8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 20:00

 

Comme les plus perspicaces d’entre vous l’auront remarqué, c’est l’été -incroyable, je sais- et la venue de l’été signifie que je vais profiter de mes vacances pour bosser un maximum (cherchez pas, logique shadok), notamment sur le scénario de mon visual novel. Or voilà, je ne peux pas être partout à la fois -et si je planche toute la journée sur l’écriture de l’histoire, je n’ai absolument pas le temps de regarder de nouveaux animes ou de les analyser en profondeur. Ce qui fait que je me retrouve bien embêtée vu que je n’ai pas envie de laisser mourir le blog pendant deux mois (et je m’étais promis de finaliser les dossiers entamés l’été dernier). J’ai donc sorti de mon chapeau une idée de sauvetage en partant d’un concept que j’avais voulu tester auparavant et qui ne s’était pas réalisé pour des raisons diverses et variées.

 

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Brigade de sauvetage de blog, bonjour

 

Je déclare donc juillet, le mois du hentai. Parce que je pars de trucs que j’ai déjà vu, qu’il y a généralement très peu d’épisodes et que la profondeur inouïe du scénario ne me demandera pas trop d’efforts. Bon et aussi parce que ça m’attriste de ne trouver presque aucun site safe sur la toile qui conseille du hentai en pesant les qualités et les défauts.

 

Personnellement je préfère m’en tenir à du « vanilla », du consensuel, du gentillet –dans la mesure du possible. Les horreurs comme Boku no Pico, je me les inflige à titre exceptionnel et préparée mentalement. Du coup, ça m’embête de me lancer dans de nouveaux titres sans savoir exactement ce qu’ils contiennent, je n’ai pas envie de me recevoir un truc traumatisant dans la tronche par surprise (pour les doujins, c’est différent). Ce sera donc l’occasion de constituer une petite banque de données sur quelques titres sur lesquels j’ai des choses à dire.

 

Et non, il n'y aura pas de bannière Not Safe For Work parce que les images ne sont pas si audacieuses que ça

 


 

Samayou Midara no Lunatics

Deux OAVS, 2009

Censure : oui

Tiré d’un eroge : oui

 

Eifa loves her brother, Alois, but due to their status as royalty they are unable to express their love. One day Eifa was tricked and cursed by a witch seeking to become the new queen. Due to the curse Eifa can only exist at night and when it is day, her body is replaced by Alois. Their incestuous love is also exposed, and together they are banished from the kingdom.

In desperation to break the curse, Alois decides to seek the help of another witch, named Yorandel.

 

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Eifa dans l'eroge


Mon parti pris sera de commencer par le hentai le plus chiant que j’ai jamais vu. Samayou Midara no Lunatics est une adaptation d’un eroge assez moche de Lilith Mist. Si d’un point de vue graphique on appréciera la transformation, le support animé se veut très proche de l’original au niveau des expressions faciales et notamment de la taille des yeux, ce qui a pour effet peu plaisant d’accentuer l’air de débilité qu’arbore Eifa en permanence. La demoiselle étant déjà dotée d’une voix très aiguë à la base, on obtient donc un personnage très désagréable. Malheureusement ceci est censé être notre héroïne, il va donc falloir s’y faire. Le doublage en soi n’a rien d’extraordinaire mais il possède son petit moment de bravoure au cours du premier OAV puisque les comédiens se lâchent tout d’un coup pour surjouer allègrement le plaisir en haletant comme des cachalots en rut. Moment de bravoure donc puisqu’on a la nette impression qu’Alois est en pleine séance d’haltérophilie avec Eifa.

 

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Quel merveilleux conte de fées...

 

L’histoire en elle-même est un classique récit d’inceste entre un prince charmant blond et sa petite sœur brune à gros seins. Mais l’intrigue a beau se montrer porteuse d’opportunités, aucune n’est réellement saisie : il n’y a juste aucun enjeu, aucun piquant. Eifa mentionne vaguement à un moment son mariage prochain avec un prince qu’elle ne connaît pas mais cette annonce doit se situer toute à la fin du 1e OAV et elle est prononcée avec tellement de légèreté qu’on ne saisit pas très bien la portée émotionnelles de la chose (Est-ce que le mariage est imminent ? Est-ce qu’elle le vit mal ? Est-ce qu’elle en a quelque chose à foutre, bordel de dieu ?). Un tel bâclage a forcément un effet secondaire : on s’ennuie, on s’ennuie ferme. Eifa se rend en nuisette transparente dans la chambre de son frère en pleine nuit, elle couche avec lui, il lui dit qu’il l’aime, ils couchent, elle lui dit qu’elle l’aime, ils couchent, il lui dit qu’il l’aime, ils couchent et ainsi de suite pendant une bonne vingtaine de minutes. Au début on peut trouver la situation excitante –vaguement- mais voilà, ça n’en finit pas. On croit que les amoureux s’arrêtent, qu’il va se passer quelque chose et non, ils remettent ça invariablement. En outre, les plans sont dénués d’intérêt ce qui est un comble.

