25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 15:30

 

3 ème partie – Etoiles, étrange et pâte à modeler

 

 

Hoshizora Kiseki

Durée : 27 minutes

Thème : Amour

 

Kozue est une jeune fille passionnée d’astronomie. Alors qu’elle part en excursion à la recherche d’une météorite, elle rencontre un garçon en combinaison d’astronaute, un certain Ginga, qui possède un don mystérieux…

 

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Techniquement parlant, Hoshizora Kiseki fait très professionnel, l’animation et les graphismes sont irréprochables, c’est pour cela que je l’inclue dans les courts métrages qui mériteraient à être connus, pour prouver qu’il est possible de faire quelque chose de qualité avec un budget réduit ou inexistant. Cependant je n’aime pas vraiment Hoshizora Kiseki. La musique, en plus d’être répétitive, n’a aucune âme, les personnages sont superficiels, inintéressants, et la seiyuu de Kozue a réussi à me la rendre encore plus insupportable. Le scénario est basique, sans surprise, et tout au long de l’ONA on cumule les clichés : Kozue entend une voix MYSTERIEUSE grâce à son bracelet formé d’un éclat de météorite MSYTERIEUX, quand elle se balade elle croise le regard d’un jeune homme MYSTERIEUX avec moult effet de vent dans les cheveux quand la voiture passe (Oh mon Dieu, serait-ce un coup de foudre ? On me l’a jamais faite celle là dis donc), et quand elle fait du camping à la belle étoile, le même mec MYSTERIEUX se pointe toujours la bouche en cœur avec sa combinaison de martien. Sans spoiler (mais est-ce encore spoiler à ce niveau là ?), la fin n’est pas terrible. Kozue, qui aime faire suer le monde, insiste pour que Ginga enlève son casque, on a le droit à une révélation encore plus clichée, ils se marièrent, eurent beaucoup d’enfants, bla, bla, bla.

 

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Hoshizora no Kiseki c’est encore l’histoire d’amour hautement prévisible de deux êtres soi-disant séparés par un fossé qui essayent de surmonter cette difficulté. A la base, l’idée n’est pas mauvaise, mais son traitement laisse à désirer puisque l’héroïne se conduit en gamine écervelée et Ginga est une huitre (et pourtant vous connaissez mon goût prononcé pour les coolderes). Le scénario n’est de plus pas très consistant puisqu’on nous dit que Ginga n’a qu’à garder son casque de cosmonaute quelques années pour pouvoir communiquer avec le satellite Flowlight et permettre aux hommes de voyager plus loin dans l’espace. Admirable, non ? En plus ça tombe bien, Flowlight est dans le coin ce soir, Ginga va bientôt être libéré, il n’a qu’à faire « abracadabra » et puis c’est bon. Ah oui mais sous son casque il ne peut pas sentir la bonne odeur des forêts ou de la pluie me chuchote à l’oreille Kozue. Tu as raison c’est dramatique, Ginga ne peut pas attendre une heure de plus, il doit respirer l’air du soir tout de suite et maintenant, fais donc foirer le développement de l’humanité…

 

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Hoshizora Kiseki n’est clairement pas un anime révolutionnaire mais il permet de passer le temps, voire d’aider certains à s’endormir le soir.

 


 

Catsoup

Durée : 32 minutes

Thème : Etrange

 

Dans une ville lointaine peuplée de chats vit une tranquille petite famille de félins. Un jour, la grande sœur, Nyako, tombe malade. Ses parents sont tellement tristes qu’ils ne font même plus attention à Nyatta, le petit dernier. Lorsque celui-ci voit la mort emmener sa sœur, il la poursuit mais ne parvient qu’à récupérer la moitié de son âme. Commence alors un étrange voyage pour récupérer la partie restante, transformée en fleur.

 

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Catsoup est une perle en son genre : l’anime a beau être muet, on peut dire qu’il est paradoxalement très bavard tant ça fourmille de symboliques, d’onirisme, mais aussi de cruauté. Graphismes et musique servent à merveille ce pèlerinage au travers d’un univers cauchemardesque et bizarre. Moi qui suis friande de mindfuck, là je suis comblée !

