13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 16:55

2 ème partie – Move your body

 

Fumiko no Kokuhaku

Fumiko’Confession

Durée : 2 minutes

Thème : Humour

 

Un jour, la jeune Fumiko décide de prendre son courage à deux mains et d’avouer son amour au garçon qu’elle aime, Takashi-kun. Malheureusement pour elle, il préfère se concentrer sur le base-ball. En pleurs, elle court à perdre haleine sans voir la vieille dame qui traverse lentement la route avec son cabas. Soudain, c’est le drame…

 

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Est-ce un oiseau ? Est-ce un avion ? Non, c’est Super Fumiko ! Une confession qui se termine en échec, ça pourrait donner lieu à des lamentations, mais dans ce cas précis ce serait plutôt des éclats de rires. Avec un côté résolument cartoonesque (les expressions déformées, la musique, l’impossibilité matérielle de la situation) et volontairement sur joué, cette animation aux graphismes de toute beauté (clairs et colorés) nous entraîne dans la longue, longue chute de Super Fumiko, un personnage aussi ridicule que drôle. Ce n’est pas bien long et plutôt rigolo sans être non plus transcendant. Mention spéciale à ce pantsu shot qui est probablement le plus long et le plus rocambolesque de toute la japanimation !

 


 

Kobe to Watashi

Kobe and I

Durée : 4 minutes

Thème : Publicité

 

Ai vient de se faire larguer par son copain. Elle décide donc d’aller visiter Kobe pour retrouver le moral. Le problème c’est qu’elle ne connaît pas bien la ville et ne sait pas trop par où commencer. Heureusement pour elle apparaît Kei Kazami qui lui propose de lui servir de guide.

 

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Dit comme ça le pseudo-scénario ne semble pas payer de mine. Ce que j’ai volontairement omis de préciser c’est que Kei Kazami…est un homme-poulet. Et qu’il a une façon très particulière de faire visiter le coin. En dansant bien sûr ! Les graphismes sont plutôt agréables, voire même très mignons, la musique est entrainante sans rentrer dans le crâne pour toute la journée (quoique…) et l’animation est vraiment de qualité, sans parler du travail des doubleurs. De plus la fin réserve une petite surprise quant à l’identité de ce fameux Kei Kazami. Le souci est peut être qu’on ne voit vraiment pas assez la vraie Kobe. Du coup, on fait la danse du poulet pendant 2 minutes mais on ne sait toujours pas à quoi ressemble l’endroit =/.

 

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Il n’en demeure pas moins que pour une publicité visant à promouvoir la ville de Kobe, cette animation ne s’en sort pas trop mal. Il est même assez difficile de ne pas sourire en regardant les deux protagonistes se déhancher façon égyptienne. En bonus une petite référence geek assez gentillette est insérée dans la chanson. Rigolo et instructif donc. Cluck-kay ?

 


 

Doutei Kawaiya

Sweet Sweet Virgin

Durée : 6 minutes

Thème : Sexe

 

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Sans doute l’un des courts-métrages les plus complexes que je connaisse, mais aussi l’un des plus crus. Quelques bruitages, aucun doublage, une musique se limitant à des crissements sonores, des personnages difficile à différencier dessinés au crayon à papier apposés sur des décors aux couleurs psychédéliques et une histoire bizarre, l’histoire d’une initiation sexuelle. C’est réellement délicat de comprendre ce qu’il se passe et les éléments connus se résument comme suit : un homme et une femme, jeunes, couchent ensemble dans une pièce sombre que seule éclaire la lumière d’un ordinateur. En bas, trois garçons qu’on ne reconnaît que par la couleur qui leur donne vie. Le jaune, assis sur l’escalier ne tarde pas à monter. Le vert et le rouge restent ensemble. Si le premier a l’air tout à fait à l’aise, quelque chose dérange le second. Il semble mal à l’aise et c’est de manière très directe que son ami l’entrainera lui aussi en haut afin de voir ce qu’est une relation sexuelle.

Résolument étrange, Doutei Kawaiya n’est clairement pas à mettre entre toutes les mains.

 


 

RUN!

Durée : 31 secondes

Thème : Vie

 

Résumer la vie d’un japonais en 30 secondes chrono, c’est possible ? Tout à fait, et Aoki Jun vous le prouve.