 

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Ils sont tellement discrets aussi, pas étonnant qu'ils se fassent choper...

 

Un élément étrange du « scénario » est qu’Eifa se voit remettre un philtre d’amour de la part d’une femme d’âge mûr en tenue sexy et gros seins qui semble approuver son amour incestueux. Le problème c’est que si la jeune fille désire tant le corps de son frère, elle n’a vraiment pas besoin de le droguer, il ne devrait pas dire non à la proposition d’une partie de jambes en l’air. Et si c’est son amour qu’elle veut, alors ce n’est pas clairement un breuvage magique qui lui donnera satisfaction. C’est donc une sacrée cruche ! Et je ne parle même pas des soupçons que doivent avoir leurs parents vu la couche de sperme qui recouvre les draps d’Alois après une nuit d’amour (peut-être pensent-ils qu’il s’est payé une prostituée pour la soirée, va savoir).

 

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Voyons Eifa, si le hentai m'a bien appris quelque chose c'est qu'il ne faut jamais accepter d'objet de forme phallique de la part d'une femme fatale vêtue de résille !

 

Le 2e OAV s’offre le luxe de nous remettre les scènes de sexe chiantes de la première fois en guise de flashback et copie le rythme du précédent opus à l’identique. Eifa, toujours aussi stupide, trouve naturel que la MILF en capuchon noir s’introduise dans sa chambre pour lui refiler sa potion bas de gamme et la pousser à coucher avec son frère une seconde nuit. Et donc, elle le fait. Sauf qu’évidemment, la pute à gros seins se révèle être…une pute (révélation d’intensité maximale). On ne l’avait vraiment pas vu venir avec ses vêtements de femme fatale et son rictus maléfique, non, vraiment. La particularité de cet opus là c’est que la sorcière s’ennuie tellement qu’elle se joint à la fête, c’est donc un peu moins  plat que la fois précédente. Mais le schéma reste le même : aucun enjeu, même décor, seules les positions changent (et encore). On aurait presque pu tomber dans le cadre du dévergondage d’une demoiselle naïve par une femme plus expérimentée mais Samayou Midara no Lunatics prend un malin plaisir à ne jamais se focaliser sur les détails intéressants. Exemple ? A un moment la vilaine magicienne « punit » Eifa en lui mettant une anti-ceinture de chasteté (en gros elle lui enfonce un truc dans l’orifice et elle ferme à clé pour que la gourde ne puisse pas le retirer), item magique censé lui procurer toutes sortes de sensations quand elle pense à son frère. On peut donc légitimement s’attendre à un peu de teasing avec Eifa qui se balade dans le château tout en devant résister à la tentation. Mais en fait non, la ceinture est enlevée cinq minutes plus tard sans avoir servi. C’était donc une idée totalement inutile, félicitations.

 

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Une femme en capuchon noir en train de m'espionner en plein milieu de la nuit m'offre de la drogue ? NORMAL.

 

La sorcière est le seul élément intéressant et il faut croire qu’elle s’ennuie en même temps que le spectateur puisqu’elle s’essaye à deux-trois tours de magie noire pour égayer un peu la comédie : langue élastique pendant trente secondes, rabbit magique éjaculateur (oui le truc en plastique émet du liquide) qu’elle fixe sur Eifa pour qu’elle comprenne la sensation d’être un homme (cela dit, même doté d’un engin, elle continue à être la dominée/pénétrée, donc non, elle n’a pas vraiment l’occasion d’appréhender la virilité). Ce dernier jeu dure toute la fin de l’OAV et se montre clairement rébarbatif (moi je m’attendais à ce que la chose reste coincée pour humilier la jeune fille mais non, déception). En désespoir de cause, on a donc le droit, dans les dernières minutes à un mindfuck complet avec une dimension parallèle multicolore, des tentacules-serpents et une chenille à six seins (la magicienne en fait). Et puis tout redevient normal (les amoureux ont l’air d’avoir apprécié le voyage alors que bon, leur intimité a un peu été violée par une étrangère) et le scénario évoqué dans le synopsis se lance. Oui, il faut attendre la toute fin de Samayou Midara no Lunatics pour qu’il se passe quelque chose et on te tease gravement la tronche puisqu’il n’y a plus rien après. Fantastique. En plus, j’ai rien compris à cette histoire de breuvage magique et de changements de corps.

