7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 22:45

Exceptionnellement je me permets de faire un petit article un peu 3615 My Life même si ce que j’ai à dire concerne aussi le blog.

 

3615 My Life

 

Si c’est le second sujet qui vous intéresse, allez directement en bas

 

Pour ceux qui ne le savent pas encore ou qui l’ont oublié, je suis littéraire de formation. J’ai débuté avec un bac L, enchaîné sur une prépa littéraire et suis finalement partie terminer ma licence de lettres modernes (la prépa ne fournissant qu’une équivalence) dans l’université de ma région après avoir dû abandonner l’idée de rejoindre la Sorbonne, faute de logement. C’est un parcours qui n’a jamais su totalement me satisfaire dans le sens où, à cause de problème de concentration, je m’ennuyais très vite et décrochais presque systématiquement de manière plus ou moins violente (ça commence par un gentil gribouillage sur la marge, et puis il se sent seul, d’autres croquis suivent, la feuille devient un champ de bataille entre deux puissances enragés et au final les dessins tout moches dévorent sans pitié ce qui aurait dû être un cours). Quelques fois j’étais même plus occupée par le fait de prendre des notes pour des idées de projets personnels que par ce qui se passait dans la salle de classe et en prépa l’épuisement m’aura souvent fait piquer du nez, surtout vers la fin de l’année (même dans des conditions qui ne le permettaient pas, genre groupe de 8 personnes donc normalement facilement repérable), dans une sorte de grand ras-le-bol. A la fac c’était déjà un peu plus facile de respirer et j’étais plutôt du genre assidu, sauf pour quelques matières très ciblées (la linguistique) ou occasions particulières et récurrentes. Mais malgré toutes mes protestations, malgré l’esprit critique que je tenais à garder, je ne détestais pas totalement ce que je faisais. La littérature était là, ça me suffisait ; même si je lis de moins en moins avec les années. J’ai même eu des cours passionnants à la fac, des cours qui me donnaient l’impression de concilier mon univers intérieur avec ce qui était demandé (la Décadence, par exemple, m’aura fait décrocher une très bonne note à l’examen, ce qui m’a permis de compenser mes résultats plus que médiocres en ancien français, pourtant une matière qui m’intéressait malgré sa difficulté phénoménale).

  melancolie-01-copie-1.jpg

 

Seulement voilà, tout a une fin. Les littéraires ont la vie dure, je le savais depuis le début. Quand en seconde je me suis battue pour aller en L, je savais que ce chemin me mènerait dans une impasse. Pourtant c’est ce que je voulais faire, c’est ce que j’aimais, alors j’ai tout fait pour éviter les mathématiques. Sauf que les littéraires n’ont pas de place dans ce monde. Nous vivons dans une technocratie, dans un environnement qui privilégie les experts, les techniciens, les scientifiques de tous poils. Les étudiants formés dans le domaine des lettres paraissent inutiles en comparaison. Après tout, qu’est-ce qu’un employeur peut en avoir à foutre que vous connaissiez Baudelaire ou Rousseau sur le bout des doigts ? Que vous sachiez analyser précisément n’importe quel roman ? Que vous récitiez les grands mouvements culturels à travers les siècles ? Ils deviennent juste bon à corriger les fautes d’orthographe de tous ceux qui ne savent plus utiliser la langue française, ils ne servent plus à rien. Alors ils s’orientent où ils peuvent. Les métiers les plus proches sont bouchés à force d’être demandés, car à part professeur (mais qui voudrait encore être professeur à l’aube de XXIe siècle ?), bibliothécaire ou éventuellement journaliste, qu’est-ce qu’il vous reste ? L’issue est inéluctable, elle l’est pour presque tous : il arrivera un moment où il faudra bien se réorienter pour trouver du travail. Si la littérature permet le développement personnel, elle n’offre concrètement rien de folichon sur un CV.