 

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Run est une petite animation mordante et assez cynique, en ce que la course effrénée du personnage principal, un homme tout ce qu’il y a de plus banal, se termine bien sûr dans la tombe mais celle-ci nous est présentée comme une victoire. Le protagoniste a vécu sa vie à cent à l’heure, il est mort, il a gagné, il est content. Oui mais qu’a-t-il gagné au fond ? Au son du Galop Infernal d’Offenbach (mais si, vous savez, le générique du monde fou de Tex Avery, le french cancan), Aoki Jun nous livre une satire de la société japonaise sur un mode très ironique : le bébé grandit, tire tout le temps la tronche, passe sa scolarité à pas grand-chose, se dépêche de se marier et de faire un gosse pour mieux abandonner sa famille pour la masse humaine des transports en commun qui le mènent sur son lieu de travail et sa seule distraction sera de finir ivre dans les bars avant de clamser. Une histoire brève mais qui au fond possède un vrai message sur l’absurdité de la société moderne. Ce bal est original / D'un galop infernal /Donnons tous le signal! /Vive le galop infernal !

 


Catblue: Dynamite

Durée : 40 minutes

Thème : Action

 

Dans une grande ville des années 70, Bill et Roberto, deux coursiers, s’en vont un midi manger au restaurant. Tout se passe bien jusqu’à ce qu’un commando d’hommes masqués leur tombe dessus. Piégés, les deux hommes croient leur fin venir lorsqu’une connaissance de Roberto, une mystérieuse jeune femme du nom de Blue, qu’il avait justement invité à manger avec eux, intervienne pour leur sauver la vie. A la surprise générale, la raison de cette violente attaque, se révèle être une banale casette de Sinatra qu’une femme étrange cherche à récupérer. Une course contre la mort commence alors. Heureusement pour Bill et Roberto, Blue a plus d’un tour dans son sac…

 

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Dans ce cas précis, je pense qu’il n’est pas exagéré de parler de moyen métrage. Catblue Dynamite est un petit coup de cœur pour moi. Le scénario parait assez simple au premier abord, voire même stéréotypée, et elle l’est, mais on sent qu’il existe une autre couche en deçà qui elle, est plus complexe : l’histoire de Blue, le personnage principal. Car aussi bizarre que cela puisse être, Catblue Dynamite est une série dont seul le cinquième épisode (celui-ci) est sorti au grand jour. Où trouver les autres s’ils ont été faits, et pourquoi ont-ils disparus de la circulation, voilà un mystère complet. « Strangers in the night » arrive tout de même à fonctionner comme un fil indépendant donc il n’y a pas réellement de problème de compréhension mais on aurait voulu en savoir plus sur cette organisation secrète que pourchasse Blue, dont le passé n’a au fond été qu’effleuré, et peut être même voir Alicia, le fil rouge, un personnage assez énigmatique puisqu’on entend régulièrement parler d’elle et que c’est elle qui construit les relations entre les différents protagonistes.

 

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En dehors de cela, Catblue Dynamite est une série d’action qui ne se prend clairement pas la tête : la plupart des dialogues sont plus ou moins ironiques, et l’accent est essentiellement mis sur de la baston pure et dure avec son lot de scènes impressionnantes et aussi cools qu’atrocement clichées qui raviront les fans du genre (comme moi). Mention spéciale à la scène où Blue dézingue tout le monde, suspendue par la queue à une boule disco avant de continuer le massacre tout en dansant sur le dance floor. A vrai dire, ce moyen-métrage apporte même une bouffée d’air frais en ce que, personnellement, ça faisait longtemps que je n’avais pas vu d’aussi bon film d’action, il n’a de plus rien à envier à un quelconque blockbuster hollywoodien de ce côté là.

 

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La gallerie des personnages est assez courte, ce qui est normal pour un épisode qui n’excède pas la quarantaine de minutes : on a d’une part notre duo comique Roberto et Bill, respectivement « cliché italien sur pattes » et « cliché du black de service sur pattes » qui sort avec sa sœur, d’où une certaine tension parfois. Le premier servant surtout de voix de la raison et le deuxième de sidekick, ils ne peuvent pas fonctionner l’un sans l’autre (un peu comme Laurel et Hardy). Sans être d’un intérêt prodigieux, ils arrivent cependant à ne pas tomber dans l’inutilité la plus totale. Par contre, le running gag du « je ne suis pas encore ton beau-frère, merde ! » revient vraiment TROP souvent. D’autre part nous avons l’héroïne de l’histoire, aka Blue, une magnifique femme fatale comme on les aime, les oreilles de chat en bonus. Les adeptes de nekomimi apprécieront. L’avantage d’être un être humain incomplet fait que Blue bénéficie d’un troisième bras grâce à sa queue, et tire donc avec TROIS revolvers, mais possède aussi la capacité de voir les morts sans pour autant les saisir. Capacité d’autant plus utile, qu’elle bute d’abord tous les ennemis AVANT de les interroger, voire de les torturer, en compagnie de John Doe, son assistant-fantôme, qui malheureusement a tendance à souvent se prendre des vents avec les autres personnages. Face à Blue, une méchante assez mystérieuse, dont le seul trait de caractère (à part être sadique) est qu’elle passe son temps à fumer…