 

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Rien que le début de l’OAV commence de manière assez unique puisqu’on nous présente Nyatta, jouant avec sa petite voiture qu’il pose au fond de la baignoire, comme si la caméra était sous l’eau. Au son calme des profondeurs se mêle vite l’inquiétude puisque le tout petit chaton commence soudain à se noyer. Beaucoup y ont vu là une clé de compréhension qui ramène la suite de l’histoire à un rêve, comme dans Alice au pays des merveilles, mais la transition est tellement confuse qu’il est difficile d’être sûr de ce que l’on voit.

 

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Rêve ou réalité ?

 

La suite est une véritable odyssée (à l’instar d’Ulysse, Nyatta sera sur un bateau, perdu au milieu de l’océan) : le chaton arrive à récupérer un bout de l’âme de Nyako, mais il lui manque le plus important, ses souvenirs, sans quoi elle restera une poupée silencieuse pour le reste de son existence. Le petit fait tout ce qu’il peut pour la rendre souriante comme autrefois et l’emmène dans un cirque plutôt glauque où sévit un mage intriguant qui découpe son assistante en plusieurs morceaux sanguinolents et la rassembler sans mal, quand il ne fait pas apparaître tout ce que lui suggère le public, passant d’une simple chaise à un éléphant d’or, avant de laisser sa place à une bête fabuleuse et mécanique qui crache des gerbes de couleurs. Enfin jusqu’à ce qu’un « petit » incident se produise…

 

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Catsoup, malgré des personnages enfantins (c’est vrai, c’est mignon les petits chats), reste une œuvre assez glauque, avec pas mal d’hémoglobine, de scènes un peu gores où l’on découvre que Nyatta n’est pas si innocent que ça : il découpe un pauvre cochon en tranches de viande qu’il cuit au barbecue et lui en donne un bout (auto-cannibalisme 0_o ?), voit des cadavres flotter sur l’eau, bat à mort le même cochon, se fait raccommoder le bras chez une vieille femme qui collectionne les membres, se fait inviter chez un monsieur un peu louche qui s’adonne à la torture sur des oiseaux avant de les servir à manger, découpe les membres d’un drôle de monsieur un peu sadomasochiste qu’il cuit à la marmite. On est très loin du conte pour enfants. La symbolique est reprise quand Dieu (oui, il est là lui aussi) déguste un bon repas et verse de la sauce rouge un peu partout, ce qui lui donne un air de boucher…

 

Amateurs d’étrange en tout genre, de poésie et de gore, Catsoup devrait vous plaire =).

 


 

Kikumana

Durée : 6 minutes

Thème : Etrange

 

???

 

Kikumana-01.jpg

 

Kikumana est une animation qui joue beaucoup sur l’ambiance. Dans un monde en noir et blanc où règne le silence le plus total, avec parfois quelques notes de musique mélancolique ou méchanique, l’unique personnage, une jeune fille à l’apparence fantomatique, semble se chercher et se perdre. Entourée de livres dont la couverture suggère un code-barres, de photos usées sur lesquelles on ne peut rien distinguer, elle erre, prisonnière, dans une chambre sombre où il neige, sur un échiquier géant où rodent des ombres.

 

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Il n’y a pas d’histoire définitive à proprement parlé, c’est au spectateur de recoller les fragments dans un sens pour donner forme au récit. Beaucoup y ont vu une allégorie de la maladie mentale, une théorie judicieuse, mais qui laisse encore une grande marge d’exploration. Ce qui est bien avec Kikumana c’est qu’à chaque visionnage on découvre autre chose, on interprète de nouveaux éléments, pour peut être mettre le doigt sur des scènes aussi fortes que muettes. Les amateurs d’histoire métaphysique et d’ambiance devraient être ravis par cette création =).

 


 

Knyacki!

Durée : 5 minutes

Thème : Enfants

 

Deux chenilles trouvent des nouilles dans une cuisine et en profitent pour jouer avec lorsque soudain surgit, sur fond de musique de western, un insecte pas très commode.