 

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De quoi a vraiment l'air le littéraire quand il va candidement demander un emploi

 

Ce moment que je prévoyais dès l’instant où je remplissais ma fiche d’orientation, il y a de cela près de 5ans, il s’est présenté devant moi. En réalité j’avais un choix, néanmoins il était illusoire : je pouvais continuer en master de lettres modernes pour une année mais cela ne ferait que décaler l’échéance. Pire, à force de reculer pour mieux sauter, je perdais de précieuses années. Moi, je n’ai pas hésité. D’autres essayent de s’accrocher et n’en tombent que plus lourdement. L’avenir sans littérature est là. Il le fallait bien. Au fond c’est comme un bon vieux film de zombies. Votre compagnon de toujours est infecté, il va bientôt essayer de vous mordiller la cervelle. Arrivera bien un moment où il faudra l’achever de vos propres mains, pour lui éviter de souffrir, et puis, plus égoïstement, pour garantir votre propre survie dans ce monde apocalyptique. Alors voilà, j’ai quitté les lettres modernes et je me suis inscrite à l’IPAG, une filière un peu particulière de ma faculté où j’ai été reçue. Là-bas on débute direct en 3e année. J’aurais donc pu y accéder dès ma sortie de prépa, si j’avais su ce que c’était. Je retourne donc en 3e année, pour une seconde licence. Mais ce n’est pas grave car j’ai la chance d’avoir un an d’avance. Depuis toute petite je m’étais dis que ce laps de temps fonctionnerait comme un joker, j’avais même songé à en faire une année sabbatique, et puis finalement cela me sera bien utile. A l’âge normal de l’obtention de la licence, j’en aurais peut-être deux, c’est rigolo. C’est là que je suis bien contente de n’avoir que vingt ans.

 

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L’IPAG ça n’a vraiment rien à voir avec la littérature. Licence d’administration publique, c’est ce que je prépare. Pour arriver à un master du même nom. Le tout permettant de préparer aux concours de la fonction publique. Pour faire quoi ? Honnêtement je n’en sais rien. Je m’imagine derrière un bureau en costard classe (hors de question que je porte un tailleur, c’est immonde) à accueillir les gens désemparés qui viennent apporter des formulaires pour mieux leur dire qu’il leur manque le laissez-passer A38 avec un sourire cruel. Ou quelque chose dans le genre. Café, photocopieuse, horaires de Club-Med, ennui, ordinateur à disposition. En réalité, je m’en fous. Du moment que cela ne me demande pas de gros efforts physiques, que ça me permet de vivre et que j’ai suffisamment de temps à consacrer à mes projets derrière. C’est ça que je vise, le calme à long-terme. Et pour obtenir cette place idyllique, il va falloir se battre. 3-4 ans hardcore pour une existence tranquille. Du moins c’est ce que je me disais mais l’IPAG est de toute façon bien moins difficile que la classe préparatoire (heureusement, je me vois mal survivre à des années de torture supplémentaire sans la carotte de la littérature pour faire semblant d’avancer). C’est un peu un mix entre la prépa et la fac en fait. On doit être une cinquantaine en tout. Il y aura bientôt une feuille d’émargement, l’assiduité étant visiblement obligatoire. Les cours sont de gros blocs de deux heures. Par contre on est toujours dans la fac (ou devrais-je dire les facs), généralement dans ces foutus amphithéâtres pas confortables pour deux sous. Drôle de mix. Surtout quand on sait à quel point notre groupe est hétérogène : c’est bien simple, tout le monde vient d’horizons différents. Il y a des historiens-géographes, des gens de LEA, un ethnologue, un philosophe, des tas de personnes possédants des BTS divers et variés (communication ? management ?), une poignée de préparants au concours A et j’ai même entendu aujourd’hui qu’on avait un étudiant en neurochirurgie neuropsychologie parmi nous ! Dans le tas si certains se sont arrêtés à la licence, d’autres possèdent déjà un master...voire plusieurs. Et il y a aussi les quelques trentenaires/quarantenaires en formation continue. On doit être 4 ou 5 lettres modernes au milieu de cet océan.

