16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 21:45

Encore une fois ça va causer visual novel, sauf que je vais plus me tourner vers ce qu’il y a dans les coulisses de fabrication de manière brève et très subjective. Je suis absolument désolée pour ceux que ça n’intéresse pas, car j’ai bien conscience de me restreindre de plus en plus à un public de niche, mais je n’ai plus du tout le temps de regarder d’animes (depuis Kite, c’est un peu le vide intersidéral et mon MAL se fait particulièrement désertique). Toute mon énergie est dirigée vers un seul domaine. Et justement, depuis que je m’emploie à fabriquer mon propre visual novel amateur, je remarque que même en suivant de près le milieu indie, il y a des choses dont je n’entends jamais parler et qui sont pourtant primordiales.

 

Computer-04.jpg

 

Au tout début, il y a la conception et c’est le paradis. Les idées pleuvent, il faut les ordonner, les exploiter, renchérir. On a des modèles en tête, on se sent prêt à les dépasser. Tout est permis, justement parce que c’est un exercice de l’esprit et que l’imagination ne connaît pas de limite tangible. C’est un univers qui se développe. Sauf qu’il faut bien que le projet passe dans le domaine du concret à un moment ou à un autre (à moins de vouloir garder ses idées pour soi, bien sûr). Et là, c’est étrangement moins drôle. Parce qu’on est assez brusquement ramené à la réalité.

 

Pour réaliser un VN, comme beaucoup d’autres choses, il faut mettre la main à la pâte, que ce soit de manière visible ou invisible. Dans le premier cas, on peut compter la rédaction du scénario, par exemple. L’avancement peut être directement constaté, donc il est un tant soit peu gratifiant. Mais il y a aussi, et surtout, ce que j’appelle le « travail invisible ». Sournois mais nécessaire. Les développeurs n’en parlent jamais parce qu’il est peu reluisant mais c’est vraiment la clé de voûte du boulot de chef de projet. Il consiste majoritairement en un tas de listings : on répertorie les scènes principales du scénario afin de repérer tout de suite les incohérences et de suivre le déroulement en parallèle des autres domaines, les images que les graphistes vont devoir fournir, les musique que le compositeur devra réaliser, le code associé dans le script. Il faut établir un descriptif pour faciliter la fabrication de chaque image et de chaque musique, des références, des extraits, mettre en forme le script, corriger les bugs, partir à la pêche aux bruitages et en faire de même. Plus encore, il faut aussi communiquer aux artistes des croquis préliminaires des personnages avant même qu’ils ne s’y attèlent pour qu’ils visualisent à peu près vers quoi ils doivent tendre. S’en suit un gros travail de communication avec chacun. Tout se négocie, tout se débat. Comment faire pour améliorer la lisibilité des dialogues dans l’amorce de démo ? Doit-on espacer un peu plus cette ellipse ? N’y a-t-il pas un bruitage plus pertinent pour cette scène ? Est-ce que la musique cadre bien ? Est-ce que l’ambiance est la bonne ? Tu ne veux pas rajouter telle sonorité à tel endroit ? Est-ce que ce personnage n’est pas trop fade et n’aurait pas besoin d’un redesign complet, et si, comment le refondre ? Peux-tu modifier cette partie du visage pour la rendre moins anguleuse ?

 

Tout ce que je viens de citer, ces petits riens que personne ne verra jamais (sauf les concepteurs), on ne les évoque pas. Comme si, à l’instar d’une belle pièce de musique, le produit fini était sorti d’un coup, comme ça, par magie. Pourtant ils sont là, on a besoin d’eux pour avancer. Les laisser de côté revient à se retarder et à se mettre des bâtons dans les roues. Alors il faut composer avec. A vrai dire, ça paraît presque évident mais sur le moment on ne réalise pas bien. On peut mettre des mois avant de comprendre que c’est finalement ça qui bloque l’engrenage et que l’absence de ces listings divers et variés, de tout ce travail préliminaire, transforme le développement en un joyeux bordel ardu à gérer.

