30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 19:45


Introduction : de la difficile place du sexe dans l’art

Quand on connaît bien l’univers des eroges japonais, il se pose toujours un problème : on a du mal à convaincre des néophytes que tel jeu a un scénario palpitant s’il dispose de scènes de sexe cheap sans aucun intérêt, parce que celui-ci répondra toujours, et avec raison « Mais alors, si l’histoire est si bien, les scènes de sexe sont inutiles : pourquoi on les enlève pas ? ». Difficile de ne pas être d’accord, surtout que ces mêmes œuvres seront peut-être plus tard adaptées en animes tous publics (on pensera aux titres de chez Key, de chez Type-Moon, à Utawarerumono). Au final les eroges qui vont plus loin que la simple volonté de faire en sorte que le client se touche la nouille devant son écran finissent par se suffire, l’histoire est là, les personnages aussi, on a plus trop besoin de voir les seins de telle héroïne, au point de se demander si l’on peut vraiment raconter quelque chose (qui ne soit pas de la débauche) avec de la pornographie. Quelques jeux y arrivent mais globalement il existe bien peu de problèmes uniquement réglables à coup de parties de jambes en l’air (ou alors il nous faut un eroge centré sur les relations de couple mais ça m’étonnerait qu’un tel concept voie le jour). C’est sensiblement la même chose avec le hentai. Pourtant il y a des exceptions. Elles sont rares mais elles existent et Kite en fait partie. Car oui, Kite est une série de deux OAVs, crée par Yasuomi Umetsu (mais si, le monsieur qui a fait ça), contenant des scènes de sexe explicites et dérangeantes ainsi que du sang et de la brutalité à foison, et pourtant il y a toute une histoire, une mise en scène, ce qui fait qu’on ne peut pas considérer ça comme un banal hentai.

 

Depuis le meurtre de ses parents, Sawa a été recueillie par un policier véreux du nom d’Akai qui travaille à la morgue. Ce dernier lui a appris avec l’aide de Kanie, son associé, à se servir de son corps, à la fois pour tuer, sans état d’âme, et pour l’amour. Chaque jour, chaque semaine, Sawa doit accomplir une mission en assassinant des pourris (des pédophiles, des violeurs, du moins c’est ce qu’on lui dit) et lorsqu’elle rentre, c’est dans les bras de son « gardien » qu’on l’envoie. Entre son parcours de tueuse et les nuits passées à coucher avec Akai, Sawa n’a guère l’occasion de s’amuser, pourtant elle tente tout de même de survivre, de vivre à sa façon, jusqu’au jour où elle croise la route d’un orphelin de son âge, Oburi, lui-aussi assassin.

 

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Triste Monde Tragique

Si Kite a été considérée comme sujet à controverse à sa sortie c’est bien parce que l’œuvre est très violente. Le quotidien de Sawa est constitué de membres arrachés, de sang, de blessures, de viols à répétition. D’ailleurs son arme de prédilection se révèle être un revolver à balles explosives : les victimes ont donc le temps de se prendre un tir dans le bide et d’agoniser quelques secondes avant de voir le contenu de leurs intestins se répandre sur le sol. Quant à Oburi, il est passé maître dans l’art des capsules explosives et il se sert fréquemment d’une détonation pour détourner l’attention de ses victimes. Les meurtres qu’ils accomplissent sont loin d’être propres ; certaines cibles vomissent sous l’impact d’un coup de pied dans le ventre, se pissent dessus de terreur ou accomplissent des commandos-suicide quand ils se comprennent perdus. Dans ce monde pourri jusqu’à la moelle cela semble presque normal : ainsi un corps qui chute du haut d’un immeuble pour atterrir sur la table d’un restaurant ne déclenchera aucun cri et sortir un flingue devant un enfant l’effrayera à peine. A la morgue, c’est avec désinvolture qu’on constate que la victime a été réduite en bouillie ou qu’un pan du toit s’est écrasé dans la pièce, rendant toute identification délicate. La mort devient courante, familière, on flirte avec elle à chaque instant et Sawa en a parfaitement conscience. Mais la mort n’est pas le seul élément d’horreur puisqu’on comprend bien vite que les hobbys morbides d’Akai et Kanie ne se limitent pas à regarder des cadavres, ils aiment tous les deux humilier et faire souffrir ; et quoi de mieux que le viol pour cela ? Une scène assez marquante du 2e OAV nous montrera ainsi Kanie en train d’abuser sexuellement d’une très jeune fille bâillonnée et suppliante tandis qu’il discute tranquillement avec son associé.

 

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Akai et Sawa à deux âges différents. On dirait vraiment un démon...