 

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Blue se livrant à son activité préférée : écraser John le fantôme

 

Passons désormais aux points qui fâchent… Si la musique, essentiellement disco ou funk, ne devrait pas poser trop de problèmes, le doublage et les graphismes risquent de faire hurler els puristes. Car oui Catblue Dynamite est un moyen métrage entièrement réalisé en cell-shade et en anglais. Ne cherchez donc pas une once de dialogue en japonais, il n’y en a pas. Personnellement je trouve que les graphismes, sans être transcendantaux, sont plutôt corrects, et vont bien avec le thème et le côté années 70 et le doublage en anglais ne m’émeut pas outre mesure, même si ça surprend un peu au début. L’avalanche de « Fuck » dans certains passages m’amuse même plus qu’autre chose.

 

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En conclusion même s’il y a quand même une certaine profondeur à la notion même de chat à apparence humaine, la devise de cet épisode reste le divertissement et encore le divertissement. Vous comptiez aller au cinéma mais il n’y a rien d’intéressant à voir ? Restez chez vous regarder Catblue Dynamite et les péripéties de la femme-chat sexy devraient vous satisfaire.

 

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  Mmmmmm, j'ai comme une envie de cosplay tout à coup

 


 

Oh, au fait, pendant que j’y pense, je tiens à remercier tous ceux qui ont votés pour moi aux TM Golden Blog. J’avoue que je ne m’attendais pas à grand-chose et que j’ai été assez agréablement surprise de découvrir qu’il y avait 195 inconscients qui suivent toujours ma mélancolie. Donc voilà, merci, ça fait chaud au coeur .

 

Pour la 3e partie : Etoiles, étrange et pâte à modeler c'est ici

Et la 1e partie : Voyages, chaleur et sourire, par là

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commentaires

Helia 13/08/2010 22:14


Moui c’est vrai que du coup ça fausse les résultats. On va dire que je remercie tous les schtroumpfs qui ont schtroumpfé pour moi, ça te va :p ?

(Mais pourquoi pointer ce tout petit bout de l’article alors qu’il y a tout le reste à côté, hein, méchant =< ?)


Yuki 11/08/2010 23:34


réponse un peu tard mais bon : 195/(nombre de jours pour voter)
on pouvait voter plusieurs fois par jour (et par IP) donc c'est pas vraiment 195, qui est plutôt le maximum. :p


Kiddy 23/07/2010 01:36


L'architecture et l'Histoire de Paris (intra-muros bien sûr ) qui sont beaucoup plus élaborées que celle de l'Australie (qui est une terre colonisée à la base)

Mais quand même, 80% des membres de ma famille est australienne (venant d'Angleterre),j'ai pas le choix, je dois me taper des heures de vols à chaque vacances x)


Helia 26/07/2010 00:56



 


Hum, ça doit pas être facile d’avoir de la famille en Australie, tu peux pas les voir très souvent du coup =x.



Kiddy 22/07/2010 22:23


Huhu, le vol étais bien ( première classe ... je vais point me plaindre) et j'étais avec l'un de mes meilleurs
potes... je vais pas me plaindre *bis* et j'avais la wifi ... je vais pas me plaindre *bis*

Sinon l'Australie ... même si j'ai vécu les premières années de ma vies là-bas et que c'est über bien, cela n'équivaut pas Paris ... c'est tellement beau *_*


Helia 22/07/2010 22:49



La durée du trajet a été compensée par pleins d'autres trucs sympas donc =). Ah tiens, tu préfères Paris à l'Australie ? Il y a quelque chose qui t'attire là-bas en priorité ^^ ?



Kiddy 22/07/2010 21:56


23h45 de vol : Paris (France) - Brisbane ( Australie)

SANS ESCALE O_o , d'habitude on fait toujours escale ...je crois que mes parents ont juste trop bu quand ils ont acheté les billets x)


Helia 22/07/2010 22:17



L'Australie c'est presque le pôle nord à quelques "détails" près, j'y étais presque hein XD. Eh ben, ça devait être drôlement chiant quand même =/. Et sinon, c'est bien là-bas ? 



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