 

Il y a des cas où le projet est suffisamment modeste (ou réalisé par une personne seule, donc qui sait exactement où elle va et ce qu’elle veut) pour s’en passer, mais dès qu’on entraîne des collaborateurs dans l’aventure, c’est tout de suite un must et je l’ai appris en cours de route. J’ai mis du temps, mais je m’estime chanceuse de l’avoir réalisé bien assez tôt. J’entrevois maintenant ne serait-ce qu’une parcelle de la responsabilité qui incombe à un chef de projet et je la trouve assez phénoménale...et en même temps fascinante. Peut-être que c’est quelque chose qui me tente après tout...

 

Computer-01.jpg

 

Pourquoi évoquer le travail  invisible ici et maintenant ? Il y a deux raisons. La première c’est que je me dis que sur la poignée de volontaires héroïques qui sont tentés par la création de visual novel, peut-être quelques uns attériront ici et trouveront l’astuce pertinente. L’autre est bien évidemment l’envie d’effectuer une petite transition en vue de mon prochain article qui portera, you guessed it, sur l’avancement du projet Milk. J’ai mis du temps à me décider sur la manière dont j’allais m’y prendre et je finis donc par différencier la forme du fond (c’est pas biiiien, je sais, on me le disait tout le temps en littéraire).

 

Car oui, les débuts n’ont pas été glorieux vu que je ne savais pas m’y prendre (mais je gagne de l’expérience peu à peu, je suis au moins Chef de Projet Niveau 2 là !) et j’ai notamment eu la grande naïveté de suivre des conseils plein de bonnes intentions qui m’ont été donnés, c’est-à-dire de ne pas attendre la fin du scénario pour commencer à recruter. Je ne leur jette pas la pierre, ces personnes ne pouvaient probablement pas savoir, mais ça m’a énormément retardé ; ça plus les études/le taff, être vu que, mon rôle étant central, si je m’absente trop longtemps, le projet meurt. Et ceci parce que je suis scénariste et chef de projet à la fois et que je ne puis m’investir à fond que dans un rôle à la fois. Ce qui a fait que je me suis entravée dans ma double responsabilité et que j’avais du mal à tout gérer simultanément. C’est d’ailleurs pour cela que j’attends d’avoir intégralement achevé la rédaction du 1e jet (j’en suis à 90% maintenant) avant de lancer le prochain billet où j’évoquerai les progrès et les non-progrès.

 

Computer-02.jpg

 

Donc non, aller chercher des collaborateurs tout de suite n’était pas une bonne idée dans ma situation. Avoir la partie du scénariste pliée est même un must avant de s'y atteler (je dirais même que commencer à plancher sur le script et le travail invisible avant ferait aussi gagner énormément de temps). Comme le dit Cortex du blog Conquérir le monde (que je mentionnerais sûrement à l’avenir) :

 

Vous avez sûrement déjà vu ça, un gars présente son projet et recherche des programmeurs, des graphistes, des concepts artists, des scénaristes, des musiciens, un webmaster pour le site et des béta testeurs.

Il n’y a rien qui vous choque ? (autre que le fait que recruter une grande équipe est une mauvaise chose, ce que l’on verra plus tard)

Ce qui coince, c’est qu’il essaie de réunir une équipe dont certains membres sont axés sur la préproduction (scénaristes, concept artists), d’autres sur la production (programmeurs, graphistes, musiciens) et enfin les derniers sur la post-production (webmaster, béta testeurs).


C’est comme si pour construire une maison, on appelait l’architecte, le maçon et le couvreur pour commencer à bosser le même jour… ça serait n’importe quoi.

 

L’exemple est tellement pertinent que j’ai immédiatement adopté un nouveau regard sur ma démarche et que je me suis dis qu’il avait raison et qu’il fallait améliorer l’organisation globale. Il n’empêche qu’au moment où j’écris on est déjà au mois de décembre (même si j’ai la chance d’être relativement épargnée par le fléau qu’est la procrastination). Je m’emploie toujours à combler ce trou mais je ne suis pas Wonder Woman.

 

Est-ce que pour autant je perds ma motivation et renonce à devenir, un jour lointain, « indie » ? (je vous invite chaudement à lire ceci, mes liens ne sont pas décoratifs) Non. Au contraire, ça me donne envie d’avancer. Peut-être que je suis vraiment maso en fait...