 

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Le nombre d'anachronismes est assez ahurissant : le château est moyen-ageux, la salle de bal renaissance, Aloïs porte un costume plutôt XIXe siècle et les filles des robes contemporaines.  Bordel mais décidez-vous une fois pour toutes !

 

Le hentai semble plus constituer une sorte de prélude à l’eroge qu’autre chose et les changements de l’un à l’autre sont assez conséquents : un personnage a disparu en chemin et tous les éléments un peu gores ont été supprimé, probablement par volonté de faire du récit de magie noire une histoire un peu plus soft. Manque donc à l’appel (oui, j’ai vérifié pour vous, ne me remerciez pas), des passages de bestialité avec un loup-garou chevelu (enceinte ou non), une scène où les demoiselles semblent se faire arracher le cœur en live par un sortilège mais vivre quand même, une scène où le héros se dessèche sur place (trop d’efforts sexuels sans doute), une scène où la sorcière change de tête en plein acte amoureux pour ressembler à Eifa et une scène où Alois hérite d’une double verge et où l’on voit la tête de la sorcière brûler dans un coin. De la part d’un studio qui produit un an plus tard un jeu nommé « Tentacle and Witches », ça ne devrait pas être étonnant. On peut donc estimer avoir gagné au change, je suppose.

 

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Si seulement on pouvait les sacrifier à la fin, ça serait tellement plus jouissif que de les voir copuler =/

 

En conclusion, malgré une adaptation visiblement pas trop mauvaise d’un support original déjà pas bien élevé, Samayou Midara no Lunatics est absolument chiant à regarder. On s’y ennuie ferme au point de prêter plus d’attention à la musique de fond qu’à ce qu’il se passe à l’écran, et ça, ça veut tout dire. Le second OAV remonte légèrement le niveau mais les tours de magie bizarres finissent dans une cacophonie générale tout juste bonne à maintenir le spectateur éveillé. Eifa est une héroïne d’une stupidité affligeante et les dialogues tournent en rond jusqu’à parfois s’autodétruire (« Eifa » « Nii-sama » « Eifa » « Nii-sama » « Eifa » « Nii-sama » et soudain trois minutes de blanc avec juste des gémissements, comme si les doubleurs eux-mêmes ne savaient plus quoi dire). Ce serait mentir que de prétendre qu’il n’y ait pas quelques passages « attrayants » mais c’est quand même un beau gâchis. Pas le pire hentai du monde mais quand même à éviter. Pour ceux qui voudraient vraiment voir de l’inceste frère/sœur, regarder plutôt le 1e OAV de Renketsu Houshiki, dont je reparlerai plus tard.

 


15 Bishoujo Hyouryuuki

Trois OAVs (en cours), 2009

Censure : oui

Tiré d’un eroge : ?

 

Centers on 15 young students who are stranded on a deserted Pacific island by a tumultuous storm.

 

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Un harem ça se construit petit à petit : commençons donc par quatre jeunettes, c'est un chiffre raisonnable


Si je parle de ce hentai là, ce n’est pas par hasard mais bien parce qu’il possède le défaut inverse de Samayou Midara no Lunatics !

