1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 17:55

En voilà un article que je voulais faire depuis longtemps, notamment parce qu’il soulève une question qui m’intéresse au plus haut point et qui n’est pas si fréquemment abordée.

 

Musique

 

Dans un précédent billet je comparais des pistes tirées de bandes originales d’animes et de jeux vidéo et j’y avais trouvé quelques ressemblances assez troublantes, surtout que plus j’essayais de faire des recherches, plus je débusquais de morceaux de musique similaires et plus le mystère s’épaississait. Alors que je commençais à désespérer, ma petite enquête me conduisit jusqu’à un forum où un internaute posait sensiblement la même question que moi. Sauf que lui obtenait sa réponse et elle fut lumineuse : les samples.

 

Depuis quelques temps ce phénomène m’intéresse en ce qu’il cautionne partiellement ma théorie de la transmutation littéraire en l’appliquant au domaine musical. Je me permets de m’auto-citer afin de vous éviter de vous farcir l’article en entier pour comprendre ce que je veux dire :

[...]Partir d’un bout d’une œuvre existante et y ajouter d’autres références et un peu de soi c’est de la création littéraire. Il faut bien avoir conscience qu’il est impossible au XXIe siècle d’inventer de la « matière première », tout a déjà été pensé avant par quelqu’un d’autre en somme. La littérature ne peut évoluer que si on dépasse cet état de fait en utilisant l’alchimie : on combine des matériaux anciens, du usé jusqu’à la trogne, pour en faire des mélanges innovants et nouveaux. L’inventivité réside donc dans le dosage et dans l’implication qu’on rajoute.

 

Les samples fonctionnent sur le même principe, ce sont des échantillons que l’on récupère sur un même morceau ou sur différents morceaux et que l’on modifie afin de créer quelque chose de nouveau. Evidemment si certains artistes font preuve d’inventivité et de créativité (je vous renvoie à l’explication du montage de One More Time de l’album Discovery des Daft Punk, c’est très intéressant), d’autres se contentent de copier un fond sonore et de rajouter un peu de beat et hop, ni vu ni connu, auquel cas on peut vraisemblablement parler de plagiat. Les samples sont partout dans le domaine musical au point qu’une grande partie des titres récents trouve ses racines dans des hits des années précédentes. Si le sujet vous intéresse, je ne peux que recommander la lecture (et l’écoute) du site Samples.fr.

 

Violon.jpg

 

Normalement, je ne devrais rien vous apprendre mais sait-on jamais. Ce qui m’intéresse ce sont les original soundtrack. Grâce à ce fameux commentaire, j’ai remonté la piste jusqu’à un produit nommé Symphony of Voices, une énorme compilation de quatre ou cinq CDs contenant des centaines et des centaines de samples de voix prononçant des voyelles, des assemblages de sons et différents bruitages, le tout en plusieurs variantes (femme, hommes, chorale de jeunes garçons, cela va du plus aigu au plus grave). Ce coffret, qui coûte tout de même la bagatelle de 500€, est donc une véritable mine d’or pour tous les musiciens en herbe. C’est ainsi que j’ai compris comment étaient constitués les chœurs « artificiels » (puisque techniquement ce sont simplement des samples agencées bout à bout dans un ordre précis) de mes morceaux préférés et donc pourquoi des chanteurs n’étaient jamais crédités sur ces pistes-là alors qu’on entendait nettement des voix. Un vrai musicien pourrait vous faire des démonstrations ingénieuses, et d’ailleurs les musiciens doivent déjà connaître ce genre de procédés, mais moi je suis une quiche, je me contente d’écouter bêtement sans trop comprendre comment cela fonctionne. Avec les samples, on entre dans les coulisses de fabrication et je trouve franchement fascinant de pouvoir déceler rien qu’un peu quelle a été la démarche de tel ou tel compositeur pour créer son titre.

 

J’en reviens donc à ce qui me tourmentait tant la dernière fois : les samples de choeurs grégoriens. Distribués dans des coffrets du même genre que Symphony of Voices, ce sont tout simplement des bouts de chants liturgiques célèbres qui sont interprétés par des chorales et que l’on retrouve absolument partout ! Avec mes maigres moyens j’ai réussi à réunir une petite compilation de toutes les utilisations que je pouvais trouver des chants les plus connus afin de dévoiler enfin pourquoi tant de pistes différentes utilisaient toutes les mêmes fragments et, accessoirement, de comparer comment tel compositeur a choisir de se servir de tel sample par rapport à tel autre.

 

Je crains que les musiciens ne jugent ce post ennuyeux vu que ça doit leur paraître évident mais ça permet aux amateurs de mieux saisir la construction de ses morceaux favoris et, à l’avenir, de peut-être mieux repérer à l’oreille les différents samples (depuis que je sais comment ça marche, je discerne bien mieux les échantillons à l’oreille donc ça me permet d’affiner ma culture musicale, j’en suis très contente, même si ça gâche un peu la « magie »).