 

Computer-03.jpg

 

Ce petit post était surtout là pour amorcer le suivant et faire patienter. Je ne suis pas sûre d’avoir finie la rédaction pour Noël (vu que je vais travailler toute la première semaine des vacances) donc ça serait probablement un peu après En plus il y a un autre article que je voudrais vraiment sortir avant janvier (pas sur un VN, promis) et il risque de me prendre pas mal de temps. Du coup ça ne dérange personne si je balance un Eroge-mix spécial Noël en faisant un peu le bilan de tous les medley proposés jusque là en cas de retard, j’espère :p. De toute façon, même si ça vous embête, je peux pas aller plus vite (je ne suis pas Zorro !).

 

Puisqu’on cause visual novel, vous vous rappelez de Cradle Song ? Mais si, le projet indie sur lequel j’avais un peu craqué (mais juste un peu parce que je suis tsundere vis-à-vis de mes goûts). Une traduction française vient d’être annoncée, allez donc proposer vos services si ça vous intéresse. C’est par là que ça se passe.

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commentaires

Akinori 20/12/2011 15:20

Je voulais dire complexe dans la forme, pas dans le fond. Faire des routes pour moi, c'est quelque chose d'assez complexe vu qu'il faut adapter le texte déjà à ses débuts puis écrire plein de
versions alternatives x)

Et oui, contrairement à toi, je suis un faible, je l'avoue. Mais je fais de mon mieux pour améliorer ça et maintenant je suis (un tout petit peu) moins procrastinateur qu'avant è__é
Il y a ce fait que je ne procrastine pas en jouant, lisant ou matant des anime, mais tout simplement à lire répliques sans intérêt sur des forums obscurs, voire à rester dans mon coin sans rien
faire en regardant les mouches passer, ce qui est très moche. D'ailleurs, depuis que j'ai arrêté de vérifier mes notifications sur mon PC toutes les cinq minutes, j'ai beaucoup gagné en sérénité,
peu importe ce que disent les geeks transhumanistes, les nouvelles technologies sont des saloperies >__

Helia 21/12/2011 21:13



« Je voulais dire complexe dans la forme, pas dans le fond. Faire des routes pour moi, c'est quelque chose d'assez complexe vu qu'il faut adapter le texte déjà à ses débuts puis écrire plein
de versions alternatives » = J’ai toujours du mal à percevoir la complexité de forme dans mon scénario ; je crois que c’est probablement parce que je me suis simplifié la tâche à la
base en adoptant une structure ayant fait ses preuves dans l’industrie et en l’utilisant à ma sauce (j’en reparlerai plus tard), ce qui fait que concrètement, mon histoire est fortement axée sur
les personnages. Donc si une héroïne = une route = une intrigue, on revient dans une forme de linéarité, c’est juste plus subtil. Ou alors c’est juste moi qui pense en quatre dimensions, va
savoir X).


 


« Et oui, contrairement à toi, je suis un faible, je l'avoue. Mais je fais de mon mieux pour améliorer ça et maintenant je suis (un tout petit peu) moins procrastinateur qu'avant » =
Auf, le but était pas de me glorifier, hein, c’est juste que je suis une obsessionnelle de la perte de temps et que la procrastination c’est justement de la perte de temps pure et simple, du
coup, fort logiquement... Je suppose que les procrastinateurs sont des gens plus détendus que moi, ça doit leur poser moins de problèmes. Ou bien ils ont juste beaucoup de temps devant eux, ce
qui est un luxe incroyable, je leur en prendrais bien un peu si c’était possible !


 


« je ne procrastine pas en jouant, lisant ou matant des anime, mais tout simplement à lire répliques sans intérêt sur des forums obscurs, voire à rester dans mon coin sans rien faire en
regardant les mouches passer, ce qui est très moche » = C’est pas la définition même de procrastination =O ?


 


« D'ailleurs, depuis que j'ai arrêté de vérifier mes notifications sur mon PC toutes les cinq minutes, j'ai beaucoup gagné en sérénité, peu importe ce que disent les geeks transhumanistes,
les nouvelles technologies sont des saloperies » = Ah mais oui, complètement. Les nouvelles technologies ont du bon mais elles t’empoisonnent sévèrement la vie parce qu’au bout d’un moment,
tu ne sais plus faire sans. C’est pour ça que je garde un côté préhistorique, c’est une forme d’auto-régulation pour m’empêcher les conneries :p. C’est ptet même pour ça que j’arrive à pas
trop procrastiner, je limite mon temps devant l’ordi.