 

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L’avantage c’est que du coup les professeurs s’adaptent en commençant par les bases. C’est une filière de « rattrapage » en termes d’économie et de droit de toute façon. Les juristes n’ont pas besoin de passer par là. Je n’ai pas encore eu l’occasion de rencontrer tous mes enseignants mais ils semblent très ouverts pour la plupart. Tous, ou presque, s’accordent à se montrer le plus accessible possible pour nous faire comprendre le maximum de choses en un minimum de temps. L’inconvénient c’est qu’on se retrouve parfois mélangé avec d’autres groupes selon les cours, par exemple en économie nous sommes avec les 1e années de droit (je vous laisse imaginer le monde que ça représente à la rentrée, on n’est plus très habitués à ce système d’épuisement progressif quand on est en 3e année en plus). Globalement ça reste quand même très agréable comme ambiance.

 

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Le A de IPAG ne signifie malheureusement pas "Art"

 

Le problème c’est que j’ai l’impression d’être plongée dans un autre univers, un monde auquel je n’appartiens pas. Un peu comme un poisson sorti de l’eau. Envolés l’étude de textes, la dissertation et les livres au programme. Envolées la mise en abime, la métaphore, la dialectique et la diégèse. Envolées les récitations de poèmes et les lectures d’articles. Bonjour droit objectif et droits subjectifs, juges administratifs et juges judiciaires, division du travail et mécanismes de production. Bonjour les polycopiés de plans hyper structurés aux titres indifférents. Je l’avoue à demi-mots, ça me fait bizarre. Je me demande si je pourrais tenir dans ce nouvel univers. Après tout, j’ai peut-être bien réussi jusque là mais mes éternels soucis de concentration et de santé me guettent. Je peux décrocher n’importe quand, abandonner n’importe quand, et cette fois-ci ma culture ne me sauvera pas la face, pas plus que mes références très particulières (a-t-on vu quelqu’un citer un anime ou un visual novel dans un questionnaire à réponses courtes ou dans une analyse de textes de droit ?). Alors je doute. L’année vient juste de commencer mais c’est une longue bataille qui s’annonce pour moi, l’occasion de prouver ou non que je peux m’en sortir en n’importe quelles circonstances (fut-ce par chance ou par capacité personnelle). D’abord la licence puis, si tout va bien, le master, jusqu’à ces fameux concours qui m’effrayent déjà. Pour l’instant, j’ignore quelle va être la masse de travail, si je vais m’en sortir avec aisance ou si je ne vais pas tarder à patauger dans la semoule, si je vais avoir suffisamment de temps libre ou si je reviens en mode prépa.

 

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Mon studio dans quelques mois, hypothèse

 

Ce sont toutes ces incertitudes qui m’amène à me poser la question de ce que va devenir le blog dans le sens où, si le temps me manque (et puisque je vais avoir un besoin plus qu’urgent de travailler en parallèle de mes études, ça risque fort d’être le cas), ce sera vers mon projet de VN que je le dirigerai en priorité. Ce n’est pas une licence d’administration publique qui me fera abandonner mes rêves donc soyez sûrs que je m’accrocherai jusqu’au bout pour les voir se réaliser. En revanche, aurais-je toujours la possibilité d’écrire ici ? Cela me semble plus que jamais une nécessité puisque c’est désormais le seul endroit où je pourrais disserter « à la littéraire », mais en même temps j’ignore ce que l’avenir me réserve et il se peut tout aussi bien que dans deux semaines j’annonce sa fermeture à cause d’une cadence qui ne me permettrait plus de venir y poster. Rien n’est fixé mais je préférais prévenir, tâter le terrain au cas où. En attendant, j’y tiens toujours à ma mélancolie, j’ai encore des idées d’articles : les dossiers toujours inachevés de l’été dernier, Millenium Actress que je n’ai toujours pas regardé, un bout d’analyse musicale sur la seconde OST de Drakengard (si chère à Aer) des impressions sur des VNs/eroges qui m’intéressent comme Aiyoku no Eustia (la démo devant être brève, ça serait plus facile qu’un jeu normal), un petit quelque chose sur le générique d’Uta no Prince-Sama dont n’a pas parlé Amo (voire la série en elle-même), de Kite que j’ai très envie de regarder à cause de son histoire tourmentée. Et puis il faut que je donne des nouvelles du projet Milk dont le scénario a fait un bond fulgurant en avant (j’ai été plutôt productive cet été) et qui avance à petits pas. En bref, j’ai envie de plein de choses. Au pire je suppose que je peux juste passer à un rythme mensuel ou bimensuel, comme certains, mais je ne suis pas sûre de le garder non plus.