 

Rouge, sa couleur est rouge

Malgré la cruauté de ce monde sans merci, force est de constater que Kite comprend de très beaux graphiques pour des OAVs de 1998 même s’ils sont « old school » aujourd’hui. L’animation est également de très bonne facture et les scènes de combats sont impeccables (quoique parfois improbables mais ça ne me paraît pas si dérangeant). De plus certains scènes, celle du flahsbach notamment, disposent d’un soin particulier, d’une imagerie symbolique, qui les rend très intéressantes. Lorsqu’Obori demande à sa nouvelle partenaire « Qui est Akai pour toi ? », il lui demande aussi, un peu « Qu’est-ce que le rouge pour toi ? » (akai signifiant rouge en japonais). Le passé de Sawa nous est alors présenté muet, coloré et incroyablement brutal, toujours teinté de sang. On y voit emmêlés, la découverte du meurtre de ses parents, étendus dans le salon, des traces rouges sur les murs, le visage d’Akai presque similaire à un Barbe-Bleue, un damier, comment Sawa a commencé à satisfaire les appétits de son employeur, les murs rouges, ses larmes, la perte de sa virginité, son corps étendu sur les draps, silencieux. Le saxophone déraille dans des sanglots qu’elle n’exprime pas. Le tout reflété à travers les yeux rouges de la jeune fille tandis que revient le lancinant motif des boucles d’oreille très spéciales qu’elle porte toujours sur elle, des boucles d’oreille remplies de sang. Une scène de violence à la fois symbolique et explicite mais qui possède aussi un côté artistique et nous révèle de surcroît que l’héroïne travaille peut-être ironiquement pour les responsables de la mort de sa famille, Kanie et Akai semblant prendre un malin plaisir à se constituer des tueurs dévoués dans les rangs des orphelins.

 

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La petite fille qui tenait un flingue

Au final, si l’enrobage de Kite est à la hauteur (minus la bande-son assez transparente même si l’usage du saxophone rend bien), c’est avant tout l’histoire et les personnages qui prévalent, pas vrai ? En l’occurrence, il est difficile de retranscrire une grande profondeur psychologique en seulement 1h mais le résultat se révèle assez concluant. Globalement Sawa est peinte avec justesse, elle parle peu mais ses souvenirs en disent long sur son traumatisme, le bagage qui la hante et ses quelques répliques nous montrent qu’elle a envie de vivre, même si tout ce qu’elle a est une vie de merde, une vie traînée dans la boue. Ce n’est pas un surhomme ou une demi-déesse comme dans Noir, mais juste une jeune femme qui se débat dans ses chaînes. Parfois elle rate sa cible, se blesse et ses débuts en tant que tueuse n’étaient pas forcément très concluants non plus. A cet égard, la séquence de l’assassinat dans les toilettes est assez révélatrice puisqu’elle nous dévoile une Sawa en difficulté, qui fait de son mieux mais respire difficilement, fatigue, voire même crie devant le danger. Là où une Kirika ou une Chloé ne bronche pas devant l’ombre de la mort, elle nous montre une parcelle de l’humanité en elle. Même jeune, même violée en permanence, même éclaboussée par le sang, Sawa veut continuer à avancer. Et c’est tout l’intérêt que représente le personnage d’Oburi pour elle. A vrai dire il n’a pas tant que ça de consistance, il reste observateur, passif, pas forcément très doué, mais peut-être apparaît-il avant tout comme une porte de sortie. Les deux jeunes gens, en se trouvant des points communs, s’imaginent un avenir. Oburi est la chance qu’attendait Sawa, l’excuse, le bras armé supplémentaire pour reprendre en main son destin. Leur relation est à peine brossée, pas forcément très profonde, mais on sent quand même tout ce qu’elle représente (son innocence contraste fortement avec la relation dépravée entretenue avec Akai).

 

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Indissociable saleté

Quant à l’histoire, elle demeure simpliste. Akai et Kanie apprêtent les deux adolescents pour diverses missions tandis que la suspicion gagne les deux assassins. En effet, ils ne savent rien des corrompus qu’ils doivent tuer en dehors de ce que leur disent leurs employeurs...eux-mêmes corrompus. Difficile de démêler le vrai du faux dans ce cas. En dehors de cela, on peut quand-même noter que Yasuomi Umetsu parsème son œuvre de petits détails bienvenus, souvent très ironiques. Ainsi le tout premier assassinat de Sawa que l’on voit à l’écran se fait sous les yeux d’une vieille dame qui a perdu ses lunettes et ne se rend absolument pas compte de ce qui se passe, faisant des commentaires grinçants pour le spectateur qui, lui, assiste à tout. La nouvelle de ce meurtre passe à la télévision et on peut contempler avec un amusement mêlé de mépris un des proches de la victime qui répète avec emphase « C’était le meilleur gars du monde, le meilleur gars que j’ai jamais connu » tandis qu’il renifle avec exagération entre chaque bout de phrase. Même lors de la chute du haut de l’immeuble, on peut assister aux ébats d’un patron avec sa secrétaire assorti du dialogue suivant : « Mais...chef, et si on nous voyait ? ». Pour autant, Kite ne laisse pas en plan tout arc narratif et s’amuse à frustrer le spectateur avec un bon cliffhanger des familles placé judicieusement à la fin du 1e OAV et en terminant le second de manière assez mesquine. Vous n’allez clairement pas sortir de là avec un grand sourire aux lèvres, l’univers de la série s’y prêtant de toute façon assez mal.