 


 

Kyrie Eleison

Le Kyrie est un chant liturgique qui a la particularité d’être en grec et non en latin et il n’est composé que deux phrases « Kyrie Eleison » (Seigneur, prends pitié) et « Christe Eleison » (Christ, prends pitié) prononcées très lentement, ce qui en fait l’un des plus reconnaissables. La piste Kyrie de l’album Red Moon de Kalafina en est une référence directe et on peut entendre nettement un Kyrie Eleison se balader en fin de refrain. On le retrouve également dans un couplet de l’opening d’Elfen Lied, Lilium, pourtant intégralement en latin.

 

Ergo Proxy OST 1 - New Pulse (Mai 2006)

Compositeur : Ike Yoshihiro

  On peut entendre le premier Kyrie résonner dès une minute. Le sample est utilisé en boucle de manière très planante sur une piste assez rythmée, ce qui donne un effet de contraste intéressant et crée une certaine tension. La partie qui suit le « aaaah » semble provenir du Agnus Dei que j’évoquerai plus tard mais elle est trop inaudible pour moi donc je ne peux pas confirmer.

 

Ergo Proxy OST 1 - Fellow Citizen (Mai 2006)

Compositeur : Ike Yoshihiro

  Retrouver le « même » sample à quelques pistes de distance est assez inhabituel mais permet de voir comment Ike Yoshihiro a transformé le tout. On note que les premiers Kyrie sont bien plus graves et apparaissent dès le début du morceau, avant de céder la place aux mêmes entendus sur New Pulse. Le rythme est bien plus soutenu et assorti de divers bruitages peu rassurants qui créent une atmosphère bien plus étouffante, surtout quand les violons commencent à s’en mêler.

 

Episode « The Melancholy of Haruhi Suzumiya V» de Suzumiya Haruhi no Yuutsu (Juin 2006)           

Compositeur : Satoru Kousaki

Je n’ai pas pu ajouter l’extrait vu qu’il ne fait pas partie de la bande-son, on peut néanmoins le trouver en regardant l’épisode que j’indique, au moment où Koizumi montre à Kyon ses pouvoirs d’ESPER et qu’il rejoint ses camarades pour combattre un monstre géant.

 

Death Note OST 1 – Kyrie (Décembre 2006)

Compositeurs : Hirano Yoshihisa & Taniuchi Hideki 

  Celui-là n’est vraisemblablement pas un sample mais une version orchestrale du Kyrie (le titre est à cet égard des plus explicites), je l’ai surtout ajouté pour la comparaison. C’est le plus bref du lot dans sa durée totale et l’instrumentalisation demeure très discrète, seulement quelques violons légèrement angoissants et quelques coups de cloches pour cadrer avec le contexte religieux.

 

Sekai Satoyama Kikou OST - Where Every Life Is Beautiful (Décembre 2010)

Compositeur : Yuki Kajiura (Issu de The Works for Soundtrack)

  Et oui, Kajiura aussi a l’air d’aimer le Kyrie Eleison mais elle l’utilise de manière radicalement différente. Si les morceaux que je viens de vous présenter demeuraient surtout des morceaux de tension, Where Every Life Is Beautiful est au contraire un hymne à la paix et à la sérénité, preuve qu’on peut faire des choses très différentes avec ce fameux sample. Les chœurs se font un peu attendre puisqu’on a d’abord le droit à une atmosphère éthéré avec un petit beat très discret en fond surmonté d’un piano. Et puis après une minute interviennent enfin les « Kyrie » planants qui accompagnent à merveille la mélodie. On note aussi la présence d’un autre sample dont je reparlerai plus tard.

 



Miserere

 Le Miserere (Allegri) est un chant sacré issu du psaume 51 de la Bible lorsque le roi David, après avoir séduit Bethsabée, une femme mariée, se repend de sa faute. Le texte commence par « Miserere mei », soit « Prends pitié de moi ».

 

Juuni Kokki OST  - Sanctus Kihaku (2003)

Compositeur : Kunihiko Ryo



Cette piste est assez étrange en ce qu’elle se découpe en plusieurs temps, tous différents. La première partie est composée du chant magnifique d’une soliste parfois rehaussé de quelques murmures. Le résultat est d’une grande pureté. Seulement voilà, au bout d’une minute intervient une transition basé un autre sample dont je reparlerai, et après 1:30 le Miserere retentit de manière très crue. Il n’y a toujours pas de fond musical perceptible donc on n’a pas vraiment l’impression que Kunihiko Ryo a changé grand-chose. Heureusement que la soliste était là pour compenser.

 

Episode 1 de Black Cat (Octobre 2005)

Compositeur : Taku Iwasaki

Un gentil commentateur me l’avait signalé sur mon précédent article donc je le remets là car effectivement le premier épisode de Black Cat contient un Miserere accentué par un fort écho.

 

Basilisk OST III - Ki no Ko (Novembre 2005)

Compositeur : Takashi Nakagawa 

  Ki no Ko démarre comme une piste traditionnelle, avec un rythme lent, des violons et cet instrument à corde dont j’ai oublié le nom. C’est vers 1:18 que sont ajoutés les chœurs du Miserere. Le mélange fait un peu choc des cultures (surtout quand on voit quel est le thème principal de Basilisk : l’ère Edo) mais après tout, pourquoi pas ?