 

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The dream must go on

 

Rien n’a été décidé pour le moment, le blog garde donc son rythme habituel jusqu’à nouvel ordre mais je ne peux prévoir si je vais vraiment tenir le coup, ni jusqu’à quand. Wait and see, comme disent les anglophones !

 

Sur ce, moi je propose qu'on se quitte avec une petite vidéo très poétique sur l'univers de Yume Nikki qui représente plutôt bien mon état d'esprit en ce moment :

 




Anecdote : Vous savez comment énerver un littéraire ? En lançant BIEN FORT et plusieurs fois de suite que l'époque juste avant le XVIIIe siècle c'est le Moyen-Age (le XVIe siècle, Montaigne, la Renaissance, le XVIIe siècle, Pascal, La Fontaine, Madame de la Fayette, Molière, rien de tout cela n'existe). Succès garanti. Mon prof d'éco ne m'a pas fait une bonne impression le premier jour avec ce genre de réplique, bizarrement...

 

P.S : Au cas où certains se poseraient la question suite au déménagement de Concombre et Mackie hors d'Overblog, je ne compte pas changer de plate-formes. Parce que cela demande du travail et que je n'ai pas le temps, parce que je suis une quiche en informatique et que je n'ai pas envie de me prendre la tête, parce que ça fait bien un an que je suis là et que j'ai la flemme de changer. Parce que j'ai d'autres priorités en somme.

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commentaires

snesfan3000 11/09/2012 18:45

Ouin !! Bon je sais qu'on va pas me consoler, surtout que je suis plus un yangire ultra-pervers qu'un mignon petit shota innocent ( ne jamais me traiter de shota, jamais !! ).

Pour moi qui prévoyait de devenir écrivain ( en fait j'ai voulu faire des tas de trucs : de psychologue à historien, en passant par chef cuisinier ), c'est pas trop la forme après ton article, qui
paraît au premier abord pessimiste, mais qui juste réaliste en fait, ce qui fait que c'est encore plus maussade.

Car je suis actuellement en seconde, entouré de gens qui ne m'ennuient pas, de quelques uns qui me soûlent au vu de leur débilité, et surtout je dois supporter la pression exercée par le travail,
les responsabilités, et mes professeurs plus ou moins lassants. Le pire étant que je n'en suis qu'au début.

Quand je me suis dit que je voulais être écrivain ( aux alentours de 10 ans ), j'étais très naïf, étant donné que je pensais pouvoir vivre de ma passion, devenir extrêmement riche, pouvoir aider un
S.D.F que je voyais parfois et qui me peinait, m'acheter une maison énorme, y élever un chat car mes parents y sont allergiques et que j'en voulais absolument un.

Et le tout à seulement 10 ans, alors que des écrivains qui ont écrit pendant des années et des années n'arrivent même pas à conserver leur toit. Pour te dire à quel point j'étais à côté de la
plaque.

Maintenant je me suis énormément amélioré, je ne fais plus de phrases dignes d'une rédaction de prépubère ; je suis un peu plus mature dans mes dialogues, dans le scénario, ou dans l'histoire ; je
conjugue le conditionnel ou le futur antérieur les yeux fermés ; et surtout j'ai de l'inspiration.

N'empêche je suis désormais certain que je ne deviendrais jamais une J.K Rowling, ou un Bernard Werber ( ouh, si tu savais à quel point je le déteste celui-là ). Au pire, j'écrirais des histoires
sur des vampires qui brillent au soleil, non non, on va m'accuser de plagiat... Sur une romance entre une femme zombie qui est encore plus fraîche que du dentifrice, et un fonctionnaire
superman.

M'enfin tout ça pour dire que j'ai perdu ma naïveté puérile, mais que je dois en plus affronter la dure réalité comme quoi je ne pourrai vivre uniquement de ma passion...