 

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Bon, je sais, il y a sûrement beaucoup de chefs d’œuvre qui n’attendent qu’à être découverts mais retomber en enfance un moment c’est bien aussi =3. Knyacki c’est donc 5 minutes d’animation rigolotes avec des chenilles en pâte à modeler qui font des bêtises : ça ne vole pas bien haut (ce n’est pas le but) mais c’est attendrissant et ça fait passer le temps.

 


 

The Tales of Rien Village #1

Durée : 3 minutes

Thème : Enfants

 

Le roi poisson et sa tête au sourire anxiogène pêche dans le lac près de Rien Village (distribuons des mots français à tout hasard, ça fera classe). Pendant ce temps, Fortune Malon, le marron philosophe, reçoit un client particulièrement difficile qui demande conseils…

 

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Rebelote. Dans la série « Je retombe en enfance et j’aime ça », The Tales of Rien Village est dans la même veine que Knacki : des personnages de pâte à modeler font les fous pour t’arracher un sourire d’attendrissement. Ici le décor aussi est en céramique. L’histoire est par contre très nébuleuse. Un roi poisson qui pêche…du poisson (serait-il cannibale 0_o ?) et un marron qui dit n’importe quoi se révèlent nos principaux référents. Mais c’est mignon tout plein alors bon :3.

 


 

Paprika03

 

La nouvelle n'arrête pas de circuler depuis hier mais j'imagine que relayer l'information une fois de plus n'est pas un luxe : Satoshi Kon, réalisateur de Perfect Blue et Paprika (entre autres) a été fauché dans sa quarante-sixième année par un cancer. L'avenir de Yume-Miru Kikai, le projet sur lequel il travaillait, n'a pas été mentionné...

Je ne ferai pas d'article opportuniste sur le sujet, il y en a bien assez comme ça en ce moment ^^'

 


 

Les réponses du blindtest tomberont le 30 août. Parce que, j'ai décidé. Encore un tout petit peu de patience ! Je rapelle par ailleurs qu'il est encore temps de participer ^^.

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commentaires

Yuki 23/09/2010 22:50


comme d'hab', un mois de retard sur mes rss. Cat Soup, tu pouvais préciser que c'était par Yuasa Masaaki, le réalisateur de Kaiba, Tatami Galaxy et surtout l'énorme Mind Game, tous des
extraterrestres de l'animation japonaise.
Ah oui, et l'auto-cannibalisme, ça s'appelle de l'autophagie, tout simplement. ;)


Helia 02/10/2010 14:05



Bah tu vois, pour une fois, ton retard est passé complètement inaperçu puisque je suis moi-même en retard XD.


 


J’aurais peut-être dû préciser pour Cat Soup effectivement, mais comme je suis une ignare je ne savais pas qui était Yuasa Masaaki :x.


 


« Ah oui, et l'auto-cannibalisme, ça s'appelle de l'autophagie, tout simplement. ;) » = Ah, merci, c’était le mot que je cherchais ^_^ !



Gen' 02/09/2010 12:43


Tiens, j'ai vu Hoshizora Kiseki, et c'était effectivement soporifique à souhait. Très joli, bien réalisé, très pro trop pro ?), mais terriblement inintéressant. Et puis le coup de l'homme
cosmonaute, j'ai quand même eu du mal à avaler la pilule ("Oh mon amour, un bocal à anchois nous sépare, cruelle destinée !", c'est presque tragi-comique sans vouloir l'être). Et puis comme souvent
dans des histoires si courtes et insensées, ça se termine dans un grand moment de WTF avec des lumières et des couleurs qu'elles sont belles, qu'elles sont bienfaisantes qui n'ont ni raison d'être
ni conséquence notable sur l'intrigue, tellement plate qu'elle s'envole au gré des ronflements du spectateur endormi. Une grand moment de sieste. Morale : les étoiles dans le ciel c'est bien joli,
mais on a pas forcément envie d'y pomper grand chose (et ceux qui tentent d'en parler s'emplâtrent).