 

Dirge of Cerberus OST - Trigger Situation (février 2006)

Compositeur : Masashi Hamauzu 

  Le Miserere apparait très vite par-dessus des notes de piano très légères contrastées par des chœurs inquiétants que l’on peut entendre au loin et ne reste guère qu’entre 0:20 et 0:50, le temps d’introduire l’explosion. A partir de ce moment la piste se mue en morceau rythmé à base de violons, de cuivres et de batterie. Une utilisation à des lieux du Miserere « pur » de Sanctus Kihaku.

 

Ergo Proxy Opus 01 - Prayer (mai 2006)

Compositeur : Ike Yoshihiro 

  Et oui, le premier OST d’Ergo Proxy n’avait visiblement pas fini de nous dévoiler ses perles. Un peu à l’instar de Masashi Hamauzu, Ike Yoshihiro se sert du Miserere de manière très brève, de 0:40 à 0:50, mais plus comme une sorte d’interlude angoissant dans une piste qui est déjà très lourde en percussions et en bruitages fantomatiques.


Ergo Proxy Opus 01 – Autoreiv Contagion (mai 2006)

Compositeur : Ike Yoshihiro

  Ah, on me souffle à l’oreille que ce n’est pas fini et qu’il y a encore de l’Ergo Proxy au dessert. Le compositeur remet le couvert quelques pistes plus loin avec une variation toujours à base de percussions, dont un tam-tam qui fait des merveilles, mais qui comporte aussi quelques notes fugitives d’un début de mélodie malheureusement trop vite noyée. Elle avait pourtant un joli potentiel. A la place, on reste sur un morceau d’ambiance stressant à souhait. Vers 0:55 retentit un cri difficilement audible mais dont l’identité sera pleinement dévoilée dès 1:40 où l’on peut entendre le Miserere...à l’envers. L’effet est du coup des plus étranges et pas forcément très judicieux (je trouve la version renversée du chœur assez moche personnellement).

 

The 3rd Birthday OST - Into the Babel (2010)

Compositeur : Mitsuto Suzuki 

  Le crescendo du Miserere s’y prêtant plutôt bien, c’est encore une fois dans un morceau qui inspire la tension qu’on le retrouvera, mais pas tout de suite, il faut d’abord le mériter. L’instrumentalisation est toujours lourde en percussions mais comporte cette fois des paliers : aux battements frénétiques se succède un entracte au violon, l’instrument rejoint alors la composition avant d’inclure aux alentours d’1:55 des boucles de Miserere à l’intensité parfaitement dosée. On croit l’explosion finie et pourtant les Misere continuent encore, en repartant pour un nouveau crescendo, et après une pause, reviennent nous hanter pour de bon.

 


 

Agnus Dei

L’Agnus Dei (Agneau de Dieu) n’est pas un chant à proprement parlé mais une acclamation récitée au cours de la messe.

 

American McGee Alice OST - The Centipede (2001)

Compositeur : Chris Vrenna

L’OST du jeu American McGee Alice déborde samples de chants grégoriens, quasiment chaque piste possédant la même structure à base de rythme angoissant passant en boucle et agrémenté de bruitages pas rassurants, dont des voix éthérés (d’habitudes des « ooh » ou des « aah »). Pour celle-là, le compositeur a choisi de varier avec des Agnus Dei récités par des petits enfants angéliques. Sortis de leur contexte, on obtient une sorte de perversion malsaine : le fond est un mélange semblable à un compte à rebours, comme si une bombe allait exploser, altéré par quelques bruissements lugubres de créatures inconnus, allié à cette mélodie qui ressemble à de l’orgue. Entendre Alice pleurer par-dessus le tout n’arrange pas la sensation de diabolisme.

 

.hack//sign OST 2 – Open your heart Reprise (2002)

Compositeur : Yuki Kajiura

  Et là, changement total de registre. La chanson interprétée par Emily Bindiger était déjà très belle à la base et elle trouve dans cette version Reprise un second souffle. Des deux c’est celle-là que je préférais sans trop savoir pourquoi. Il y avait toujours ce côté éthéré, ce solo de saxophone formidable, cette ambiance chaleureuse comme agrémentée de clochettes. Alors qu’est-ce qui faisait la différence ? Peut-être justement dans ces chœurs d’Agnus Dei rajoutés régulièrement aux bons moments qui apportent une dimension supplémentaire au morceau et qui, cette fois, paraissent bel et bien angéliques.

 

Jyu Oh Sei OST - Grab the All (2006)

Compositeur : Hajime Mizoguchi

(J’ai prononcé le mot magique, je m’attends à voir apparaître un lapin d’un instant à l’autre)

  Je ne m’attendais pas vraiment à trouver un sample de chant grégorien dans l’OST de Jyu Oh Sei, force est donc de constater que c’est le seul qui traînait là. La mélodie de Grab the All est très lente, un peu comme une sorte de Requiem et les sons cloches qui accompagnent les Agnus Dei et les chœurs en général renforcent cette impression d’assister à un enterrement, ou du moins à un départ. A quelques intervalles les lourdes percussions se voient rejointes par un xylophone qui vient apporter une petite touche indéfinissable, comme une lueur d’espoir.