Helia 14/09/2012 21:21



Tu vois, moi aussi je rêvais d’être écrivain quand j’étais petite (mais pas pour devenir riche, moi je voulais être « Dieu »). Je n’ai pas abandonné cette idée, j’essaye juste de
l’appliquer de manière différente. Pour toi aussi, ça devrait être possible de trouver des compromis ^^.


 


Mais croire qu’on va être riche en devenant écrivain, c’est super naïf ouais :p.



Cheyenne 02/10/2011 23:18


Désolé de seulement te répondre aujourd'hui mais j'ai eu pas mal de problèmes avec ma connexion internet ces derniers temps :x

Concernant mes futurs études, j'ai décidé d'arrêter d'y penser pour le moment, j'ai encore 2 ans devant moi pour décider quoi faire. Même si je suis révoltée de voir que l'option scientifique est
présente dans toute les écoles alors que l'option littérature n'existe pas. Mais quand je vois les gens de mon âge, je me dis que c'est normal qu'il n'y en ait pas, vu que la moitié d'entre eux
sont pas foutu de lire un bouquin. C'est plutôt désespérant, j'espère que ce n'est pas pareil en France.

Sinon, tu me demandais les animes que j'avais découvert ici; je pensais surtout à Serial Experiments Lain, Le portrait de petite Cosette et Tenshi no Tamago. J'avais aussi entendu parler de Perfect
Blue, mais c'est l'article que tu as écrit dessus qui m'a réellement donné envie de le voir.
Là, je pense que je vais commencer Haibane Renmei, ça à l'air vraiment intéressant. Je crois que c'est vraiment ce qu'il me faut en ce moment.J'espère que ça me réconciliera avec la japanimation,
parce que j'ai un peu laché dernièrement. La plupart des séries que j'ai vue récemment étaient loin d'être géniales...

En tout cas, j'ai été heureuse de voir de nouveaux articles en venant ici ! C'est toujours un plaisir de te lire :)


Helia 03/10/2011 19:26



« Désolé de seulement te répondre aujourd'hui mais j'ai eu pas mal de problèmes avec ma connexion internet ces derniers temps » = C’est rien, c’est rien, ce n’est pas comme si on
s’était fixé rendez-vous à une heure précise pour boire un verre et que tu m’avais laissé tremper 3h sous la pluie :p. Et puis étant donné que je ne suis pas moi-même des plus réactives ces
derniers temps...


 


« Concernant mes futurs études, j'ai décidé d'arrêter d'y penser pour le moment, j'ai encore 2 ans devant moi pour décider quoi faire » = Profite-en bien alors ^^. Quelques fois je me
dis que j’aimerai bien revenir à l’époque où j’avais le temps afin de réaliser tout ce que je ne peux plus faire depuis que je suis dans le courant « métro, boulot, dodo ».


 


« Mais quand je vois les gens de mon âge, je me dis que c'est normal qu'il n'y en ait pas, vu que la moitié d'entre eux sont pas foutu de lire un bouquin. C'est plutôt désespérant, j'espère
que ce n'est pas pareil en France » = Euhhhhh, joker X). Je ne pense pas qu’on soit beaucoup mieux lotis en France. Vu mon entourage et ce que j’ai pu remarquer quand j’étais collégienne et
lycéenne, je crois que je peux dire que ce n’est pas très différent ici. Je ne sais pas si ça va te rassurer de le savoir =(.


 


« Sinon, tu me demandais les animes que j'avais découvert ici; je pensais surtout à Serial Experiments Lain, Le portrait de petite Cosette et Tenshi no Tamago. J'avais aussi entendu parler
de Perfect Blue, mais c'est l'article que tu as écrit dessus qui m'a réellement donné envie de le voir » = Globalement les animes un peu hors du commun donc =).


 


« Là, je pense que je vais commencer Haibane Renmei, ça à l'air vraiment intéressant. Je crois que c'est vraiment ce qu'il me faut en ce moment » = Haibane Renmei n’a pas son égal dans
la japanimation donc si tu aimes les trucs un peu étranges, il n’y a pas de raison. Le rythme est un peu lent mais l’univers est fascinant.