 

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\!/Attention spoil \!/

Le cerf-volant

Le titre-même de l’œuvre est ambigu dans le sens où Kite signifie « cerf-volant ». C’est en réalité, je crois, un symbole lié au motif des boucles d’oreille qui est explicité dans la très esthétique scène du flashback. Ces deux bijoux sont en fait constitués par le sang des parents de Sawa, ils lui font donc un peu office de gri-gri protecteur. Or le cerf-volant est, dans la légende, celui qui chasse les mauvais esprits et éloigne le malheur. On peut donc considérer que les boucles d’oreille sont le cerf-volant de la jeune fille, le porte-bonheur qui lui permet de survivre à des situations extrêmes (et effectivement, il y aura clairement un moment où on aura envie de la labelliser « fille la plus chanceuse du monde » vu comment elle est résistante) pour finalement la guider vers la liberté. Même si la fin des OAVs demeure très mystérieuse, la scène finale montrant ce pauvre Oburi se prendre une balle par la petite fille dont il avait crevé le ballon au tout début de la série (et probablement l’assassin censé le remplacer) et des bruits de pas se rapprocher de Sawa qui attend naïvement son retour, on peut se dire qu’elle est la seule survivante du lot -Akai et Kanie ayant de toute façon reçu la punition qu’ils méritaient (d’ailleurs ce n’est pas un hasard si Akai se prend une balle par où il a pêché, aka les parties génitales)- dans le sens où elle fait une apparition dans Kite Liberator, la suite SFW de Kite, et donc que c’est finalement ce charme protecteur qui lui permet de sortir seule de cet enfer. Même quand elle était en difficulté, Sawa se battait, alors qu’Oburi n’a dû son salut qu’à son intervention deux bonnes fois, preuve qu’elle avait quelque chose qu’il n’avait pas. A partir de là, les OAVs figurent une sorte de morale qui nous dit qu’il faut s’accrocher de toutes ses forces pour survivre.

\!/ Fin du spoil \!/

 

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En conclusion, Kite est globalement une série sympathique pour tous les amateurs d’action et de symbolisme à la Noir. Pas forcément transcendante, elle réussit tout de même à instaurer une ambiance et un univers dans un temps très court, ce qui est à saluer, d’autant plus que c’est une des rares séries qui réussissent le tour de force de faire du sexe un élément narratif comme un autre sans que cela vienne entacher l’histoire (pas trop de quoi être le sujet d’un loisir masturbatoire donc). En revanche, Kite n’est clairement pas à mettre entre toutes les mains à cause de sa très forte violence graphique et demeure réservé aux plus de 18 ans.

 

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commentaires

gh 10/11/2011 20:46


mais c'est un autre titre de domination nakite nan ?


Helia 11/11/2011 21:40



Oui, et ? Kite, A kite ou Domination nakite, ça reste la même œuvre, non ?



Phatkap 07/11/2011 01:33


J'ai tendance à irriguer le cerveau avec d'autres trucs que le H en fait. J'irai même jusqu'à dire que le H me sert plus à drainer le cerveau en période d’inondations ^^ (pas besoin de fortes
pluies ceci-dit. Dernièrement, Les Frères Karamazov et Nietzsche coup sur coup, bon en anglais quand même, et c'était Vaison-la-Romaine).

Et le guro c'est pas mon truc non, du tout, du tout... :p
Ceci dit les films/manga/anime d'horreur sans sexe dedans c'est pas mon trucs non plus. A l'adolescence j'ai tâtonné, notamment grâce à canal+ et ses séances de films d'horreur du weekend, et ça ne
m'a jamais vraiment éclaté.

A vrai dire, j'étais bien plus friand de "l'autre genre" de film du weekend XD


Helia 09/11/2011 23:06



« J'ai tendance à irriguer le cerveau avec d'autres trucs que le H en fait » = Pour moi Kite ne compte pas comme H vu qu’il met en avant un scénario qui peut porter à réflexions sur
certains points. Je n’oserai pas faire de comparaison avec Nietzsche mais quand-même =x.


 


« J'irai même jusqu'à dire que le H me sert plus à drainer le cerveau en période d’inondations ^^ (pas besoin de fortes pluies ceci-dit. Dernièrement, Les Frères Karamazov et Nietzsche coup
sur coup, bon en anglais quand même, et c'était Vaison-la-Romaine) » = Ton programme de lecture a l’air fourni, dis moi XD. Et tu as souvent des inondations comme ça, dis moi ?