 

Sekai Satoyama Kikou OST - Where Every Life Is Beautiful (Décembre 2010)

Compositeur : Yuki Kajiura (Issu de The Works for Soundtrack)

Comme j’en ai déjà parlé un peu plus haut, je ne vais pas m’éterniser dessus. Il est juste à noter que des Agnus Dei viennent compléter les Kyrie Eleison, offrant du même coup une sorte de super-combo. 

 


 

Pange lingua

Pange lingua est une prière de Saint Thomas d’Aquin sur le Saint Sacrement de l’Eucharistie et…c’est à peu près tout.

 

Noir Blanc dans Noir – Church (2001)

Compositeur : Yuki Kajiura

  Church est la seule itération du Pange Lingua que j’ai pu trouver, bien cachée dans les bonus des BGM de Noir. Le chant en lui-même a été soumis à une forte réverbération qui donne un petit effet irréel. Le fond est quant à lui composé d’un alliage assez bizarre qui me paraît ressembler au cri d’un corbeau. Et toujours la présence de quelques sons de cloche, logique pour une musique qui se veut religieuse.

 



Round Loop

J’ignore à quoi correspond la « Round Loop » sinon à une série sans fin de « aaah » qui tourne en rond.

 

American McGee Alice - In-game Music (2001)

Compositeur : Chris Vrenna

  La Round Loop ne fait pas partie de la bande originale d’American McGee Alice mais on peut l’entendre dans le jeu lors du combat final contre la Reine de Cœur et inutile de dire qu’elle remplit parfaitement son office pour foutre la pétoche au joueur et démontrer la puissance de son adversaire tentaculaire. Le sample est alors utilisé à son plein potentiel, comme une boucle infernale rehaussée assez simplement d’une ligne de rythme avec quelques bruitages et tintements. La modification n’est pas énorme mais elle suffit à maximiser l’impact de la boucle.

 

Juuni Kokki OST  - Sanctus Kihaku (2003)

Compositeur : Kunihiko Ryo

Je me suis déjà étendue de long en large sur l’utilisation sur Miserere mais Sanctus Kihaku possède également un petit sample de Round Loop très discret, situé entre le chant de la soliste et le crescendo. Pas parfaitement audible, il semble surtout servir de transition et préparer les chœurs grégoriens.

 

Ergo Proxy Opus 02 - Busy doing nothing (2006)

Compositeur : Ike Yoshihiro

  Encore du Ergo Proxy ! A l’instar de ce qu’avait fait Kunihiko Ryo, Ike Yoshihiro se sert surtout de cette petite boucle comme d’une transition. Elle retentit assez vite, vers 0:13 et dure à peine dix secondes. Paradoxalement la mélodie synthétique qui s’insère ne crée pas particulièrement de tension, elle est même plutôt planante. Du moins avant de s’enfoncer progressivement dans l’angoisse. A certains passages on peut entendre de fugaces réminiscences qui appartiennent probablement au Miserere mais c’est encore une fois trop inaudible pour que je puisse le confirmer.

 

The 3rd Birthday OST - Immortality of time (2010)

Compositeur : Mitsuto Suzuki

D’entrée de jeu la Round Loop nous accueille. Mais pas pour longtemps puisqu’un autre sample prend la relève de manière plus flagrante, je vais donc plutôt garder mon analyse pour la suite.

 


 

O Fortuna

A l’origine « O Fortuna » est un poème médiéval rédigé en latin qui s’adresse à la déesse éponyme, la déesse de la chance. Le manuscrit fait partie de la collection des Carmina Burana transformées en mélodies par Carl Off. La musicalité de ces deux mots en font une composition parfaite pour les morceaux de type « épique » et grandiloquent, d’où sa popularité.

 

The 3rd Birthday OST - King of Closing Time (2010)

Compositeur : Mitsuto Suzuki

  Normalement le O Fortuna est très courant mais je n’en ai pas débusqué d’autres alors je me contenterai de ceux qui se trouvent sur l’OST de The 3rd Birthday, plutôt bien fournie en samples. King of Closing Time se présente d’abord comme une piste assez éthérée et « vide » avec des bruitages et une louche de chœurs. Puis des percussions viennent introduire l’attente jusqu’à ce qu’enfin résonne l’explosion. C’est dans le dernier tiers qu’on peut entendre quatre itérations du O Fortuna et...la piste s’arrête déjà. Une utilisation un peu étrange dans le sens où le sample est plutôt utilisé en guise d’ouverture que de clôture d’habitude. Je ne suis pas parfaitement convaincue mais bon...