 


« J'espère que ça me réconciliera avec la japanimation, parce que j'ai un peu lâché dernièrement. La plupart des séries que j'ai vue récemment étaient loin d'être géniales... » = Tu
sais, je pense que c’est un mal nécessaire. Si tu ne regardes que des bouses, tu vas t’émerveiller devant la moindre production qui fait des efforts et si tu ne regardes que des chefs d’œuvres
absolus, tu vas déchanter devant la moindre production qui ose ne pas remettre en doute ton entière existence. Personnellement je pratique l’alternance, j’oscille entre un truc bien mauvais (bon,
souvent du H, c’est tellement le bas du panier niveau scénario aussi...), un truc moyen-passable (une série récente qui a pas l’air trop mal par exemple) et un truc que j’avais envie de voir
depuis longtemps et que je sais que ça me plaira (généralement une œuvre artistique obscure, quelque chose d’original ou un grand classique qui manquait à mon panthéon), ça me permet de conserver
une certaine forme d’équilibre ^^.


 


« En tout cas, j'ai été heureuse de voir de nouveaux articles en venant ici ! C'est toujours un plaisir de te lire » = Merci :3.



zetsubou 17/09/2011 10:20


Bein jme le demande moi aussi ! o_o
Si non bein j'écoute des cd et je décide si ils vont sortir ou pas, je fais la pub d'artistes et je fais des graphismes de cd ! m'enfin ya aussi plein de contrats a rédiger et de trucs nul du genre
:/


Helia 17/09/2011 14:57



« Bein jme le demande moi aussi ! o_o » =  Oula, si même toi tu sais pas ce que tu fous là, je pourrais pas le deviner non plus XD.


 


« Si non bein j'écoute des cd et je décide si ils vont sortir ou pas, je fais la pub d'artistes et je fais des graphismes de cd ! » = Hé, ça a l’air sympa comme stage (après tout dépend
du genre de musique que tu dois écouter). Pis ça doit être cool de pouvoir accéder aux coulisses ^^.



Zetsubou 16/09/2011 12:28


@: Helia "Tiens, un zetsubo sauvage, chevaucheur de poneys, apparait ! Toujours débordé depuis la dernière fois :x ? "

Bein je fais un stage d'assistant de direction multiclassé graphiste dans un label indépendant sur Paris, ça me bouffe mon temps, ça va que j'ai un super I mac dans mon bureau et que je fais
régulièrement des pauses "glandage sur internet" ça m’empêche de devenir fou (ou alors ça m'encourage dans la folie je sais plus) !


Helia 16/09/2011 23:55



« je fais un stage d'assistant de direction multiclassé graphiste dans un label indépendant sur Paris, ça me bouffe mon temps » = Dit comme ça, ça fait super classe, mais concrètement
tu fais quoi XD (à part aller sur Internet via ton mac :p) ?



Gen' 15/09/2011 20:33


Tu joues sur les mots. Ce que je voulais dire, c'est que la majorité des écrivains ne sont pas écrivains de métier, parce que le métier ne fait pas vivre. Après forcément, si tu bosses 25 heures
par jour et que tu aimes écrire, t'es dans de beaux draps. Ou tu attends une retraite bien méritée pour pouvoir t'adonner à ta passion. J'ai les mêmes appréhensions que toi en ce qui concerne le
marché du travail comme je l'ai dis plus bas, pour avoir travaillé en grande librairie, où on se fout bien des bouquins à partir du moment où on les vend, j'étais assez dégoûté du support et la
dernière chose que j'avais envie de faire en rentrant chez moi, c'est bien écrire. J'ai aussi expérimenté en petite librairie de quartier, et c'était le jour et la nuit en terme d'investissement et
de passion pour le support, j'en ai gardé de biens meilleurs souvenirs, et c'était plutôt stimulant.

C'est très exactement ce genre de jugement arbitraire qui empoisonne le milieu de l'édition. On attend un type précis d'écriture pour un type de public bien défini, et le reste est considéré comme
de la bouse innommable. Je suis trop curieux pour pouvoir baser mon appréciation sur ce type de préjugé, quitte à violemment d'endormir sur quelques lectures.