 


« Je t'approuve sur le papier, mais tu t'en sers souvent ? Dans mon cas, lorsque j'écris dessus, je trouve mes idées plus idiotes et moins bien posées que sur écran, sans compter que j'ai
peur de finir mes cahiers en écrivant des futilités à barrer » = Tous les jours ou presque ! Il faut dire que j’écris sur mes feuilles de cours et que je les ai toujours sous le nez =D.
Sur papier je sauve des idées brutes de l’oubli et sur ordi je me lance dans le propre direct. On peut dire que mes notes de cours me servent à la fois de pense-bête et de pré-production
littéraire.


 


« j'ai retrouvé mes premiers textes de quand j'avais 14-15 ans et euh... personne d'autre que moi ne les lira. Quoique au delà de la mauvaise qualité, il y a une innocence dans les premiers
textes qu'on écrit qui est rafraîchissante » = C’est le genre de trucs qui est intéressant pour ton enrichissement perso mais dont t’as trop honte pour le montrer à qui que ce soit X).


Mais ce que je trouve génial c’est de voir qu’à 8 ou 12 ans, je gribouillais exactement de la même façon sur mes cours et que même adolescente, je rêvais de créer mon propre univers avec sa
propre cosmogonie, ses règles, ses mœurs, tout (à l’époque, je manquais d’idées, maintenant j’en ai, en un sens, je réalise mon souhait des années plus tard). Les œuvres pourries de chibi Helia
n’ont pas été perdues, elles sont juste passées au stade supérieur XD. Je suis sûre qu’il en sera de même pour tes textes !



Batora07 18/12/2011 12:08

J'ai trouvé ton billet très intéressant et réaliste sur les projets amateurs dont à peine 50 % aboutissent. C'est aussi pour ça que ton projet milk m'intéresse car tu es arrivée plus loin qu'un
grand nombre d'amateurs malgré les difficultés que tu cites et cela par PASSION et parce que tu avais foi en ton projet. Et je pense également que personne ne te reproche de parler de VN tant que
tu continues de parler sur ce blog de ce qui te plaît.

Helia 20/12/2011 00:19



« J'ai trouvé ton billet très intéressant et réaliste sur les projets amateurs dont à peine 50 % aboutissent. C'est aussi pour ça que ton projet Milk m'intéresse car tu es arrivée plus loin
qu'un grand nombre d'amateurs malgré les difficultés que tu cites » = Hum, maintenant que tu le dis, peut-être. J’ai l’impression d’être au même dangereux niveau pourtant...


 


« et cela par PASSION et parce que tu avais foi en ton projet » = Euh, le choix des mots est un peu douteux mais soit. Parce que j’aime écrire et qu’il y a une histoire que j’ai
vraiment envie de raconter ? Parce qu’il y a un rêve que je souhaite réaliser ? Prends-ça comme tu veux.


 


« Et je pense également que personne ne te reproche de parler de VN tant que tu continues de parler sur ce blog de ce qui te plaît » = Moi, je me le reproche X).



Gen' 18/12/2011 03:45

Merci pour la mention finale, miss :)

La comparaison est grossière, voir surfaite, mais réaliser un projet c'est tailler le diamant brut pour lui donner sa forme finale, en retirant à contre-coeur les idées superflues tout simplement
irréalisables, ou qui freineraient dramatiquement la production, et en adaptant l'idée à son support, ce qui est loin d'être simple puisque ce dernier est rarement aussi souple que notre
esprit.

Mais pour permettre à un staff de travailler sur la forme, il faut déjà qu'il y ait de la matière brute à la base ! C'est pour ça que toutes ces annonces de chef de projet recherchant liste
interminable de postes me dérangent : le gars prend conscience de l'étendue du travail qui l'attend, et pense pouvoir y échapper si les gens posent les bases du projet à sa place. L'investissement
personnel me semble être capital dans ce cas là, et si le chef de projet s'investit, les gens auront plus de facilité à faire de même. Il faut aussi se retenir pour ne pas tout faire en même temps,
ne pas mettre la charrue avant les boeufs et procéder par étapes. L'exercice demande des sacrifices, mais il est passionnant lorsqu'on s'y attelle pleinement, tu as tous mes encouragements.