 

The 3rd Birthday OST - Immortality of Time (2010)

Compositeur : Mitsuto Suzuki

  On en revient donc à Immortality of Time alors que quatre itérations du O Fortuna prennent la place de la Round Loop. Pourquoi quatre de nouveau ? Aucune idée. Cette fois le sample est bel est bien une ouverture. La mélodie qui suit possède quelques ressemblances de structure avec King of Closing Time (en tout cas pour moi) mais elle est plus appuyée car des percussions sont là pour faire passer la tension. Et puis on a de nouveau droit à quatre itérations du O Fortuna, toujours quatre, et les percussions reprennent comme si de rien n’était. Autant l’utilisation du Miserere de Mitsuto Suzuki me paraissait excellente, autant je trouve l’inclusion de ces samples-là un peu particulière, mais soit.

 


 

Alléluia

L’alléluia est un chant liturgique bien connu qui a lieu durant la Messe.

 

Noir OST 1 - Corsican Corridor (2001)

Compositeur : Yuki Kajiura

  L’Alléluia est pourtant célèbre mais je n’ai pas trouvé d’autres utilisations pures (je reviendrai juste après sur l’autre « Alléluia » qui me turlupine pas mal) alors je vais me consoler sur Corsican Corridor qui est juste magnifique. Des chœurs artificiels ouvrent le bal sur une mélodie à l’instrument assez peu reconnaissable (est-ce de la flûte ?). Se succèdent alors vagues de pause à base de chant éthéré se concluant de manière un peu sombre sur un rythme de tam-tam et le fameux Alléluia et vagues de « flûte ? » jusqu’à la toute fin du morceau où l’on peut nettement entendre répéter l’allocution.

Ergo Proxy Opus 02 – Deus Ex Machina (2006)

Compositeur : Ike Yoshihiro

  Ah, Corsican Corridor n’est plus tout seul ! Ike Yoshihiro n’avait visiblement pas épuisé sa réserve de samples. Deus Ex Machina est constituée de chœurs lointains qu’une sorte de frétillement électrique rend presque nostalgiques. Et puis la voix d’une femme s’élève pour un chant qui n’a pas de langage par-dessus une ligne de rythme. Ce qui est très étrange c’est que la mélodie ressemble à s’y méprendre à celle d’Overture –Ristaccia dans l’album éponyme de Zektbach qui comprend aussi une soliste chargée de tristesse (écoutez de 0:48 à 0:58), et que je jurerai l’avoir entendu ailleurs (est-ce dans l'OST de Nier ou de Chrono Cross ?) ; une nouvelle enquête s’impose. Pour en revenir à nos moutons, l’Alléluia peut être entendu à partir de 2 :09. En réalité c’est un Alléluia grec donc complètement différent de celui qui a été inclus dans Corsican Corridor. J’avoue que je n’aime guère sa sonorité, je trouve que cette variante fait vraiment trop procession/messe/rituel, mais peut-être est-ce parce que je l’ai entendu à part dans un contexte différent...

 


 

L’Alléluia ( ?) maléfique

Celui-là me poursuivra encore longtemps. J’ai beau retrouver ce sample presque à l’identique dans plusieurs morceaux, je suis incapable de reconnaître le morceau d’origine, notamment à cause d’un effet de réverbération qui n’aide pas mon oreille déjà pas très expérimentée. On croit entendre Alléluia mais en y prêtant attention, les syllabes semblent étrangement prononcées. En bref, si quelqu’un a des informations sur ce sample, je suis preneuse.

 

Noir OST 1 – Les Soldats (2001)

Compositeur : Yuki Kajiura

  D’abord utilisé à l’état pur, le chœur ne tarde pas à être superposé à une base rythmée avec quelques coups de cloches et un entracte au violon. Le mélange est intéressant et fonctionne assez bien pour un thème d’organisation secrète religieuse.

 

Shadow Hearts II OST - Evil Gate Opener I (The Fortress Appears I) (2004)

Compositeur : Yoshitaka Hirota

  Il faut attendre une succession de chœurs incomplets pour entendre le Alléluia ( ?) et c’est en boucle qu’ils sont répétés sur une courte piste au rythme soudainement endiablé. Le tout se conclut sur le débordement d’un violon semblant annoncer une catastrophe.

 

 

Final Fantasy XIII OST Disc 3 - The Vile Peaks (janvier 2010)

Compositeur : Masashi Hamauzu

  Cette utilisation-là atteint un niveau supérieur d’élaboration/complication qui rend l’analyse plus sympathique puisque le morceau commence comme une courte boucle rythmique parsemée de murmures et de sifflets (d’autres samples que je ne connais pas mais qui rappellent Whispering Hills de l’OST de Noir). Des violons rajoutent un peu d’intensité avant de soulever le morceau jusqu’à ce qu’un sample supplémentaire vienne agrémenter le mélange. Les fameux Alléluia (?) viennent alors éclipser les murmures jusqu’à ce qu’une autre boucle plus légère prenne la relève avec toujours ces violons primordiaux, avant de céder de nouveau sa place à la première boucle. Le tout a un rendu exotique surprenant et beaucoup moins religieux. Une utilisation très intéressante donc.