Au passage, la mise en doute des grands axiomes de la science moderne à laquelle tu fais référence plus haut existe bel et bien, c'est du domaine de la physique quantique. Et là, je crois qu'on
atteint un niveau de spéculation et de théorie qui dépasse largement celui des littéraires. Aujourd'hui, même la science est considérée comme inutile, des domaines d'élites comme l'astronomie sont
fustigés par l'opinion publique parce qu'ils n'offrent aucun bénéfice immédiat. On peut lire des commentaires du genre "Quel gaspillage d'argent, on en aurait bien besoin pour combattre la faim
dans le monde" sur n'importe-quelle revue scientifique ouverte au grand public sur le net lorsqu'on y parle d'exoplanètes et de conquête de Mars. Les sciences tendent à subir le même sort que les
lettres dès qu'aucun profit immédiat n'est en jeu, je trouve ça triste pour l'humanité, qui n'en serait pas là aujourd'hui sans ces disciplines fondamentales. Et dieu sait que le terme "humanité"
n'a aucun sens dans la réalité couramment admise des choses (tu te fous bien de savoir si l'humanité fait son chemin quand tu pointes à Pôle Emploi). Mais encore une fois, je m'égare...


Helia 16/09/2011 23:55



« Tu joues sur les mots » = J’espère au moins que je le fais bien, j’ai quand même suivi une formation pour m’entraîner à jouer avec les mots =D.


(Serait-ce la véritable utilité de Lettres Modernes ? Savoir faire tourner les gens en bourrique ? Ou alors je suis juste une chieuse XD ?)


 


« J'ai les mêmes appréhensions que toi en ce qui concerne le marché du travail comme je l'ai dis plus bas, pour avoir travaillé en grande librairie, où on se fout bien des bouquins à partir
du moment où on les vend, j'étais assez dégoûté du support et la dernière chose que j'avais envie de faire en rentrant chez moi, c'est bien écrire » = A ce point-là ? J’ai toujours vu
des vendeurs relativement sympa dans les librairies que j’ai fréquenté jusqu’à présent, je ne sais pas si c’est l’arbre qui cache la forêt mais c’est un peu triste comme constat.


 


« C'est très exactement ce genre de jugement arbitraire qui empoisonne le milieu de l'édition. On attend un type précis d'écriture pour un type de public bien défini, et le reste est
considéré comme de la bouse innommable » = Je pense qu’il ne serait pas excessif de parler d’uniformisation...



« Au passage, la mise en doute des grands axiomes de la science moderne à laquelle tu fais référence plus haut existe bel et bien, c'est du domaine de la physique quantique » = Sauf qu’on
enseigne malheureusement pas la physique quantique =’). J’ai l’impression d’en avoir fait de nombreuses fois sans connaître le terme.


 


« Et là, je crois qu'on atteint un niveau de spéculation et de théorie qui dépasse largement celui des littéraires » = Hé ! C’est pas sympa quand on sait que les littéraires ils
avaient quand-même 8h de philosophie par semaine en terminale =(. D’ailleurs à la base c’est vers la philosophie que je voulais m’orienter. La prépa m’en aura dégoûté avec un très mauvais prof
qui faisait tout sauf de la philosophie (de son propre aveu, il faisait de la « phénoménologie »).


 


« Les sciences tendent à subir le même sort que les lettres dès qu'aucun profit immédiat n'est en jeu, je trouve ça triste pour l'humanité, qui n'en serait pas là aujourd'hui sans ces
disciplines fondamentales » = En fait tout ce qui a trait à la culture, à « l’inutile » (dans la société actuelle il faut que tout serve à quelque chose, on dirait), a tendance à
s’effacer. Les sciences sont devenues des matières un peu magiques qu’on ne prend plus trop la peine de questionner. Un comportement qui m’a toujours désolée. Un truc aussi simple qu’un
ordinateur, un objet que j’utilise pourtant tous les jours, ça me fascine parce que je me demande toujours « Mais comment diable cela peut-il marcher ? ». Les gens ne cherchent
plus à savoir, c’est là, c’est tout ce qui compte pour eux.



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