26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 23:15

Après avoir été très prise par le lancement du 1e épisode de Milk (disponible sur notre dev-blog), j’ai enfin assez de temps devant moi pour finaliser cet article que j’ai très à cœur ; mon but étant de donner envie aux sceptiques de s’essayer aux VNs anglais en montrant leur qualité, leur diversité, les surprises qu’ils peuvent réserver. Donc n’hésitez pas à faire tourner, c’est fait pour icon_cool.gif.

 

Visual Novel

 

2012, une année charnière

2012 aura été une année cruciale pour les visual novel en anglais, notamment à travers la sortie de trois jeux importants.

 

Le premier, c’est évidemment Katawa Shoujo, l’un des seuls VNs amateurs anglais élaboré sous RenPy qui fasse le défi de la qualité, en tout cas à ses débuts, en 2009. Sa sortie définitive sonne donc comme une petite victoire symbolique quand on sait à quel point Katawa Shoujo tenait du pari fou (de grosses difficultés de gestion à cause d’une équipe vaste et éclatée aux quatre coins du globe surtout). Au fil des années, il a accumulé une impressionnante fanbase grâce à un récit au postulat un peu atypique, ce qui a permis un impressionnant bouche à oreille : beaucoup de néophytes ont ainsi découvert le média du visual novel à travers Katawa Shoujo. On peut aussi constater que le préjugé du « VN = jeu pornographique japonais bizarre sans scénario » a été sérieusement entamé. Globalement la version complète a étendu l’audience du média mais elle a aussi encouragé bon nombre de personnes à créer leur propre VN (les fameux « Katawa Shoujo General » qui eux aussi semblent avoir l’ambition de produire des jeux de qualité).

 

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Le second c’est l’arrivée très surprenante d’Analogue : A Hate Story sur Steam, qui auparavant fermait complètement ses portes aux visual novel. Christine Love a finement joué son coup puisqu’Analogue disposait de nombreux atouts pour appuyer sa candidature : un setting original très éloigné des lycées japonais qui font fuir les sceptiques (une civilisation disparue inspirée de la Corée dans une époque futuriste à base de vaisseaux spatiaux et d’intelligence artificielle), un gameplay plus proche de l’interactivité du jeu-vidéo que du visual novel (un système de journal de bord dont les pages se débloquent au fur et à mesure des actions du joueur et de commandes) et un thème central polémique qui fait couler beaucoup d’encre (la place de la femme dans la société). Si le jeu en lui-même est assez moyen (journal de bord assez ennuyeux au final, une réflexion presque caricaturale et des moments faussement gores pour choquer, qui au final tombent à l’eau), force est de constater qu’il a eu son petit succès et que le média y a gagné en crédibilité.

 

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Reste que le projet de Christine Love de sortir une sorte de DLC de scénario avec Hate Plus, censé expliquer l’élément crucial du scénario passé sous silence dans Analogue, me fait toujours autant tousser d’interrogation...

 

Le dernier, sorti plus tard dans l’année que Katawa Shoujo et Analogue, a bénéficié de beaucoup moins de « hype » mais pourtant il a joué un rôle crucial. Il s’agit bien sûr de Cinders. Conçu par une équipe indie polonaise jusque là habituée aux jeux classiques, avec un système d’interactivité au fond plus proche du Mass Effect que des routes dans les ADV japonais (beaucoup de variantes), sur la base d’un conte de fée européen (Cendrillon), avec des graphismes très éloignés du style manga, Cinders peut facilement être considéré comme un VN « 100% occidental » et c’est ça qui le rend aussi fascinant. Il reprend le média à son compte mais en lui insufflant des références et des éléments très éloignés de ce que l’on peut trouver dans des VNs plus « traditionnels ». Concrètement c’est surtout la preuve que le média est immensément malléable et qu’on peut en faire ce que l’on veut. Cinders a globalement reçu un accueil unanimement positif et s’est bien vendu, preuve qu’il y a un public pour ce genre de productions. C’est exactement le genre de récit qu’on peut facilement présenter à une personne réfractaire aux visual novel ou peu habituée pour la convaincre de l’intérêt de la chose (en l’offrant à un membre de sa famille, par exemple).

 

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Cinders arrive à point nommé et s’engouffre dans la brèche ouverte par Katawa Shoujo et Analogue. En parallèle de ces fulgurantes ascensions,  les exigences de qualité du public ont augmenté et le forum Lemmasoft, auparavant accusé de ne contenir que des créateurs de petits jeux bâclés et anecdotiques, voit fleurir de plus en plus de personnes ambitieuses et de gros projets. On peut donc affirmer que le média du visual novel occidental est vraiment en train de changer et que les allergiques qui soutenaient jusque là la suprématie du VN japonais (le seul, le vrai) ont tout intérêt à revoir leur jugement pour ne pas manquer quantité de perles.

 

C’est justement parce que le média connaît une évolution sans précédent sur la scène occidentale que je pense qu’il est bon de se pencher sur ce qu’a apporté l’année 2012 et d’observer les changements. Auparavant seule une poignée d’indies élaborait des VNs qualitatifs et commerciaux : Sakevisual, Hanako Games, Winter Wolves (qui utilise RenPy mais au final ne produit quasiment que des hybrides), et éventuellement Sakura River et Zeiva Inc. Et maintenant ? Afin de tirer un bilan, voici un florilège de ce que l’année nous a apporté de meilleur...et de pire.

 


 

Ensemble

Avant de s’attaquer à des catégories particulières, je crois qu’il est bon de présenter des VNs étant sortis du lot par leur ensemble.

 

Espoir 2012

The Pirate Mermaid

pirate-mermaid-01.jpgD’emblée, j’attaque avec mon coup de cœur du moment. Sortie en décembre 2012, la démo de The Pirate Mermaid s’est amplement démarquée du lot des projets en cours par un souci de qualité énorme. C’est une version moderne de la Petite Sirène et un otome game mais pour l’instant, ce n’est pas ce qui m’a le plus frappée. En effet, on remarquera que les développeurs se sont penchés sur de nouvelles façons de percevoir l’interactivité de leur intrigue, ce qui fait que l’œuvre fourmille d’animations, aussi bien dans les décors (le 1e décor est celui d’un bateau qui fend l’océan), les sprites (on pensera au perroquet qui bat des ailes en permanence ou aux petites animations pour rendre les expressions comiques plus marquantes) ou les chibis (la scène du cocotier, par exemple). L’héroïne en elle-même, une femme-pirate avare mais pleine de volonté, est très attachante, de même que son sidekick, le perroquet, et l’histoire déborde de petits moments amusants tout en gardant une toile de fond émotionnellement réussie (l’intro a failli me faire pleurer, je l’avoue). Les graphismes sont de grande qualité, les choix semblent pertinents et nombreux, la musique colle bien à l’ambiance, bref, j’ai été scotchée par le niveau de ce projet et j’attends avec beaucoup d’enthousiasme la version complète.