 

The 3rd Birthday OST - Terminus Zero (décembre 2010)

Compositeur : Mitsuto Suzuki

  Terminus Zero comporte quelques légères similitudes avec The Vile Peaks (dont Mitsuto Suzuki était l’arrangeur, difficile de savoir quelle a été sa part dans la création par contre) dans la manière où elle inclut le sample. On assiste à des valses de violons survoltés accompagnant un rythme un peu particulier sur lequel viennent se greffer les chœurs fragmentés. Le résultat est plus que sympathique.

 



Amen

Amen est une acclamation signifiant « Ainsi soit-il ». Je n’ai pas trouvé des masses de variations alors je me contenterais de celle qui sont présentent sur la même OST :

 

Xenosaga II : Jenseits von Gut und Böse ~Movie Scene Soundtrack (2004)

Compositeur : Yuki Kajiura

xenosaga.jpg

Puisque tous ces thèmes sont liés, autant parler des trois en même temps. Albedo version 1 est un morceau plutôt calme et angoissant avec un fond de violon et ces Amen qui reviennent en permanence comme un refrain halluciné. A l’inverse Strained Albedo version 2 semble paisible. Des tintements de xylophone et ce qui me semble être du piano font entendre une boucle mélodique planante où les chœurs ne sont plus que des échos lointains et inoffensifs. Cela pourrait très bien être une musique de rêve ou de promenade nocturne si le morceau ne s’assombrissait pas soudainement à sa moitié pour retourner à une variante plus rythmée d’Albedo version 1. Dommage, ça donnait presque envie de dormir. Presentiment J.R version 3 s’éloigne des variantes du thème d’Albedo en se composant d’une mélodie au piano assez typique de Kajiura où les chœurs servent surtout d’accompagnement. En tout cas jusqu’à 1:30 où une guitare émerge soudain avec son ami le violon et une guitare électrique pour se donner en spectacle.  

 


 

Voilà, voilà, j’ai fais le tour de ce que je connaissais. La liste n’est bien entendu pas exhaustive dans le sens où de tels samples sont tellement courants que vous avez tous dû les entendre au moins une fois quelque part. Si vous avez des exemples à rajouter en tout cas, je suis preneuse ; j’aime bien faire des comparaisons. Et puis ce phénomène m’éclaire sur pas mal de choses. Ainsi l’OST de Noir, le premier gros travail de Yuki Kajiura dégouline de samples, tout comme certaines de ses toutes premières compositions, probablement parce qu’à l’époque elle n’avait pas beaucoup de moyens à sa disposition, tandis que par la suite son utilisation s’est fortement réduite et elle a plus volontiers utilisé des chanteuses de son entourage pour soudainement pondre une nouvelle OST fournie en samples avec celle de Xenosaga II, probablement parce que c’était l’une de ses premières grosses commandes pour le domaine du jeu vidéo. De même, l’OST de The 3rd Birthday est sûrement bien chargée en échantillons parce qu’il s’agit de la première fois où Mitsuto Suzuki se voit remettre la charge de composer la majorité des pistes d’une licence très connue de Square Enix (Parasite Eve c’est pas rien). Comme il est de retour en compagnie d’autres compères pour celle de Final Fantasy XIII-2, j’espère qu’il va me donner de la matière en casant des samples quelque part. C'est que cela devient presque un jeu maintenant :3.

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commentaires

Skull 21/04/2016 20:30

Bon. Je doute que quelqu'un lira vu l'antiquité de cette article mais on sait jamais...

D'abord, j'imagine que tu a dû en chier pour faire cette article car tu t'es donné BEAUCOUP de mal pour le faire et ça se voit car d'après ce qu'on peut voir, rechercher des samples serait presque un métier.(Sérieux, moi-même, j'ai mis un temps fou à en retrouver quelques unes dans des librairies de samples variées.)

Je n'ai rien à ajouter de ce coté-là au vu que l’excellence de l'article.

Maintenant... Concernant l'"Hallelujah" maléfique...

(Je tiens à dire que si jamais tu avais sût pour tout ce qui suit, n’hésite pas à ignorer ce bout de message.)

Celui-ci provient d'une banque (de sample évidemment) appelée "Sounds Good New World Order Journey Vol.2

Cette banque est principalement axée sur des instruments ethniques(de type oriental,moyen-âgeux...)

Mais le 1/3 de la banque contient aussi des sample vocaux. Et l' "Hallelujah" en fait partie.

Ici, il est chanté par des moines russes (petite précision) et le reste des phrases qu'on entend dans The Viles Peak" sont en fait des chants chérubins (donc en russe littéraire)

Enfin voilà! Encore une fois, c'est un article de qualité.

Helia 25/04/2016 15:48

Je suis lente mais je surveille toujours régulièrement l’apparition de nouveaux commentaires ;).