Minute de silence pour Satoshi Kon, dont je savourerai les oeuvres post-mortem, ça fait tout drôle.


Helia 02/09/2010 13:39




« Très joli, bien réalisé, très pro (trop pro ?), mais terriblement inintéressant » = Je crois qu’en une phrase tu as résumé tout l’intérêt d’Hoshizora Kiseki X).


Franchement, autant je peux passer l’éponge sur des graphismes pas très beaux quand l’histoire a du cœur, autant quand le scénario est pourri, même si le reste est beau, ça ne pardonne pas =/.


 


Moi ce que j’ai du mal à avaler c’est :


1 – Kozue. Arika de Mai Otome a du souci à se faire, plus beau boulet ça ne s’invente pas. Déjà c’est une gourde comme pas possible, avec une voix bien chiante, mais en plus elle fourre son nez
dans des affaires qui ne la regardent pas et vient foutre la merde. Ginga peut faire en sorte que l’humanité puisse voyager plus loin dans l’univers –est-ce qu’elle comprend seulement ce que cela
représente comme avancée ?- et non, il faut absolument qu’elle fasse tout foirer pour, je cite « le parfum de la pluie ». Son âme de poète elle pourrait la garder pour plus tard…


2 – Les incohérences scénaristiques. Soi disant que Ginga peut pas enlever son casque de cosmonaute ridicule (soit, faisons comme si l’air était visiblement toxique), sauf que dans le flashback
et même dans la voiture tu le vois sans casque. Une explication ? Non ? Bon bah tant pis. (Et je ne parle même pas du passage WTF avec Ginga qui flotte dans sa piscine rose intérieure
0_o)


3 – Le relent de cliché qui te rentre dans les narines. Mais oui, Kozue et Ginga se sont rencontrés enfants et une fois de plus, ils sont destinés à se marier. Visiblement l’épisode du contact
oculaire de Sayonara Zetsubou Sensei qui entraine directement le mariage n’est pas un gag mais une réalité au Japon. Le premier mec que tu regardes, en dehors de ton père (ton frère compte, il
faut bien une touche d’inceste) c’est ton âme sœur pour la vie. Hunhun…


 


A moins qu’Hoshizora Kiseki soit une œuvre tragi-comique intentionnelle, il n’y a pas grand-chose à sauver dedans mis à part le côté technique, quelle ironie =/.








Chiboudi 25/08/2010 20:22


Ah non je n'ai pas tout lu ton poste car je n'avais pas eu le temps, je me suis arrêter sur les images qui m'ont tapé dans l'oeil !!

Sinon j'ai vu Knyacki! C'est très choupi didon ^^


Helia 30/08/2010 13:17




Je me disais aussi XD.


Héhé, c’est vrai que c’est meugnon Kyacki, pour un peu on retournerait 10 ans en arrière :3 (les bruitages sont juste énormes, on dirait Julietta, la chouette de Bonne nuit les
petits !)








Pukun 25/08/2010 19:51


"comme ça meilleure oeuvre" = comma SA* meilleure oeuvre


Helia 30/08/2010 13:15




Les personnages ont une allure un peu space mais je pense que c’est le genre de trucs qui devraient te plaire. C’est très hallucinogène tout en restant légal : la drogue parfaite
quoi :p.


 


« Pour Satoshi Kon, c'est bien triste, je me rappellerai de "Perfect Blue" comme sa meilleure œuvre » = Moi aussi pour l’instant, mais j’ai encore Millenium Actress et Tokyo
Grandfathers à voir ^^.








Pukun 25/08/2010 19:44


"Amateurs d’étrange en tout genre, de poésie et de gore, Catsoup devrait vous plaire =)."

*ç* c'est...C'EST POUR MOI! Bon sang je sens que je vais adorer voir une famille de chat avec les pupilles plus dillatées que Courtney Love sous LSD.

Pour Satoshi Kon, c'est bien triste, je me rapellerai de "Perfect Blue" comme ça meilleure oeuvre.


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