 

Révélations Nanoreno 2012

The knife of the traitor de clua / Nanolife de Circle Pegasi

Nanoreno-good.jpgVu que j’ai écrit des articles sur le Nanoreno, je pense qu’il est inutile que je rentre trop dans les détails. Pour faire cours, les projets finis les plus chouettes de cette année ont très certainement été The knife of the traitor de clua et Nanolife de Circle Pegasi. Le premier s’est surtout fait remarquer par son character design exotique, une bonne dose d’humour et une intrigue très surprenante, quant au second c’est plus son thème original (une AI qui se promène dans un MMO et en découvre les facettes) et son côté absolument adorable qui m’est resté en tête. Dans tous les cas, il s’agissait de jeux très sympas.

 

Autres : Sont sortis dans le même temps : la démo de Curse of the Caribbean dont la suite ne semble toujours pas prête à sortir (un autre jeu que j’ai plutôt apprécié), la démo de Spiral Destiny, une sorte d’Ever17 simplifié et Ristorante Amore.

 

Meilleur fanwork

Touhou Mecha

touhou-mecha-01.jpgLes bons fanworks ne sont pas légion parmi la masse de visual novel produits chaque année sur Lemmasoft, aussi j’hésitais un peu à proposer cette catégorie. C’était jusqu’à ce que je tombe sur Touhou Mecha. Seul le 1e épisode est sorti pour le moment mais le contenu vaut littéralement qu’on s’y attarde.

 

L’histoire reprend les personnages et les mythes propres à la série Touhou dont je ne suis franchement pas familière, je ne pourrais donc pas vraiment vous affirmer si c’est proche ou non de l’univers original et j’avoue n’avoir compris que les éléments les plus basiques du scénario, cependant les fans de la franchise ne pourront à mon avis qu’apprécier. Le pitch ? Il y a une guerre entre youkai pour s’approprier l’enfer et les rebelles s’apprêtent à massacrer allégrement les forces de l’ordre lorsqu’une 3e faction surgit pour rétablir la paix. Ce sont eux que l’on va majoritairement suivre. L’enjeu du 1e épisode étant d’aller réveiller un Dieu pour acquérir le pouvoir du soleil à travers un mecha super fort, il y aura une bonne grosse bataille entre robots géants, le tout ponctué de moult animations et effets sonores à faire pâlir beaucoup de jeux RenPy.

 

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En effet, le plus impressionnant avec Touhou Mecha c’est l’orgie de CGs qui vous saute à l’a gorge pour rendre les combats à la fois vivants et épiques. Les bruitages, les effets de mouvement, les variations graphiques, tout a été étudié de manière à faire de ce kinetic un véritable spectacle ; on se croirait littéralement au cinéma. Avec un début de cette qualité, on ne peut qu’attendre les épisodes suivants avec beaucoup d’enthousiasme. Les fans de la franchise ne pourront que se réjouir devant l’étalage de qualité.

 

Autres : Vu qu’il n’y a pas des masses de fanworks, j’ai surtout relevé A truth to be told (UTAUloid) qui aurait pu être un petit VN sympa s’il n’avait pas souffert d’aussi gros problèmes de narration, et  Happy Valentine's Day (Fate/stay night) dont je reparlerai dans la section « érotique ».

 


 

Scénario

On dit que le texte est ce qu’il y a de plus important dans un visual novel, ce qui explique donc que ce soit la catégorie dont j’ai le plus abusé.

 

Les idées intéressantes mais sous-exploitées

C’est dans la sphère OELVN qu’on essaye souvent le plus d’idées innovantes mais cela ne fonctionne pas toujours très bien ou alors l’idée, trop ambitieuse, finit par gêner l’attente que l’on a envers le jeu.

 

La sirène (Legend of the Piper Girl)

legend-piper-girl-01.jpgLegend of the Piper Girl est un jeu assez intriguant qui se rapproche sur pas mal d’aspects du point and click tout en incluant une dimension musicale. Le scénario, au départ relativement simple, prend une toute autre tournure vers la fin où on découvre des éléments riches qui auraient mérité qu’on s’y attarde davantage. Je pense à tout ce qui entoure la sirène : à la fois son chant ultime (le concept de chant maudit m’a vraiment passionné, j’aurais aimé le découvrir plus tôt), sa solitude, son histoire. Au final, c’était tellement ambitieux que ça aurait mérité plus de développement.

 

L’au-delà (Train of Afterlife)

train-of-afterlife-01.jpgTrain of Afterlife de Zeiva Inc démarre avec un synopsis prometteur : il existe un train qui sillonne les limbes, à la frontière de la vie et de la mort. Les passagers ne sont plus que des silhouettes, sans mémoire, sans rien, qui disparaissent progressivement quand leur heure vient. Vous vous retrouvez là-dedans et essayez de vous remémorez votre vie passée. Alléchant, pas vrai ? Mais au final, l’idée se cantonne au synopsis et rien que dans la démo, j’ai fini par m’ennuyer à force d’errer de wagon en wagon pour poser des questions bêtes aux autres. Dommage...

 

Le handicap (Katawa Shoujo)

KS04Je vais encore faire grincer des dents (oups, déjà fait) mais le handicap est un sujet à la fois complexe et enrichissant et je m’étais attendu à un poil plus de traitement du sujet dans un jeu censé être sur des héroïnes handicapées. Certaines routes se concentrent sur la romance pure, d’autre laissent des incohérences dans leur sillage et d’autres, enfin, s’essayent à faire réfléchir le lecteur tout en se vautrant dans les mêmes préjugés qu’ils dénoncent (ou alors c’est juste très tarabiscoté). Sans exiger des scénaristes une précision incroyable, je pense que le VN aurait gagné en profondeur à au moins mettre en question un peu moins allusivement la notion de handicap.

 

La place de la femme (Analogue)

analogue02.jpgJe vais faire grincer encore plus de dents avec celui-là parce que je ne m’étais pas encore exprimée à ce sujet mais je trouve qu’Analogue est un VN à peine « sympa sans plus », quand il ne fait pas figure d’escroc. Le thème central, polémique et ô combien actuel, est traité de manière incroyablement superficiel tout en donnant l’illusion d’une réflexion profonde. Tout le long du jeu, on entendra ainsi que les hommes sont tous des salauds qui maltraitent les femmes (elles-mêmes étant des dindes malheureuses mais prisonnières du système). C’est bien beau mais le tout est de savoir quels sont leurs motifs, comment le système en est arrivé là et surtout, surtout, d’éviter le manichéisme (ce n’est pas parce qu’une valeur « mauvaise » est ancrée en nous qu’on est forcément quelqu’un de mauvais).

Je ne m’appesantirai pas non plus sur le côté inutilement gore « juste pour choquer » de l’intrigue qui m’a agacé : le sort de Hyun-Ae, notamment, et les avertissements stupides genre « Ce que vous allez lire est super sale » et en fait il s’agit d’une histoire d’amour lesbienne (tu le sens, le créateur qui essaye à peine de t’influencer avec sa grosse SUBTILITE ?).

 

Le pire restera probablement l’aspect complètement surréaliste de la sexualité des femmes. Par exemple, une jeune mariée avoue que 1) elle déteste son mari 2) elle n’est absolument pas attirée par lui 3) elle adore quand ils font l’amour, le tout sans aucune explication (moi, ça m’aurait intéressée de savoir comment des éléments aussi opposés peuvent fonctionner, mais bon, je dis ça, je dis rien).