Je suis plutôt fière d’avoir retrouvé ces quelques samples mais n’ayant pas d’oreille musicale, je pense que je n’irais pas plus loin XD.
Je n’avais encore jamais trouvé la réponse concernant l’Hallelujah « maléfique » donc merci beaucoup pour l’information : le mystère est enfin levé ! Et le fait que je ne reconnaisse pas les chants s’explique d’autant mieux par la différence de langue (je pensais que c’était toujours du latin).

(Maintenant que j’y pense, il faudrait que je remette cet article à jour : la plupart des vidéos ne sont même plus disponibles =/.)

Kilian Otaku Novice 07/09/2011 12:43


" (Et pis il l’avait pas déjà testé l’eroge lui ? Je suis persuadée que oui) " => Exact. ;)

" J’ai vu des OAVs hentai adaptés d’eroges qui étaient vachement sympas à regarder " => J'ai pas eu la chance d'en trouver un pour le moment.

" De rien, j’espère que je t’ai pas trop effrayé XD. " => Pas du tout, y'a aucun problème a être un peu maniaque sur les bords. :D

Bye.


Kilian Otaku Novice 06/09/2011 12:49


Tout d'abord, merci pour la rapidité de ta réponse.
Je tiens a m'excuser encore une fois d'avoir gaffé avec l'emplacement de mon commentaire ( désolé c'est pas que j'aime pas lire tes articles, mais avec la rentrée en ce moment j'ai pas trop eu le
temps de lire les anciens articles de ton blog n.n ).
J'ai finalement décidé de DL Fault! ( l'eroge ) j'ai trouver une version japonaise qui bug au lancement du jeux ( mange tes 6h de dl pour rien -.-' ). J'ai fini par prendre contact avec Phatkap (
un collègue d'après les commentaires :D ), qui m'a conseiller en terme d'eroge et surtout en terme d'AGTH. Donc sur ce plan, le problème est régler.

En ce qui concerne les OAV Fault!, chacun son petit fantasme sur les héroïnes de hentai, mais personnellement celles de Tony Taka sont vraiment ravissante, j'aime beaucoup son style,...
Je comprends que niveau scénario, c'est pas poussé mais après tout les OAV ne sont pas réputés pour leurs scénarios hein ^^.
Voila merci d'avoir pris le temps de me répondre.
Tchao !


Helia 06/09/2011 22:09



« Je tiens à m'excuser encore une fois d'avoir gaffé avec l'emplacement de mon commentaire » = C’est rien, au moins maintenant tu sauras que je suis une sale maniaque XD.


 


« désolé c'est pas que j'aime pas lire tes articles, mais avec la rentrée en ce moment j'ai pas trop eu le temps de lire les anciens articles de ton blog n.n » = Bah même sans lire, je
pensais qu’avec des titres comme « Les chroniques hentai de l’été », ça semblerait tout de suite plus logique ^^’.


 


« J'ai fini par prendre contact avec Phatkap (un collègue d'après les commentaires :D), qui m'a conseiller en terme d'eroge et surtout en terme d'AGTH. Donc sur ce plan, le problème est
réglé » = Oh, je pensais justement te linker son article sur Atlas/AGTH mais tu l’as trouvé tout seul du coup =). Mais oui je connais un peu le monsieur, je pense que tu es entre de bonnes
mains (Et pis il l’avait pas déjà testé l’eroge lui ? Je suis persuadée que oui)...ou alors dans la voie de la débauche, ça revient au même =D.



« En ce qui concerne les OAV Fault!, chacun son petit fantasme sur les héroïnes de hentai, mais personnellement celles de Tony Taka sont vraiment ravissante, j'aime beaucoup son style »
= J’aime beaucoup aussi mais, franchement, je ne sacrifierai pas ma famille dans une cérémonie sanglante juste pour jouer à ses jeux (car il en a fait plusieurs si ça t’intéresse :p). Comme
je te l’ai dit, je suis méga-surbookée en ce moment, je vais pas trop m’amuser à gaspiller 10 à 30h de mon temps limité juste pour de jolies nymphettes à poil. Surtout quand je peux zieuter la
gallérie des CGs sur le net en moins d’une heure =D (pragmatisme, toujours). Donc fatalement je me concentre plus, soit sur des trucs courts, soit sur des trucs avec un scénario intéressant.
Voilà, voilà.


 


« Je comprends que niveau scénario, c'est pas poussé mais après tout les OAVs ne sont pas réputés pour leurs scénarios hein » = Hum, ça veut rien dire ça. J’ai vu des OAVs hentai
adaptés d’eroges qui étaient vachement sympas à regarder (pas que pour les seins des minettes) justement parce qu’il y avait un début de scénario pas mauvais du tout. La série des Kansen par
exemple. Plus on avance dans les opus, moins tu regardes pour les scènes de copulation (le 3 par exemple, y a vraiment une intrigue derrière même si elle est pas forcément follement originale).
Et le schéma « version alternative » fait que t’es toujours partant pour regarder le second épisode et voir ce qui change, ce qui reste, et comment ça se finit.


Et même, le 1e OAV de Sora no Iro, Mizu no Iro (toujours avec Tony Taka) est quand même cent fois mieux que le 1e OAV de Fault!! :x.