 

Contrairement à ce que laisse entendre le titre, vous n’avez pas tout de suite accès à 15 jolies demoiselles, en réalité on introduit de nouveaux personnages à chaque épisode et tous les autres (à une exception près) se volatilisent complètement dans la nature, pas un caméo, rien, c’est comme si elles étaient mortes. Un parti-pris particulier mais compréhensible puisque le but n’est pas vraiment de nous montrer du tranche de vie sur les survivants d’un naufrage (En fait qu’est-ce qu’ils foutent échoués sur cette île ?). Graphiquement c’est assez joli, le haut du panier actuellement, et l’animation est plutôt correcte. Il n’y a pas réellement d’histoire à proprement parler, on suit juste les pérégrinations du seul mâle de l’île, Kazuma (né sans visage, le pauvre), et de son fidèle caméscope à travers des vignettes, chacune attribuée à une ou deux héroïnes qu’il se fera un plaisir de tripoter. Chaque épisode comporte un opening sensiblement différent qui nous présente les fantasmes sur pattes du jour (car vous vous doutez bien qu’avec 15 donzelle au programme, il y aura des fantasmes pour tout le monde !), toutes doublées par des seiyuus relativement connues dans le domaine.

 

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Nos créateurs ont un peu déconné niveau fantasme quand même : maid-robot-infirmière-zettai ryouiki-cooldere-shinigami ça fait beaucoup pour une seule personne vous savez

 

Pour le 1e OAV, nous avons quatre héroïnes et que du sexe consensuel qui tourne autour d’un thème relativement simple : Kazuma veut utiliser son caméscope pour faire de l’ART, c'est-à-dire filmer des jolies filles à poil. Passe à la casserole, Kotoko, l’amie d’enfance, Saori, la genki-girl en tenue sportive, Espresso Sabbatini la masochiste aux couettes blondes issue d’une famille de mafieux italiens et Lee MonMon, la chinoise vénale (car évidemment les japonaises sont pures et ne vendent jamais leur corps pour des fringues de marque…oups :p). Le souci de ces vignettes c’est qu’elles sont un peu courtes : 6 minutes environ dont la moitié sert bien sûr à l’exposition et à la montée de la tension sexuelle. Du coup, ça passe vraiment vite. Rien de vraiment extraordinaire à remarquer sinon un bref et pur moment de WTF avec Saori, censée s’exposer dans son short sportif pour l’ART, qui finit par spontanément se frotter le kiki contre une bûche parce qu’il faut évidemment des images de masturbation en short sportif pour passer à la postérité. No comment. Le passage dédié à Sabbatini (et à ses délires) aurait tout à fait pu rester safe for work vu qu’il apporte un peu de comédie bienvenue et semble un peu « forcé » en comparaison des autres. Et puis était-ce bien nécessaire de lui enfoncer un champignon là où je pense é_è ?

 

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La masturbation c'est de l'ART

 

Le 2e OAV exploite une idée intéressante puisque toutes les scènes de sexe sont composées de deux filles, ce qui laisse faussement penser qu’il y en a aura trois pour le 3e OAV alors que non. Le problème c’est que le fait d’avoir plus de filles dans un temps toujours plus court laisse une sensation de « précipité » permanente. Des bonnes idées tournent rapidement au bâclé au point où l’on se demande « C’est tout ? ». En dehors de ça, la qualité est toujours au rendez-vous et les nouveaux fantasmes proposés tapent dans la sécurité : scène de yuri entre une déesse renarde du nom de Nanashi et Chiba, une lycéenne voyou, threesome avec des jumelles qui perçoivent ce que ressent l’autre, Hikari et Kage (lumière et ténèbres) et pour finir, retour de Kotoko qui accompagne Kazuma dans sa séance de leçons privées avec une prof en porte-jarretelles qui ne connaît rien à l’acte charnel (inversion des rôles un peu bizarre si vous voulez mon avis). A noter que c’est de cet opus que provient une réplique tout simplement culte puisque, lorsqu’elle violente Nanashi, Chiba déclare « Ah mais non, je suis pas lesbienne, j’aime juste les animaux mignons ».

 

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Je ne suis pas lesbienne, je suis zoophile, c'est beaucoup moins grave !

 

Bien que le 3e OAV nous présente les dernières donzelles de l’île, il tourne assez vite au vinaigre puisque les vignettes semblent plus rushées que jamais. Avec de grosses promesses comme le threesome « la MILF accompagnée de sa loli fille à l’âge incertain » ou « les deux sœurs robots infirmières dont l’une est cooldere munie d’une faux » (ils y vont un peu fort en combo là…) tout semble totalement précipité. Au final le role-play s’éternise et on a rien le temps d’apprécier, c’est encore pire que pour les deux précédents OAVs ! Mention spéciale à la toute dernière vignette qui bat des records : une loli en maillot de bain scolaire et blouse de scientifique fait des expériences ratés et crée du pudding géant tentaculaire qui la capture elle et la déléguée de classe tsundere et évidemment il faut du sperme pour dissoudre ce fichu blob ; l’acte charnel dure à peine une minute pour chacune. A ce rythme, ce n’est plus du sexe mais un marathon =/.