 

Au final, le scénario d’Analogue est brillant en façade, mais dès qu’on creuse un peu ou qu’on connaît juste un peu le sujet (je suppose que les gens qui ne se sont jamais posés la question trouveront ça audacieux), c’est une coquille vide, ce qui le classe dans la catégorie des jeux juste sympas, du moment qu’on ne moufte pas trop sur les nombreuses incohérences qui se côtoient.

 

Meilleure comédie : Coming Out on Top

coming-out-01.jpgDes VNs vraiment drôles, j’ai souvent du mal à en trouver à cause de mes goûts assez sévères, aussi le test de Coming Out on Top s’est avéré une très plaisante surprise. Le jeu démarre avec un étudiant qui avoue à ses amis son homosexualité, décidant du même coup de s’assumer pour le meilleur et pour le pire. On va donc causer d’identité sexuelle, le tout entre quelques répliques hilarantes qui décompressent l’atmosphère. C’est ainsi que le 1e choix « lol » qui vous est offert est de préférer rappeler à l’un de vos colocataires qu’il faut racheter du papier toilette au lieu de faire votre coming out. Des comme ça, il y en a à foison, ce qui rend le système des choix beaucoup plus attractif que dans d’autres jeux. A noter que le sujet de l’homosexualité est traité avec beaucoup de précaution, ce qui rend l’entreprise plus que louable.

 

La démo qui est sortie est encore très incomplète (au niveau de l’interface et des décors) mais la créatrice derrière Coming Out on Top a lancé un Kickstarter pour récupérer des fonds (les ajouts à venir ont l’air très intéressants) et elle a récolté une somme monstrueuse, bien plus que le pari d’origine. J’espère donc que la version complète ne tardera pas trop à pointer le bout de son nez.

 

Autres : Dans la catégorie comique, je classe aussi Heartful Chance que j’avais testé plus en détails auparavant. Inutile de préciser que je trouve le jeu très drôle malgré lui (à moins que ça n’ai été intentionnel, va savoir).

 

Meilleure tragédie : rien

Pas de bon VN dramatique répertorié pour l’instant

 

 

Les thriller les plus prenants

The Loop

loop-01.pngCelui-là n’aura certainement pas volé sa première place ! Le pitch de départ ? Peu importe, vous êtes un écrivain ordinaire, récemment largué par sa copine, et très vite votre vie quotidienne va devenir totalement hors de contrôle. Il est difficile d’en dire plus sans spoiler, mais en gros, le jeu est composé d’énigmes que vous devez résoudre une par une, pour espérer sortir de la boucle dans laquelle vous êtes prisonnier...si vous ne vous faites pas tabasser par le clown avant ça. Les puzzles sont aussi intelligents que prenants (j’ai entraîné dans mon sillage mon colocataire qui a fini par jouer avec moi et il avait l’air aussi à fond dans le trip que je l’étais), on meurt TRES souvent, il faut apprendre à bien gérer vos sauvegardes et il y a même, comble du sadisme, des choix limités dans le temps qui vous transformeront en véritable boule de nerfs. Terminer l’intrigue m’aura pris plusieurs jours d’affilée tellement j’ai eu du mal, dont des énigmes résolues par pure chance, et je n’étais qu’en mode facile, c’est vous dire !  Très franchement, c’est une expérience assez unique que je vous conseille. Amateurs de sueurs froides et de sensations fortes, ce jeu est fait pour vous !

 

Locked-in

locked-in-01.jpgUn peu moins stressant mais tout aussi imaginatif, Locked-in est un véritable cas d’école, j’expliquerai plus loin pourquoi. L’histoire est celle de Jacqueline Brown, une riche femme d’affaire qui se retrouve à la suite d’un accident complètement paralysée. Elle semble dans le coma pour tout le monde mais reste totalement consciente, ce qui lui permet de remarquer que tous ses proches ont une dent contre elle et qu’il se pourrait bien que certains aient attenté à sa vie. Sur qui peut-elle compter ? De qui doit-elle se méfier ? C’est à vous de le décider pour débloquer les différentes fins.

 

Le créateur n’a utilisé ici que des ressources libres de droit (je vous entends déjà crier « beuh » dans le fond) et pourtant il arrive à instaurer une véritable ambiance, une cohérence et une qualité qui mérite l’attention. Les animations, le traitement des décors et des sons forment une mise en scène bluffante qui a en plus le bon goût de coller avec le scénario. Jacqueline étant paralysée, elle perçoit forcément le monde de manière différente, ce qui permet quelques jeux assez amusants (par exemple, les infirmières sont illustrées par des corneilles passant leur temps à colporter les ragots). Quelques incohérences scénaristiques persistent mais sinon c’est un autre must-play !

 

Autres : Dans la catégorie mystère/thriller, j’avais déjà évoqué The Elevator dans un autre article. L’expérience proposée parait beaucoup plus courte et inachevée par rapport aux VNs que je viens de proposer mais il n’est pas trop mal non plus.

 

Romance BxG (galge) : Katawa Shoujo ?

KS21Ceux qui réclament des jeux romantiques mettant en scène un héros masculin seront déçus : il n’y en a quasiment aucun de paru en 2012. Malgré mes critiques, force est de constater que seul Katawa Shoujo fait figure de bon galge cette année (du moins, si on regarde l'expérience globale).

 

Autres : A part celui-là, le plus abouti reste de loin Ristorante Amore dans sa seconde partie (et encore, dans les routes féminines, sinon ça se transforme en BxB). Sinon on peut considérer que Loren the Amazon Princess a des routes BxG (si on choisit un héros, quoi) mais la romance n’est pas franchement le point central du jeu, c’est plus un bonus.

 

 

Romance GxB (otome) : Dragon Essence (demo)

Trouver un otome game à mon goût n’a pas été une partie de plaisir. Je ne suis pas particulièrement fan du genre et certains détails peuvent assez vite me faire fuir.

 

En l’occurrence, j’étais partie pour vanter les mérites de VNs comme Heartstring Bugs et Summer Found Me mais ça ne s’est pas passé comme prévu. J’ai abandonné le premier à cause d’une interface manquant de précision, de personnages masculins pas assez attrayants, de graphismes moyens et plus généralement parce que le montage de statistiques propre aux dating sim m’ennuyait un peu. J’ai fini le 2e mais la bonne impression que j’avais suite à la bad end de Devlin s’est vite muée en dégoût quand je me suis rendue compte qu’il traitait l’héroïne comme de la merde dans la true end et que les autres personnages n’étaient guère profonds. Les quelques références geek et sexuelles égayent un peu le tout mais globalement c’est assez quelconque. Dommage...