 


« Voila merci d'avoir pris le temps de me répondre » = De rien, j’espère que je t’ai pas trop effrayé XD.



Gen' 05/09/2011 23:29


Ta première citation reprend exactement ce que je dis dans mon commentaire : l'utilisation des samples et très répandue chez les compositeurs de musique électronique. Je précisais simplement que le
style de Mansion of Madness ne colle pas aux habitudes du compositeur, qui a justement tendance à se pencher sur tous les genres possibles et imaginables. Pas pour chercher l'originalité mais
plutôt pour en tirer les grandes lignes, les détails remarquables qui font de ces différentes genres ce qu'ils sont (du genre, sifflements, guitare et coups de fouets pour l'ambiance western).

Pour ce qui est des références, elles sont évidentes, et même volontairement évidentes, c'est juste une intention qu'on retrouve de long en large dans les jeux en eux-mêmes. C'est devenu un jeu
pour les développeurs, comme pour les joueurs de les mettre à jour (ça va jusqu'à la moindre réplique des protagonistes génialement stéréotypés, le boss final dut troisième volet lâche quand même
un "Rosebud" totalement hors de propos lorsqu'il passe l'arme à gauche, faut voir jusqu'où ça va, c'est limite un best of). Je suis même probablement passé à côté d'une bonne partie des clins
d'oeil des jeux et de leur bande originale. Mais lorsqu'on s'y penche hors contexte, j'imagine que le rendu est différent, forcément.

Je n'argumente pas sur le fait que Mansion of Madness soit un bon morceau, c'est au contraire un rendu on ne peut plus basique, plat, paresseux et surtout familier. Le but était de produire la
musique horrifique la plus clichée possible, et d'après tes impressions c'est parfaitement réussi. L'originalité n'a pas sa place partout, et n'est pas une fin en soi.

Et là je me rends compte que je suis en train d'argumenter autour de Timesplitters alors que je ne peux pas être plus hors sujet, mamamia :

Helia 06/09/2011 21:55



« Ta première citation reprend exactement ce que je dis dans mon commentaire » = Ah, euh...c’est pas ma faute si tu t’exprimes mal, na >__

Kilian Otaku Novice 05/09/2011 00:46


Salut a toi Helia,

Alors voila je me permet d'écrire un commentaire sur ton post le plus récent ( je suis complétement HS avec le sujet du post, désolé... )
Donc je me suis retrouver sur ton blog par hasard en cherchant un test de come see me tonight 2. ( D'ailleurs ton thread sur celui-ci m'a permis de me mettre au eroge, alors merci ! ) et je voulais
te demander si tu pouvais faire un thread sur l'eroge de tony taka, intitulé " Fault !! ". J'ai adoré l'animé et j'ai appris qu'il était tiré d'un eroge donc je me permet de te demander ça en toute
modestie.

Voila merci d'avance + désolé du HS. ;)


Helia 05/09/2011 20:30



Pour commencer, je tiens à faire remarquer que ton HS n’est pas très justifié en ce que :


1)      tu n’as visiblement pas remarqué que je prenais toujours la peine de
répondre à de « vieux articles », quand bien même ils dateraient d’un ou deux ans


2)      tu n’as pas non plus regardé les commentaires de mes rubriques hentai
(récentes) où Amo me demandait justement si j’allais parler des OAVs  Fault!!, tu aurais pris cette peine, tu aurais eu un endroit bien plus approprié pour poser ta question


 


 Maintenant ce qui est fait est fait, je suppose que ça ne sert à rien de s’énerver =x.


 


Les OAVs de Fault !! je ne comptais pas en parler parce qu’il n’y a franchement rien d’intéressant à en dire. Je me suis limite endormie devant le premier, le second relevait un peu le
niveau mais boarf et seul le troisième était à peu près bien à mes yeux. A partir de là, tu conviendras que c’est un peu mal parti pour s’intéresser à l’eroge du même nom (quand bien même les
dessins de Tony Taka sont sublimes) d’autant plus qu’il n’est pas traduit en anglais et que j’aime bien comprendre ce que je fais quand même ^^’. Et même si c’était le cas, je te refuserai, pour
la bonne raison que je n’ai pas le temps pour ça (j’ignore la durée du VN mais elle doit bien être de 10h minimum) et qu’à choisir je préfère jouer à quelque chose qui m’intéresse. Donc voilà, je
n’ai que 24h dans une journée, je suis un peu surbookée et il y a des tas d’autres eroges qui me font de l’œil donc Fault !! n’est clairement pas dans ma liste des priorités, désolée =/.


 


« D'ailleurs ton thread sur celui-ci m'a permis de me mettre aux eroge, alors merci ! » = Les thread c’est pour les forums, non XD ? Mais merci, ça fait plaisir ;). D’ailleurs
pourquoi ne te mettrais-tu pas à celui de Fault par toi-même =O ? Si tu en as vraiment envie, ce sera plus pratique que d’attendre que je m’y mette moi, ce qui risque de durer des mois,
voire des années ^^’.



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