 

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Il prend forme ce harem, dis donc

 

Le point qui démarque 15 Bishoujo Hyouryuuki des autres hentais est de manière assez surprenante, en plus de sa non-prise de tête, sa musique. Pas qu’elle soit d’un intérêt transcendantal non plus, on note par exemple un emploi à outrance du même air lent à la guitare qui se veut sexy. Mais il y a quelques bonnes pistes comme celle qui se veut exotique (on est sur une île tropicale après tout) mais surtout celle qu’on entend dans le passage dédié à la chinoise, probablement une des rares mélodies qui m’a donné envie de débusquer l’OST (évidemment inexistante). Les sonorités « orientales » sont sympathiques et bien rythmées.

 

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Les filles, quand on envoie un signal de détresse généralement on met un point d'exclamation pour montrer que c'est vraiment urgent, pas un petit coeur ! Et puis, il est si mauvais coup que ça, Kazuma ?

 

En conclusion, 15 Bishoujo Hyouryuuki est plutôt attrayant dans le genre avec ses petites touches de comédie et ses vignettes faisant office d’usine à fantasmes et l’emballage technique suffisamment bien foutu. Reste que l’enchaînement est très inégal et qu’on a trop de personnages et de situations potentiellement intéressantes pour pleinement profiter de tout à la fois. Par exemple, virer la plupart des héroïnes peu intéressantes du premier épisode aurait permis de gonfler un peu les passages des autres. Mais voilà, les producteurs ont visiblement eu les yeux plus gros que le ventre, dommage.

 


 

Cafe Junkie

Deux OAVS, 2009

Censure : oui

Tiré d’un eroge : oui

 

Even though Masaru is about to graduate from a technical college pretty soon he still has no job. One and only pleasure for him is to spend time at a cafe called "Hidamari". The cafe is owned by his childhood friend's Nanami and Kurumi's parents and they are working there too. One day, he learns another one of his childhood friends is coming back to his town. He says "I wanna meet her soon.". Triggered by his word, Nanami and Kurumi start to approach him in a very different way than they ever did before...

 

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Cafe Junkie, l'eroge...beuh, pas attirant du tout


Encore une adaptation d’un eroge moche et sans intérêt, cette fois de Blue Gale ON DEMAND. Je suis sincèrement intriguée par les moyens de sélection d’un scénario dans le milieu du hentai à force de constater un phénomène aussi récurrent. La bonne nouvelle c’est que l’on passe de graphismes assez affreux à relativement chouettes et que les amies d’enfance sont maintenant des sœurs (ce qui est un bonus non négligeable). Les uniformes de serveuse ont aussi été modifiés et vu la gueule des originaux, ce n’est franchement pas de trop. On écope donc d’un scénario classique : Masaru est amoureux de son amie d’enfance Kaede mais elle est loin de lui et il n’arrive pas à lui déclarer son amour. Pour compliquer le tout, Nanami et Kurumi, les sœurs de cette dernière, sont aussi très intéressées par Masaru et elles ne veulent surtout pas que l’aînée revienne au bercail. Elles vont donc tout faire pour éviter qu’ils ne se retrouvent. Le « tout faire » désignant bien sûr le sport de chambre (l’assassinat n’a pas été envisagé).

 

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Quand Masaru emmène une demoiselle dans son pieu, il a un regard de serial killer. Je me demande ce qu'il cache sous le lit...

 

[La première fois que je suis tombée sur ces OAVs, j’ai été un peu vexée de voir que le prénom que j’avais choisi pour un de mes personnages était le même que celui d’une héroïne de hentai à la voix particulièrement horripilante. Ce sont des choses qui arrivent, comme dirait l’autre]

 