 

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C’est donc avec perplexité que je vais devoir promouvoir une démo vu qu’aucun jeu complet ne m’aura particulièrement intéressée. Dragon Essence se passe en Chine dans une période relativement lointaine et l’héroïne, Chi-An, est une petite fille daltonienne jusqu’au jour où elle tombe sur un dragon. La créature mystérieuse promet de revenir la voir un jour et semble la guérir de son handicap. Des années plus tard, la voilà devenue une fort jolie femme, promise à son ami d’enfance (qui, hélas, était beaucoup mieux avec ses lunettes). Son avenir tout tracé bascule lorsque le dragon d’autrefois revient la voir. A partir de là se profile  un dilemme très intéressant tournant autour du mariage arrangé et de la liberté. Doit-elle obéir à sa mère et se préoccuper de l’honneur de la famille ? Doit-elle suivre son nouvel ami le dragon et se rebeller à la fois contre les siens et les vénérables du clan dragon, pas plus jouasses que les autres de voir une humaine débarquer dans leur monde ?

 

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Pour ma part, j’étais plus passionnée par le fait de rejoindre monsieur SMEXY DRAGON (car oui, c’est un bisho) qui, sous ses airs exotiques, promet une vie bien plus palpitante à la pauvre Chi-An. Vu que ce n’est qu’une démo, difficile de prévoir le chemin que suivra l’intrigue mais j’espère qu’elle ira dans le bon sens.

 

Autres : Heartstring Bugs, Summer Found Me, Heartful Chance

 

 

Meilleur VN romantique BxB (boy’s love) : Sacred Sand

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Sacred Sand est un jeu crée par une seule personne s’occupant de tout de A jusqu’à Z et force est de constater que pour un travail en solo, le VN tient plutôt bien la route. L’interface n’est pas forcément très belle et l’absence de musique pourra décevoir mais globalement on a à faire à une histoire plutôt originale, à des personnages mignons et les graphismes sont plus que corrects.

 

L’intrigue suit Lorr, marchant de son état, qui vit dans un campement de soldats et ravitaille les troupes. Il coule des jours relativement paisibles avec son ami Charlos, le soldat moustachu, pendant que son frère spirituel, Aydin, se bat aux côtés de l’armée de Gradoa (les « blancs »). C’est sans compter sans l’arrivée impromptu d’un certain Rhael, un jeune homme faisant partie de la famille royale des Shaheron (les « basanés »), qui enlève le pauvre Lorr en l’espace d’une nuit. Il va très vite se retrouver mêlé à un conflit politique d’envergure et devra prendre des choix lourds de conséquences.

 

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A ma plus grande surprise, j’ai bien apprécié l’histoire de Sacred Sand, narrée de manière simple et efficace, qui traite un peu du choc des cultures et des soucis de loyauté, tout en mettant en scène des éphèbes au design plutôt classe courir après le pauvre Lorr. Je n’ai testé que la fin harem (pourquoi choisir quand on peut avoir un threesome ?) mais il y en a plus d’une vingtaine en tout, permettant même de sortir avec des personnages secondaires, le tout assorti d’une assez belle quantité de CGs.

 

Autres : Ristorante Amore, comme évoqué plus haut possède une moitié BxG et une moitié BxB

 

A noter qu’il n’y a pas eu de GxG cette année, désolée aux amateurs de yuri...

 

 

Meilleur personnage : Rin (Katawa Shoujo)

KS10Etant donné qu’assez peu de jeux ont vraiment mis l’accent sur un personnage (difficile à mettre en œuvre sur des projets courts) c’est de très loin, que je considère que le titre de meilleur personnage d’OELVN 2012 ne peut revenir qu’à Rin de Katawa Shoujo. Ceux qui ont lu mon article sur le sujet ne seront pas étonnés, à les yeux c’est réellement l’héroïne la plus fouillée du jeu. Son background, sa personnalité, l’aspect émotionnel et psychologique de son histoire, tous ces éléments ne peuvent que la désigner gagnante par rapport aux autres héroïnes qui apparaissent tellement plates en comparaison.

 


 

Graphismes

Un autre point important dans la conception d’un visual novel étant les graphismes, il est normal de s’attarder sur les jeux ayant été les plus époustouflants cette année.

 

Chara-design : Deiji & Mirage

Dans la catégorie des meilleurs character design, je compte l’alpha de Hope ~ Symphony of Tomorrow, illustré par Deiji et la démo de Dragon Essence, illustrée par Mirage de Zeiva Inc.

 

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Deiji a un style immensément reconnaissable mais qui fait mouche à chaque fois et c’est vraiment dommage qu’on ne puisse pas voir plus de son travail dans le jeu que je viens de mentionner.

 

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Quant à Mirage, c’est très différent mais j’avoue avoir un faible pour ses personnages très colorés et originaux. En revanche, je n’aime pas sa manière d’écrire (car c’est aussi la scénariste), je la trouve trop simple, ça gâche souvent ses jeux. Dragon Essence démarre de manière beaucoup plus prometteuse que Train of Afterlife, ce qui fait que j’attends avec curiosité la suite.

 

Backgrounds : Gracjana Zielinska

cinders-background.jpgOn trouve rarement des visual novel qui se démarquent par leurs décors mais s’il y a bien un aspect de Cinders qui ne fait pas de doute, c’est celui-là. On peut ne pas apprécier le style des personnages mais face à des environnements tout droit sortis d’un tableau, colorés, rendus vivants par de petites animations, difficile de faire la fine bouche.

 

Ensemble : Doomfest

Juniper 002Il aurait été déloyal de mentionner les meilleurs graphismes d’OELVNs sans inclure Doomfest et ses orgies visuelles. On l’a surtout vu à l’œuvre dans Juniper’s Knot sorti à l’occasion du Nanoreno (et dont j’ai parlé plus en détails sur un autre billet) et comme à chaque fois c’est de la très haute qualité !

 

La cover de jeu la plus alléchante : Angelic Sonata

angelic-sonata-01.jpgOn dit souvent qu’il ne faut pas juger un livre à sa couverture, or c’est bien en jetant un coup d’œil à la façade d’une œuvre qu’on a ou non envie de s’y plonger, quitte à être déçu plus tard. C’est exactement le sentiment que j’ai eu avec la démo d’Angelic Sonata, un projet obscur déniché sur DeviantArt. L’aperçu de l’histoire est tellement bref qu’on n’a absolument pas le temps d’expérimenter quoi que ce soit. Les graphismes restent très sympathiques, mais rien ne filtre, ce qui fait qu’on reste toujours dans le flou.

 


 

Musique

La dimension musicale d’un visual novel est trop souvent négligée, surtout dans les productions amateurs, pour que je ne tente pas de rétablir l’équilibre !

 

Meilleur opening : Train of Afterlife

A cause d’un manque flagrant de budget, beaucoup de team peuvent produire des œuvres de qualité sans jamais élaborer de vidéo introductive, mais il ne faut pas croire qu’il n’y en a pas du tout !

 

 
L’opening de Train of Afterlife est l’exemple parfait de ce qu’on peut réaliser avec peu de moyens. Musique instrumentale sobre mais marquante, dimension graphique simple mais soignée, quelques effets par-ci, par-là, et voilà sans nul doute l’intro la plus réussie de l’année.

 

 
Juste après je compte l’opening d’Heartstring Bugs qui du point de vue de la musique est super entraînant, mais qui graphiquement est un peu à la ramasse. Des efforts ont été faits, ce qui n’empêche pas une grande maladresse. Le mieux est donc d’écouter la version complète de l’opening à part au lieu de regarder la vidéo.