Je ne connaissais pas du tout ce blog "Conquérir le monde", on y trouve énormément de choses intéressantes on dirait, je me met ça de côté, merci pour la découverte !

Helia 20/12/2011 00:19



De rien camarade, ça entre tout à fait dans mon domaine donc tu penses bien que je soutienne l’initiative. J’ai pas commenté ton article (honte à moi, je ne commente plus nulle part, d’ailleurs)
mais si l’opportunité était arrivée deux ans plus tôt (ou en tout cas à un autre moment), je me serais volontiers proposée =’(.


 


« un projet c'est tailler le diamant brut pour lui donner sa forme finale, en retirant à contre-coeur les idées superflues tout simplement irréalisables, ou qui freineraient dramatiquement
la production » = Je ne suis pas sûre d’avoir tout à fait passé cette étape X). Je dirais même que charcuter mon histoire me ferait trop mal et que par conséquent je ne remplis pas les
critères de cette définition.



« L'investissement personnel me semble être capital dans ce cas là, et si le chef de projet s'investit, les gens auront plus de facilité à faire de même » = Je pense également que
l’investissement est un must mais pour que cet enthousiasme fasse écho, il faut aussi que les gens soient un tantinet réceptifs, et c’est une toute autre paire de manche.


 


« Il faut aussi se retenir pour ne pas tout faire en même temps, ne pas mettre la charrue avant les bœufs et procéder par étapes » = L’organisation méthodique paraît tellement plus
facile en théorie...


 


« L'exercice demande des sacrifices, mais il est passionnant lorsqu'on s'y attelle pleinement, tu as tous mes encouragements » = Milles mercis ;).



« Je ne connaissais pas du tout ce blog "Conquérir le monde", on y trouve énormément de choses intéressantes on dirait, je me mets ça de côté, merci pour la découverte ! » = Heureuse
d’avoir pu élargir tes horizons ! Si le sujet t’intéresse, j’ai aussi dans mes fagots la traduction d’un article sur les difficultés de la narration interactive et le Word Counts for
Various Mediums posté récemment sur Twitter, c’est toujours bon pour développer sa culture personnelle.



Alexandre 18/12/2011 00:03

Ce que tu cites comme étant du travail invisible me parait justement passionnant ^^ Certes écrire le scénario doit l'être encore plus. Mais peaufiner tous les aspects d'une oeuvre à l'extrême est
vraiment un plaisir (bien qu'il faille avoir une âme de perfectionniste pour autant l'apprécier :) )

Je reconnais qu'aussi il aurait été préférable de commencer à recruter une fois le scénario terminé (enfin ça c'est surtout valable car tu joues le rôle de scénariste et de chef de projet en même
temps bien sûr ^^). Mais tu as aussi commencer à chercher du monde car tu avais la volonté de le faire concrètement avancer ce projet :) on ne peut pas te le reprocher, surtout à quelqu'un qui
débute ^^

En tout cas comme l'a dit Hitode, vivement le prochain post =) qui sera quand d'ailleurs, une idée ? ^^

PS : J'aime bien les images que tu as choisies pour illustrer cet article =D

Helia 20/12/2011 00:19



Mon Dieu, un agent double au service de ma rivale, mon ennemie jurée, l’Impératrice Maléfi...oh wait. Mais que...qu’est-ce que tu fais là X) ? C’est parce que je réponds pas assez vite,
c’est ça =x ? Bande d’impatients, vous aurez ma peau !


(Mais juste la peau alors, je garde le reste, ça peut être utile)


 


« peaufiner tous les aspects d'une oeuvre à l'extrême est vraiment un plaisir (bien qu'il faille avoir une âme de perfectionniste pour autant l'apprécier) » = Oui et non. Disons qu’il
faut que ton amour envers ton œuvre soit bien accroché parce qu’à force de l’examiner sous toutes les coutures, de la corriger, et d’en bouffer matin, midi, et soir, au point d’en connaître
chaque virgule par cœur (c’est pas encore mon cas, j’ai de la chance :p), tu peux finir par la détester. Et pour le créateur, la magie aura disparu.


 


« Mais tu as aussi commencé à chercher du monde car tu avais la volonté de le faire concrètement avancer ce projet :) on ne peut pas te le reprocher, surtout à quelqu'un qui débute » =
Serais-tu en train de sous-entendre...que mes géniaux collaborateurs actuels valent bien que je me sois déclarée très tôt pour les débusquer :p ?