Il ne faut pas se fier aux premières minutes de Cafe Junkie, qui sont tout simplement risibles. Nanami change une ampoule et c’est Masaru qui tient l’escabeau au moment où Kurumi lui saute dessus juste pour le plaisir de l’assommer avec ses arguments mammaires au risque de blesser celle qui est en équilibre instable (moi je dis qu’elle fait semblant d’être stupide et qu’elle voulait juste se débarrasser de sa rivale en faisant passer ça pour un accident). Les dialogues sont alors complètement étranges, comme si les doubleuses venaient de se prendre une barre de coke : elles ont une voix traînante au possible qui ne colle absolument pas à la dangerosité de la situation (je sais que c’est juste un escabeau mais bon, elle peut vraiment se faire mal). Le « Abunaaaaaaaaaaaaaaaai-yo » de Nanami est juste complètement perché et Kurumi ne tarde pas à renchérir. Un début un peu con-con de surcroît : « Hello je suis sur une échelle en mini-jupe et je t’engueule parce que je me rends soudain compte que tu as une vue plongeante sur ma culotte, comme c’est étonnant ». Heureusement, ça va beaucoup mieux après (les doubleuses ont finies d’ingérer leur drogue probablement).

 

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C’est à partir de là que commence la véritable « intrigue » puisque les deux serveuses espionnent le héros de manière à peine visible au moment où il s’apprête à avouer son amour à Kaede au téléphone (à sa place je leur aurais foutu un coup de pied bien placé pour qu’elles me fichent la paix) et comme cette dernière arrive bientôt, elles passent à l’attaque (enfin, surtout Kurumi). S’en suit tout un tas de scènes de rapprochements physiques plutôt attrayantes malgré la voix criarde de la demoiselle. Tout l’OAV semble d’ailleurs être dédié à la rouquine, Nanami n’ayant le droit qu’à un unique acte charnel, ce qui est grandement déséquilibré. A noter que le premier épisode comporte quand même un beau moment de comique involontaire (c’était censé être dramatique) lorsque Masaru, la trompette dehors, s’apprête à se jeter sur Kurumi, toute excitée, au moment exact où son téléphone portable sonne. Bien sûr c’est Kaede, dont il est dingue, du coup il range immédiatement son sifflet et oublie complètement la demoiselle genre elle existe plus. A croire qu’il faisait des trucs salaces avec elle juste parce qu’il s’emmerdait profond. Et contrairement à ce que l’on peut croire, une fois la conversation finie, ils ne reprennent pas où ils en étaient restés. Globalement un bon 1e OAV, malgré la scène dans les toilettes où on voit Kurumi uriner qui est quand même complètement inutile et sortie de nulle part =/.

 

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Dans un hentai, la notion d'intimité n'existe VRAIMENT pas

 

On pourrait s’attendre à ce que l’épisode suivant soit centré autour de Nanami alors qu’en réalité il y a une alternance de scènes entre les trois filles. Très vite elle se fait de nouveau dépasser par sa sœur et on finit sur du Kaede (fétiche des pieds, bonsoir). L’élément un peu plus subtil c’est qu’on ne tombe pas tout de suite dans le cliché habituel du « Oh, on aime le même homme, tant pis, on a qu’à se le partager » en ce que Kurumi se montre un peu plus manipulatrice vers la fin, ce qui réveille un peu l’intrigue. Ce n’est pas énorme mais disons que ça fait du bien de voir des filles ne pas jouer fair-play et être un peu exclusives. Par contre ça n’empêche pas l’OAV de se terminer en beauté avec un harem totalement prévisible. Il est toutefois dommage que le fait que les trois demoiselles soient amoureuses de Masaru ne conduise pas à une scène d’orgie finale, ça aurait été logique en contexte et ça aurait permis de profiter au maximum du potentiel des trois soeurs. La série se termine sur une remarque terriblement sexiste quand même : « Bon les filles, on est toutes les trois en train de lui lécher la grape mais faut surtout pas qu’on pense à nous, hein, ce qui compte c’est son plaisir et uniquement son plaisir ».Ben voyons...

 

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Pendant que le héros prend du bon temps avec Kurumi, un complot se forme. Le sidekick puceau et les demoiselles négligées font une réunion top-secrète avec comme thème principal "Castrons-le, ce sale fumier".

 

Parenthèse : toutes les héroïnes perdent leur virginité à un moment mais globalement ça va, le filet de sang est assez discret (même si dans le cas de Kaede on entend comme le bruit d’une bouteille de champagne qui se débouche 0_o).

 

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Au fait, ai-je déjà mentionné le PROBLEME DE L'INTIMITE dans les hentai ? Nanami peut même pas préparer le repas normalement, il faut que ça copule derrière...