 

Autres : Le seul autre jeu à avoir sorti un opening est bien sûr...Heartful Chance... Les effets sur la vidéo sont bons mais entre les graphismes rigides roses bonbon et la chanson sirupeuse mièvre au possible, on ne peut que saturer.

 


Meilleures OSTs : CombatPLayer (Juniper’s Knot) & TheTwinsCompositions (Heartstring Bugs) 

Mon premier coup de cœur est un gagnant immensément prévisible : CombatPlayer pour l’OST de Juniper’s Knot a encore fait un travail admirable et nous réserve quelques thèmes magistraux comme Bleeding ou Open your Heart. Le compositeur a déjà pondu de sacrées pistes pour Cradle Song, son talent n’est donc plus à prouver.

 

 

Mon second coup de coeur est un peu plus obscur : l’OST d’ Heartstring Bugs, composée par TheTwinsCompositions, propose plus d’une vingtaine de pistes (dont l’opening catchy que j’aime bien) et il y en a de toutes sortes, même si ce sont surtout les pistes joyeuses qui prédominent. Difficile de décrire ce qui m’attire dans ces musiques, l’instrumentation est toujours simple mais efficace. Dans mes préférées, Open Your Eyes, qui pose une ambiance éthérée, les cordes du thème d’Alice, le piano de Faraway Dream, la mélancolie de Magic et la reprise presque orchestrale de l’opening dans A new Beginning.

 



Autres: Rob Westwood pour l’OST de Cinders. Très orchestrale, parfois un peu répétitive, son travail n’en reste pas moins d’excellente facture.

 


 

Gameplay/interface

Le visual novel est la frontière du livre et du jeu, il paraît donc logique que certains mettent davantage l’accent sur le gameplay que d’autres, je ne peux donc pas les inclure dans scénario alors qu’ils mériteraient qu’on parle d’eux. Sauf que celui-ci peut prendre des formes très variées...et addictives.

 

Meilleur système de choix : Cinders

cinders05Sans aucune surprise, la palme du meilleur traitement des choix revient à Cinders. Plus proche d’un Mass Effect que d’un eroge nippon, le jeu arrive à concilier l’intrigue principale avec des intrigues secondaires liées au nombre impressionnant de choix offerts. Des centaines de variantes (toutes directement indiquées via une petite icône très pratique) permettent à l’ensemble de garder du dynamisme tout en donnant envie de découvrir les autres alternatives. En bref, un système fascinant qu’on espère revoir sous d’autres formes à l’avenir.

 

Meilleur VN-sim

Long live the Queen

long-live-the-queen-01.jpgDerrière une couverture assez intrigante mettant en scène une adolescente aux cheveux rose bonbon en tenue de magical girl se cache en réalité un jeu de simulation où la princesse Elodie devra apprendre à gérer son royaume aussi bien que ses émotions. En effet, les différentes activités proposés et les évènements du scénario influencent tous fortement sa psyché (vu qu’elle perd sa maman au début de l’histoire, notre héroïne en herbe démarre complètement déprimée, il est donc impossible de lui imposer du sport, par exemple). Le système, relativement simple, est plutôt addictif et offre pas mal de rejouabilité (chaque problème peut avoir différentes solutions et Elodie a notamment un grand dilemme à résoudre qui fait qu’elle ne sera pas nécessairement une magical girl à la fin !). Le gros point faible reste à mon sens le contact du joueur avec l’intrigue : on est jeté in media res, sans aucune explication, dans un scénario qui du coup perd énormément en clarté. La présence d’une intro n’aurait pas été de refus.

 

Heileen 3

heileen-3.jpgAutre grand VN-sim sorti cette année, Heileen 3 a la particularité, comme la plupart des jeux WinterWolves d’avoir une démo extrêmement longue, ce qui permet de bien s’amuser avec les mécaniques avant d’acheter ou non la version longue. Etant le dernier volet d’une trilogie, le VN contient forcément beaucoup de références aux précédents jeux et notamment une quantité de fanservice assez hallucinante (du moins, je le présume), cependant il n’y a fort heureusement aucune difficulté à débarquer avec cet opus-là, tout étant assez clairement expliqué.

 

Le scénario en lui-même est extrêmement lent à démarrer (il ne prend son envol que lorsque la démo se conclut) mais les mécaniques suffisent à garder l’attention. L’héroïne, Heileen, s’apprête à expérimenter une nouvelle vie de pirate (tout en « cherchant ses amis », on dirait un dessin animé...) à travers un double prisme : d’une part les choix de dialogues qui lui donnent des points soit dans les péchés capitaux, soit dans leurs vertus correspondantes, et d’autre part les tâches qu’elle choisit d’exercer à bord pour se constituer un métier. On peut donc viser des métiers très différents et avoir une personnalité très variée : mûe par une envie de délirer, j’ai par exemple entrepris de me convertir en « go-go danceuse ». Pour cela, il me faut un taux de luxure très haut et des compétences en danse, et nul doute que si j’avais continué à augmenter mes statistiques, j’aurais pu décrocher la profession de mes rêves et partir à Las Vegas (l’intrigue se déroule au XVIe) ! Mais j’aurais pu devenir nonne, ou piratesse. Les possibilités ne manquent pas et il y a même, par-dessus le marché, des routes permettant de sortir avec divers personnages (hommes ou femmes, depuis la dernière version). Gros bémol cependant (et un des plus récurrents avec Winter Wolves), la musique, pas très variée et la sur-utilisation de certaines ressources.

 

Meilleur VN-RPG : Loren the Amazon Princess

loren.jpgToujours par Winter Wolves. J’avais vu il y a un peu une review extrêmement négative de ce jeu et je l’avais trouvé abusée. En testant la démo de Loren The Amazon Princess, je ne peux que réitérer mon jugement. Le scénario semble classique mais efficace, le système de combat au tour par tour est très sympa (et plutôt addictif), les graphismes sont de qualité et il existe bon nombre de choix et de quêtes optionnelles pour façonner sa partie. L’expansion du jeu initial en rajoute encore plus, au cas où ça ne suffisait pas ! Il y a également des tas de romances déblocables de tous les sexes, selon si vous choisissez un homme ou une femme pour accompagner Loren dans son aventure.

 

Même bémol que précédemment avec toutefois un malus supplémentaire : le caractère explicite. C’est devenu presque une habitude pour Winter Wolves d’inclure des personnages dénudés, le problème c’est que fait un peu too much (il y a déjà ces CGs érotiques à débloquer, y a-t-il vraiment besoin de décolletés en plus ?) et que ça nuit à la crédibilité de l’ensemble. Une option pour cacher les tenues des personnages existe bien, rajoutée à la dernière minute, mais vu que les images promotionnelles ne sont pas toutes couvertes, ça revient un peu au même.

 


 

Catégorie éro

Meilleur eroge 2012 : Coming Out on Top

Cette catégorie m’aura causé de gros problèmes. En  effet, les VNs érotiques de cette année se comptent sur les doigts d’une main et aucun n’est vraiment bon. J’ai bien sûr écarté le tentaculaire Diving Deeper que je trouve de mauvais goût et Homeward justement parce qu’il contient de mauvaises scènes de sexe. Me restaient alors 2 choix pour déterminer le meilleur eroge de l’année : Alchemical Ink, une œuvre très bizarre à partir d’images photoshoppées (dont un acteur bollywoodien que je reconnais, ce qui fait que je ne peux pas prendre l’histoire au sérieux) et au final avec juste un peu de nudité, et Happy Valentine's Day.

