et
que je n'avais pas compris à l'époque » = J’avoue que quand j’ai vu la série la 1e fois j’ai trouvé ça un peu triste mais avec le recul c’était logique de les voir décéder (de
fort jolie manière d’ailleurs, le passage du champ de fleurs est décidément un motif récurrent que j’apprécie :3).


 


« Reste l'objectif du vilain Mardi-Jeudi, que je n'ai jamais vraiment compris... Que les hommes suivent leurs véritables natures, c'est bien ça? Et ça lui sert à quoi? » = Bienvenue au
club des gens de bon sens qui pensent que la guerre éternelle dans un seul pays c’est quand même une méga connerie pas très intelligente X). Je sais pas à quoi ça sert à Mister Friday mais c’est
sûrement trop subtil à saisir pour nos pauvres esprits =’).


(ou pas)



Malorie 06/03/2011 20:10


Faut que tu arrêtes de faire des articles sur des animes que j'ai vus et appréciés il y a longtemps, ça me donne envie de les revoir et je n'ai pas assez de temps pour ça. ^^ Blague à part, je ne
me rappelle plus assez de l'anime pour commenter ton article, mais je reviendrai le relire quand je l'aurai revu, ton analyse est très intéressante (comme toujours !).


Helia 09/03/2011 17:50



« Faut que tu arrêtes de faire des articles sur des animes que j'ai vus et appréciés il y a longtemps » = Faut croire qu’on a simplement des goûts très proches ^^.



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