 

En conclusion, Cafe Junkie est un hentai sympathique sans frôler l’excellence. Le scénario classique des sœurs jalouses a toujours fait ses preuves et fonctionne une fois de plus. Mis à part la fin qui est assez décevante, il n’y a rien de particulier à lui reprocher ; c’est même l’exemple type que d’un eroge médiocre et sans intérêt on peut produire du hentai agréable. Bonus supplémentaire si vous aimez les uniformes de serveuse.

 


 

Sono Hanabira ni Kuchizuke wo : Anata to Koibito Tsunagi

Un OAV, En cours, 2010

Censure : oui

Tiré d’un eroge : oui

 

My name is Sawaguchi Mai. I always get myself involved with my classmate, Kawamura Reo. Reo is pretty short and has silky hair... In short, she's cute. But sometimes, she can be really obstinate. I'm trying to do my best to get her to get along with the rest of the class, but since we're both headstrong we always end up fighting. It's so frustrating, especially since she can't do anything without me around!

But whenever I talk to her, Reo always acts like I'm bothering her. I wonder if she hates me... But then, just when I got all depressed Reo came up to me and told me : "You've got it all wrong! I love you, Mai! I love you so much!" Her confession completely took me by surprise. Could it be that I'm in love with Reo too!?

 

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La scène de la confession dans le jeu. Les graphismes sont plutôt jolis =O


Changement total de registre puisque ce hentai est tiré de la « célèbre » série d’eroges 100% yuri Sono Hanabira ni Kuchizuke wo du studio Fuguriya dont tous les titres se focalisent exclusivement sur des couples féminins composés de deux personnalités radicalement opposées. Il s’agit ici du troisième jeu mettant en scène une loli tsundere plate à cheveux longs, ainsi qu’une demoiselle attentionnée à cheveux courts possédant une honorable poitrine. Les amateurs de shoujo ai seront clairement ravis de l’aubaine.

 

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Que serait une tsundere sans son éternel "B-baka !" ?

 

Ce qui est un peu ennuyeux avec l’OAV sorti jusqu’à ce jour c’est qu’il n’adapte qu’une scène du jeu, le passage où Reo attrape froid et où Mai doit s’occuper d’elle, avec un bref flashback pour nous montrer la confession. Il n’y a donc pas de véritable continuité, on entre vraiment in media res dans l’intrigue et on en sort tout aussi brusquement sans avoir trop profité de la construction de la relation entre Reo et Mai, ce qui est un peu dommage. Le bon point c’est que les graphismes sont très fidèles à l’eroge d’origine et font plutôt plaisir aux yeux. Les doubleuses ne sont visiblement pas les mêmes mais elles se débrouillent assez bien.

 

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Spoil : partager sa salive avec une malade n'est pas la meilleure des idées

 

Là où cette adaptation du 3e Sono Hanabira ni Kuchizuke wo tache un peu en tant que « hentai » c’est qu’elle est terriblement soft. La grosse partie du scénario (en réalité il n’y en a pas et il est aussi prévisible que convenu) est centrée autour de deux scènes de sexe donc on ne peut pas dire que ce ne soit pas orienté, le problème c’est que la relation physique n’est pas « excitante », elle est über kawaii. Les expressions faciales des personnages, leurs voix, leurs mimiques, tout tend vers cette sensation de choupi, un peu comme si on regardait un dessin animé pour enfants ou une série tranche de vie relaxante. C’est tout simplement trop mignon pour qu’on puisse sérieusement considérer cet OAV comme du matériel pornographique (et pourtant). Je ne vois honnêtement pas comment un garçon pourrait fapper devant ce genre de choses : il serait plus occupé à faire cette tête « :3 » qu’à ouvrir sa braguette. Après je suppose que ça n’empêchera pas certains de se servir de leurs mains quand même.

 

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Désolée Réo, on retiendra juste tes expressions kawaii-trognonnes. Sans rancune, hein ?

 

En conclusion, si vous cherchez un hentai, Sono Hanabira ni Kuchizuke wo : Anata to Koibito Tsunagi n’est pas fait pour vous. En revanche si vous êtes amateurs de yuri et que vous avez un petit faible pour les tsundere, je ne peux que vous recommander chaudement d’y jeter un coup d’œil pour éventuellement tester le jeu après coup. De toute façon, si le couple Reo/Mai ne vous convient pas, il y en a d’autres en stock qui seront plus à votre goût ;).