 

happy-valentine-01.jpg

 

Happy Valentine's Day est un fanwork Fate/stay night mettant en scène une Saber très joueuse s’adonnant à des trucs sales avec Shirou. Les graphismes étant de bonne facture, je m’apprêtais déjà à lui fournir la palme. Et quand j’ai testé le jeu, surprise, les créateurs ont commis une énorme bévue : ils usent et abusent des transitions au point où l’écran clignote TOUTES LES DEUX LIGNES. Je suis sérieuse, c’est absolument atroce à lire. Le VN en lui-même est très court mais ce gros problème empêche tout plaisir de lecture. Comment alors l’élire meilleur eroge ? C’était impossible. D’où une feinte.

 

coming-out-02.jpg

 

Du coup, c’est Coming Out on Top que j’élis meilleur eroge 2012 (malgré son stade de démo), tout simplement parce que c’est le seul jeu qui offre une perspective sérieuse sur la sexualité sans oublier les fantasmes. Il n’y a que deux scènes pour l’instant, et censurées de surcroît, mais c’est de loin ce qu’il y a de mieux en la matière (ce qui veut un peu tout dire).

 


 

Autres catégories

Les VNs les plus « japonais » dans l’âme

Parce qu’après tout, si je plussoie l’originalité, je sais qu’il y a des gens qui préfèrent un setting purement japonais. Que leurs souhaits soient exaucés ! Voici donc les VNs qui représentent le mieux cette culture.

 

Hope ~ Symphony of tomorrow

hope04Au premier plan, Hope, sans grande surprise.

 

Homeward

Homeward 03Même si je l’ai moyennement apprécié, il n’en reste pas moins qu’Homeward représente parfaitement ce courant.

 

Angelic Sonata

angelic-sonata-02.jpgUne démo très courte mais au scénario typique de ce que l’on peut trouver dans les animes, du moins, pour l’instant.

 

La plus grande ascension : Christine Love avec Analogue (sur Steam)

No comment, j’ai déjà tout expliqué plus haut.

 

Les organes génitaux les plus bizarrement foutus : Homeward

Homeward-H-scene.jpg

Ceux qui ont lu mon article sur Homeward le savent, les scènes de sexe y sont graphiquement représentés de manière alambiquée : des espèces de failles béantes rougeâtres remplacent les vulves et des saucisses lisses les pénis.

happy-valentine-H-scene.jpg

J’aurais également pu inclure une CG de Happy Valentine's Day, une seule, où Saber nous présente ses fesses et où on aperçoit un large trait censé figurer son caveau intime. Sachez messieurs-dames les dessineux, que non, les femmes n’ont pas juste un simple trou pour y fourrer tout et n’importe quoi (genre du gâteau si on en croit Sugar’s Delight), il y a vraiment un appareil génital complexe là-dessous, si, si. Du coup, ben, c’est quand-même mieux si on peut le constater (je suis nazie là-dessus, je sais).

 

L’initiative la plus bizarre de l’année : Sentou Gakuen

sentou-gakuen.jpgVous l’avez probablement oublié mais en ce début d’année, une étrange initiative a pointé le nez : Sentou Gakuen, le 1e MMO-VN. Comment des aspects aussi opposés ont pu être combinés ? C’est encore un mystère à mes yeux. Le jeu me semblait redondant et ennuyeux parce que finalement plus basé sur un immense dating-sim multi-joueurs que sur une intrigue poussée mais on peut au moins reconnaître que des gens essayent de nouvelles choses...

 

Le jeu le plus relou de l’année : Host Holic

host-holic-01.jpgJ’en ai copieusement parlé sur Twitter mais pour ceux qui ne suivent pas, je vous présente la liste de tout ce qu’il ne faut JAMAIS faire lorsqu’on propose la démo d’un jeu payant. Parce que Host Holic est le seul VN que j’ai jamais testé à avoir un réel problème au niveau de l’interface (il n’a pas été codé sous RenPy, ni sous Flash, ce qui explique beaucoup de choses) :

_les options ont été supprimées du menu principal et ne sont accessibles qu’à certains points données de l’histoire au beau milieu des choix scénaristiques (en gros « Souhaitez-vous aller en ville, au supermarché...pouf, options).

_pas de fonction skip, ce qui fait que le jeu nous demande à chaque scène si on veut lire l’histoire ou non, même lors du 1e playthrough

_les réponses changent de place de manière aléatoire, ce qui fait qu’en appuyant exactement au même endroit de manière distraite, on active parfois le « oui », parfois le « non », je vous laisse imaginer les bourdes qui s’en suivent et la frustration qui va avec

_on ne peut pas non plus sauvegarder quand on veut

_les mini-jeu n’ont ni notice ni tutorial, ce qui fait qu’on doit se démerder comme on peut pour comprendre ce que les créateurs attendent de nous

 

host-holic-02.jpg

 

Et tout cela, ce n’est que l’interface. Je vous laisse imaginer mon humeur à la fin de la démo (un projet commercial, je vous le rappelle, dispo sur MangaGamer désormais, rien que ça). Le peu de scénario que j’ai pu voir était tout sauf enthousiasmant. En effet, le système se base sur une alternance jour/nuit où on doit gérer à la fois notre vie d’institutrice/instituteur et nos sorties dans un bar à hôtes. On a donc affaire à un bête dating sim mais avec une intrigue secondaire plus que bizarre (on peut choisir de la désactiver d’emblée pour que le jeu ne soit pas trop sérieux...désactiver une partie du scénario, on croit rêver) : un camion de pesticides se serait écraser dans la cour de l’école où jouent les gamins mais personne n’a l’air de s’en inquiéter et les petits monstres deviennent de plus en plus hystériques. Host Holic est de loin le jeu qui m’a le plus agacé en phase de test, d’où ce prix.

 

Prix du mauvais goût : Marijuana & Diving Deeper

Nanoreno-bad.jpgJ’en avais déjà parlé sur mon article dédié au Nanoreno donc je vous y renvoie pour découvrir Marijuana et Diving Deeper, qui font un peu figure de fosse à purin du genre OELVN et ce malgré des ressources de qualité et une certaine forme de travail.

 


 

Bilan 

En tout et pour tout, j’aurais testé pas moins de 40 VNs pour élaborer mon article (sans compter ceux auxquels je n’ai pas pu jeter un coup d’œil soit parce qu’ils ne présentaient pas de démo, soit parce que le fichier téléchargé ne fonctionnait pas, ce qui rajouterait au moins 2-3 jeux en plus, facilement). Sur cette masse de jeux, une petite dizaine de commerciaux, une vingtaine de gratuits « achevés » et un peu moins d’une dizaine de démos. En sachant que je n’ai bien sûr sélectionné que le haut du panier, c’est-à-dire ceux qui avaient l’air le plus abouti. La quantité aurait été trop pharaonique sinon ^^’. Pour ceux que cela intéresse, ci-joint une annexe reprenant la liste de tous les jeux testés pour les besoins de l’article avec leur caractéristiques et une petite note pour la forme.