(J’imagine madame phatkap se réveiller le matin dans une chmabre à moitié immergée et s’écrier « Darling, tu as encore trop réfléchi cette nuit, je t’avais bien dis de ne pas lire de
Nietzsche avant de dormir ! »)



« Et le guro c'est pas mon truc non, du tout, du tout... :p » = Juste pour être sûre, j’avais peur de dire des bêtises (mais je ne m’étais pas trompé, ouf) XD. Du coup je pense vraiment
que tu as dû segmenter les deux ?


 


« Ceci dit les films/manga/anime d'horreur sans sexe dedans c'est pas mon trucs non plus. A l'adolescence j'ai tâtonné, notamment grâce à canal+ et ses séances de films d'horreur du weekend,
et ça ne m'a jamais vraiment éclaté » = Les films d’horreur c’est pas particulièrement mon trip mais la violence ne me choque pas donc je peux supporter sans trop broncher un certain nombre
de démembrements. Quand j’étais plus jeune, je me suis rendue compte que ce qui me faisait le plus peur dans les films d’horreur...c’était de savoir que c’était des films d’horreurs X). Le truc
avait pas encore commencé que je paniquais déjà et que j’imaginais le pire avec le synopsis au dos de la jaquette. Et une fois le truc terminé « Tout ça pour ça ? » Je dois avoir
peur de la peur elle-même en fait...

« A vrai dire, j'étais bien plus friand de "l'autre genre" de film du weekend XD » = Le contraire m’eut étonné :p.



phatkap 01/11/2011 06:14


N’étant pas amateur d’hémoglobine je pense que je vais en rester à la nouille et aux anime/manga/eroge bas de plafond ^^

Pour ce qui est de la polémique il faut sûrement replacer l'anime dans son contexte. Il y a 15 ans c’était peut être plus sulfureux et graphique que beaucoup de productions actuelles.

Le sujet de Kite me branche pas mal, mais j'ai beaucoup de mal à concilier pornographie et violence. Je ne sais pas pourquoi...


Helia 04/11/2011 19:08



Je ne doute pas qu’un film d’animation qui débarque en Occident avec des scènes assez crues devait choquer un peu à l’époque, mais on dirait que la légende s’est poursuivie jusqu’à maintenant et
là je vois pas trop pourquoi X). Je trouve Kite assez gentillet niveau violence d’ailleurs.


 


La nouille c’est bien, mais faut aussi irriguer le cerveau de temps en temps pour le garder en forme ^^.


(Le mien devait être un haricot magique à la base parce que depuis que je l’arrose j’atterris dans les nuages, c’est encore mieux que le LSD =D)


 


« Le sujet de Kite me branche pas mal, mais j'ai beaucoup de mal à concilier pornographie et violence. Je ne sais pas pourquoi... » = Peut-être as-tu mentalement segmenté les deux
concepts parce que tu ne les vois pas se mélanger :x. Je sais pas, globalement tu touches pas trop au guro toi, si ?



Kuzuryu 31/10/2011 11:55


Une rumeur circule depuis 2 mois comme quoi David R. Ellis (realisateur de Destination finale 4 et Requins 3D , c'est pas des references) allait s'attaquer à un remake live de Kite.
Info à prendre prendre avec des pincettes bien sur :).


Helia 31/10/2011 20:18



Ce n’est déjà plus une rumeur puisque David R. Ellis lui-même a annoncé reprendre le projet déjà annoncé depuis un bail. C’est d’ailleurs comme cela que j’ai appris l’existence de Kite.



malorie 30/10/2011 23:17


J'ai pour ma part assez apprécié ces deux OAV, le scénario étant à mon sens intéressant. Bizarrement, je n'ai pas été trop marquée par l'hémoglobine, je crois que c'est la manière dont c'est
représenté qui me choque moins que dans certains autres animes.

Par contre, tu m'apprends qu'il y avait une suite (Kite Liberator), il faudra que j'y jette un oeil.


Helia 31/10/2011 20:18



 « Bizarrement, je n'ai pas été trop marquée par l'hémoglobine, je crois que c'est la manière dont c'est représenté qui me choque moins que dans certains autres
animes » = Moi non plus ça ne m’a pas choqué outre mesure, d’où mon étonnement quant à la fameuse controverse. Après c’est ptet parce que je suis une blasée aussi, qui sait X).

« Par contre, tu m'apprends qu'il y avait une suite (Kite Liberator), il faudra que j'y jette un œil » = Suite plus ou moins indirecte à ce que j’ai compris, vu qu’on suit de nouveaux
personnages dans le même univers, le tout sans scène de sexe. Faudrait que je regarde ça un jour ^^.



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