« vivement le prochain post, qui sera quand d'ailleurs, une idée ? » = Jrzzzlquppschtschtblm. Lis bien l’article et tu auras ta réponse. Et si quelqu’un me repose la question encore une
fois, je sors ma carabine et je tire à vue è____é.
Et avec ça, une grande frite ? Normal ou potatoes ?



Normand 17/12/2011 14:11

Yeah encore 5% de gagné! ^^

Billet très interessant, car connaitre les coulisses d'un projet, les difficultés rencontrés qui ne sautaient pas aux yeux au depart sont quelque chose d'important à avoir en tête quand on joue à
un jeu, voir même quand on se lance dans la critique de projets amateurs.

Pour ma part j'aimerai savoir quelque chose : Ton VN est à choix multiples si j'en crois le nombre de route? Etait-ce une difficulté pour toi de savoir quand mettre le fameux choix pour ouvrir vers
telle ou telle route de façon cohérente? la formulation te posait-elle des problèmes?
c'est un sujet qui avait été abordé sur le blog de MoaCube et je voulais avoir ton avis sur le sujet.
Bien sûr si tu n'a pas fait un VN à choix multiple, la question n'a pas lieu d'être ^^

Bon courage pour ton projet, pour ma part je me tente la preview de Cradle Song avant d'en parler sur un autre blog ^^

Helia 20/12/2011 00:18



« Yeah encore 5% de gagné! » = 5% de quoi ?

« Billet très intéressant, car connaitre les coulisses d'un projet, les difficultés rencontrées qui ne sautaient pas aux yeux au départ sont quelque chose d'important à avoir en tête quand
on joue à un jeu, voir même quand on se lance dans la critique de projets amateurs » = Ou important à ne PAS avoir en tête quand on critique un projet amateur :p. Si tu sais
pertinemment qu’une équipe a sué sang et eau pour te pondre un jeu, tu seras plus clément à leur égard parce que tu compatiras. Même si c’est un jeu d’une nullité sans fond. Dans mon cas, bien
sûr, j’ai envie que les gens compatissent, mais une critique objective me fera peut-être plus avancer.  


 


En ce qui concerne ta question, nul besoin de l’enrober d’hypothétique, c’est bien un VN à choix multiples. Il faut savoir que j’ai une position claire sur un point important du
développement : j’apprécie l’interactivité mais à mes yeux c’est l’histoire qui doit primer avant tout (parcours oblige, de vieux restes de la démarche d’écrivain persistent) du coup je suis
plus pour limiter l’interactivité, ou du moins la brider dans le cadre que permet l’intrigue. Il me semble que MoaCube a plutôt la démarche inverse, ce qui fait que je n’aurais sans doute pas le
même ressenti.


Pour ma part, c’est donc relativement simple puisque les choix sont limités, soit au strict nécessaire (aucune combinaison ulta-complexe pour tomber sur telle ou telle héroïne, variations de la
même scène avec des circonstances différentes, décisions cruciales) soit à un peu de cosmétique (échapper à une phase d’explication, faux-choix à but humoristique, passage qui n’a pas de
véritable coïncidence sur le reste de l’histoire). On est bien loin d’un dating sim.


Tout ça pour dire que non, je n’ai pas rencontré de problème particulier dans l’insertion des choix (pour l’instant) puisque ça me semble découler de manière naturelle du déroulement de
l’histoire. Exemple : Une bagarre avec un gang éclate, l’héroïne te demande d’aller te planquer bien gentiment et de la laisser s’en charger. Tu fais quoi ? Tu obéis et tu t’enfuis
comme un lâche ? Ou tu te dis qu’il faut mieux lui filer un coup de main et te battre à ses côtés ?


 


Mais pour être honnête, des choix il n’y en a pas des masses en comparaison avec la taille totale du scénario. C’est que c’est ma première fois, je ne suis pas bien expérimentée, toussa, toussa.
J’espère m’améliorer dans la gestion de l’interactivité et en user davantage dans les histoires qui suivront.



« je me tente la preview de Cradle Song avant d'en parler sur un autre blog » = Un autre blog...le tien ?



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