 

EDIT : @Adorya, Sya & Omurah

Hum, vu que mon avis sur The Walking Dead a du mal à être entendu, je m’en remets à cet article par un joueur d’OELVN plus expérimenté qui expliquera mieux que moi pourquoi le terme de visual novel est abusif pour ce genre de jeu (et donc pourquoi ça n'a rien à faire dans la conversation) : http://weeaboo.nl/2013/01/the-walking-dead-and-visual-novels/

 


Annexe

 

A

Alchemical Ink - Morgan Hawke -  avril 2012 +16

2,5/5 Une courte histoire un peu bizarre et pas très excitante.

 

Analogue: A Hate Story – Christine Love – janvier 2012 commercial

3/5 Mélange entre du bon et du moins bon Christine Love.

 

Angelic Sonata – Amber Clover – avril 2012 démo

2,5/5 Trop court pour juger, wait and see...

 

A truth to be told – monicalistened - mai 2012 fanwork

2/5 Narration incompréhensible mais de bonnes idées, dommage.

 

C

Café Rouge – FarAway – juin à septembre 2012 en ligne

2/5 Bruitages pesants et mini-jeux atroces nuisent largement à l’histoire, pas mauvaise.

 

Cinders – MoaCube – juin 2012 commercial

5/5 Pari risqué mais réussi, chapeau. HELIA SEAL OF APPROUVAL

 

Coming Out On Top – Obscurasoft – juillet 2012 démo

5/5 Un VN bourré d’humour sur un thème pourtant glissant. HELIA SEAL OF APPROUVAL

 

Curse of the Carribean - S-Morishita's Studio - Nanoreno 2012 démo

4/5 Scénario exotique et sympathique, rafraichissant.

 

D

Diving Deeper  – Christine Love - Nanoreno 2012 +18

1/5 Du moins bon Christine Love.

 

Dragon Essence – Zeiva Inc – septembre 2012

trong>démo en ligne

4/5 Scénario exotique et étonnamment prometteur, un dragon SMEXY.

 

H

Happy Valentine's Day  – février 2012 fanwork +18

2/5 S’il n’y avait pas eu ce problème technique, ça aurait été un très bon nukige, dommage...

 

Heartful Chance – Studio Sprinkles – mai 2012

2/5 Design très rigide mais emballage soigné. Drôle malgré lui.

 

Heartstring Bugs – Unbroken Hours – décembre 2012

??? De nombreuses heures de jeu que je n’ai pas pu découvrir suite à mon rage-quit.

 

Heileen 3 – Winter Wolves – décembre 2012 commercial

3/5 Terriblement addictif. Je veux être go-go danceuse !

 

Homeward  – Love in Space – mai 2012

Versions +18 et  « tous publics » disponibles

2/5 Beaucoup de maladresses malgré un sujet ayant du potentiel.

 

Hope ~Symphony of tomorrow – Tatami Visual Arts – août 2012 démo

3/5 Démo trop courte, sympa sans plus, techniquement très chouette.

 

Host Holic – VisualNovelGames.com – septembre 2012 commercial

1/5 Que celui qui a codé cette chose se dénonce !

 

J

Juniper’s Knot – Dischan - Nanoreno 2012

4/5 Enrobage de haute volée mais intrigue un peu tirée par les cheveux par moments.

 

K

Katawa Shoujo – 4Leaf Studio – janvier 2012

3/5 mais juste pour Rin :3

 

L

Legend of the Piper Girl - Unbroken Hours – avril 2012

3/5 Graphismes médiocres mais une bonne petite surprise.

 

LINEAR – Divine Seer  - Cera Studio – mars 2012 en ligne

2/5 Passé l’intro le jeu devient incroyablement ennuyeux.

 

Locked-in – Luckyspecialgames – juillet 2012

5/5 Un petit bijou de créativité. HELIA SEAL OF APPROUVAL

 

Long Live The Queen – Hanako Games – juin 2012 commercial

4/5 L’histoire envoie des vibes très madoka-esques.

 

Loren The Amazon Princess – WinterWolves – avril 2012 commercial

4/5 Début classique mais terriblement addictif. Boobs trop apparents.

 

N

Nanolife – Circle Pegasi - Nanoreno 2012

5/5 .hack//sign pour les enfants, adorable. HELIA SEAL OF APPROUVAL

 

R

Ristorante Amore – Cynanide Tea - Nanoreno 2012

3/5 Un twist surprenant qui se perd un peu dans la 2e partie.

 

S

Sacred Sand – SilverHyena – septembre 2012

3/5 Pour une fois que je trouve du BL potable, je profite.

 

Spiral Destiny – ??? - Nanoreno 2012 démo

3/5 Le Ever17 du pauvre ? Difficile de déterminer ce que l’intrigue nous reserve.

 

Summer Found Me – GlassHeart - septembre 2012

2,5/5 Otome game qui ne casse pas 3 pattes à un canard, route du bad boy abusive.

 

T

That's the Way the Cookie Crumbles – Twin Turtle Games – juillet 2012 démo

2,5/5 Jeu de gestion de boulangerie compliqué, pas de réelle intrigue visible pour le moment.

 

The Elevator – Cynanide Tea – mai 2012

3/5 Thriller sympathique mais un peu trop court.

 

The Halbert and the tiger – Sita Duncan and Komi Tsuku - décembre 2012

3/5 Quand une jolie idée se transforme en histoire. Sympa mais oubliable.

 

The Knife of the traitor – clua - Nanoreno 2012

5/5 Design burtonien, humour et drame au rendez-vous. HELIA SEAL OF APPROUVAL

 

The Loop – Gliese Production – décembre 2012

5/5 Le développeur est la personne la plus sadique du monde ! HELIA SEAL OF APPROUVAL

 

The Pirate Mermaid – Variable X – décembre 2012 démo

5/5 Variation de la petite sirène plus que prometteuse. HELIA SEAL OF APPROUVAL

 

Touhou Mecha: Hell's Rising – Dai Sukima Dan – avril 2012 fanwork

5/5 Epique ? Vous avez dit épique ? Reprenez du robot. HELIA SEAL OF APPROUVAL

 

Train of Afterlife – Zeiva Inc – janvier 2012 commercial

2/5 Faire le tour d’un train n’est pas fun...

 

W

Witch Apprentice – ??? – octobre 2012 démo

2,5/5 Démo trop courte, difficile de savoir à quoi s’attendre.

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commentaires

Shingeki No Kyojin 29/04/2013 08:25

Eh bien en voilà une liste plutôt bien remplie ! Merci en tout cas de m'avoir fait découvrir des visual novels que je ne connaissais pas !