 


Ce sera tout pour aujourd’hui. Je ne sais pas encore combien d’articles je ferais sur le sujet (au moins un supplémentaire, je pense) ni combien d’OAVs passeront à la casserole. Je suppose que ça dépendra de mon avancée dans mon scénario et du temps qui me sera alloué à la rédaction. Et accessoirement de l’endurance de ma matière grise : je vais vite avoir envie de parler de quelque chose de plus sérieux, à mon avis X).

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commentaires

Cill 12/07/2011 20:54


"je ne pense pas que tu le fasses exprès mais la façon que tu as de me présenter ta trouvaille est assez désobligeante même si ça part d’une bonne intention : je ne suis quand même pas en train de
mendier des sites de cul, si =/ ?"

Oui, tu as raison. Ma façon de parler était un peu rude: ça m'arrive quand je me précipite un peu trop en publiant mes messages.


Helia 13/07/2011 12:48



Sur le moment c’était un peu déplacé mais je ne suis pas restée bloquée là-dessus, hein. Donc y a pas de mal ;).



Amo 12/07/2011 01:09


Quelle sévérité envers 15 Bishoujo ! Je suis extrêmement triste :P ! Même si du coup j'ai appris que l'épisode 3 était sorti. Ce qui est toujours bon à prendre.

Hâte de lire la critique de trucs beaucoup plus intellectuels comme Kanojo X Kanojo X Kanojo où Fault!!.


Helia 12/07/2011 13:29



Ohoh, Amo sur mon blog, c’est fête aujourd’hui. Peut-être que je devrais parler de hentai plus souvent :p.


 


« Quelle sévérité envers 15 Bishoujo ! Je suis extrêmement triste :P ! » = J’ai l’air sévère mais je suis comme ça avec tout en fait, ça veut pas dire que je n’aime pas ;). C’est
juste que 15 Bishoujo aurait vraiment pu être mieux si les créateurs avaient su doser le temps d’apparition à l’écran de chaque héroïne (et puis quelle idée d’avoir un opening, un prologue, un
eyecatch pour chaque demoiselle, un épilogue et des crédits de fin ? ça a l’air de rien mais ça te bouffe une grosse partie de l’épisode systématiquement). Après je suis curieuse de voir
comment ils vont s’en sortir pour le prochain OAV maintenant que le harem est au complet.


 


« Hâte de lire la critique de trucs beaucoup plus intellectuels comme Kanojo X Kanojo X Kanojo où Fault!! » =
Beaucoup plus intellectuels en effet XD. J’hésitais justement à parler de ces deux là. Mais je risque de ne pas être très gentille envers Fault par contre :p.



cill 11/07/2011 17:03


désolé pour le flood...

"je vais vite avoir envie de parler de quelque chose de plus sérieux, à mon avis X)."= Comme , par exemple finir le dernier(ou avant dernier) article sur kara no kyoukai???


Helia 11/07/2011 18:21



« Bon! allez je te donne un site "sympa" Enjoy ;D » = C’est gentil mais je connaissais déjà. Et puis, je ne pense pas que tu le fasses exprès mais la façon que tu as de me présenter ta
trouvaille est assez désobligeante même si ça part d’une bonne intention : je ne suis quand même pas en train de mendier des sites de cul, si =/ ?



« "je vais vite avoir envie de parler de quelque chose de plus sérieux, à mon avis X)." Comme, par exemple finir le dernier(ou avant dernier) article sur kara no kyoukai??? » = Hum, ça
j’y fais référence dans le premier paragraphe de l’article. Je disais juste que je n’avais pas envie de ne parler que de cul pendant des mois parce que, ben, parce que ça devient chiant au bout
d’un moment. Et puis je n’aime pas regarder des trucs légers pendant trop longtemps, il me faut ma dose de serious buisness =’).



Cill 11/07/2011 15:47


Bon! allez je te donne un site "sympa":

www.hhhhhh.fr

Enjoy ;D

Ah oui sinon comme d'habitude: j'aime bien ton article :)


X4713R 11/07/2011 10:04


Le problème avec le "vanilla" c'est que ça manque de portes à zigounette. X)


Helia 11/07/2011 18:20



Je trouve aussi :p. Mais ça offre des compensations intéressantes.



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