Helia 10/06/2013 14:00



De rien. J’espère refaire des pavasses comme ça sur d’autres OELVNs à l’avenir o7



Likhos 31/03/2013 23:39

Bah, le coup des étiquettes c'est l'une des grosses incohérence entre Lily et Hanako (j'ai oublié comment on écrit lily mais qu'importe, je compte seulement rejouer quand la VF sera là). Lilly: il
y a des étiquettes, Hanako: 'y en a paaaas et ça sert d'excuse pour dire que Lily est de riche famille.
Vive la communication entre écrivains.
Après c'est sûr c'est pas grand chose comparé à la route de Shizune qui se passe dans une réalité alternative (Tanabata qui passe plus tôt et aussi "Lily? t'est pas en écosse?") XD.

Pour ce qui est de touhou je préfère nettement les jeux officiels. (avec préférence pour les jeux de baston), les goûts et les couleurs :P

Et bien sûr que je parle du contenu (du moins j'essaie, vu ma tendance à dire beaucoup sur tout et sans forcément de rapports.)

Helia 10/06/2013 13:59



« Vive la communication entre écrivains. Après c'est sûr c'est pas grand chose comparé à la route de Shizune qui se passe dans une réalité alternative (Tanabata qui passe plus tôt et aussi
"Lily? t'es pas en écosse?") XD » = Ah bah ça, c’était le grand souci de Katawa Shoujo, personne est passé derrière pour rendre un peu plus homogène l’écriture donc ça transparait très fort.
Moi ce qui m’a le plus interloqué c’est la localisation de la maison de Shizune selon sa route (en train, c’est ça ?) ou celle de Lily (2 pâtés de maison plus loin, je crois ?), après
je ne me souviens plus trop.


 
Han, Touhou
Mecha est intéressant pourtant, moi j’aimerais bien avoir l’avis d’un fan pour savoir comment ça se goupille par rapport aux jeux =’).


Likhos 30/03/2013 00:40

Tiens je ne savais pas qu'il y avait des fanwork de Touhou fait par les anglais.

(d'accord j'avoue que je m'intéresse plus à des projets sans démos ou à des traductions en cours de jeux en japonais.)

J'ai ma foi apprécié Juniper's Knot.

Avec du recul sur KS J'ai eu le temps de voir le nombre (assez hallucinant) d'incohérence. (oh putain le coup des étiquette dans le magasin d'antiquité comment j'ai pu louper ça)

Au moins, certains projets successeurs ont appris de ces erreurs, reste à voir si ça sera suffisant.

(PS: pas OLVN, mais les Katawa Shoujo General ont aussi une contrepartie dans le coté obscur de 4chan, les Monster Girl Quest General, on aime ou on aime pas, dans les deux cas ça se fritte pour la
"best waifu" entre deux posts ayant un temps soit-peu d’intérêt, ce qui me fais demander, pour le fun, si tu oserais faire une review sur les monster girls.)

à quand un eroge fais avec des graphismes en ASCII o/.

Helia 31/03/2013 16:52



Mazette, quelqu’un qui me parle du contenu de l’article : dans mes bras, camarade XD.


 


Eh oui, il y a des VNs Touhou. D’ailleurs l’équipe derrière Touhou Mecha a un premier projet sur l’univers que je ne connaissais pas du tout auparavant et qui a l’air intéressant aussi. J’ai cru
comprendre que l’épisode 2 allait bientôt sortir, je suis assez impatiente de voir ce que ça va donner (aussi je devrais lire le 1.5 pour l’occasion afin de voir les modifications qui ont été
apportées).


 


Juniper’s Knot a une technique irréprochable mais l’histoire en elle-même était sympa sans plus, du coup je compte attendre patiemment Dysfonctional System en essayant de ne pas avoir d’exigences
trop hautes =).


 


Tiens, je ne me souvenais pas du coup des étiquettes dans KS, très franchement j’étais plus concentrée sur les grosses incohérences dans la construction des personnages. Certaines passent mieux
que d’autres (j’ai encore la « bonne » fin de la route d’Hanako entre les dents =/).


 


Les projets successeurs n’ayant pas encore débouché sur du concret pour la plupart d’entre eux, je dirais que c’est un peu prématuré pour dire qu’ils ont appris de leurs erreurs. Mais bon, qui
vivra verra...


 


Des eroges en ASCII ? Le fou XD.


 


« D'accord j'avoue que je m'intéresse plus à des projets sans démos ou à des traductions en cours de jeux en japonais » = Non mais c’est normal : à force de voir des tas de projets
s’écrouler, on finit par économiser notre enthousiasme pour ceux qu’on est sûr de voir aboutir ^^.



omurah 09/03/2013 03:54

Salut :)

Je dois avouer être quelque peu de l'avis d'adorya.
Bien que TWD ne puisse être franchement considéré comme un visual-novel dans la forme il en présente le fond.
Adorya ne t'arrêtes pas à cette impression que tu as de notre chère blogueuse. Je la suis en mode fantôme depuis un moment et je peux t'assurer que c'est une personne charmante.

Helia 31/03/2013 16:37



« Adorya ne t'arrêtes pas à cette impression que tu as de notre chère blogueuse. Je la suis en mode fantôme depuis un moment et je peux t'assurer que c'est une personne charmante » =
Bah, au contraire, ça ne sert à rien qu’il se force à me lire s’il n’aime pas ce que je dis, ce n’est pas comme si mon point de vue était indispensable. On ne peut pas plaire à tout le monde,
comme on dit =’).



adorya 04/03/2013 14:08

Ben oué, pour moi un jeu qui est vendu dans le commerce en tant que jeu est un jeu, que ce soit de la 3D, de la 2D, du texte, un dongeon crawl en ASCII, du moment qu'il y ait un minimum
d'interaction.

Après evidemment il peut y avoir des exceptions comme les kinetic novels mais en general l'accent est plus mis sur l'audio visuel et donc on est toujours pas dans le roman illustré.

Sinon pour le fait que "tout visiteur d'un article de site internet est sensé connaitre le theme entier dédié au site", je suis désolé mais depuis l'arrivée de goggle et des aggrégateurs on peut
directement tomber sur un article qui interesse le visiteur sans qu'il soit interessé par le reste.

Enfin bon, vu l'accueil du propriétaire du blog et le ton employé dans ses réponses qui frisent un peu le haut de tension, je crois que je vais voir ailleurs s'y j'y suis...

Helia 31/03/2013 16:35



Je ne te demande pas d’apprendre le site par cœur pour réciter si je préfère la glace à la vanille ou à la fraise et le nombre d’années d’études que j’ai au compteur, je constate simplement que
vaguement regarder en diagonale la catégorie Visual Novel auquel appartient l’article t’aurait renseigné rien qu’aves les titres et les images. Il n’y a pas besoin d’être un fan hardcore ou de
suivre le blog depuis 2 ans pour faire cela, hein... Tout article s’inscrit dans un contexte et se renseigner, même brièvement, sur ce dernier me parait une simple politesse.


 


Je ne te retiens pas si mon antre ne te plaît pas, je ne cours pas après les lecteurs, je me borgne à partager mon point de vue sur divers sujets et je ne refuse jamais de débattre sur les
dits-sujets. Je pensais qu’expliciter pourquoi ta réponse était hors de propos et m’excuser pour cette agressivité que tu me prêtes suffirait à te satisfaire mais visiblement il en faut plus. Eh
bien tant pis, c’est que nous ne sommes pas fait pour nous entendre.



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